Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ce que l'on risque — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ce que l'on risque
Chapitre 1
Ce que l’on risque
Elle ne se croyait pas capable d’aller aussi loin…
Elle se savait un peu déjantée et légèrement obsédée mais de là à suivre les indications d’une conversation internet avec un presque parfait inconnu… Elle ne s’en croyait pas capable.
Il est 22h, elle remontait la rue de la régence à pied, ses talons claquaient sur les pavés. Comme indiqué, elle portait une robe blanche qui lui couvrait la moitié des jambes, qui flottait derrière au vent de sa marche rapide. Ni bas, ni soutien-gorge, ni culotte… C’était demandé. Ses longs cheveux blonds dénoués volaient derrière sa tête, son sac – elle se demandait d’ailleurs pourquoi elle l’avait pris – serré entre son bras et son corps pour ressentir un peu moins le froid naissant de ce mois de septembre. Elle frissonnait.
Quelques vieux gars lourds devant un bookmaker sur le trottoir en face, la sifflèrent et l’appelèrent mais elle ne tourna même pas la tête. Son corps, normalement, sera donné à un autre loup. Un doute la traversait quant au fait qu’elle ne portait pas de culotte : est-ce que le mâle la sent ? Est-ce qu’un rempart de moins entre la rue et son intimité avive le musc et éveille les pulsions du chasseur ? Cela la fit sourire.
Elle arrivait sur la place de la république française, repéra le bon arrêt de bus, s’assit en prenant bien soin de croiser les jambes – on ne savait jamais.
Elle sortit son portable et relisait les indications. Se rendre sur la place, attendre le bus 15, le prendre, s’asseoir au fond.
Elle avait horreur des bus. Les gens sont bruyants, les gens sont proches, les gens sont laids… Et sa presque nudité n’aidera en rien à apprécier davantage ce transport en commun.
Déjà, le bus apparaît à l’autre bout de la place. Elle remarquait qu’elle ne savait même pas où il allait… Elle acheta un ticket et demanda au chauffeur quel était le terminus. Herve… Tout en allant s’asseoir au fond – juste une banquette avant la dernière rangée comme demandé – elle calcula que le trajet durera au moins une heure trente, avec tous les arrêts probables. En même temps, elle commençait à se sentir ridicule, car il n’était pas impossible que personne ne vienne, que rien ne se passe…
Le bus démarra et elle se mit un peu plus à l’aise, s’enfonça sur son siège. Les bords de sa robe se permirent de remonter en dessous de ses cuisses mais elle laissa faire ; maintenant qu’elle était belle et bien embarquée, elle se soumettait au fantasme et commençait à se réchauffer d’une certaine excitation.
Comme dans sa salle de bain, avant chacun de ses plaisirs solitaires, elle s’observa, se regarda. Elle jugeait toujours sa poitrine trop peu provocante, malgré le décolleté de la robe mais adorait ses jambes fines et dorées par un été dans le sud. Elle se demandait si elle perdrait sa virginité ce soir et si c’était le bon âge pour le faire, si c’était le bon contexte… Mais la question lui passa vite, elle s’en moquait, s’en est toujours moqué. Elle préférait imaginer les doigts d’une autre fille en elle que de visionner un mec luisant et encombrant couché sur elle, couché en elle, trop heureux de l’occasion, se soulageant et l’envoyant ensuite trôner au milieu de son tableau. Quitte à devenir femme, autant que ça soit un peu original.
Comme dans sa salle de bain, avant chacun de ses plaisirs solitaires, elle s’observa, se regarda. Elle jugeait toujours sa poitrine trop peu provocante, malgré le décolleté de la robe mais adorait ses jambes fines et dorées par un été dans le sud. Elle se demandait si elle perdrait sa virginité ce soir et si c’était le bon âge pour le faire, si c’était le bon contexte… Mais la question lui passa vite, elle s’en moquait, s’en est toujours moqué. Elle préférait imaginer les doigts d’une autre fille en elle que de visionner un mec luisant et encombrant couché sur elle, couché en elle, trop heureux de l’occasion, se soulageant et l’envoyant ensuite trôner au milieu de son tableau. Quitte à devenir femme, autant que ça soit un peu original.
Et lui l’était. Bien sûr, elle n’en n’avait vu que quelques photos, elle n’avait pu que deviner son esprit au travers de ses mots et avait même succombé une fois à sa voix calme et presque féminine au travers de son téléphone quand il lui apprenait à comment se caresser doucement pour atteindre un orgasme qui tord les ventres et tend les jambes. C’est après cette soirée d’ailleurs qu’elle a commencé à suivre ses jeux osés, dont celui dans lequel elle était ce soir embarquée. Elle se sentait presque dépendante, presque esclave du plaisir qu’il pourrait lui apporter. Mais elle ne savait presque rien de lui. Peut-être était-il menteur et sûrement manipulateur, peut-être exposait-il les photos de son corps nu, qu’il lui avait demandées, peut-être les vendait-il… Elle n’avait même pas osé lui en demander en retour, préférant de toute façon s’exhiber que mâter.
Elle repensait à la dernière image envoyée d’elle, à quatre pattes sur le bord de son sofa, entièrement nue, les jambes écartées, les genoux pliés. Comment elle lui avait offert une vue de premier plan sur l’entièreté de son secret entrouvert et humide. Elle l’avait fait sans aucune honte, échauffée par ses écrits.
Ce souvenir déclencha une sensation de chaleur dans le bas de son ventre et mécaniquement, elle sentit son pubis se gonfler…
Elle regarda autour d’elle et constata que les personnes les plus proches étaient un couple d’âge mûr, trois banquettes juste devant elle. Le vieil homme avait même l’air de somnoler. Plus loin une bande de jeunes – mais peut-être moins qu’elle – vidaient des canettes d’un air morose.
Alors discrètement, elle souleva le devant de sa robe pour la remonter juste en dessous de son ventre de manière à ce que sa toison dorée apparaisse à sa vue. Elle la caressa, aimant jouer avec les fines et courtes bouclettes de ses poils, puis posa sa main entière pour recouvrir son sexe. Tout en regardant bien devant elle si quelqu’un devait la surprendre, elle laissa le bout de son doigt se faufiler entre ses lèvres pour constater avec contentement un contact mouillé. Elle prit bien soin de le lubrifier de son plaisir pour le laisser remonter vers son centre de jouissance. La masturbation commença alors ; son majeur tourna lentement, appuya légèrement, descendit, remonta et l’électrisa. Il retournait parfois s’abreuver à son puits d’amour mais revenait aussitôt énerver l’organe qui se durcissait petit à petit.
Elle n’avait jamais été discrète dans ses jeux intimes, n’avait jamais pu l’être. Lorsque c’était bon, sa respiration devenait forte et lente, d’infimes gémissements s’échappaient de ses lèvres et son bassin tanguait. Elle n’arriva même pas à s’en empêcher dans ce bus, elle se demanda même si son acte n’était pas encore plus voyant du fait de l’excitation intense de l’interdit, de l’exhibition. Ses gémissements légers allaient-ils atteindre les autres passagers ?
Premier arrêt du bus, elle ne s’arrêta pas. Les jeunes descendaient, personne ne monta… Elle se demanda subitement si le chauffeur pouvait voir les occupants du bus à travers sont rétroviseur. Si sa vue était suffisamment aiguisée pour voir sa poitrine qui se soulevait aussi fort sous l’effet du plaisir, pour deviner sa masturbation…
Elle sortit encore une fois son portable de son sac tout en continuant son manège. Elle relit les derniers caprices. Se toucher, elle était en train de le faire. Ne s’arrêter en aucun cas, elle essayera. Garder sa robe relevée et laisser son sexe à vue dans n’importe quelle circonstance, mission actuellement remplie.
La situation faisait que son orgasme commençait doucement à arriver et elle ne voulait pas se retrouver à hurler de plaisir au milieu de ce bus. Elle commença à ralentir ses doigts pour n’effectuer plus qu’une légère pression. Est-ce qu’elle devait se faire jouir ? Non, si c’était le cas, ce serait écrit – il pense à tout.
La situation faisait que son orgasme commençait doucement à arriver et elle ne voulait pas se retrouver à hurler de plaisir au milieu de ce bus. Elle commença à ralentir ses doigts pour n’effectuer plus qu’une légère pression. Est-ce qu’elle devait se faire jouir ? Non, si c’était le cas, ce serait écrit – il pense à tout.
Nouvel arrêt, cette fois les vieux se réveillèrent et descendirent. Le bus s’apprêta à repartir mais au dernier moment quelqu’un monta. Surprise, elle risqua de s’arrêter : elle croyait le reconnaître. Un jeune homme, élancé, une tignasse noire en bataille, des yeux doux et bleus, tellement bleus. Il était habillé d’un trois-pièce noir, d’une chemise blanche et la moitié de son visage était enroulé dans une écharpe de couleur marron. Elle sentait qu’il était beau, ce ne pouvait être que lui…
Il marchait le long du couloir du bus et se rapprocha d’elle. Avec courage elle ne s’arrêta pas mais était trop nerveuse pour ressentir quoique ce soit… Il ne la regarda pas, passa à ses côtés sans même tourner la tête et partit s’asseoir… derrière elle, sur la banquette du fond.
Maintenant elle hésitait à continuer… Et si ce n’était pas lui ? Pour quelle traînée elle passerait alors, car cet homme, c’était certain, allait pouvoir tout remarquer…
Mais si, ça devait être lui, il l’avait fait exprès de ne pas la regarder ; elle qui d’habitude faisait se détourner les yeux… Alors tant pis, elle prit le risque, elle avala une grande respiration et se concentra à nouveau sur les mouvements de sa main. Elle humidifia à nouveau son majeur et recommença à presser entre ses jambes pour que sa poitrine se soulève encore. Les sensations revenaient vite et elle était incapable de retenir ses plaintes de bonheur tellement la honte de se donner ainsi en spectacle la grisait.
Est-ce qu’il entendait ? Est-ce qu’il aimait ? Est-ce qu’elle lui plaisait ? Est-ce qu’il remarquait le plaisir qu’elle se donnait et la vue qu’elle lui offrait ? Mais quand allait-t-il agir ?
Est-ce qu’il entendait ? Est-ce qu’il aimait ? Est-ce qu’elle lui plaisait ? Est-ce qu’il remarquait le plaisir qu’elle se donnait et la vue qu’elle lui offrait ? Mais quand allait-t-il agir ?
Elle commença à s’enhardir et à se frustrer de son inaction… Ce n’était quand même pas uniquement un simple voyeur ! Ou un poltron… Elle était là elle, elle osait, elle se touchait pour lui…
Pour le provoquer, elle décida d’inventer une règle supplémentaire au jeu, porta sa main libre à son épaule, abaissa la bretelle de sa robe et découvrit son sein gauche, tout en espérant que le chauffeur, lui, ne verrait rien. Elle abaissa sa tête et remarqua la rigidité de son mamelon, elle osa une caresse dessus, ce qui eut pour effet d’intensifier ses gémissements.
Il ne faisait toujours rien et pourtant, elle, elle allait bientôt exploser, se faire foudroyer par un tremblement de corps…
— Attends, pas encore, pas maintenant.
Elle ne l’avait même pas senti s’approcher, mais il était là, penché contre sa tête. Il lui avait parlé à l’oreille de sa voix calme et chaude.
— Mais je vais bientôt venir !
— Ralentis, respire, prends ton temps.
Elle essaya, bien que ses paroles n’aidaient en rien à calmer ses ardeurs. Elle sentait son souffle dans son cou, ses mains venaient de se poser sur son bras actif et sur son épaule droite. Elle soupira bruyamment pour lui indiquer que ce toucher était bon.
— Tu es très belle, je tenais à te le dire.
Sans savoir si c’était autorisé, elle tourna sa tête vers lui. Son regard se fixa automatiquement sur le sien. Il lui prit la nuque et posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Ce baiser était mouillé et délicat, ses lèvres étaient chaudes, elle lui mordilla la lèvre inférieure pour l’inviter à en faire plus, il goûta sa bouche du bout de sa langue…
Tout en lui caressant le bras, en passant ses doigts dans ses cheveux, sur son front, il l’embrassa longuement dans un baiser amoureux et effréné. Toute cette volupté faisait davantage monter son plaisir, elle ne savait pas combien de temps encore elle pourra tenir…
— Laisse-toi aller maintenant, libère-toi…
Il lui avait dit ça avec un sourire tendre, en restant proche d’elle. Elle souriait à son tour puis renversait sa tête contre lui pendant que des spasmes parcouraient son corps et qu’une longue plainte rauque s’envolait d’elle. Son orgasme dura plus longtemps que tous ceux qu’elle avait connu et dans son plaisir, il avait posé une main sur son sein et le pressait légèrement, il n’avait pas cessé de la regarder et n’avait rien manqué de la geste de ses paupières plissées, de ses lèvres mordues…
Elle était assommée. Lui vint s’asseoir juste à côté d’elle, elle n’avait pas bougé de sa position. Il retira la main posée sur son sexe, la porta à sa bouche et lui embrassa le bout des doigts. Il se permit de recouvrir son intimité en rabaissant les pans de sa robe et l’aida à se lever. Le bus en était à son dernier arrêt.
Elle le suivait, ne sachant pas ce qu’elle aurait pu faire d’autre. Ils descendirent au creux d’une ville calme et lui, il ne lâchait plus sa main.
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