Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mâle reproducteur — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mâle reproducteur
Chapitre 5
Cette vie était réglée comme du papier à musique. Mes femmes, celles qui avaient un boulot, allaient bosser, moi, avec celle qui restait, on s'occupait de la maison et des mômes.
Ça m'a fait un crève-cœur quand mes premiers garçons sont partis au centre. Je n'avais aucune envie de les laisser partir, mais je savais que si je les cachais, une fois pubère, ils risquaient de se faire enlever. Un de mes anciens collègues du centre l'avait fait. Il avait menti sur l'âge d'un de ses fils et la police a retrouvé l'adolescent dans une cave, complètement choqué de ce qui lui était arrivé. Ses ravisseuses faisaient payer celle qui voulait coucher avec. Depuis ce fait divers, les garçons ont une puce sous-cutanée. Je n'aime pas ce système, mais je préfère ça pour les envoyer au centre et les savoir en bonne santé plutôt que de les voir enlevés et maltraités.
Au sujet de mes épouses, certaines femmes que je rencontre me demandent souvent si j'ai des préférences. Poliment, je réponds que non, que je les aime toute de la même manière .....
En réalité, ce n'est pas vrai. J'ai quand même une préférence pour les plus jeunes. Ça ne veut pas dire que je n'aime pas les autres, au contraire. Ce sont de très bonnes amies on rigole bien, on baise, on s'amuse ...
En réalité, ce n'est pas vrai. J'ai quand même une préférence pour les plus jeunes. Ça ne veut pas dire que je n'aime pas les autres, au contraire. Ce sont de très bonnes amies on rigole bien, on baise, on s'amuse ...
Pour celles qui ont quarante ans passés, elles prennent la pilule. J'avais un enfant trisomique et je ne voulais pas prendre le risque d'en avoir un autre. Ce n'est qu'à partir de cet âge qu'elles ont accepté d'essayer la sodomie. Certaines ont aimé, d'autre non, mais je ne désespère pas de convaincre les réfractaires. Avec tous mes gamins, un problème s'est posé : les prénoms. C'était devenu difficile de ne pas en avoir deux avec le même. A plusieurs reprises, mes femmes, enceintes en même temps, avaient espéré le même prénom pour leur enfant. Pour éviter que ça ne finisse en pugilat, j'ai dû jouer les arbitres : « Puisque c'est comme ça, c'est moi qui décide » Voilà comment ça se terminait. Bordel, c'est qui le chef de famille.
Dans cette vie, avoir des enfants à moi, hors du processus de reproduction je parle, je m'y étais préparé. Par contre, les petits enfants ... Ça m'a filé un coup de vieux quand ma première fille est revenue enceinte du centre de reproduction. Je voyais déjà les mères se crêper le chignon sur le choix du prénom. J'ai dû mettre les pieds dans le plat en décrétant que « soit on prend le prénom du père soit on pioche dans les vieux prénoms démodés ». C'est comme ça que, sous mon toit, on a eu Cunégonde, Mohamed, Jintao (on a eu du mal pour l'orthographe pour lui), ......
Un jour, mes femmes se sont réunies avec moi. Elles m'ont clairement dit qu'elles savaient pour mes infidélités. Elles comprenaient la situation qui était la mienne. A nous huit, on est resté sur un statu quo : si je dois avoir une aventure, je devais leur dire. Moi, je m'attendais à ce qu'elle m'engueule. Je n'ai rien trouvé à redire. De même que je n'ai rien trouvé à redire quand j'en ai trouvé deux voire même trois s'adonnant au saphisme.
Quand je l'ai découvert, ça m'a foutu un choc. Je m'en souviens encore. Je sortais de la chambre de ma cinquième femme avec qui je venais de ...
Inutile de vous dire ce que j'y faisais. Quiconque passant dans le couloir à ce moment-là pouvait le deviner grâce aux habituels cris orgasmiques qui se dégageaient de derrière la porte. Bref, j'allais pour prendre une douche quand j'ai entendu des soupirs de plaisir s'échapper d'une porte. Je me suis approché de la porte quand j'ai entendu « Mmmh ! Oui, vas-y, lèche-moi ». Sur le moment, pensant que l'une d'elles me trompait avec un autre homme qu'elle aurait eu le culot de ramener chez moi. Je suis entré ...
Inutile de vous dire ce que j'y faisais. Quiconque passant dans le couloir à ce moment-là pouvait le deviner grâce aux habituels cris orgasmiques qui se dégageaient de derrière la porte. Bref, j'allais pour prendre une douche quand j'ai entendu des soupirs de plaisir s'échapper d'une porte. Je me suis approché de la porte quand j'ai entendu « Mmmh ! Oui, vas-y, lèche-moi ». Sur le moment, pensant que l'une d'elles me trompait avec un autre homme qu'elle aurait eu le culot de ramener chez moi. Je suis entré ...
Et c'est là que j'ai contemplé le spectacle. Ma seconde épouse avait la tête entre les cuisses de la quatrième. Le ton est monté ...
Je me suis un peu emporté et ça a réveillé tout l'étage. Elles m'ont traité d'hypocrite quand on sait que j'avais couché ailleurs et .....
Elles n'avaient pas tort. J'ai accepté le statu quo suivant : Je tolère qu'elle le fasse, mais uniquement entre elles, surtout pas avec un autre homme .....
Et à condition que, de temps en temps je puisse participer aussi. Bah quoi ? Autant s'amuser non ? Et puis, ça reste dans la famille. C'est comme ça que je me suis retrouvé dans des parties avec deux de mes femmes, parfois trois et une fois quatre mais là, il m'a fallu des accessoires et du viagra. Faut pas déconner. Je ne suis pas un surhomme.
Je me suis un peu emporté et ça a réveillé tout l'étage. Elles m'ont traité d'hypocrite quand on sait que j'avais couché ailleurs et .....
Elles n'avaient pas tort. J'ai accepté le statu quo suivant : Je tolère qu'elle le fasse, mais uniquement entre elles, surtout pas avec un autre homme .....
Et à condition que, de temps en temps je puisse participer aussi. Bah quoi ? Autant s'amuser non ? Et puis, ça reste dans la famille. C'est comme ça que je me suis retrouvé dans des parties avec deux de mes femmes, parfois trois et une fois quatre mais là, il m'a fallu des accessoires et du viagra. Faut pas déconner. Je ne suis pas un surhomme.
Ma vie se passait au mieux. Mes femmes prenaient de l'âge, comme moi, et finissaient sous contraception. Les gamins qui naissaient désormais n'étaient plus les miens, mais ceux de mes enfants qui au fur et à mesure sont partis du nid. De toute façon, même avec une pilule bleue et des fortifiants, je commençais à avoir du mal à assurer au lit. Honnêtement, mes femmes ne faisaient plus que me sucer, et encore. Bref, retournons à notre sujet. Il n'y a qu'un de mes garçons qui est resté avec moi tout le temps, c'est Karl, mon fils trisomique. J'ai fini par comprendre comment m'occuper de lui et me comporter avec lui. Même retardé, il comprenait pas mal de chose et son handicap n'était que ce qu'on pourrait qualifier de léger. Il fallait malgré tout que je le surveille certes, mais pas pour les raisons que vous croyez.
J'ai toujours pensé qu'il serait probablement le seul garçon à ne pas avoir d'enfant ...
Et bien, j'ai eu tort. Un jour, je l'ai surpris devant un film porno. Bon, à dix-neuf ans, rien d'étonnant. Il m'a posé des questions que je qualifierai de gênantes. Il était devant une scène de sodomie et il me demandait si ça faisait vraiment mal, en voyant une femme crier. Je lui ai dit que oui, mais là, il m'a demandé comment je le savais. Je ne lui ai pas dit que je ne l'avais pas expérimenté personnellement. En réalité, oui, j'avais enculé plusieurs de mes femmes, et plusieurs fois même, mais je n'allais pas lui répéter .....
Et bien, j'ai eu tort. Un jour, je l'ai surpris devant un film porno. Bon, à dix-neuf ans, rien d'étonnant. Il m'a posé des questions que je qualifierai de gênantes. Il était devant une scène de sodomie et il me demandait si ça faisait vraiment mal, en voyant une femme crier. Je lui ai dit que oui, mais là, il m'a demandé comment je le savais. Je ne lui ai pas dit que je ne l'avais pas expérimenté personnellement. En réalité, oui, j'avais enculé plusieurs de mes femmes, et plusieurs fois même, mais je n'allais pas lui répéter .....
Et encore moins quand lors d'une partie à trois, je me suis retrouvé en sandwich, ma queue dans l'anus de ma seconde épouse pendant que ma quatrième affublée d'un gode ceinture, s'est ramené par derrière moi en criant « Surprise ! Chacun son tour ». Oui, j'ai expérimenté une fois, mais ça ne se reproduira pas. Enfin bref, passons, faut pas lui répéter. Je lui ai dit que ces films ne représentaient en rien les vraies relations entre un homme et une femme.
Je savais qu'il comprenait, il était loin d'être idiot. Puis, ne sachant plus comment s'est arrivé sur la table, il a dit une phrase qui m'a choqué. Il a dit « De toute façon, moi, je préfère par-devant ». En entendant cette phrase, j'ai voulu éclaircir un doute affreux qui m'a traversé l'esprit. Il avait dit ça comme s'il avait essayé. C'est là qu'il m'a dit que parfois, son éducatrice spécialisée lui avait appris « certaines choses ». J'ai alors appelé sa mère et ... oui, cette femme avait abusé de lui, ou plutôt profité de lui. Il ne semblait pas choqué, ni traumatisé. Il disait même qu'il s'amusait bien avec elle. Il nous a décrit par exemple le fait qu'il se soit retrouvé tout nu devant elle, aussi toute nue, et qu'il ait mis « son petit oiseau dans le sien ». Désolé, mais ça restait de l'abus de faiblesse. Ni une ni deux, on a pris la voiture et on a déboulé chez cette femme. Quand on est arrivé chez elle, je lui ai fait remarquer que ce n'était pas écrit Emile Louis sur la sonnette.
Elle n'a pas compris la référence. Elle avait l'air de s'en foutre royalement de ce que je pouvais dire. Quand je l'ai menacée, elle m'a demandé si j'allais la frapper. Je lui ai dit que non, mais que je laissais ça à ma femme qui était avec moi. Elle l'a plaquée contre le mur, menaçant de lui foutre une bonne branlée, mais elle nous a dit « Vous n'allez pas frapper une femme enceinte quand même ? » Alors là, c'était la goutte d'eau. On est parti sans demander notre reste, direction la gendarmerie.
A peine arrivés, les gendarmettes se sont mises à loucher sur moi. Je n'étais pas d'humeur et de toute façon, je n'aurais probablement rien pu leur faire. Quand j'ai vu qu'elles essayaient d'éloigner mon épouse et de m'attirer dans une autre pièce, je les ai refroidies tout net en leur balançant « Ecoutez, je ne bande plus tout seul et j'ai pas pris de viagra. De toute façon, je suis tellement énervé que je n'ai envie que d'une chose : frapper quelqu'un. Alors, prenez ma plainte ou je casse tout ». Elles n'ont pas moucheté et on a déposé plainte. C'est dégueulasse, mais j'en étais presque venu à souhaiter le pire pour cette femme sous l'effet de la colère. D'abord, que cet enfant ne naisse pas, puis qu'il naisse trisomique comme mon fils pour que la mère soit punie. Malheureusement ou heureusement, tout dépend de là où on se trouve. Cette femme a joui d'une chance insolente. D'abord, elle n'a pas été inquiétée et n'a eu qu'une amende à payer.
Ensuite, elle a accouché d'une petite fille en parfaite santé. Karl a quand même obtenu un droit de visite. Bon sang, quelle vie !
Je commençais à me faire vieux et ça se sentait. Au niveau cul, je n'avais plus les capacités de faire quoi que ce soit. En même temps, j'estime en avoir fait largement ma part. Mes fils aussi étaient revenus du, ou plutôt, des centres de reproduction et mes petits-fils avaient déjà commencé à y aller. Au vu de l'évolution démographique, ce serait sûrement la dernière génération à participer à tout ce bazar. En Europe, on s'en est bien sorti. En Afrique, ils ont su tirer leur épingle du jeu, car, selon les cotations qui existaient, le sperme africain était très bien coté. Tout le contraire des Américains depuis le scandale avec leur soi-disant médicament miracle, la Vegemite. Au niveau mondial, ceux qui s'en sont vraiment sortis, c'était les Australiens. Moins touchés que les autres par le fléau, ils ont pu se développer jusqu'à devenir une puissance économique équivalente aux USA avant que tout ce bordel n'arrive. En Asie, la soi-disant menace du péril jaune n'existe plus.
L'Inde et la Chine n'avaient plus la même densité de population. En Corée du Nord ... et bien, elle n'existe plus. A la mort de leur pseudo dieu vivant reproducteur, une révolte de la population contre ce qui restait de l'armée a enfoncé la frontière. Aujourd'hui, ils sont dans la même position que l'Allemagne en 1989, à la chute du mur de Berlin. Bref une situation pas évidente.
Au fur et à mesure des années, on s'est retrouvé avec mes collègues. Mais c'était pour l'enterrement des uns et des autres. Le plus éprouvant fut bien sûr celui de mon beau-père et ami, ancien collègue Raoul. Mine de rien, il s'était accroché jusqu'à cent trois ans, mais a succombé à un cancer. Vous imaginez bien que dans la condition qui était la nôtre, impossible d'organiser un tel événement en petit comité. A chaque cérémonie, les enfants et petits-enfants qu'ils soient officiels ou officieux bloquaient la circulation, tellement il y avait foule.
Là, je suis cloué sur mon lit. Je suis vieux, malade et sûrement le prochain à passer l'arme à gauche. Ça fait presque trois semaines que des gens se relaient pour me voir. Pour beaucoup, ils ont soixante, soixante-dix ans presque même quatre-vingts. J'ai eu du mal à reconnaître les premiers avant de comprendre que c'était ceux que j'appelais mes rejetons. Comprenez par là, les enfants que j'ai conçus au centre et qui, pour la plupart, n'ont jamais osé m'approcher. Même si je n'avais jamais rien ressenti pour eux, ça restait émouvant. Ils m'ont tous remercié, tous. En même temps, sans moi et mes couilles, ils ne seraient pas là. Souvent accompagnés de leurs propres enfants, on pouvait voir une ressemblance avec les miens.
Voilà, c'était l'histoire de ma vie. Certains penseront que j'ai eu de la chance de gagner ma vie en couchant, moins je ne crois pas. Même si je suis fier de ma famille, j'ai toujours en tête la mort de mon père sur son lit d'hôpital. Très honnêtement, je pense que j'aurais préféré galérer dans la vie et encore l'avoir eu avec moi. Bon, vous m'excuserez, mais je suis fatigué. Il faut que je me repose. Je vais vous demander de me laisser.
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Commentaires ()
Gros Bisous de Tahiti
allez savoir pourquoi ya eu des saut de ligne de rajouté