Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cheat-Code — Chapitre 17 · Niveau Bonus - Capitaine casquette origine
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cheat-Code
Chapitre 17 · Niveau Bonus - Capitaine casquette origine
—** INFO ***
Ce chapitre est une histoire bonus dans l'univers des Artefacts, explorant un des objets de pouvoir mentionné dans le premier arc, et l'usage forcément salace qui en est fait, enjoy !
***
***
— T'es enfin décidé à coopérer, ou faut encore que je t'attendrisse la viande ?
La gueule en sang, et menotté à une chaise métallique, Siméon flippait comme jamais. Le puissant halo d'une lampe braquée droit sur sa tronche l'empêchait de distinguer celle de son tortionnaire. Un homme. A l'oreille, il comptait au moins une autre personne dans cette putain de cave glauque où on le séquestrait, une femme. Mais impossible d'en être certain.
L'avalanche de coups qu'il venait de se manger avait au moins le mérite de clarifier deux choses. La première : ses agresseurs n'étaient pas des flics, contrairement à ce qu'il avait cru initialement. Les keufs, depuis le temps qu'ils l'emmerdaient pour le crime impardonnable d'avoir une peau trop basanée à leur goût, il savait les gérer. Mais contrairement à eux, les « gens » qui s'occupaient actuellement de son cas ne se contenteraient pas de quelques insultes, coups dans le bide ou prunes pour « outrage à agent » s'il continuait à les défier, il en avait la certitude.
La deuxième : à sa grande surprise, il tenait plus à la vie qu'à sa précieuse casquette.
— OK, OK, je vais causer, éructa-t-il, ses lèvres tuméfiées le gratifiant de plusieurs éclats de douleur. Mais éteignez cette putain de lampe !
Malgré la peur qui l'étreignait, Siméon se força à sourire, bien décidé à conserver son air bravache. Le type en face soupira, mais obtempéra. Petite victoire, mais victoire malgré tout.
Maintenant qu'il pouvait le distinguer, Siméon étudia la gueule de son enfoiré de tortionnaire, bien décidé à en graver chaque détail dans sa mémoire. Avec ses cheveux bruns coiffés en arrière façon premier de la classe, son sourire tout en dents, et son costard sur-mesure de bourgeois, il ressemblait à un putain de banquier.
Un banquier... ouais, c'est ça. Un croque mort plutôt.
Une grande blonde attifée façon femme d'affaires observait le déroulement de l'interrogatoire depuis un coin de la cave. En dépit de son regard d'un bleu très clair qui donnait la désagréable impression qu'elle pouvait lire dans son âme, elle s'avérait bien plus regardable que son collègue. Siméon avait certes pris goût à du calibre supérieur, mais avec ses nichons à l'air bien fermes pressés sous un chemisier parfaitement ajusté, et son cul charnu moulé par son tailleur, il n'aurait pas dormi dans la baignoire si elle lui avait fait des avances. Son goût en termes de montre craignait grave par contre. Le style rose plastique, c'est classe quand on a dix ans, pas après.
Étrangement, ce duo improbable rappelait quelque chose à Siméon, mais quoi ? Si sa cervelle arrêtait deux secondes de lui tambouriner l'intérieur du crâne, ça lui reviendrait peut-être.
— Pourquoi tu commencerais pas par nous expliquer comment tu as découvert les pouvoirs de ton Artefact, dit le brun. Qu'est-ce que t'en dis, Capitaine Casquette ? Et pour ton bien, comme pour le mien, épargne-moi tes (Le brun se lança dans une imitation à coup de voix de fausset.) « je ne sais pas de quoi vous parlez monsieur l'agent », okay ?
La moquerie aviva la colère de Siméon. Il aurait bien craché à la gueule de cet enfoiré, mais il ne tenait pas à lui fournir une excuse pour faire jouer ses poings. Il se contenta donc de baver un mélange de salive et sang sur la table devant lui. Ca leur fera du nettoyage à ces tocards !
— Alors ? insista le brun, l'impatience palpable dans sa voix.
— Un Artefact ? C'est comme ça que vous appelez ce truc ? (Siméon désigna du menton son précieux couvre-chef – un import US qui lui avait coûté une fortune, mais qui pétait la classe – posé à quelques centimètres sur la table, à la fois si proche, et si loin.) Franchement, je préfère celui que j'ai trouvé.
— Un Artefact ? C'est comme ça que vous appelez ce truc ? (Siméon désigna du menton son précieux couvre-chef – un import US qui lui avait coûté une fortune, mais qui pétait la classe – posé à quelques centimètres sur la table, à la fois si proche, et si loin.) Franchement, je préfère celui que j'ai trouvé.
Le brun se rapprocha dans un bruit de chaise qui grince. Avec ses mains aux phalanges mouchetées de sang jointes en prière, il dévisagea Siméon.
— Laisse-moi deviner. Vu ton profil, je dirais, le pécho gonzesse ? L'ouvre-cuisse ?
— Le fournisseur de bonheur, grinça Siméon. Ça rime au moins.
— Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre, marmonna la blonde, les yeux levés vers la voûte humide. On peut abréger ?
— Tu as entendu ma charmante collègue, Capitaine Casquette ? Alors ? Comment as-tu découvert les effets de ton Artefact ? Et tente pas de me faire enfiler des perles, je le saurais.
— Le fournisseur de bonheur, grinça Siméon. Ça rime au moins.
— Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre, marmonna la blonde, les yeux levés vers la voûte humide. On peut abréger ?
— Tu as entendu ma charmante collègue, Capitaine Casquette ? Alors ? Comment as-tu découvert les effets de ton Artefact ? Et tente pas de me faire enfiler des perles, je le saurais.
Siméon retint un soupir.
— C'était il y a deux mois. Je m'en suis rendu compte totalement par hasard.
En dépit de sa situation pourrie, la simple évocation de ce souvenir illumina ses traits.
Ce jour-là, il n'avait émergé des vapes en début d'après-midi, la faute à une soirée passée à écumer les bars avec un vieux pote de fac. Mais s'il avait su ce que cette journée avait en réserve, il aurait réglé son réveil bien plus tôt.
Après avoir enfilé un baggy, sa veste imitation Versace, et son inséparable casquette dont il orientait la visière à 45°, en guise de « signature » personnel, il sortit de son appart miteux d'un pas traînant, peu motivé à l'idée de se farcir quatre étages d'escalier avec ses jambes en compote. Mais il avait promis d'aider un de ses innombrables « potes » à finaliser la maquette de son album, et il s'enorgueillissait d'être un homme de parole.
Siméon avait toujours eu une excellente oreille musicale. Au rythme d'un chômage qui s'éternisait, il s'était reconverti en ingénieur du son amateur, et vivotait en apportant son aide aux malheureux dont les rêves ne s'étaient pas encore pris le mur de la réalité dans la tronche. Lui avait arrêté d'espérer percer depuis bien longtemps. A 36 ans maintenant – putain il rajeunissait pas – il laissait derrière lui plus de 20 ans de porte claqués au nez. Douloureux pour l'égo, mais pas étonnant. Si on veut réussir dans le show-biz, il n'y a que le népotisme ou les promotions canapé qui fonctionnent, et il n'était qu'un pauvre fils d'immigré dont le physique ne plaisait qu'à sa mère.
— Tu t'es trompé d'étage, et tu es en avance ! lança une voix sensuelle aux accents rauques de fumeuse alors que Siméon débarquait sur le palier du troisième étage. Je te perturbe à ce point ?
Madame Duchesne se tenait dans l'encadrement de la porte de son appartement. Elle le détaillait avec un air gourmand, uniquement habillée d'un peignoir largement entrouvert sur une gorge nue qui laissait deviner les orbes massifs de ses seins. Sa longue chevelure brune formait une cascade de frisottis sur ses épaules, et ses lèvres brillantes évoquèrent à Siméon un seul et unique mot : suceuse.
— Bonjour Mme Duchesne, lança-t-il sans cesser de la dévorer des yeux, les joues en feu.
— T'es bête, s'esclaffa l'intéressée. Arête ton cinéma et rentre avant que les voisins te voient.
— T'es bête, s'esclaffa l'intéressée. Arête ton cinéma et rentre avant que les voisins te voient.
Siméon se retourna, persuadé qu'elle s'adressait à quelqu'un dans son dos. Mais non, il était seul dans ce couloir à la peinture écaillée.
What the...?
Mme Duchesne avait dû lui adresser la parole deux fois au cours des dix ans passés dans le même immeuble, dont une pour lui demander d'arrêter sa « musique de sauvage » un soir de murge avec ses potes. Et puis, elle ne s'affichait jamais de manière aussi provocante en public. Dommage d'ailleurs, parce que malgré son âge, elle avait gardé une sacrée silhouette de bombasse qu'aucun vêtement, aussi prudes soient-ils, ne parvenait à totalement dissimuler.
— Je suis sérieuse, dit Mme Duchesne dans un murmure. On ne doit pas se faire remarquer, tu as promis, tu te souviens ?
A moitié sonné par l'irréalisme de ce qui lui tombait dessus, Siméon ne réagit pas quand sa voisine d'étage inférieur l'entraîna à l'intérieur de son appartement, et claqua la porte derrière lui. A peine refermée, elle se pressa contre son torse, le plaquant contre le battant, et l'embrassa avec une voracité d'affamée du cul. Elle était tellement collée qu'il pouvait sentir l'odeur musquée de sa peau sous celui artificiel de son shampoing.
— Qu'est-ce que... bafouilla Siméon lorsqu'il put se dégager de la bouche avide.
Ces mots à peine échappés de sa grande gueule, il la referma !
Il ne pigeait peut-être pas ce qui arrivait à sa bombasse de voisine – si ça se trouvait, elle avait décidé de tester une chiée de LSD pour égayer sa petite vie de femme au foyer, ou alors elle s'était intoxiquée avec du viagra frelaté - mais une chose était sûre : il n'était pas le genre de mec qui crachait à la tronche d'une opportunité en or, ou plutôt, en nichons, vu la paire massive pressée de plus en plus agressivement contre lui. D'autant plus que Siméon avait toujours eu un énorme faible pour les « MILF », comme ils disent dans les pornos. Il fantasmait sur leur supposée « expérience », lui qui n'avait eu que deux copines pour qui le missionnaire toutes lumières éteintes était le summum du gonzo.
— Détends-toi, lui susurra sa voisine devenue succube. Les gamins sont à l'école jusqu'à 17h et Roger est en déplacement. On est juste nous trois. Toi, moi, et ta grosse...
Mme Duchesne fit glisser ses longs ongles manucurés le long du torse de Siémon, jusqu'à son pubis, avant d'empaumer son sexe au travers du tissu lâche de son pantalon baggy. Elle entrouvrit les lèvres et passa un bout de langue prometteur qui le fit gémir d'anticipation. A ce rythme, il allait décharger comme le premier puceau venu.
Cette pensée agit comme un fusible qui lâchait dans sa tête. Il n'allait certainement pas gâcher une opportunité pareille en jouissant dans son froc. Oh que non. Il allait en profiter. Et à fond ! Comme un vrai bonhomme !
— Ah, je te retrouve enfin, ronronna Mme Duchesne qui avait remarqué la lueur de détermination dans le regard de Siméon.
La voisine accentua ses caresses. Elle effectuait désormais ses va-et-vient experts contre sa verge.
Siméon la repoussa d'un geste brusque, empli d'une certaine animosité.
Se branler, il pouvait le faire lui-même ! Il avait de bien meilleures idées en réserve. Il saisit un pan du peignoir de sa voisine dans chaque main, bien décidé à contempler le corps de cette MILF qu'il rêvait de baiser depuis qu'il l'avait croisée le jour de son emménagement. Ce jour-là, elle l'avait gratifié ses longs va-et-vient les bras chargés de cartons d'un de ses fameux airs agacés. Elle n'avait même pas daigné lui adresser le moindre bonjour, et encore moins bienvenue.
Quelle garce !
Il n'y avait plus aucune aigreur dans l'attitude de sa voisine maintenant. Elle l'observait faire, un sourire en coin aussi irritant qu'excitant plaqué sur le visage. Siméon arracha d'un coup sec le vêtement, et déglutit.
Mme Duchesne avait un corps naturellement généreux, moelleux, accueillant, avec des hanches larges zébrées de sillon clair, et une grosse poitrine tombante à la chair laiteuse parsemée de veines. Ses larges tétons roses semblaient taillés pour être malmenés, mordus, pincés. Ce que fit Siméon sans attendre. Il agrippa les énormes nichons dans ses mains trop petites, les pressa, les comprima l'un contre l'autre, jouant du pouce et de l'index avec les gros bouts qui s'érigeaient, excités par ses caresses. Une excitation rendue, d'autre plus flagrante par l'humidité qui brillait entre les grandes lèvres ouvertes, rouges, sous une fourrure minutieusement taillée. Invitante.
Mais le plat de résistance attendrait. Il était temps de savoir si Mme Duchesne était à la hauteur de nuits moites que lui avaient évoquées les souvenirs de sa bouche.
Siméon extirpa son sexe déjà bien érigé d'une main tremblant d'impatience. De l'autre, il appuya sur le sommet du crâne de sa voisine pour l'inciter à s'accroupir entre ses jambes. Avec de nouveau son sourire en coin qui éveillait en lui des émotions tout aussi contradictoires que sauvages, elle s'exécuta, à genoux, les cuisses glissées contre ses bonnes grosses fesses.
— Hum, tu es si impati ...
Siméon ne la laissa pas terminer sa phrase. Pas après tant d'années d'anticipation ! Pas quand sa langue avait mieux à faire ! Il enfonça son pénis d'une traite dans la caverne chaude de cette bouche offerte, et grava au fer rouge dans sa cervelle l'image de ces lèvres épaisses écartelées par son membre.
Il lâcha un long soupir d'aise. Ouais ! Là, on causait !
La langue de sa bombasse de voisine était d'une souplesse, d'une douceur et d'une agilité affolante. Elle faisait glisser sa bouche humide en savants aller-retour, tandis que ses paumes caressaient ses testicules en rythme. Chacun de ses mouvements de tête faisait rouler ses gros nichons l'un contre l'autre, leurs pointes dirigées vers le sol, comme pour réclamer de l'attention.
Mais Siméon avait besoin de ses mains pour autre chose.
Dans un état presque second, des années de fantasmes alimentés par sa consommation de porno remontèrent à la surface de sa conscience, telles des bulles de stupre. Il avait toujours rêvé d'essayer ça...
Il saisit deux poignées des longs cheveux bruns de Mme Duchesne qui eut un léger mouvement de recul avant de se reprendre pour le fixer du regard, une lueur de provocation au fond de ses prunelles marron.
Oh ! Si elle le défiait de lui baiser la bouche, eh bien, il allait lui baiser la bouche !
Il lui pressa la tête en direction de son pubis pour l'inciter à l'avaler encore plus profondément. A l'approche du seuil de la gorge, il sentit une agréable résistance, et la respiration de sa voisine s'accéléra. Il inclina le bassin pour franchir ce dernier barrage.
Mme Duchesne gémit lorsque sa verge s'enfonça totalement dans ses profondeurs intérieures. Planté dans sa bouche jusqu'à la garde, son nez dans les poils de son pubis, il dégusta le souffle de sa respiration qui jouait dans ses poils.
Passé un premier moment d'hésitation ou une légère panique, voilà le regard de sa voisine, elle se reprit très vite.
Aidée par les mains de Siméon, elle suivit docilement le rythme qu'il lui imposait. Il extirpait lentement son sexe, jusqu'au gland, avant de se renfoncer aussi vivement que possible dans les tréfonds de sa gorge qui se contractait autour de son gland, comme pour en extirper la sève. Cette cochonne cachait bien son jeu. Elle avait dû s'entraîner pour être capable de ça.
Ultra-excité de base, l'érotisme sauvage de cette femme dont il contrôlait complètement la respiration de la pointe de son sexe acheva Siméon en à peine deux aller-retour. Il jouit avec une force qu'il n'avait jamais connue. Le flot accumulé de sa frustration sexuelle s'épancha en longue giclée dans la gorge, sur la langue, les dents, le palais de Mme Duchesne. Sa bouche entière se tapissa d'un mélange de sperme et de salive qui se répandit comme un baume le long de ses lèvres pour s'écouler jusqu'à la base de sa verge, dans les replis de ses bourses.
La cochonne avala toute sa semence sans broncher. Ce simple constat relança aussitôt le moteur de la libido de Siméon. Avant même que lui ou sa voisine n'ait le temps de reprendre leur souffle, il passa dans son dos, et la fit mettre à quatre pattes, croupe offerte. Cerise sexy sur ce gâteau cochon, elle écarta ses fesses d'une main de sa propre initiative.
— On est vraiment obligés de connaître le moindre détail sordide ? grinça la blonde toujours planquée dans le recoin de la cave. Abrège un peu.
— J'aime bien, commenta le brun, son sourire plus chevalin que jamais.
— J'y viens, soupira Siméon. C'est justement à ce moment-là que les choses ont commencé à prendre une tournure étrange.
— Ouais, ricana le brun. Parce que jusque-là, la voisine bombasse qui saute sur un loser dans ton genre sans raison, et qui te laisse là pécho porno-style, c'était tout à fait normal et logique.
— J'aime bien, commenta le brun, son sourire plus chevalin que jamais.
— J'y viens, soupira Siméon. C'est justement à ce moment-là que les choses ont commencé à prendre une tournure étrange.
— Ouais, ricana le brun. Parce que jusque-là, la voisine bombasse qui saute sur un loser dans ton genre sans raison, et qui te laisse là pécho porno-style, c'était tout à fait normal et logique.
Siméon crispa sa mâchoire pour retenir les insultes qu'il sentait monter.
— Ce que je veux dire, c'est que jusqu'à présent, même si j'avoue, ça ressemble aux genres de mythos qu'on sort entre potes pour se la jouer alpha, ça reste du domaine du physiquement possible. Ce qui arrive après par contre...
— Ouais, ouais, OK, accouche, lança le brun.
— Ouais, ouais, OK, accouche, lança le brun.
Siméon pénétra d'une traite le vagin offert. S'il avait craint un instant que deux grossesses terniraient le plaisir de sa bite, il se trompait lourdement. Aussi experte qu'il l'avait rêvé, Mme Duchesne contractait et dilatait son fourreau, comme la pulsation d'un cœur. Il lui heurtait le fond du ventre avec des violences de bélier, et quand il se relevait avant de replonger, sa vulve le serrait, comme terrifiée par l'abandon. Sa voisine haletait de plus en plus vite. Elle retenait clairement ses gémissements, par peur d'être entendue par le reste du palier.
— Qu'elle partit du mot « abrège » t'es étrangère ? s'exclama la blonde.
— Je peux finir oui !
— Je peux finir oui !
Alors que les prémisses annonciatrices de la syncope du plaisir montaient le long de la verge de Siméon, trois coups frappés à la porte de l'entrée toute proche retentirent.
— Sabine ! dit la voix épaisse d'un homme de l'autre côté du battant.
Mme Duchesne se crispa sous Siméon, ce qui ne fut pas pour déplaire à son sexe.
— Hé ! Sabine ? continua la voix. Tu me fais quand même pas la gueule parce que je suis en retard ? J'ai été retenu, mais je te promets que je saurais me faire pardonner.
Comme si la bite de Siméon avait été changé en chalumeau, sa voisine bombasse se retira. La mâchoire tombante et les yeux écarquillés, elle lança tour à tour des regards vers Siméon, puis la porte.
Formidable, ça puait le mari qui débarquait à l'improviste cette affaire.
— Sabine ! dit l'homme derrière le battant, haussant la voix. Je sais que t'es là, j'entends du bruit. Allez, ouvre, fais pas la gueule.
La voisine se releva, s'approcha de la porte, et jeta un coup d'œil au travers de l'œil-de-bœuf. Déjà pâle, son visage devint presque translucide.
— C'est impossible... c'est...
Agacé par la tournure des évènements, et perturbé par la réaction de Mme Duchesne qui puait le bad trip, Siméon la poussa délicatement sur le côté pour regarder ce qui la mettait dans un état pareil.
Le visage déformé par le judas, un type aux longs cheveux bruns, à la mâchoire fine, et au regard bleu auréolé de pattes-d'oie se tenait droit comme un I derrière la porte. Un vieux beau qui n'avait strictement rien à voir avec le bedonnant et dégarni Robert, mari de Mme Duchesne.
A cet instant, une idée folle prit forme dans l'esprit de Siméon. D'un pas pressé, il se dirigea vers la salle de bain de l'appartement – facile quand tous les logements de l'immeuble sont conçus à l'identique – et se planta devant le miroir.
— Oh... putain... de merde... lâcha-t-il.
Il n'en croyait pas ses yeux, et pourtant, impossible de le nier : son reflet était totalement flou, réduit à une bouillie grise informe. Et le problème ne venait pas du miroir qui déconnait vu qu'il renvoyait parfaitement le reste de la salle de bain dans son dos.
— Je suis devenu un vampire ou quoi ? pensa-t-il tout haut.
Cette explication tordue avait au moins le mérite d'expliquer son succès avec Mme Duchesne. Les femmes kiffent les vampires depuis cette merde de Twilight non ? Mais ça n'expliquait pas sa réaction paniquée.
Siméon agita les bras, tourna sur lui-même, se rapprocha, s'éloigna du miroir. Du flou, toujours du flou. Complètement halluciné, il alluma le robinet, prit un peu d'eau, et s'en aspergea le visage. Nope, toujours pareil ! Et merde, il avait mouillé sa casquette en plus, quel con.
Exaspéré, il saisit la visière et l'enleva pour l'essuyer. Au prix qu'elle coûtait, il n’allait pas la bousiller.
Son reflet réapparut aussitôt dans le miroir.
Il renfila la casquette. Bam. Flou ! Un gloussement nerveux lui échappa. Il dormait encore ou quoi ? Non, ça semblait trop réel.
— Ah bah quand même ! s'écria le mec aperçu derrière la porte. Qu'est-ce qui te prend à la fin, tu es blanche comme un linge.
Shit ! Pas le temps d'expérimenter plus, Siméon devait se tirer de la. A moins d'être prêt à risquer de se péter les jambes dans un saut du troisième, il n'y avait qu'une seule issue : la porte d'entrée ! Ça ne lui faisait pas peur, courir et être poursuivi, il avait déjà fait ça une paire de fois. Il fallait juste que sa voisine et son amant ne repèrent son visage, car il n'était pas sûr que ce que lui avait fait la casquette fonctionnait encore.
Il attrapa une serviette et l'enroula autour de son visage façon taliban du pauvre. Ça ferait l'affaire. Aussi discrètement et rapidement que possible, il bondit hors de la salle de bain. Mme Duchesne et son mec poussèrent un cri à l'unisson. Siméon ne leur laisse pas le temps de reprendre leurs esprits, il les repoussa d'un coup d'épaule, ouvrit la porte, et courut comme un dératé dans les escaliers, aussi vite et loin que possible.
— OK, et donc une fois que tu t'es rendu compte que ta casquette avait un pouvoir tu as fait quoi ? demanda le brun qui jouait à faire tourner sa précieuse casquette autour de son doigt, l'air rêveur.
— Une fois certain d'avoir le champ libre, je suis rentré chez moi pour expérimenter.
— Une fois certain d'avoir le champ libre, je suis rentré chez moi pour expérimenter.
A force de tâtonnements, Siméon comprit que le pouvoir de sa casquette résidait dans l'orientation de la visière. Tournée à peu près à 45°, comme il en avait l'habitude, son reflet devenait flou. Mise sur le côté gauche, une masse sombre, comme un nuage couvant un orage, remplaçait la bouillie grise.
Mais ce furent les autres orientations qui firent toute la lumière sur ce qu'il avait entre les mains. Placé à un tout autre angle, son reflet devenait celui d'autres personnes. Mais pas n'importe lesquels. Parfois, il s'agissait de sa mère, d'autres de son pote Frankie, d'autres fois encore l'amant de Mme Duchesne, voire Mme Duchesne elle-même. Toutes tirées de son imagination ou ses souvenirs.
Siméon se rendit alors compte que s'il se concentrait et pensait à une personne, son reflet devenait cette personne. Mieux encore, il pouvait « sauvegarder » un certain nombre d'identités, il lui suffisait d'orienter sa visière selon un angle précis, imaginer une apparence, fermer les yeux, et voilà. Pour l'utiliser, il n'avait plus alors qu'à placer son couvre-chef dans la bonne position.
— Intéressant, commenta le brun sans cesser d'examiner sa précieuse possession. Mais les reflets chelous du coup, t'as pigé ce que c'était ?
Siméon hésita un instant à lui dévoiler l'entièreté des capacités de la casquette, avant de se raviser. Au point où il en était, autant s'épargner des tartes.
— C'est assez simple, dit-il. Le flou gris fait voir aux gens la personne qu'ils s'attendent à voir, qu'ils veulent voir.
— Et la masse sombre ? demanda la blonde.
— L'inverse. J'en ai terrifié une paire avec ça.
— Je me demande un truc, dit le brun, l'air particulièrement ravi. Est-ce que ça te change physiquement ou c'est juste une histoire de perception ? Par exemple, est ce que si tu prends l'apparence d'un mec avec une grosse bite, toi aussi tu...
— Bordel Jordan ! s'exclama la blonde.
— Oh ça va, c'est pour l'enquête.
— Non, dit Siméon. Juste la perception.
— Dommage. Enfin, j'imagine que ça ne t'a pas empêché de bien en profiter. Si je calcule bien, tu as eu quoi ? Trois mois pour jouer avec avant qu'on ne te repère. Tu as fait quoi pendant ce temps là ?
— Et la masse sombre ? demanda la blonde.
— L'inverse. J'en ai terrifié une paire avec ça.
— Je me demande un truc, dit le brun, l'air particulièrement ravi. Est-ce que ça te change physiquement ou c'est juste une histoire de perception ? Par exemple, est ce que si tu prends l'apparence d'un mec avec une grosse bite, toi aussi tu...
— Bordel Jordan ! s'exclama la blonde.
— Oh ça va, c'est pour l'enquête.
— Non, dit Siméon. Juste la perception.
— Dommage. Enfin, j'imagine que ça ne t'a pas empêché de bien en profiter. Si je calcule bien, tu as eu quoi ? Trois mois pour jouer avec avant qu'on ne te repère. Tu as fait quoi pendant ce temps là ?
Ça, pour en profiter, Siméon en avait profité.
Au début, il envisagea de prendre l'apparence d'une star de cinéma, voire d'un producteur de films, histoire de pécho des actrices. Après tout, quitte à se taper qui il voulait, autant taper dans du lourd. Mais il avait vite compris que ce petit jeu risquait de bien trop l'exposer. Il ne tenait pas à ce que son pouvoir devienne public ou n'attire l'attention de personnes mal intentionnées, quelle ironie...
Il s'était alors rabattu sur une option presque aussi bonne. Il repérait les femmes mariées qui lui plaisaient et, aidé par le pouvoir du reflet flou, se faisait passer pour leur mari, voire leurs amants, pour coucher avec à volonté. Il était même retourné rendre visite à Mme Duchesne plusieurs fois sous l'apparence de son amant, parfois de son mari. Il trouvait amusant de voir l'enthousiasme sexuel de sa bonasse de voisine changer du tout au tout. Elle passait d'une affamée de cul qui n'hésitait pas une seconde à pratiquer des gorges profondes avec l'un, avant de tomber dans un missionnaire fait par-dessous la jambe avec l'autre, cela lui donnait l'impression d'être devenu le spectateur omniscient, et privilégié, des déboires d'un mariage foireux.
— Je comprends mieux pourquoi on a mis du temps à te repérer, dit le brun. T'as eu la bonne idée de rester low-key.
— Et le pouvoir de son artefact en fait un parfait caméléon, ajouta la blonde. On a eu beaucoup de chance finalement.
— Comment vous avez fait pour me repérer du coup ? demande Siméon, intrigué.
— La fausse alerte terroriste, il y a deux jours, ça te rappelle quelque chose ?
— Et le pouvoir de son artefact en fait un parfait caméléon, ajouta la blonde. On a eu beaucoup de chance finalement.
— Comment vous avez fait pour me repérer du coup ? demande Siméon, intrigué.
— La fausse alerte terroriste, il y a deux jours, ça te rappelle quelque chose ?
Merde, oui. Une erreur vraiment stupide. Dans le métro, Siméon avait fait la bêtise de garder sa casquette sur la tête alors qu'il s'était promis de ne la porter que pour pécho, histoire de limiter les risques. Évidemment, dans la rame bondée, il avait percuté l'épaule de quelqu'un, ce qui avait fait tourner sa visière...
Côté peur !
A cause de la psychose des attentats, un certain nombre de passagers l'avaient pris pour un terroriste harnaché d'une veste de bombes. Cet incident pitoyable s'était achevé avec deux yeux au beurre noir, au poste, en garde à vue pendant 24h. Les flics l'avaient laissé se barrer, complètement perdus par les témoignages confus et contradictoires. Le genre d'aberration à même d'attirer l'intérêt d'inspecteurs du paranormal, ou dieu savait ce qu'étaient ses deux kidnappeurs.
Oh putain de merde !
Mais oui ! C'est de là qu'ils les avaient vus, le brun et la blonde ! Voilà pourquoi ils lui rappelaient quelque chose !
Pendant son séjour chez les keufs, il avait vu son reflet changer dans la vitre sans teint de la salle d'interrogatoire. Pourtant, il n'avait pas touché sa visière, et il ne s'était pas concentré pour changer d'apparence. Il avait pris tour à tour la forme de son tortionnaire brun, puis de la blonde, et un sentiment diffus de danger imminent l'avait envahi.
Sa casquette avait tenté de le prévenir, et il n'avait rien pigé...
— Ma collègue et moi, on apprécie ta franchise, dit le brun. Vraiment. On a une dernière question, et après ça, on te ramène chez toi.
— Et ma casquette, je pourrais la récupérer ? tenta Siméon qui connaissait d'avance la réponse.
— Vu ce que tu as fait avec, intervient la blonde. Et vu le nombre de femmes que tu as abusées, certainement pas ! Estime-toi déjà heureux de ne pas avoir à payer plus cher pour l'utilisation irréfléchie de ton artefact.
— Mais j'ai abusé personne ! s'insurgea Siméon. Si elles ne savent rien, ça peut pas leur nuire !
— Je ne vais pas me lancer dans une leçon de consentement avec toi, grinça la blonde. Réponds juste à ma question. As-tu la moindre idée de l'origine du pouvoir dont tu as hérité ? Est-ce que tu te souviens d'un évènement étrange ? De quoi que ce soit ? Réfléchis bien, parce que c'est probablement la question la plus importante de tout cet entretien.
— Et ma casquette, je pourrais la récupérer ? tenta Siméon qui connaissait d'avance la réponse.
— Vu ce que tu as fait avec, intervient la blonde. Et vu le nombre de femmes que tu as abusées, certainement pas ! Estime-toi déjà heureux de ne pas avoir à payer plus cher pour l'utilisation irréfléchie de ton artefact.
— Mais j'ai abusé personne ! s'insurgea Siméon. Si elles ne savent rien, ça peut pas leur nuire !
— Je ne vais pas me lancer dans une leçon de consentement avec toi, grinça la blonde. Réponds juste à ma question. As-tu la moindre idée de l'origine du pouvoir dont tu as hérité ? Est-ce que tu te souviens d'un évènement étrange ? De quoi que ce soit ? Réfléchis bien, parce que c'est probablement la question la plus importante de tout cet entretien.
Siméon n'eut pas à réfléchir bien longtemps. Il se l'était déjà demandé, mais la conclusion s'avérait des plus décevantes.
— C'est probablement idiot, dit-il. Mais je crois bien que c'est lié à un clodo dans le métro. Il n'y a que lui qui y a touché à ma casquette, à part moi, avant que je ne découvre ses pouvoirs. Mais c'est dur d'être certain. J'étais bourré ce soir-là. Je crois même que je lui ai filé ma veste, mais je l'ai peut-être juste oubliée dans un bar.
— Quelle station ? demanda la blonde, l'air plus intéressée qu'elle ne l'avait jamais été de tout l'interrogatoire.
— Sortie rue Amarante, dans le 10e, je crois. Il squatte en bas des escaliers.
— Et bah voilà ! s'exclama le brun. Tu vois que c'était pas si difficile. Merci pour ça. (Il agita la casquette sous le nez de Siméon.) Ça sera bien mieux que cette daube.
— Quelle station ? demanda la blonde, l'air plus intéressée qu'elle ne l'avait jamais été de tout l'interrogatoire.
— Sortie rue Amarante, dans le 10e, je crois. Il squatte en bas des escaliers.
— Et bah voilà ! s'exclama le brun. Tu vois que c'était pas si difficile. Merci pour ça. (Il agita la casquette sous le nez de Siméon.) Ça sera bien mieux que cette daube.
Le brun fit tourner une pièce de deux centimes entre son pouce et son index.
— Ne sois pas trop présomptueux, dit la blonde. Il faudra en discuter avec la patronne d'abord. Et arrête de jouer avec sa pièce, elle ne te le pardonnera jamais si tu lui perds.
— Bonjour la confiance, dit le brun avant de reporter son attention sur Siméon. Bon, Capitaine Casquette, on dirait qu'il est grand temps de faire nos adieux.
— Bonjour la confiance, dit le brun avant de reporter son attention sur Siméon. Bon, Capitaine Casquette, on dirait qu'il est grand temps de faire nos adieux.
Les adieux ? Comment ça les adieux ? Quel con ! Il avait fait la connerie de croire qu'ils le relâcheraient s'il leur laissait son précieux « fournisseur de bonheur ». Mais les promesses n'ont de valeur que pour ceux qui y croient.
Il s'agita contre ses attaches, hurla, insulta.
En vain.
Il se réveilla dans sa chambre, la tronche en vrac d'avoir trop fait la fête la veille.
Après avoir enfilé son baggy, sa veste imitation Versace, et son inséparable casqu... Merde, où est-ce qu'il l'avait foutu ? Putain, elle avait dû glisser dans le merdier de sa chambre. Pas le temps de chercher. Il en prit une autre, orienta sa visière à 45° - sa « signature » personnelle – avant de dévaler les escaliers.
En chemin, il croisa Mme Duchesne qui le gratifia de son habituel air dédaigneux, sa belle bouche froncée en une moue écœurée. Comme toujours, elle ne lui adressa pas le moindre bonjour.
Quelle garce ! Mais bordel, qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour se la taper.
Fin du niveau bonus !
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Commentaires ()
Très cool d'avoir une suite/préquelle !
En espérant que ça présage de l'arrivée du deuxième arc.
Merci encore