Tiens c'est marrant, je viens de remarquer que chacune de mes histoires se sont pris des pouces en bas aujourd'hui. Quelqu'un m'en voudrait-il ?
A mieux y regarder, j'ai remarqué que l'auteur (morsuremagique) qui me suit dans le classement a eu exactement le même problème aujourd'hui.
Je soupçonne donc que quelqu'un est pitoyablement en train d'essayer de gagner des places au classement des auteurs.
Mais qui pourrait avoir un tel besoin de reconnaissance ?
La reconnaissance ne peut venir que de ses pairs.
A-t-on déjà fait voter le peuple inculte pour décerner les prix Nobel ?
Ma question était un piège car selon moi la reconnaissance ne vient que de soi-même
Il est autant difficile de reconnaitre avoir du talent que de reconnaitre ne pas en avoir.
"Grigori Perelman, le génie russe des mathématiques qui a résolu la conjecture de Poincaré, a accordé sa première interview depuis un an pour expliquer pourquoi il a refusé un prix d'un million de dollars. "
"Pourquoi ai-je mis tant d'années pour résoudre la conjecture de Poincaré? J'ai appris à détecter les vides. Avec mes collègues nous étudions les mécanismes visant à combler les vides sociaux et économiques. Les vides sont partout. On peut les détecter et cela donne beaucoup de possibilités… Je sais comment diriger l'Univers. Dites-moi alors, à quoi bon courir après un million de dollars?", a dit le savant dans une interview publiée par le quotidien Komsomolskaïa Pravda.
Hiérarchiser les prix (qu'ils soient à base de pouces verts ou de millions de dollars) n'a aucun impact sur la valeur de la performance, seulement sur ce que de tierces personnes pourront en exploiter, publics comme exploitants. La reconnaissance est devenue un concept marketing au même titre que l'art actuel d'une manière générale.
Pour répondre à l'OP, pourquoi ne pas avoir créé ce topic avec au départ cette simple question de débat? Pourquoi la ramener à soi-même, à son nombril que l'on suppose persécuté dans un concours qui ne ressemble à rien?
Modifié
4 septembre 2013 à 18:23
Lioubov
4 septembre 2013 à 18:46
Exact, Appâtapouf ; je suis au courant de cette anecdote concernant ce brillant mathématicien. Il vit dans un petit appartement minable (seul avec sa mère, me semble-t-il : peut-être un thème à exploiter pour un récit d'inceste ?).
Par contre, il existe beaucoup d'individus bouffis d'orgueil qui ont une (très) haute opinion d'eux-mêmes, alors que leur nullité est abyssale !
Utilisateur supprimé
4 septembre 2013 à 18:53
Par contre, il existe beaucoup d'individus bouffis d'orgueil qui ont une (très) haute opinion d'eux-mêmes, alors que leur nullité est abyssale !
Alors en terme de débat, que penses-tu de ça?
Il est autant difficile de reconnaitre avoir du talent que de reconnaitre ne pas en avoir.
(oui je suis auteur, je me permets donc de me citer moi-même)
:D
Lioubov
4 septembre 2013 à 23:48
Il est autant difficile de reconnaître avoir du talent que de reconnaître ne pas en avoir.
C'est un sujet pour l'épreuve de philo du prochain baccalauréat ?
Je n'aime pas réfléchir sur un mode binaire (je vous livre un scoop : malgré les apparences, je ne suis pas un ordinateur) ; je préfère les nuances, et c'est pourquoi je relativise.
Le talent est-il quantifiable ? A mon avis, certainement : il est indéniable qu'un Shakespeare a beaucoup plus de talent qu'un petit écrivaillon qui peine à aligner les phrases d'un texte (au hasard : d'inceste) en vue de le faire publier sur Xstory.
Donc, si je me posais la question de savoir si j'ai du talent ou si j'en suis dénué, je répondrais que j'en ai infiniment peu par rapport à Shakespeare, mais certainement un peu plus que certains auteurs dont il m'arrive de refuser les textes en attente de validation.
Tout est question de relativité, mon cher...
pierheim
5 septembre 2013 à 00:08
Faut il relativiser la relativité.....???
that is the question...
tartuffedauphinois
5 septembre 2013 à 01:52
Je ne peux que t'approuver, Obsidienne.
Moi aussi....
Cordialement,
T D
Lioubov
5 septembre 2013 à 09:20
Faut il relativiser la relativité.....???
that is the question...
La théorie de la relativité restreinte est relative à la théorie de la relativité générale.
StormX
5 septembre 2013 à 19:35
Dernier bilan de mes histoires: 10 points de perdus sur deux de mes récits. Encore une magouille de ce tricheur. Faudrait sérieusement réviser les votes... Sans compter que certaines histoires ont pu bénéficier des largesses de l'ancien système. Si on pouvait voter sans être membre, pas étonnant que certaines histoires aient des scores de "rêve". Pourquoi ne pas supprimer les votes non effectués par des membres histoire de remettre les auteurs à égalité?
Quoiqu'il en soit, je voterai facilement contre ce que j'appelle torchons dans l'inceste et la zoo. En réponse à ce ou ces tricheurs que je ne peux connaître...
Cordialement
SX
pierheim
5 septembre 2013 à 20:34
La reconnaissance... Les lecteurs ne sont reconnaissants envers moi que lorsque j'écris dans le trash ou l'inceste ou encore la zoo dont le premier récit que j'y ai écrit sans aucune expérience de la chose a fait un carton. Si je n'écris pas dans l'une des catégories citées plus haut, ils s'empressent de me boycotter sans rien dire. Certains assez violemment. Par conséquent, cela a tendance à m'irriter et à me mettre d'humeur à voter contre. Mais un peu au hasard cependant puisque je ne peux savoir qui a voté contre moi. Mais bon, ne lisant pas beaucoup les histoires, je ne vote pas beaucoup.
Cordialement
SX
je sais, je vais être insistant, mais ton post prouve à quel point il est nécessaire de mettre fin aux notations...du moins, c'est ce que je pense...
Cordialement,
T D
Bonsoir
En ce qui concerne les notes, ma position n'a pas varié d'un iota, je suis résolument contre toute forme de notation car cela ne représente rien du tout.
Si le fait de perdre des points, peut faire sombrer certains dans une sorte de paranoïa, où l'on s'imagine que c'est à cause d'un "malin tricheur", Il faut effectivement supprimer de toute urgence les notations.
Exemple de débilité:
Dans l'administration, chaque année le fonctionnaire est noté. Dans mon cas plus de 10 ans avant de finir ma carrière je plafonnais a la note de 19,75 et ce depuis 7 années car on ne peut pas mettre 20... Maintenant il y a un entretien professionnel mais rien n'a vraiment changé depuis Courteline..
J'ai posé, il y a quelques temps, une question sur ce qui pouvait être noté dans une histoire vraie, j'attends toujours une réponse..
Je reste quand même inquiet envers nos futurs "immortels" car jusqu'à présent je n'en ai vu aucun écrire: "j'ai perdu un point, ce n'est pas grave...un de perdu dix de retrouvés"...
=)
Gardez le sourire....
Cordialement
PM
Edd
5 septembre 2013 à 20:50
Personnellement, ça commence à bien faire ces histoires de notations...
XStory ce n'est pas la course aux points. C'est un site d'histoires érotiques.
Certes, c'est toujours plaisant de voir que son récit est apprécié mais cela s'arrête là. Je ne me plains pas si jamais une histoire fait un bide en raison de sa catégorie. Pareil si un petit malin (homme ou femme ^^) m'enlève des points pour passer devant. J'espère que cette bassesse lui sera très utile dans la vie de tous les jours, lol.
StormX
5 septembre 2013 à 21:04
En ce cas, PM, ce sera dix de perdus cent de retrouvés. Bien que j'en doute... :rolleyes:
Utilisateur supprimé
6 septembre 2013 à 17:08
Il est autant difficile de reconnaître avoir du talent que de reconnaître ne pas en avoir.
C'est un sujet pour l'épreuve de philo du prochain baccalauréat ?
Je n'aime pas réfléchir sur un mode binaire (je vous livre un scoop : malgré les apparences, je ne suis pas un ordinateur) ; je préfère les nuances, et c'est pourquoi je relativise.
Le talent est-il quantifiable ? A mon avis, certainement : il est indéniable qu'un Shakespeare a beaucoup plus de talent qu'un petit écrivaillon qui peine à aligner les phrases d'un texte (au hasard : d'inceste) en vue de le faire publier sur Xstory.
Donc, si je me posais la question de savoir si j'ai du talent ou si j'en suis dénué, je répondrais que j'en ai infiniment peu par rapport à Shakespeare, mais certainement un peu plus que certains auteurs dont il m'arrive de refuser les textes en attente de validation.
Tout est question de relativité, mon cher...
Pour commencer, au risque de te décevoir, je ne suis pas un lycéen :D
Et puis contrairement à toi, je suis incapable de connaitre le talent de Shakespeare dans la mesure où je n'ai jamais lu la moindre de ses oeuvres car je ne maitrise absolument pas l'anglais du XVIème.
De cette manière, je suis sincèrement ébahi de le voir autant cité comme référence par nombreux de mes compatriotes car qui peut prétendre avoir lu une de ses oeuvres originales? Je ne parle pas d'une traduction car dans ce cas-là à qui doit-on attribuer le talent de l'écriture, à l'auteur ou au traducteur?
Cela en va de même vis à vis de Molière. Pourquoi le prendre en modèle quand on utilise un français évolué de trois siècles et demi?
Le talent n'est pour moi que la somme de travail, contrairement à l'inné mais l'un comme l'autre ne mènent à rien sans l'intelligence. Savoir écrire des belles phrases, sculpter de magnifiques métaphores c'est une chose mais sans intelligence cela restera indigeste. Toi qui es musicien comprends que jouer un solo tout désarticulé, syncopé, tout en triolets, etc, n'a pas grand intérêt si il n'y a pas derrière l'intelligence d'y donner un sens et donc de toucher quelqu'un, un public.
Molière, au risque de choquer, honnêtement je trouve ça nul. Des histoires de Sganarelle, de Gorgibus et compagnie, de bourgeois et de servants, d'écuyer et de laquais, me semblent tellement obsolètes que je ne comprends pas comment on peut encore considérer en 2013 le français comme la langue de Molière. Dans un sens ça renforce mon idée que mon pays est resté bloqué il y a plus de trois cents ans.
La relativité n'existe que grâce au temps.
Tout cela pour dire que le "petit écrivaillon qui peine à aligner les phrases d'un texte (au hasard : d'inceste)" a peut-être aujourd'hui plus d'intelligence que toi puisque ses histoires plaisent contrairement aux tiennes, tu as certes plus de talent puisque tu as passé bien plus de temps à travailler mais encore une fois, le talent ne fait pas tout, loin de là.
Le vrais sens de ma phrase de lycéen était de montrer qu'il est aussi difficile d'admettre avoir du talent que de ne pas en avoir car en considérant le talent comme le travail on sait que demain on sera meilleur, qu'en est-il alors de notre talent actuel? Considérer avoir du talent est s'interdire de progresser, cela ne revient qu'à regarder en arrière le travail qu'on a effectué et se palucher devant.
Pour en finir avec tout ça, parce que comme Edd le sujet initial me désespère, j'ai décidé de tuer le topic :D
Cela me fait intérieurement rire de voir des "auteurs" se plaindre constamment d'un "jeu" auquel ils participent eux-mêmes, les pouces verts ou rouges. C'est un cirque et vous n'êtes que des clowns. Oui, cela remonte à l'antiquité quand le pouvoir (le public) donnait son verdict en levant ou baissant son pousse aux yeux de la foule. Cela conférait un droit de vie ou de mort. C'est ici la même chose, une "oeuvre" meurt parce que le public le décide, parce que c'est le jeu.
Mais soyons réaliste, un auteur, un vrai, se fiche du verdict. Il n'écrit pas pour le public comme le gladiateur ne combattait pas pour la foule. Il combattait avant tout pour avoir la vie sauve.
Le verdict d'une oeuvre ne peut être donné que par l'auteur lui-même. C'est lui qui a droit de vie ou de mort sur elle (en la publiant ou pas). A partir de ça, aucun cirque ne peut avoir d'impact sur elle puisqu'il ne s'agit dès lors que de gouts et de couleurs, comme préférer tel ou tel gladiateur parce qu'il à un beau petit cul ou de sacrés pectoraux.
Lui se fiche de plaire, s'il a un beau petit cul c'est parce son fessier lui permet avec agilité de se déplacer en fonction des attaques de ses ennemis, s'il a ces sacrés pectoraux c'est parce que quand il décoche un crochet du droit, son adversaire ne se relève pas.
Ainsi il survit.
Lioubov
6 septembre 2013 à 19:06
Pour commencer, au risque de te décevoir, je ne suis pas un lycéen.
Ai-je jamais prétendu ceci ?
Et puis contrairement à toi [...] je ne maîtrise absolument pas l'anglais du XVIème.
Ai-je jamais prétendu cela ? J'ai cependant quelques talents dans ce domaine car il m'est arrivé d'en traduire une centaine de feuillets. L'aurais-tu deviné ?
Je ne parle pas d'une traduction car dans ce cas-là, à qui doit-on attribuer le talent de l'écriture, à l'auteur ou au traducteur ?
Aux deux, me semble-t-il, car traduire est un art extrêmement difficile ; il est quasiment impossible de rendre toutes les subtilités que l'auteur a données à son texte. Comme le disent si bien les Italiens : Traduttore, traditore (traducteur : traître). C'est pourquoi je préfère les oeuvres originales.
Le talent n'est pour moi que la somme de travail, contrairement à l'inné [...]
Le débat sur l'inné et l'acquis ne date pas d'hier ! Cependant, je pense que l'un comme l'autre participent à ce que l'on nomme "talent". Puisque tu mets en avant le fait que je suis musicien - et pour rester dans ce domaine - je suis bien placé pour savoir que l'apprentissage d'un instrument est grandement favorisé par l'inné : une sorte de sensibilité qui permet de "sentir" l'instrument.
Un musicien dépourvu de cette sensibilité innée sera incapable d'interprêter (c'est à dire de mettre une part de lui-même) une oeuvre ; ce ne sera qu'une suite de notes dépourvues de toute âme, même s'il a passé des années à faire des gammes.
[...] mais l'un comme l'autre ne mènent à rien sans l'intelligence.
Ce que tu nommes "intelligence", c'est exactement le concept que je décris comme "sensibilité" ; et cela relève de l'inné, et non pas de l'acquis.
[...] jouer un solo tout désarticulé, syncopé, tout en triolets, etc, n'a pas grand intérêt si il n'y a pas derrière l'intelligence d'y donner un sens et donc de toucher quelqu'un, un public.
Si aucun membre du public n'est capable de ressentir la sensibilité, l'intelligence de l'interprétation, l'intérêt réside dans ce que ressent l'interprète. Et même s'il n'y a qu'une seule personne dans l'assistance capable de comprendre, c'est pour cette personne que le musicien jouera, attentif aux réactions qu'il provoque chez cet individu réceptif. Il éprouvera la joie du partage, d'être sur la même longueur d'onde.
Tout cela pour dire que le "petit écrivaillon qui peine à aligner les phrases d'un texte (au hasard : d'inceste)" a peut-être aujourd'hui plus d'intelligence que toi [...]
J'apprécie le "peut-être" ; mais la réciproque est vraie : "peut-être pas".
[...] puisque ses histoires plaisent, contrairement aux tiennes [...]
Comme je viens de l'expliquer, il s'agit d'une adéquation entre l'émetteur et le récepteur (entre l'auteur et le lecteur). Je sais fort bien que - dans mon cas et sur ce site - elle n'existe pas : trop de différences ! Mais sur d'autres sites (car je ne me limite pas à Xstory), mes textes sont appréciés... Je sais bien que je n'écris pas dans le registre qui plaît tant à la majorité des lecteurs du site ; je l'ai compris depuis longtemps, et c'est pourquoi j'ai tenté l'expérience de pondre un texte qui mêlerait l'inceste et la zoophilie (il s'agit de Vacances dépravées). Comme je m'y attendais, ce récit a emporté de nombreux suffrages positifs. CQFD !
[...] un auteur, un vrai, se fiche du verdict. Il n'écrit pas pour le public comme le gladiateur ne combattait pas pour la foule. Il combattait avant tout pour avoir la vie sauve. [...] Lui se fiche de plaire [...]
Au risque de te déplaire, il faut savoir que dans la Rome antique, les meilleurs gladiateurs étaient adulés comme les vedettes du showbiz actuelles. Et ils cherchaient à plaire ; bien entendu, ils devaient défendre leur peau avant d'en arriver à ce stade de reconnaissance.
Utilisateur supprimé
6 septembre 2013 à 20:28
J'adopte une nouvelle technique sinon je me perds dans les quotes :D
Pour commencer, au risque de te décevoir, je ne suis pas un lycéen.
- Ai-je jamais prétendu ceci ?
- Tu as insinué que ma phrase était d'un niveau baccalauréat. Si c'était le cas, vu ce que me semble être ton âge permets-moi de te dire que tu as pris un certain retard lol. Donc non, ce sujet serait plutôt minimum bac+10.
Et puis contrairement à toi [...] je ne maîtrise absolument pas l'anglais du XVIème.
- Ai-je jamais prétendu cela ? J'ai cependant quelques talents dans ce domaine car il m'est arrivé d'en traduire une centaine de feuillets. L'aurais-tu deviné ?
- Que tu l'aies prétendu ou pas ne change pas le fait que tu as cité Shakespeare comme référence, ce à quoi je réponds que je ne peux pas en faire une référence pour ma part n'ayant jamais eu une de ses oeuvres sous les yeux. En revanche j'ai effectivement deviné que tu y avais toi-même déjà eu affaire pour aussi souvent le citer comme référence.
Je ne parle pas d'une traduction car dans ce cas-là, à qui doit-on attribuer le talent de l'écriture, à l'auteur ou au traducteur ?
- Aux deux, me semble-t-il, car traduire est un art extrêmement difficile ; il est quasiment impossible de rendre toutes les subtilités que l'auteur a données à son texte. Comme le disent si bien les Italiens : Traduttore, traditore (traducteur : traître). C'est pourquoi je préfère les oeuvres originales.
- C'est pourquoi il est impossible à un non-anglophone (je suis pourtant anglophone mais de manière contemporaine, comme mon allusion à la langue de Molière) de saisir la fameuse "subtilité" de Shakespeare, donc de le citer en référence. Tu es l'exception à la règle.
Le talent n'est pour moi que la somme de travail, contrairement à l'inné [...]
- Le débat sur l'inné et l'acquis ne date pas d'hier ! Cependant, je pense que l'un comme l'autre participent à ce que l'on nomme "talent". Puisque tu mets en avant le fait que je suis musicien - et pour rester dans ce domaine - je suis bien placé pour savoir que l'apprentissage d'un instrument est grandement favorisé par l'inné : une sorte de sensibilité qui permet de "sentir" l'instrument.
Un musicien dépourvu de cette sensibilité innée sera incapable d'interprêter (c'est à dire de mettre une part de lui-même) une oeuvre ; ce ne sera qu'une suite de notes dépourvues de toute âme, même s'il a passé des années à faire des gammes.
- Je ne suis absolument pas d'accord avec le début. Je suis aussi bien placé que toi pour savoir que la sensibilité s'acquiert avec l'expérience et non pas en étant innée. On ne né pas sensible, on le devient (ou pas). D'autre part la sensibilité ne signifie pas l'intelligence. Pleurer quand on voit un chien mourir au cinéma est certes sensible mais pas forcément intelligent si le film vient de montrer cinquante inconnus mourir dans d'atroces conditions (je ne parle pas de la débilité du scénario, là n'est pas la question).
Je parlais d'inné dans le sens où des capacités physiques (voire intellectuelles) vont permettre d'assimiler plus rapidement que d'autres des techniques. En restant dans le domaine de la musique tu es bien conscient que la technique ne fait pas tout. La dextérité innée d'un pianiste en particulier lui permettra de plus facilement se balader d'octaves en octaves mais ce n'est pas parce qu'on né avec une grosse bite qu'on sait bien s'en servir, autrement que pour pisser.
Pour la fin de ce que tu dis je trouve aussi que tu te trompes dans le sens où un interprète (donc un traitre comme disent les italiens) avec trop de sensibilité dénaturera l'oeuvre. Encore une fois, il ne faut pas faire l'amalgame entre l'interprétation et l'oeuvre originale.
La musique est peut-être un mauvais exemple vis à vis de la littérature puisqu'elle comporte des compositeurs et des interprètes. Peut-être pour cette raison qu'une de ses références majeures est un compositeur atteint de surdité entre la vingtaine et la trentaine, soit au tiers de sa vie.
[...] mais l'un comme l'autre ne mènent à rien sans l'intelligence.
- Ce que tu nommes "intelligence", c'est exactement le concept que je décris comme "sensibilité" ; et cela relève de l'inné, et non pas de l'acquis.
- Non, je fais encore une différence entre les deux. Il n'y a pas besoin d'être intelligent pour être sensible. D'ailleurs, pleurer devant une histoire à l'eau de rose est-il un signe d'intelligence?
[...] jouer un solo tout désarticulé, syncopé, tout en triolets, etc, n'a pas grand intérêt si il n'y a pas derrière l'intelligence d'y donner un sens et donc de toucher quelqu'un, un public.
- Si aucun membre du public n'est capable de ressentir la sensibilité, l'intelligence de l'interprétation, l'intérêt réside dans ce que ressent l'interprète. Et même s'il n'y a qu'une seule personne dans l'assistance capable de comprendre, c'est pour cette personne que le musicien jouera, attentif aux réactions qu'il provoque chez cet individu réceptif. Il éprouvera la joie du partage, d'être sur la même longueur d'onde.
- On est d'accord, cela dit je pensais surtout à un virtuose débile. Le genre capable de jouer des choses qu'aucun humain n'est capable de jouer, mais qui a deux de QI. Ce qu'il joue n'a aucun intérêt parce qu'en plus d'être injouable par le commun des mortels, cela leur est incompréhensible.
(après relecture je ne suis finalement pas d'accord car il s'agit de scène l'interprète doit jouer pour lui et non pas pour l'assistance puisque ce que veut le public en réalité est ce qu'il n'a jamais vu, ou entendu)
Tout cela pour dire que le "petit écrivaillon qui peine à aligner les phrases d'un texte (au hasard : d'inceste)" a peut-être aujourd'hui plus d'intelligence que toi [...]
- J'apprécie le "peut-être" ; mais la réciproque est vraie : "peut-être pas".
- On taquine, on taquine :D *
[...] puisque ses histoires plaisent, contrairement aux tiennes [...]
- Comme je viens de l'expliquer, il s'agit d'une adéquation entre l'émetteur et le récepteur (entre l'auteur et le lecteur). Je sais fort bien que - dans mon cas et sur ce site - elle n'existe pas : trop de différences ! Mais sur d'autres sites (car je ne me limite pas à Xstory), mes textes sont appréciés... Je sais bien que je n'écris pas dans le registre qui plaît tant à la majorité des lecteurs du site ; je l'ai compris depuis longtemps, et c'est pourquoi j'ai tenté l'expérience de pondre un texte qui mêlerait l'inceste et la zoophilie (il s'agit de Vacances dépravées). Comme je m'y attendais, ce récit a emporté de nombreux suffrages positifs. CQFD !
- Vendu! *
[...] un auteur, un vrai, se fiche du verdict. Il n'écrit pas pour le public comme le gladiateur ne combattait pas pour la foule. Il combattait avant tout pour avoir la vie sauve. [...] Lui se fiche de plaire [...]
- Au risque de te déplaire, il faut savoir que dans la Rome antique, les meilleurs gladiateurs étaient adulés comme les vedettes du showbiz actuelles. Et ils cherchaient à plaire ; bien entendu, ils devaient défendre leur peau avant d'en arriver à ce stade de reconnaissance.
- Tu es quand même d'accord pour l'ordre des choses. Avant la reconnaissance il faut déjà survivre. Il me parait ensuite assez naturel de récolter les fruits d'un travail aussi fastidieux que de survivre dans une arène après moult combats.
Ce n'est pas en se battant à coups de boulettes de pain qu'ils devenaient des stars du show-biz. Bien que ce soit étrangement devenu le cas aujourd'hui. J'avoue, même un pet fait de certaines personnes des stars de nos jours.
tartuffedauphinois
7 septembre 2013 à 00:24
Personnellement, ça commence à bien faire ces histoires de notations...
XStory ce n'est pas la course aux points. C'est un site d'histoires érotiques.
Certes, c'est toujours plaisant de voir que son récit est apprécié mais cela s'arrête là. Je ne me plains pas si jamais une histoire fait un bide en raison de sa catégorie. Pareil si un petit malin (homme ou femme ^^) m'enlève des points pour passer devant. J'espère que cette bassesse lui sera très utile dans la vie de tous les jours, lol.
Moi aussi, je commence à être un peu agacé sur les histoires de notation :
Plus de notation, je pense que cela peut être une solution....
Cordialement,
T D
XStory
7 septembre 2013 à 10:03
je me suis permis de replacer cette discussion dans Support Technique cela s'y prete plus, concernant la notation j'ai fait un sujet dessus, cela sera plus adapté.
Je cloture ce sujet, mais vous pouvez continuer la discussion de "la notation" sur le post que j'ai créé. Merci ;-)
A mieux y regarder, j'ai remarqué que l'auteur (morsuremagique) qui me suit dans le classement a eu exactement le même problème aujourd'hui.
Je soupçonne donc que quelqu'un est pitoyablement en train d'essayer de gagner des places au classement des auteurs.
Mais qui pourrait avoir un tel besoin de reconnaissance ?