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Couverture de La maison d’en face, par Kartpostal
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La maison d’en face — Chapitre 5

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Kartpostal
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La maison d’en face

Chapitre 5

Ce matin, je me lève péniblement. Le rhum, sans doute. Une nuit trop courte aussi.
Mais surtout ce moment étrange, presque irréel, passé avec ces deux femmes dont ma voisine sur laquelle je fantasme depuis près de dix ans et que j’ai vue en direct se faire gouiner sur mon canapé. Je m’en veux de ne pas avoir été plus courageux pendant cette décennie. J’aurais dû être plus direct, plus entreprenant. Mais comme dirait l’autre, avec des si, on pourrait mettre Paris en bouteille. Je suis moins exigeant, je me fous de mettre Paris en bouteille. C’est ma voisine que je mettrais bien. Je voudrais juste coucher avec elle, me perdre dans ses bras, m’abandonner sur sa poitrine, me repaître de ses charmes et de ses saveurs. Je m’en veux. Dix ans, à la désirer, me contenter de fantasmes, sans jamais oser plus. Rien que d’y penser, je sens le désir remonter. Et malgré la gueule de bois et la fatigue, je bande de nouveau…
Je me lève et descends me faire un café. Face à mon mug, je m’interroge sur la présence de sa nièce quand je vois Sandrine, avec la même robe de chambre qu’hier, se diriger vers son garage. Un coup d’œil à la pendule m’indique que d’habitude, elle s’y rend beaucoup plus tôt. Je me dis qu’après cette nuit, mouvementée, c’est normal qu’elle s’y rende plus tard que d’ordinaire. Je ne peux, néanmoins, m’empêcher de me remémorer le récit dévoilé hier, à sa nièce. Lui aurait-elle raconté dans le détail ? Aurait-elle repoussé volontairement l’heure pour m’attendre dans son garage ?
J’hésite, je ne peux y croire. Je reste attablé devant mon café, un œil distrait tourné vers ma fenêtre. Je continue de me questionner et je constate qu’elle n’est pas repassée. Au moins, vingt minutes se sont écoulées depuis son passage. En temps normal, il en faut à peine dix pour qu’elle revienne. L’aurais-je loupé ? Un doute s’immisce de nouveau en moi. Et si elle m’attendait vraiment ? Je tergiverse, aller prendre une douche et la rejoindre, ne pas prendre la peine de la douche et y aller maintenant, rester assis devant mon café… ? Je ne sais pas quoi faire, tant et si bien qu’elle finit par rentrer chez elle. J’ai l’impression qu’elle a jeté un regard vers chez moi, mais je me raisonne. Il est temps que j’arrête de prendre mes rêves pour la réalité même si celle d’hier m’a laissé un souvenir impérissable.
Je décide d’en finir avec tous ses fantasmes et toutes ces envies. Je prends la résolution de déplacer mon bureau de l’autre côté de la maison où je n’aurais comme seule vue que mon jardin. Mais avant cela, je décide d’aller marcher un peu, histoire de m’aérer l’esprit.
À mon retour, à peine ai-je ouvert ma porte que je suis interpellé par Sandrine. Elle sort de chez elle, hélas habillée, et s’avance vers moi, un sourire un peu hésitant au bord des lèvres.
— Bonjour, je me demandais si vous voudriez bien m’offrir un café. Je crois qu’il faut qu’on parle un peu.
— Vous surveilliez mon retour ?
— Vous n’êtes pas le seul à avoir des fenêtres…
L’ironie de sa répartie me fait sourire et je l’invite à entrer. Nous nous installons non pas dans le salon mais dans la cuisine et je nous prépare deux cafés. Une fois les tasses posées sur la table, je prends place en face d’elle.
— De quoi voulez-vous qu’on parle ?
Elle entoure sa tasse de ses mains et relève les yeux vers moi.
— J’aimerais revenir sur ce qui s’est passé hier… vous avez dû me prendre pour une sacrée salope ?
La question est lâchée un peu trop vite. Elle tente de sourire, mais son regard trahit une petite inquiétude. Je décide de ne pas lui faciliter les choses.
— Vous parlez de la scène dans votre cuisine ou de ce qui s’est passé dans mon canapé ?
Elle baisse les yeux vers son café et esquisse une petite moue embarrassée.
— Ne faites pas semblant de ne pas comprendre. Dans votre canapé évidemment.
— Pourquoi vous regrettez ?
— Non absolument pas. Même si je pourrais mettre ça sur le compte de l’alcool, de l’heure tardive, de ma présence imprévue chez vous en compagnie de ma nièce… Non, je ne regrette absolument pas. C’est juste que je n’aimerais pas que vous ayez une fausse idée de ma personne…
— Loin de moi l’idée de vous considérer comme une salope…. Bien au contraire, je vous remercie. C’était comment dire… très excitant. J’avoue juste que j’aurais aimé participer….
— Je dois dire que je n’aurais pas été contre non plus.
— C’est dommage que vous ne l’ayez pas dit hier…
— Doria est joueuse et elle aime fixer les règles… D’ailleurs, cette relation ne vous choque pas non plus ?
— Non plus… Vous êtes deux adultes consentantes et Doria m’a expliqué qu’il n’y avait pas, ou du moins plus, de lien de parenté entre vous, donc la morale est sauve…
— Oui, enfin c’est une longue histoire…
— J’ai tout mon temps…
— Non, une autre fois…
— Vous vous répétez. Vous m’avez déjà laissé seul hier avec déjà cette phrase. Je vais finir par croire que vous aimez entretenir le mystère…
— Ce n'est pas ça…
— Alors, qu'est-ce que c'est ?
Elle ouvre la bouche, puis se ravise. Elle se passe une main dans les cheveux et pousse un soupir.
— C'est juste que je ne sais pas très bien comment vous expliquer tout ça.
— Commencez par le commencement.
— Vous êtes vraiment curieux. M’épier derrière vos fenêtres ne vous suffit pas ? Mais non. Je me répète, une autre fois…
— Comme vous voulez, mais je ne comprends toujours pas ce qui vous a poussée à venir me voir ce matin.
— Je vous l'ai dit. Je voulais parler d'hier.
Elle baisse les yeux. Ses doigts jouent avec l'anse de sa tasse. Je la sens hésiter entre l'envie de se confier et la crainte de trop en dire.
— Peut-être que je voulais juste savoir ce que vous pensiez de moi.
Je laisse passer un instant avant de répondre, en prenant soin de ne pas la quitter des yeux.
— Je pense que votre nièce vous a rapporté mes propos à votre égard. Vous m’excitez Sandrine, voire vous m’obsédez. Vous n’imaginez pas à quel point je me projette entre vos cuisses à chaque amant que vous recevez…
À la manière dont elle se mordille les lèvres, je comprends que ma réponse lui a provoqué un certain émoi.
— Oui, Doria m’a fait part de vos échanges mais l’entendre de votre voix est bien plus agréable. Et vous voulez rester coincé derrière vos fenêtres à fantasmer sur moi ou vous aimeriez savoir si la réalité est à la hauteur de vos projections ?
— Je ne serais pas contre des travaux pratiques d’autant qu’hier, vous m’avez laissé sur ma faim et que votre nièce n’est pas là pour établir des règles dont je serais exclu….
Sur ces mots, Sandrine boit une gorgée de café et pose sa tasse. Le claquement de la céramique sur la table sonne comme un signal de départ. À ma grande surprise, elle se lève. Elle contourne la table et s’approche de moi. Arrivée à ma hauteur, elle pose ses mains sur mes épaules et s’assoit sur mes cuisses, encadrant mes jambes des siennes. Je pose mes mains sur sa taille. Elle s’approche encore, jusqu’à ce que son visage ne soit plus qu’à quelques centimètres du mien.
— J’espère alors que je vais être à la hauteur de vos fantasmes…
— Je n’en doute pas…
Puis elle m’embrasse. Ses lèvres se posent sur les miennes et je sens ses mains glisser de mes épaules jusqu’à ma nuque. Le baiser s’approfondit, devient plus gourmand. Nos lèvres se cherchent, se retrouvent, s’attardent, se séparent à peine avant de se rejoindre à nouveau. Elle incline légèrement la tête pour mieux épouser la mienne. Je resserre doucement mes bras autour de sa taille. Lorsqu’elle entrouvre les lèvres, nos langues se rencontrent d’abord avec retenue, puis se découvrent avec plus de curiosité et de gourmandise.
Je sens ses doigts se perdre dans mes cheveux. Les miens remontent lentement le long de son dos, tandis qu’elle laisse échapper un petit soupir contre mes lèvres.
Nous nous séparons pour reprendre notre souffle. Son front reste appuyé contre le mien. Elle garde les yeux fermés quelques secondes. Quand elle les rouvre, ses joues sont roses et son regard brille d’excitation.
— Eh bien… murmure-t-elle, je crois que nous ne sommes plus tout à fait en train de parler d’hier.
Sans attendre de réponse, elle descend le long de mon corps pour venir s’agenouiller entre mes jambes, son visage face à mon entrejambe. D'un geste rapide, elle déboutonne mon pantalon et le fait glisser au bas de mes chevilles. Mon sexe, dur comme de la pierre et palpitant d’envie jaillit à l’air libre.
Elle ne perd pas de temps. Elle saisit mon membre d'une main ferme et commence une branlette rapide et rythmée. D’une main, elle le serre fort. Elle remonte et descend sur ma hampe avec une vigueur qui me fait gémir. De l’autre main, elle me caresse les bourses, les palpe et les presse. Puis, elle s'approche. Elle lèche d'abord le gland, savoure la goutte de plaisir qui perle déjà, avant d'ouvrir grand la bouche pour m'engloutir.
C'est une succion vorace et profonde. Elle aspire tout mon membre, utilisant sa langue pour masser la base tandis que ses lèvres se ferment autour de mon sexe. Je l'entends déglutir. J'entends le bruit humide et gluant de sa bouche qui travaille mon sexe qui le dévore presque. Je passe mes mains dans ses cheveux, pour la pousser plus profondément encore, cherchant le fond de sa gorge. Elle me pompe rageusement, ses joues se creusent au rythme effréné de ses aspirations.
Soudain, elle s'arrête. Elle se relève, les yeux brillants, un filet de bave relie sa bouche à ma queue. Elle retrousse sa robe vers le haut. Elle se repositionne, cette fois-ci debout, bien droite au-dessus de moi. Elle décale sa culotte pour libérer l’accès de sa vulve et guide mon membre d'un geste assuré vers son ouverture béante. Elle s'abaisse d'un coup sec. Elle est si trempée que je m’enfonce en elle sans aucune résistance. Elle m’engloutit tout entière dans un cri de plaisir étouffé. Elle s’affaisse sur moi, écrase mes couilles contre ses cuisses puis elle commence à chevaucher mon sexe avec frénésie, montant et descendant dessus avec force. La chaise grince au sol et je me demande si elle va tenir.
— Oh putain... oui, oui ! hurle-t-elle, la tête renversée, les mains agrippées au dossier de la chaise.
Ses seins s'agitent sous son chemisier que je déboutonne. Je fais passer les deux globes par-dessus les bonnets et j’embouche tour à tour ses tétons. Je les lèche, les aspire entre mes lèvres, les suce, les tète…
Dans le même temps, je l'agrippe par les hanches, la soulève et la fais retomber sur moi pour m'enfoncer encore plus profondément en elle. Elle accélère la cadence, ses muscles vaginaux se contractent autour de moi comme un étau, me torturant de plaisir. Je sens l'orgasme monter. Dans un dernier effort, je me plaque contre le dossier de la chaise et donne trois coups de reins massifs et brutaux, qui nous font jouir de concert.
Prise de spasmes, elle s'effondre contre moi en hurlant de plaisir, tandis que je jouis avec violence, envoyant des jets de sperme brûlants au fond d'elle. On reste ainsi quelques minutes, le souffle court, enlacés au milieu de la cuisine, le cœur battant à l'unisson.
Des applaudissements me sortent de ma béatitude. Je tourne la tête, c’est Doria qui applaudit, plantée derrière la fenêtre. Elle claque des mains encore un peu et s’en retourne en nous montrant deux pouces levés comme pour nous féliciter. Je jette un regard interrogatif à Sandrine.
— Qu’est-ce que ça veut dire ?
Dans un bruit de ventouse humide, elle se désemboîte de moi. Elle réajuste ses vêtements et va prendre une feuille de sopalin pour essuyer le filet de sperme qui coule le long d’une de ses cuisses. Abasourdi, je reste comme un benêt assis sur ma chaise, la queue à l’air et je répète ma question.
Sandrine jette le sopalin dans la poubelle et se retourne vers moi.
— Rien, ça ne veut rien dire. Doria avait juste envie de nous voir baiser, rien de plus… Vous êtes bien placé pour savoir quelle excitation procure le voyeurisme, non ?
— Tout ça était manigancé alors ?
— Un peu, j’avoue… mais rassurez-vous, je ne me suis pas forcée. Au contraire… c’était très bon. Alors, vous revoyez votre jugement, suis-je ou pas une salope ?
— Oui, et une sacrée salope. Mais ça me plaît beaucoup !
— Alors invitez-nous à dîner ce soir… Vous ne serez pas déçu….
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Chapitre 6
Ce soir, Christian a tout préparé : le repas, la maison nettoyée de fond en comble et un verre à la main pour se calmer. Sandrine et sa nièce Doria doivent arriver d'un instant à l'autre. Impatient, il attend leur venue en se demandant ce que les deux femmes ont prévu de « spécial » pour lui. Le désir monte, et la soirée s'annonce pleine de promesses.
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