Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La femme parfaite — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La femme parfaite
Chapitre 7
Épilogue : Changer le cours des choses
De fins filaments de lumière parvinrent à se faufiler à travers les rideaux de ma chambre. Leur contact sur ma peau, en ce vendredi matin, allégea quelque peu mes paupières tombées sur mes yeux. Les oiseaux, d'une humeur joviale, sifflèrent en chœur une mélodie apaisant mes tympans. Toutes ces sensations, cumulées, entraînèrent le résultat escompté : je me réveillai. J'ouvris lentement les yeux, frottant d'un geste lent mes arcades sourcilières comme pour me redonner un tant soit peu d'énergie. Je me tournai alors vers ma droite. J'attendais de voir apparaître à mes yeux le doux spectacle que Sonia allait m'offrir dans quelques instants, celui d'un visage d'ange encore endormi. J'avais besoin de cela afin d'effacer cet horrible cauchemar de ma tête, celui dans lequel, jouant avec le feu, je trompais ma dulcinée avec deux femmes avant que, damné par les cieux, je fus démasqué. Lorsque mon esprit sortit enfin de sa torpeur, je pus alors distinguer les traits parfaits de la déesse endormie. Dieu qu'elle était splendide. Il me fallut quelques secondes avant de me résoudre à quitter cette merveilleuse du regard. Sans un bruit, je sortis des draps et, malencontreusement, le large draps blanc quitta le navire et s'abattit brutalement sur le sol de l'appartement. Mon attention fut alors attirée par la nudité de ma partenaire. Elle était exactement dans le même état que la veille au soir, lorsque nous avions procédé à mon divin dépucelage. Elle avait gardé le même écartement au niveau des cuisses, si bien que ma vision me permettait de profiter d'un spectacle complet. Je ne ratais pas une miette de cette petite pêche sans noyau qui, d'une façon quasi hypnotique, m'attirait à elle. Je ne pus contrôler mes hormones ordonnant à mon cerveau de rejoindre cette merveille de la nature. Je ne pris pas même le temps de me rhabiller que je m'approchai d'elle. Lorsque la distance nous séparant, elle et moi, fut des plus réduite, Sonia émit un doux bâillement. Elle aussi quittait le monde onirique afin de rejoindre la réalité.
—Bonjour mon cœur, tu as bien dormi ? Demanda-t-elle, somnolente.
—Je n'ai cessé de penser à toi, ô déesse lunaire.
Elle se redressa avec un sourire.
—Déesse lunaire ? C'est ce que je t'inspire ou c'est le fait de voir mon cul qui te fait penser à la lune ?
Je souris, elle suivit. Elle s'approcha alors du bord du lit jusqu'à ce que ses pieds touchent le sol.
—Bon, tu as bien travaillé hier soir, tu as droit à une petite récompense.
Sur ces mots, elle s'allongea et écarta ses cuisses de plus bel.
—Bon appétit.
Subitement, cette scène me remémora étrangement celle que j'avais vécu en rêve. Je balayai cette idée de mon esprit, je ne voulais plus penser à ce genre de choses pleines d'ondes négatives. J'avais un minou à déguster. Mon pénis tripla alors de volume devant le sexe enflammé de ma partenaire. Je m'avançai, obnubilé par cette fente tant désirée. Je m'agenouillai lorsque je me trouvai à quelques centimètres de ses jambes. Mon regard se trouva en face du vagin de Sonia. Il ne me fallut que quelques secondes supplémentaires pour poser mes lèvres sur son intimité. Un éclair de plaisir parcouru mon corps à travers mon échine lorsque ma langue, la léchant de l'intérieur, pénétra son corps. Je l'entendis alors gémir tandis qu'elle posait ses deux mains au sommet de mon crâne. Je regardai alors, comme dans mon rêve, le réveil posé sur la table de chevet et m'aperçus que j'allais être en retard. Cependant, je décidai de m'accorder cette partie de matinée euphorique. Comme pour valider mes pensées, je plongeai deux de mes doigts dans son vagin et remuait au maximum de mes capacités. Elle hurla de bonheur jusqu'à ce que, après d'intenses secondes de plaisir, elle jouit, m'aspergeant de ce liquide féminin. Elle ahana quelques secondes avant de regarder à son tour l'heure à sa droite.
—Nathan, tu vas être en retard !
—Pas grave, lui fis-je d'un clin d’œil, je peux bien arriver en retard si c'est pour toi.
—Flatteur, va ! Bon, va te laver, je te prépare ton petit-déjeuner.
—Ne te donnes pas cette peine, j'irai m'acheter un pain au chocolat après mon cours de ce matin.
Je lui donnai un baiser sur le front avant de m'enfermer dans la salle de bain.
Huit heures dix. J'avais dix minutes de retard. Mon professeur décida donc de ne pas me laisser entrer. Heureusement pour moi, ce cours ne durait qu'une petite heure, je n'allais pas manquer grand chose. Je partis donc, sous les cris d'encouragement de mon estomac, en direction de la boulangerie. J'empruntai le chemin habituel avant d'entrer dans cette petite pièce que je connaissais tant. La salle était vide. Mis à part les bruits de pas d'Ariane, la boulangère, remuant à droite et à gauche afin de se préparer à la légendaire invasion des ventres vides de dix heures. Elle esquissa un sourire au moment même où mon regard croisa le mien.
—Salut, tu es en avance par rapport à d'habitude.
—Salut. Ouais, je suis arrivé en retard et tu connais monsieur Tronchard, impossible de rentrer après la sonnerie.
—J'en ai entendu parlé. Mais qu'est-ce qui t'es arrivé, tu es du genre à toujours arriver en avance, ça ne te ressemble pas.
—Disons, dis-je en rougissant, que j'étais occupé avec ma copine.
—Tu as une copine ?! La fille d'hier tu veux dire !
—C'est bien elle. Mais dis-moi, c'est que tu m'espionnes, répondis-je avec un clin d’œil.
—Arrête de rêver, sortit-elle en tirant la langue. C'est juste que cette fille est une bombe. Tu as dû sacrément apprécier hier soir.
—Hmmm... On peut changer de sujet si ça ne te dérange pas, je ne suis pas certain d'avoir envie de parler de ma sexualité.
—Comme tu voudras. D'ailleurs, maintenant que j'y pense, tu voudrais pas venir m'aider avec les pains au chocolat, tu pourras en prendre un ou deux si tu veux.
Un frisson me parcourut le corps. Se pourrait-il que je fus en train de revivre, d'une façon plus ou moins similaire, les événements survenus dabs mon rêve. Si tel était le cas, elle allait se déshabiller dans la pièce arrière et je n'aurais pas la force de la repousser. Seulement, il se pouvait également qu'Ariane n'ait besoin que d'un peu d'aide.
—OK, je te suis.
Elle m'adressa un mince sourire avant d'ouvrir la porte et de me conduire à l'intérieur de cette fameuse pièce. Je me retrouvai à discuter avec elle de mes études jusqu'à ce que nous arrivions près du four contenant lesdits pains au chocolat. Mon estomac me supplia alors de vite en finir que je puisse manger sans délai mon petit-déjeuner. Cependant, à partir de ce moment, tout se déroula exactement comme dans mon rêve jusqu'à ce qu'Ariane ôte son tablier et se révèle nue devant moi. Je feintai d'être surpris tandis qu'une érection menaçait d'apparaître à chaque instant.
—Viens à moi, Nathan, je te ferai vivre un moment inoubliable.
Elle s'approcha de plus en plus près de moi. Je me surpris sur le point de céder puis mon esprit se remémora la prémonition. Si je passai à l'acte, je tromperai Sonia, Élodie le découvrirait, puis Sonia, et ensuite tout sera terminé entre elle et moi. Je ne pouvais faire cette erreur deux fois, même si la première n'était rien d'autre que virtuelle. Lorsqu'elle ne fut plus qu'à quelques centimètres de mon corps, je tendis les bras en avant et la repoussai délicatement. Je pris de grandes précautions à ne pas toucher sa poitrine pointant dans ma direction lors de cette manœuvre. Loin d'abandonner sa quête, Ariane poussa plus fort et réussit à poser sa main au niveau de ma braguette qu'elle baissa à la vitesse de la lumière. Mon phallus sortit de sa cachette presque immédiatement après.
—Alors comme ça, tu n'en pas envie ? Dans ce cas, comment expliques-tu le fait que tu sois si excité ?
—Ce n'est pas que je n'en ai pas envie, c'est juste que je ne peux pas. Ce serait tromper ma copine. Désolé Ariane, mais je ne suis pas comme ça.
Je n'attendis pas sa réponse et, aussi rapidement que je le pus, je sortis par la porte de derrière. J'en eus presque oublié de ranger mon membre avant qu'un quelconque passant ne le remarque. Fort heureusement, ma brusque sortie sembla s'être déroulée silencieusement, si bien que personne ne me remarqua.
Toujours affamé, je décidai de rentrer à mon appartement me préparer quelque chose à manger. Toutefois, lorsque je passai le seuil de la porte, ce fut Sonia que je vis en premier. Elle m'avait pourtant prévenu qu'elle n'avait pas cours aujourd'hui. Sa surprise fut sincère lorsqu'elle me vit entrer en trombe dans l'appartement.
—Quelque chose ne va pas, Nathan ?
—Non, rien, c'est juste que je meurs de faim. Je vais juste grignoter un truc.
—Tu n'es pas aller à la boulangerie acheter quelque chose ? En plus, toi et Ariane vous connaissez bien, vous auriez pu discuter.
Je ne pus me résoudre à la cacher la vérité plus longtemps. Elle avait le droit de savoir, j'avais donc l'obligation de lui en parler. Tant pis si je devais sacrifier ma boulangère, je ne veux pas perdre Sonia.
—En fait, il y a eu quelque chose. Je suis passé à la boulangerie mais Ariane m'a demandé de lui filer un coup de main dans la salle arrière. Je ne me suis pas posé de question, ce n'était pas la première fois. Seulement, à l'intérieur, je ne sais pas pourquoi mais, elle s'est déshabillée et …
—Et vous avez … ?
Je lui fis non de la tête.
—Elle le voulait, mais je l'ai repoussé. Je ne voulais pas te faire de peine alors je suis parti.
Sonia ne répondit rien pendant les quelques secondes que formèrent ce silence inquiétant.
—Sonia ? Tu vas bien.
Elle ne répondit rien mais ses poings s'étaient refermés. Elle avait les yeux fermés et quelques larmes coulèrent le long de ses joues. Je m'approchai pour la prendre dans mes bras. Au lieu de cela, elle courut vers la porte de sortie et, essayant de la rattraper en me lançant à sa poursuite, je la perdis de vue. Je ne compris pas ce qu'elle me reprochait. Je n'avais rien fait de mal, au contraire. Je décidai alors de remonter et de manger quelque chose avant que mon ventre n'explose sous l'effet de la faim. J'attendrai alors qu'elle se soit calmée pour la consoler. Je m'installai alors sur la table de la cuisine après m'être versé une bonne dose de céréales dans un bol et, comme un goinfre, j'engloutis la totalité en quelques minutes. Lorsque je rangeai ma cuillère dans le lave-vaisselle, j'entendis la porte d'entrée claquée. La voix de Sonia s'ensuivit aussitôt. Je répondis à l'appel et elle apparut et se jeta dans mes bras. Elle n'attendit pas pour m'embrasser longuement et passa ses mains à l'arrière de mon crâne.
—C'est bon, cette histoire est réglée.
—Quelle histoire ? Qu'est-ce que tu as réglé ?
—Ariane, elle ne te fera plus d'avance. On s'est expliquée toutes les deux. Bon, on a beaucoup gueulé, mais au final, je lui ai fait comprendre qu'elle ne nous reverrait pas de sitôt.
Totale fut ma stupéfaction à l'annonce de cette nouvelle. Comment avais-je pu être aussi stupide ? Penser que c'était après moi qu'elle en avait. C'était évident qu'elle était folle de rage contre la boulangère.
—Alors j'ai plus qu'à me trouver une nouvelle boulangerie, lui dis-je dans un sourire.
—Tu peux toujours aller refaire le plein à celle en face de chez Élodie. Il paraît que leurs viennoiseries sont à tomber.
Élodie, je l'avais totalement oubliée, elle aussi. Mais après tout, il ne devrait pas y avoir de risque. Dans mon rêve, elle m'avait fait chanter parce que j'avais couché avec Ariane. Elle ne pourra pas me faire ce coup cette fois.
—Oui, tu as raison, je l'avais oubliée.
Elle et moi n'ajoutâmes rien pendant quelques instants. Je la vis toutefois jeter un œil à la pendule et remarquer qu'il était huit heures et demie. Elle eut alors un sourire de satisfaction et me poussa jusque dans la chambre. Elle continua sur encore quelques mètres et je finis allongé sur le lit.
—Parfait, on va enfin pouvoir finir ce qu'on avait commencé ce matin.
Je n'essayai pas de me relever. Elle se pencha sur moi et, tout en m'embrassant dans le cou, elle ôta délicatement mon T-shirt et caressa de ses mains mon torse maintenant nu. Elle me lécha un téton et joua avec l'autre du bout de ses ongles. Ces sensations, sensuelles et agréables, provoquèrent en moi une montée de testostérone et mon pénis entra immédiatement en érection. Sonia, qui l'eut remarquée, abandonna son activité actuelle pour déboutonner mon pantalon de toile et le descendre, avec mon caleçon, le long de mes cuisses. Je me retrouvai nu pour son plus grand plaisir. Elle s'apprêta à me donner une nouvelle fellation mais je l'attrapai par les épaules pour la faire basculer sur le lit à côté de moi et, comme elle l'avait fait avec moi, je la déshabillai. Elle se retrouva bientôt en lingerie sexy ; une culotte et un soutien-gorge noirs en dentelle recouvraient encore les parties les plus excitantes de son corps, ou du moins, jusqu'à ce que je les ôte à leur tour. Ma petite amie était tellement excitée qu'elle était déjà trempée de l'intérieur si bien que mes doigts n'eurent besoin d'aucune aide afin de s'y loger. Je lui donnai rapidement du plaisir à l'aide de mes phalanges, mais bientôt il m'en fallut plus, et à en juger par son regard de tigresse, c'en était de même pour son corps. Je remontai le long de ses courbes, me glissant sur son abdomen comme un serpent. Lorsque son visage fut à hauteur du mien, nous nous embrassâmes tendrement tandis que, lentement, j'introduisis mon phallus en elle. Sonia, au fur et à mesure que mon membre explorait les profondeurs de son intimité, émit de légers cris et s'agrippa à mon cou. Mon gland, dès lors qu'il fut entré en son intégralité, frottait vigoureusement l'entrée de son utérus. J'entamai alors de nombreux va-et-vient accompagnés du doux son de sa mouille furieusement agitée par le kraken habitant son antre. Un océan de sensations me submergea tandis que Sonia, perverse dans l'âme, baissa ses mains jusqu'à atteindre mes fesses et joua avec. Je décidai d'en faire de même pour sa poitrine, la malaxant simultanément avec mes mains et ma langue qui, quelques secondes auparavant, se trouvait encore dans la bouche de ma partenaire. Nous tînmes cette position quelques minutes supplémentaires jusqu'à ce que Sonia se retourne, m'invitant à rejoindre cette position bien connue : la levrette. Mon pénis, sortit quelques secondes de son enclos humide, retrouva sa place bien au chaud et notre activité reprit de plus belle. Je lui assénai de longs coups de rein, espérant chaque fois la pénétrer plus profondément encore. D'ailleurs pouvais-je sentir mes testicules claquer contre ses cuisses lorsque j'atteignais les abysses de cet océan de merveilles. Nous changeâmes de position une nouvelle fois. Elle me força à me retirer et me sauta dans les bras. Elle entoura mon cou de ses muscles brachiaux et ses mon torse de ses jambes. Je plaçai alors mes mains sur ses fesses afin de la maintenir et, au passage, m'amuser à les caresser autant que possible. Je n'eus cependant pas ce plaisir très longtemps. En effet, elle me susurra à l'oreille de la pénétrer ainsi. Je m'exécutai, trop heureux de pouvoir exaucer son souhait. Pendant plusieurs minutes, son bassin et, par la même occasion, tout son corps rebondit sur mon pénis trempant dans sa sauce corporelle au goût si apaisant. Me sentant alors sur le point d'imploser, je tombai à la renverse et atterris sur le lit, Sonia rebondissant toujours et encore sur moi. Soudain, tout son corps se contracta. Sonia était, en cet instant, en train de vivre l'orgasme le plus puissant de sa vie. Elle hurla de bonheur jusqu'à s'en irriter la gorge. Toute cette pression que subissait mon membre donna la vigueur nécessaire à ma jouissance. Je me répandis alors entièrement en elle. Mon liquide séminale fut propulser à vitesse grand V à l'intérieur de son corps. Suite à cet effort surhumain, elle et moi, comme un couple parfait, nous endormîmes main dans la main, mon sexe dans son sexe.
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Trois ans plus tard
—Nathan, regarde-le, n'est-il pas adorable ?
—Une véritable merveille, tu as vraiment tout donné, ma chérie.
—Nous avons tout donné, répondit-elle dans un sourire. Rafaël est aussi ton fils, ne l'oublie pas.
Sur ce, nous nous embrassâmes devant cette nouvelle étincelle de vie jaillissant de l'amour indomptable entre Sonia et moi. Et dire que j'ai failli tout perdre auparavant à cause d'une vulgaire histoire de pain au chocolat. Mais le passé, c'est le passé, seul le présent et l'avenir comptent, et je compte bien en profiter un maximum avec l'amour de ma vie.
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