Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cheat-Code — Chapitre 6 · Haut Fait : Réponses, révélations et défi !
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cheat-Code
Chapitre 6 · Haut Fait : Réponses, révélations et défi !
— C'est pour quoi ? demanda la prénommée Mélissa.
Sa longue chevelure d'un noir profond tranchait avec la blancheur de sa peau. Elle me fixait, une petite moue expectative vissée sur une bouche à croquer. Sans la béquille de l'Interface inexplicablement muette, ma timidité refaisait des siennes. Pour ne rien arranger, je me rendis compte que je n'avais aucune idée de comment aborder les questions qui se bousculaient dans ma tête. Je ne pouvais décemment pas lui dire que...
— J'ai des lunettes, éructai-je.
Je m'arrêtai de justesse avant d'ajouter « du cul ». Champion de la rhétorique !
Un sourire illumina son visage. Le fard sombre de ses lèvres en accentuait l'éclat, ce qui, vu l'ambiance mystérieuse qu'elle cherchait à évoquer avec son maquillage, semblait quelque peu paradoxal.
— Et moi j'ai deux yeux et deux mains, dit-elle. Tu n'es pas seul capable de balancer des évidences à des inconnus.
Cette réplique suffit à me faire tomber sous son charme. Elle aurait pu se moquer méchamment, voire m'ignorer comme une distraction ennuyeuse, mais elle avait choisi une plaisanterie presque complice. Mon malaise grandissant s'apaisa quelque peu. Certes, comme le couple du métro, elle n'avait pas de cœur au sommet de sa tête, mais elle ne me laissait pas de sale impression au creux du bide. Du moins, rien de plus flippant qu'une montée de mon excitation.
— Désolé. Je suis un peu nerveux, dis-je... Est-ce que je pourrais te parler en privé quelques instants ? C'est à propos. (J'hésitai, mais après tout, je ne pouvais pas faire plus incongru que mon introduction.) C'est à propos du clochard qui traîne parfois dans la bouche de métro en bas de la rue.
Une lueur dans son regard chassa son air jovial, mais elle disparut aussi vite qu'elle était venue, et c'est d'une voix chantante qu’elle répondit :
— Bien sûr. (Elle désigna une table vide un peu en retrait du bar.) On peut se mettre là si tu veux.
Alors qu'elle m'ouvrait la voie, je notais qu'elle agrippait fermement une petite sacoche en bandoulière. À croire que j'avais des airs de pickpocket. Cela dit, après mon chapardage du téléphone d'Amélie, elle ne se plantait pas tout à fait. Je profitai qu'elle me tourne le dos pour tenter un « Lecture de pensée. », des fois qu'elle ne fasse bugger que le mode séduction.
Cinq secondes d'un sifflement aigu me déchirèrent les oreilles, et c'est avec une grimace de constipé que je m'installai en face de la mystérieuse Mélissa.
— Alors, qu'est-ce qui lui arrive à ce cher Henri ? demanda-t-elle.
— Henri ?
— Oui, Henri. Le clochard. Je pensais que tu le connaissais.
— Ah, non, et c'est justement le problème. Ma question va peut-être te sembler étrange, mais est-ce que tu as remarqué quelque chose de bizarre à son propos ?
— Henri ?
— Oui, Henri. Le clochard. Je pensais que tu le connaissais.
— Ah, non, et c'est justement le problème. Ma question va peut-être te sembler étrange, mais est-ce que tu as remarqué quelque chose de bizarre à son propos ?
Elle plissa un instant les yeux, la bouche pincée.
— Oh, s'exclama-t-elle en tapant du plat des mains sur la table, me faisant sursauter. J'en oublie mes manières. Tu veux boire quelque chose ? C'est moi qui régale. (Elle se pencha par-dessus la table et mes réflexes d'obsédés firent glisser mon regard dans son décolleté. Je distinguais la naissance d'une petite poitrine d'une blancheur immaculée bordée d'un liseré de dentelle tout aussi noir que son maquillage. Je déglutis et retrouvais son regard.) Les boissons hein, pas ça.
À ces mots, elle pressa ses paumes contre ses seins à travers le tissu, les poussant l'un contre l'autre. Son sourire de tentatrice faillit m'achever. Elle était aussi franche que j'étais discret. Je rougis violemment.
— Je fais des cocktails dont tu me diras des nouvelles, dit-elle, l'air particulièrement satisfait de son effet.
— Oui... je... je veux bien. Un mojito.
— Oui... je... je veux bien. Un mojito.
J'avais sorti le seul nom de cocktail que je connaissais histoire de ne pas passer pour un gros ignare. Pourtant, je détestai la menthe, et encore plus le whisky. Ou le champagne. Enfin, le truc qui va dans la recette de cette chose quoi. Bref, je suis très inculte de l'alcool OK ?
— Hum, c'est beaucoup trop classique pour une snob dans mon genre. Je risque pas de t'impressionner avec. Du coup, est-ce que tu es joueur ? (Je m'apprêtai à balbutier que oui, mais de jeux vidéo, pas de casino. Pas assez vite.) Oui, tu as l'air joueur. Alors qu'est-ce que tu dirais de me laisser choisir ?
N'ayant pas le courage de la contredire, j'acquiesçai bêtement. La conversation avait sévèrement déraillé sans que je comprenne bien pourquoi. Plus vite elle finirait sa boisson, plus vite elle pourrait répondre à mes questions sur l'Interface... et plus vite je pourrai retourner à ma montagne de problèmes.
Je soupirai. Finalement, c'était peut-être pas si mal de perdre du temps.
Elle se leva et je n'osai pas lui reluquer le postérieur de peur d'aggraver encore plus l'impression de pervers qu'elle devait avoir de moi. Ce n'était pas l'envie qui manquait, surtout vu le jean slim qu'elle portait et dont je n'avais fait qu'apercevoir les merveilles qu'il réalisait sur sa silhouette.
Arrivée derrière le bar, elle farfouilla un instant avant de sortir un shaker qu'elle posa ouvert sur le comptoir. Une main dessus, elle balaya du regard le mur chargé de divers alcools, liqueurs et sirops avant d'en choisir quatre et d'en verser dans le demi-godet renversé. Lorsqu'elle secoua le shaker, je déglutis à l'aperçu des secousses que cela imprimait à sa poitrine. Son fin tee-shirt ne cachait vraiment pas grand-chose.
C'est donc une fois de plus très rougissant qu'elle me retrouva - elle allait finir par croire que j'avais chopé un sale coup de soleil - sa mixture dans une main, un verre dans l'autre. Elle y versa son cocktail d'un mouvement souple du poignet et le fit glisser vers moi. J'observai le liquide bleu azur aux fortes odeurs de sucre et d'alcool mêlés en tâchant de ne pas avoir la même expression que si je matais un rat crevé, ça aurait été vexant.
J'hésitai à le boire.
Il parait qu'il ne faut pas accepter les verres d'inconnus, mais est-ce que ça compte aussi pour les jolies barmaids ? Surtout que je l'avais vue faire son mélange, et je doutai qu’elle tenterait de m'empoisonner au beau milieu des clients de son bar. Je manquai de lâcher un rire jaune. Ma journée était devenue tellement tordue que j'en venais à imaginer des tentatives d'assassinat. N'importe quoi.
— Alors ? demanda Mélissa, son agréable sourire toujours plaqué sur ses lèvres.
Oh et puis zut. Je ne voulais pas la décevoir. J'avalais une grosse gorgée. Elle me regarda déglutir, ses yeux harponnés dans les miens.
Je manquais de tout lui recracher au visage.
Qu'est-ce que c'était que cette atrocité ? J'aurai pris plus de plaisir en buvant du liquide vaisselle coupé au vomi. Pour ne rien arranger, l'alcool très fort que contenait cette chose me brûla l'œsophage.
— Tu aimes ? demanda-t-elle. Recette maison, une de mes plus grandes réussites.
La vache ! Ses échecs devaient pouvoir dégraisser un moteur.
— C'est... pas mal, croassai-je, le cœur au bord des lèvres.
J'avais mis toute mon âme dans ce nouveau mensonge de l'apocalypse – je commençai à les collectionner ceux-là –, mais Mélissa dut remarquer ma grimace puisque son expression changea du tout au tout. Fini l'éclat complice dans son regard, ses lèvres se pincèrent en une fine ligne et ses yeux se firent inquisiteurs, presque transperçants. Mes talents de plombage d'ambiance fonctionnaient donc toujours à merveille.
— C'est quoi le tien ? demanda-t-elle en me balayant des yeux de haut en bas.
— Le mien ?
— Le mien ?
J'observai la jolie goth en ayant l'air plus ignorant qu'un créationniste.
— Ton artefact, répondit-elle comme s'il s'agissait d'une évidence.
Est-ce qu'elle parlait de l'Interface ?
— Je ne vois pas de quoi tu parles, dis-je avec un air ahuri des plus réussis, aidé en cela par l'horrible goût qui refusait de quitter ma bouche.
Mélissa soupira.
— Écoute, j'apprécie que tu te méfies, crois-moi, tu en auras besoin, mais on va jouer cartes sur table. (Son ton très sérieux me fit frissonner instinctivement.) Ce que tu viens de boire, disons simplement que cela rend normalement le commun des mortels incapable de me mentir. Et vu ce que ça contient, soit tu as les papilles gustatives pourries, soit tu n'as pas été très honnête.
Le fait que ce que Mélissa venait de dire me parut tout à fait crédible témoignait de l'étrangeté dans laquelle j'étais plongé tête la première depuis ce matin.
— Tu veux dire que...
— Que les possesseurs d'Artefacts ne peuvent pas affecter d'autres possesseurs d'Artefacts, oui. Donc inutile de continuer à jouer les imbéciles.
— Que les possesseurs d'Artefacts ne peuvent pas affecter d'autres possesseurs d'Artefacts, oui. Donc inutile de continuer à jouer les imbéciles.
Je n'avais pas du tout eu l'intention de lui dire ça, mais je ne le lui fis pas remarquer, flatté qu'elle me croie plus perspicace que je ne l'étais réellement. Je me remémorai aussitôt le couple bien sapé. Eux aussi devaient posséder ces soi-disant Artefacts, cela expliquait l'absence de cœur, ils étaient immunisés aux effets du mien.
— J'ai bien un Artefact, enfin, je ne l'appelle pas comme ça, mais je suppose que c'est la même chose. (Je repensai à la séquence d'évènements qui venait de se dérouler et l'évidence me sauta à la face.) Le tien, c'est le shaker ?
À cette mention, elle plaqua fermement sa main contre la sacoche à son flanc.
— En effet, et le tien, j'imagine que c'est le téléphone auquel tu t'accroches comme à une bouée de sauvetage depuis tout à l'heure.
Elle désignait le smartphone d'Amélie que je n'avais pas lâché de toute notre conversation. Je m'arrêtai à deux doigts de répondre « ah non, pas du tout » et me contentai d'acquiescer. L'ambiance quelque peu sinistre que prenait la conversation m'incitait à garder des atouts dans ma manche.
— Je vois, dit Mélissa. Ça t'embête si j'y jette un œil ?
— Je ne préfère pas. Je... désolé.
— Je ne préfère pas. Je... désolé.
La jolie goth plissa les yeux et sourit à nouveau.
— C'est le bon réflexe, dit-elle. Tu ne dois jamais t'en séparer, sans ça, les autres Artefacts t'affecteront de nouveau. C'est ta meilleure défense, mais aussi ta meilleure arme. Il te permet de faire quoi d'ailleurs ?
Je levai le téléphone d'Amandine.
— Oh, il prend des photos, il peut aller sur Internet. (Je m'arrêtais en cours de vanne pourrie, séché dans mon élan par son regard noir.) Il me permet de séduire qui je veux, lâchai-je tout à trac.
Du moins, à peu près. Amandine semblait en avoir été immunisée en partie au mode séduction, mais je ne savais pas vraiment pourquoi. De toute façon, je ne souhaitai pas mentionner mes faiblesses à Mélissa. Celle-ci lâcha un rire doux comme un pépiement d'oiseau.
— Je vois, amusant. J'imagine que c'est vrai ce qu'on dit alors, le pouvoir des Artefacts s'éveille pour répondre aux plus profonds désirs de ceux qui en héritent.
Je n'en étais pas certain, mais j'avais la furieuse impression de m'être fait traiter de pervers.
— Et le tien, il a le pouvoir de donner la gerbe ? demandai-je un peu vexé.
— Entre autres. Il me permet surtout de concevoir des élixirs, et des philtres de toute sorte. Je suis loin d'en avoir encore exploré tout le potentiel, mais je peux déjà réaliser des potions de vérité, des potions d'amour.
— Entre autres. Il me permet surtout de concevoir des élixirs, et des philtres de toute sorte. Je suis loin d'en avoir encore exploré tout le potentiel, mais je peux déjà réaliser des potions de vérité, des potions d'amour.
Elle avait susurré ces derniers mots et je frissonnais de plaisir, bien malgré moi. Son Artefact collait vraiment bien à ses petits airs de sorcière. À croire qu'en plus des désirs secrets, ces objets magiques prenaient une forme adaptée au goût de ceux qui en héritaient.
Heureusement qu'elle ne pouvait pas m'affecter. La simple sensualité de sa présence était déjà bien assez à gérer.
— Je pensais être le seul, dis-je, réalisant enfin pleinement cette vérité tout à la fois rassurante et flippante. Tu en connais d'autres ? Des possesseurs d'artefacts ?
Mélissa me toisa un long instant. J'eus la désagréable impression de passer un examen dont je ne connaissais pas les critères.
— Ce n'est rien contre toi, mais tu n'as vraiment aucune idée de ce dans quoi tu as mis les pieds.
— C'est bien pour ça que je cherche des renseignements, dis-je en montant presque le ton, exaspéré par ces mystères inutiles.
— Des renseignements que je ne peux pas donner au premier venu qui franchit les portes de mon bar. Si je t'explique tout, ce n'est pas pour que tu t'impliques à moitié, et puis, pour autant que je le sache, ton Artefact est un Artefact à faible potentiel, sans intérêt, et toute cette conversation n'est qu'une perte de temps pour moi comme pour toi.
— Mais de quoi est-ce que tu parles ? Je veux juste savoir comment fonctionne ce machin, pourquoi je l'ai reçu, et qu'est-ce que c'était que cette foutue transmission.
— Une transmission ? demanda-t-elle, son intérêt soudain piqué.
— Oui... je ne sais pas... une sorte de vision. Écoute, si tu ne veux pas m'aider, je ne vois pas pourquoi je perdrais mon temps à t'en dire plus sur moi que tu m'en dis sur toi.
— C'est bien pour ça que je cherche des renseignements, dis-je en montant presque le ton, exaspéré par ces mystères inutiles.
— Des renseignements que je ne peux pas donner au premier venu qui franchit les portes de mon bar. Si je t'explique tout, ce n'est pas pour que tu t'impliques à moitié, et puis, pour autant que je le sache, ton Artefact est un Artefact à faible potentiel, sans intérêt, et toute cette conversation n'est qu'une perte de temps pour moi comme pour toi.
— Mais de quoi est-ce que tu parles ? Je veux juste savoir comment fonctionne ce machin, pourquoi je l'ai reçu, et qu'est-ce que c'était que cette foutue transmission.
— Une transmission ? demanda-t-elle, son intérêt soudain piqué.
— Oui... je ne sais pas... une sorte de vision. Écoute, si tu ne veux pas m'aider, je ne vois pas pourquoi je perdrais mon temps à t'en dire plus sur moi que tu m'en dis sur toi.
Je me levais avec la raideur du type qui se découvre un balai dans les fesses. Je m'étais mis dans une merde noire avec Amandine pour trouver des informations, et tout ça pour me viander à deux mètres du bol de sangria. Certes, j'avais ramassé quelques bribes de renseignements, notamment sur le fait que je n'étais pas le seul à posséder un objet magique, et que chacun de ces « Artefacts » possédait des pouvoirs et des formes différentes. Mais ça me faisait une belle jambe pour régler mes problèmes, et pour donner un sens à cette foutue transmission.
Mélissa saisit ma main dans les siennes. Ce toucher me fit frémir, ça et le fait qu'elle s'était une nouvelle fois stratégiquement penchée en avant, et je ne ratais rien de ce qui se dissimulait sous son tee-shirt. Bon dieu, que cette petite poitrine délicate était appétissante. Je me fustigeais intérieurement. Pourquoi n'y avait-il que mon cerveau du bas qui fonctionnait à plein régime en ce moment ? En plus, je tombais en plein dans le jeu pourtant évident de la jolie goth.
— Attends, murmura-t-elle. Tout ce que je veux c'est tester la puissance de ton Artefact. S'il a un bon potentiel, je te promets de te dire tout ce que je sais, et même de t'aider directement.
Je restai debout et osai à peine bouger, de peur de perdre l'agréable contact de ses paumes sur ma peau.
— Je n'ai pas le temps pour tes petits jeux, dis-je, pas quand la vie de quelqu'un pèse dans la balance.
Enfin, je croyais. Je n'avais toujours aucune certitude sur ce que m'avait montré l'Interface, mais quitte à me planter, je préférerais partir du principe qu'il s'agissait d'un appel à l'aide.
— Tu parles de ce que tu as appelé transmission, j'imagine.
— Oui, avouais-je.
— Raison de plus pour tester ce dont ton Artefact est capable. Crois-moi, tu ne peux pas te lancer là dedans tout seul, et certainement pas avec un pouvoir au rabais. Allons, assieds-toi, je sais bien que la vue est sympa, mais il vaut mieux que tu évites de te faire trop remarquer.
— Oui, avouais-je.
— Raison de plus pour tester ce dont ton Artefact est capable. Crois-moi, tu ne peux pas te lancer là dedans tout seul, et certainement pas avec un pouvoir au rabais. Allons, assieds-toi, je sais bien que la vue est sympa, mais il vaut mieux que tu évites de te faire trop remarquer.
J'obtempérai à contrecœur. Toute cette histoire prenait une ampleur qui me dépassait. Tout ce dont je rêvais était de rentrer chez moi pour me rouler en boule au fond de mon lit. Du moins, si Amandine ne m'y attendait pas en embuscade. Bon sang !
— Donc, reprit-elle. Tu peux séduire n'importe qui, c'est bien ça ?
— C'est ça, répondis-je, laconique.
— Tu as séduit qui pour l'instant ?
— C'est ça, répondis-je, laconique.
— Tu as séduit qui pour l'instant ?
À voir son sourire salace, elle ne posait pas la question uniquement pour sa culture.
— L'hôtesse d'accueil à mon travail et ma patronne, dis-je non sans fierté. Et une fille dans le métro... plus ou moins.
— Elles sont bonnes ? Enfin jolies ?
— Très. (Mon égo se rengorgea violemment lorsque je pris conscience que j'étais bien loin de mentir, contrairement à toutes les fausses copines à l'étranger que je m'étais inventées pour tenter de me faire mousser auprès de mes potes quand j'étais au lycée.) Mais je ne vois pas trop l'intérêt de ces questions.
— Elles sont bonnes ? Enfin jolies ?
— Très. (Mon égo se rengorgea violemment lorsque je pris conscience que j'étais bien loin de mentir, contrairement à toutes les fausses copines à l'étranger que je m'étais inventées pour tenter de me faire mousser auprès de mes potes quand j'étais au lycée.) Mais je ne vois pas trop l'intérêt de ces questions.
Mélissa soupira.
— Si ton Artefact ne fonctionnait que sur des femmes à ta portée, tu admettras que ce ne serait pas un pouvoir très impressionnant non ? Détends-toi un peu. Je vois bien que tout ça t'angoisse, mais crois moi, je sais ce que je fais.
Son sourire m'apaisa bien plus que ses paroles auxquelles je peinais à accorder du crédit. Je hochai la tête.
— Donc, une fois que tu les as séduites, qu'est-ce qui se passe ? Tu peux leur faire faire ce que tu veux ? Elles sont obligées de t'obéir ?
— Non, ça ne fonctionne pas comme ça. J'ai l'impression que ça exacerbe leurs désirs sexuels vis-à-vis de moi, mais uniquement des désirs déjà présents. Et même ça, ça a ses limites.
— D'accord, ce n'est pas aussi puissant que je l'espérais, mais il y a du potentiel. Quelqu'un d'excité est aussi bien plus manipulable, tu es bien placé pour le savoir.
— Non, ça ne fonctionne pas comme ça. J'ai l'impression que ça exacerbe leurs désirs sexuels vis-à-vis de moi, mais uniquement des désirs déjà présents. Et même ça, ça a ses limites.
— D'accord, ce n'est pas aussi puissant que je l'espérais, mais il y a du potentiel. Quelqu'un d'excité est aussi bien plus manipulable, tu es bien placé pour le savoir.
Par provocation, elle retira une main de la mienne et la fit glisser le long du tissu de son tee-shirt, lentement. Ce mouvement dessina les contours du galbe d'un de ses seins. Pour toute réponse, je déglutis bruyamment. Vu son sourire, elle appréciait de pouvoir jouer aussi facilement avec moi.
— Je suppose, finis-je par dire. Je n'ai jamais vraiment trop essayé, à part peut-être ma patronne pour avoir des congés. Globalement, je me suis un peu laissé porté par les opportunités pour l'instant.
— Raison de plus pour tester ce que ton artefact a vraiment dans les tripes. Tu n'as qu'à m'imaginer comme un maître Yoda sexy qui va t'aider à développer ta grosse force, si tu vois ce que je veux dire.
— Raison de plus pour tester ce que ton artefact a vraiment dans les tripes. Tu n'as qu'à m'imaginer comme un maître Yoda sexy qui va t'aider à développer ta grosse force, si tu vois ce que je veux dire.
Je manquais d'éclater de rire. Cette référence incongrue touchait mon cœur de geek et crevait le ballon d'angoisse lugubre qui gonflait depuis le début de notre échange. Elle avait raison, je m'étais contenté d'être balloté par les flots jusqu'à présent. Si je voulais en apprendre plus sur l'Interface, il me fallait apprendre à ramer à contre-courant. Et ça, ramer, je savais faire, surtout avec les femmes.
— Et comment veux-tu que je fasse ça ?
— Un challenge relever tu devras ! dit-elle, les yeux pétillants et un large sourire aux lèvres.
— Lequel ? demandai-je presque trop brusquement, ma curiosité piquée. Qu'est-ce qui t'impressionnerait ? Si tu veux, je peux... (je me rendis compte que je ne m'étais encore jamais vraiment arrêté pour réfléchir mûrement à cette question, du coup, je tapais dans les évidences sans savoir si l'Interface suffirait.) Je peux draguer une top modèle ? Ou alors une star de cinéma ?
— On sait déjà que tu peux séduire des femmes qui te seraient normalement intouchables. Trop simple. (Elle réfléchit quelques secondes, ce qui chez elle se traduisait par un léger froncement du nez des plus mignons.) Je sais ! Je veux qu'à l'aide de ton Artefact, tu amènes deux femmes que je connais, et qui se détestent, à coucher ensemble.
— Un challenge relever tu devras ! dit-elle, les yeux pétillants et un large sourire aux lèvres.
— Lequel ? demandai-je presque trop brusquement, ma curiosité piquée. Qu'est-ce qui t'impressionnerait ? Si tu veux, je peux... (je me rendis compte que je ne m'étais encore jamais vraiment arrêté pour réfléchir mûrement à cette question, du coup, je tapais dans les évidences sans savoir si l'Interface suffirait.) Je peux draguer une top modèle ? Ou alors une star de cinéma ?
— On sait déjà que tu peux séduire des femmes qui te seraient normalement intouchables. Trop simple. (Elle réfléchit quelques secondes, ce qui chez elle se traduisait par un léger froncement du nez des plus mignons.) Je sais ! Je veux qu'à l'aide de ton Artefact, tu amènes deux femmes que je connais, et qui se détestent, à coucher ensemble.
Je restai bouche bée un court instant face à cette idée de défi franchement tordu, et pourtant irrésistiblement perverse. L'excitation se mêlait à l'appréhension dans ma cervelle. J'avais déjà suffisamment galéré pour mes parties « solo », alors me lancer dans du multijoueurs ? Et puis, son challenge ressemblait plus à une lubie pour me faire perdre mon temps au lieu de répondre à mes questions ! Malgré tout, je sentis l'ardente chaleur de désirs enfouis remonter à la surface. Ils n'avaient pas beaucoup de brasses à faire pour y parvenir dernièrement.
En bref, que je l'assume ou non, sa proposition m'alléchait.
— Je veux bien, mais...
— T'inquiète, elles sont toutes les deux très jolies, parce que je suis une mentore très sympathique.
— T'inquiète, elles sont toutes les deux très jolies, parce que je suis une mentore très sympathique.
Je n'allai pas demander ça du tout, mais pour la seconde fois, je me gardai de le lui faire remarquer que ses capacités à lire mon esprit laissaient à désirer. Je me contentai d'ajouter cette info dans la case « + » de mon tableur mental intitulé « Devrais-je entrer dans son petit jeu, ou est-ce que je ferais mieux de lâcher l'affaire et tenter de trouver des infos ailleurs ? »
Je crois qu'au final, ce fut la gorgée d'alcool à déboucher les toilettes que Mélissa m'avait fait avaler qui me donna le courage – et surtout le manque de jugeote – pour me lancer.
Après tout, quitte à pousser les limites de l'Interface, autant que ce soit plaisant. Si en plus, derrière, elle éclairait un peu ma lanterne quant à la situation de la personne dont j'avais reçu la transmission, c'était gagnant gagnant.
— OK... pourquoi pas ? dis-je avec une nonchalance feinte masquant mon enthousiasme réel.
— Dans ce cas, dit Mélissa en donnant un coup de tête en direction de l'entrée du bar. La première moitié de ton challenge est déjà là.
— Dans ce cas, dit Mélissa en donnant un coup de tête en direction de l'entrée du bar. La première moitié de ton challenge est déjà là.
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Commentaires ()
@cmfanfan : Pour la rapidité de publication, les choses vont se tasser un pas, j'avais de l'avance, mais cette avance est en train d'être rattrapé. Mon rythme normal est plus d'un chapitre par semaine en général. Pour ce qui est de la "fin", cet arc la a une conclusion, mais je n'ai pour l'instant pas l'intention de m'arrêter à un seul arc narratif.
@coqbrig & TahitiBite : Merci !!
En plus, il n'y a aucune baisse de qualité au niveau écriture ce qui est encore plus exceptionnel !
J'espère que ça continuera... et surtout qu'il y aura une fin un jour... car trop nombreuses sont les histoires qui commencencent et ne finissent pas...
Ou alors j active la fonction lecture de pensées...
Avez vous connu une Mélinda ?
Oh et chouette référence à The Lost Room @Zekka, je croyais être le seul à connaître cette série !
Ah, donc l'Artefact de notre héros a été créé selon sa personnalité ? Donc le clodo Henri est le Forgeron d'Artefact ? x)
Après, je viens de réagir, mais sont-ce bien ses lunettes qu'il a sur le nez ? Parce que j'ai relu le premier chapitre, et elles devraient avoir été brisées, pas juste avec un verre félé, et pourtant, elles semblaient lui aller comme un gant. D'où une nouvelle question: un Artefact est-il véritablement tangible ou change-t-il d'apparence (en plus de pouvoirs) selon le nouveau propriétaire ?
Arf, toujours tant de questions owo