Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Haut bonheur — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Haut bonheur
Chapitre 1
Son regard se fixa sur moi et silence un instant les machines et les corps qui dansaient. Elle ondulait sensuellement, des index aux paumes de la main, du bassin à ses cuisses et chevilles. Toujours accrochée à mes yeux, elle lâcha bouche ouverte un soupir qui mimait le plaisir. Elle vit mon trouble, rit, et se retourna pour danser à nouveau avec la foule. Les nuques, les épaules, les joues, les lèvres, femmes, et hommes aiguisaient mon désir. Les basses et les cuivres me prenaient le ventre et remontaient à la gorge. Audacieux, je me rapprochai de la belle et m'offris à sa vue. Les musiciens accélérèrent le tempo. Elle m'aperçut et glissa ses mains derrière mon dos. Nous dansions ensemble maintenant. Son parfum mélangeait douceur et force. Sa peau nette était l'incarnation de la vie, du printemps qui passe à l'été et des folles nuits de juin. Je ne résistai pas plus longtemps et plaquai mon bassin contre le sien, posant mes doigts sur le haut de ses fesses.
Le tissu de sa robe aux jolies fleurs vertes sur fond jaune laissait passer la moiteur de son corps. Que je désirais cette femme ! Autour de nous dansaient une centaine de personnes. Certaines avaient le torse ou les seins nus. Elles étaient belles. Elles étaient parfaites à cet instant. En leur compagnie, je me sentais autorisé à commettre toutes les folies. Alors j'embrassai ma partenaire tout en quittant le tissu de sa robe pour m'aventurer sur la peau de ses cuisses. Je ne saurais décrire à quel point, à cet endroit, sa peau était douce et brûlante. Son contact me fit l'effet d'une décharge qui fut vite amplifiée par sa langue qu'elle offrit à ma bouche. J'avais les yeux fermés. Je jouissais pleinement du moment. J'aurais pu faire l'amour sur place avec cette femme. Mes mains étaient remontées jusqu'au galbe de ses fesses, qu'elle tendait d'ailleurs pour en accentuer le contact. Plus aucune pudeur ne nous arrêtait.
Mon sexe chercha avec toute sa vigueur à se coller contre le corps de ma partenaire. Je la sentis aussitôt se frotter contre mon membre. Je rouvris les yeux. Elle haletait tandis que nous attirions les regards de quelques gars et filles dansant autour de nous. Une jolie brune, bras nus, débardeur vert, seins libres, me sourit. Je fis mine de lui envoyer un baiser. Rieuse, elle se mordit le coin de la lèvre, et me salua. Elle partait à la quête d'un ou d'une amie pour la nuit. La musique s'arrêta. Le public se mit à applaudir avec frénésie. Ma fulgurante compagne de son côté esquissa un léger et gracieux mouvement de recul et me demanda suppliante :
— Tu viens chez moi ?
Pour la première fois, j'entendis sa voix, une voix qui enveloppait mille promesses, qui était porteuse d'un monde tout entier de joies et de plaisirs. Je lâchai alors ses fesses, que j'agrippais -animal- et je pris la main qu'elle me tendait. Hâtifs, nous traversâmes la foule. La musique avait repris. Très vite, nous quittions le hangar. Les sons des instruments, cuivre, basse, ou batterie, n'étaient plus qu'étouffés et le mouvement du vent, des arbres, de la nuit venait leur faire concurrence. Il faisait frais maintenant. Il faisait bon. Nous étions à nouveau collés l'un à l'autre. Nous marchions, je me laissais guider par ma prêtresse et - je ne sais - par quelle nouvelle magie, très vite, trop vite peut-être tant ce moment était beau, nous arrivâmes à sa demeure.
Elle sortit une clé d'un petit sac en cuir et ouvrit une porte qui donnait sur une vaste pièce. Cuisine, chambre, salon. Là était son domaine. Sur les murs, de nombreuses toiles de peinture, ici des paysannes qui dansent, là un arlequin de Picasso, donnaient un aspect fougueux à la pièce, que venaient tempérer de jolies plantes vertes et une simple, mais néanmoins imposante bibliothèque blanche. Au fond reposait un large lit aux coussins et à la couette couleur d'or.
Mon hôte m'invita à retirer mes chaussures et me tendit un verre d'eau ainsi qu'une petite coupelle contenant quelques dattes pour nous restaurer. Nous mangeâmes, puis elle allait sur son lit, à genoux, dos droit, nuque fière, et me fit signe de la rejoindre. Je me contins pour ne pas bondir jusqu'à elle, et j'imitai sa position. Aussitôt, le silence vint envelopper la pièce. Seules nos respirations, qui allaient en s'amplifiant, l'une imitant l'autre et inversement, laissaient deviner que deux êtres se tenaient là, prêts à faire l'amour. Combien de temps allions-nous résister ? Je ne voulais pas être le premier à briser la tension. Depuis notre premier contact dans le hangar, mon sexe était en érection et espérait une rencontre, main, bouche, lèvres, qui viendraient, non pas le délivrer, mais plutôt attiser le désir qui l'animait. Nous étions là, captifs du regard de l'autre, quand tout à coup, la maîtresse des lieux ôta sa robe lentement, mais avec aisance.
Elle découvrit d'abord ses cuisses, ses fesses puis elle libéra ventre, seins, et nuque. Elle ne portait plus qu'une simple culotte blanche qui laissait apparaître la marque humide de ses attentes. Qu'elle était belle ! J'aurais voulu tout de suite coller mes mains sur son corps, pétrir ses fesses pleines, empoigner ses seins menus aux tétons généreux mi-rose mi-brun, caresser son ventre subtilement embroché, mais je devais d'abord à mon tour offrir à la femme que je désire la vue de mon corps nu. Hélas, je m'exécutai avec moins de grâce que ma belle qui ne put s'empêcher de rire jusqu'au moment où me redressant, paumes des mains sur les cuisses, mon pénis, qui tendait à fond mon caleçon, la troubla. Saisissant l'occasion, je retirai mon dernier vêtement et m'exposai fièrement sur le lit. J'étais d'un naturel mince et mon sexe en érection contrastait par son volume. Quand je le plaquais contre mon ventre, il dépassait largement la hauteur de mon nombril.
Enfin, à sa base, entre deux veines, une petite tâche brune relevait sa beauté. Tout de suite, je compris que mon sexe plaisait à mon hôte tant son regard était gourmand. Aussi j'hésitais : devais-je rester là, inflexible à attendre sa venue, ou au contraire, fallait-il que je bondisse sur elle pour enfin goûter aux délices qui nous étaient promis ? Heureusement, devinant mon dilemme, ma bien-aimée de la nuit m'ordonna :
— Allez, viens.
Je pus dès lors m'adonner à l'impulsion primaire que je retenais depuis si longtemps. Je me collai à l'être désirée et savourai le contact. Sa peau était fraîche et brûlante à la fois. J'embrassai sa nuque, glissai mes doigts sur son dos et lâchai, heureux, cette phrase de ravissement :
— Qu'est-ce que tu sens bon !
Très vite, nous reposions allongés sur le lit, nos jambes s'enroulant, mes lèvres sur ses lèvres, et nos mains qui n'en finissaient plus de chercher le plaisir du toucher. Puis vint le moment où ma partenaire empoigna délicatement mon sexe. Tout mon corps réagit. Elle me masturbait lentement de la base jusqu'au gland, et naturellement, j'en profitai pour goûter à ses seins. Je mordillai leur galbe, je les léchai, j'y reposai ma joue pour sentir leur douceur, je jouai tendrement avec un téton puis avec l'autre. J'aurais voulu faire corps avec eux. Les sensations n'étaient que délice. La masturbation que m'offrait cette divine femme m'emmenait loin, très loin dans le plaisir. Je commençais à m'agripper à tout son corps, à taper du pied, à battre de la tête. Ses doigts excédaient mon pouvoir. Il fallait s'arrêter là.
J'allais sinon me déverser dans sa main et donc pour éviter sitôt un tel épanchement, qui ne serait à cet instant que gâchis, je me dégageai de sa merveilleuse emprise et cherchai de ma bouche l'intérieur de ses cuisses.
Je passais pour ce faire par son ventre, son nombril que je titillais légèrement puis je m'arrêtai quelques instants près de la bordure de sa culotte. Avec mon nez, j'entrai en contact avec le tissu de coton. J'inspirai pleinement, je m'enfonçai tandis que mes mains caressaient ses hanches. Enfin, encouragé par le mouvement voluptueux de son bassin, j'attrapai délicatement la fine pièce de vêtement qui la protégeait de la nudité totale, et -ô Eros - je l'enlevai avec passion. J'avais maintenant son sexe devant les yeux, une petite beauté charnue, protégée fièrement par une toison brune et généreuse, mais mon amante étant prise d'impatience, je ne pus la contempler plus longuement. Son désir était tel qu'elle releva la partie intime de son corps en direction de ma bouche, et que prolongeant son geste, elle appuya sur ma tête pour favoriser la rencontre. Elle attendait, elle espérait.
Joueur, je résistai un instant puis j'embrassai le pourtour de ses lèvres et commençai dans le même temps à caresser la limite entre ses cuisses et son sexe. Et si d'ordinaire, l'intimité féminine appelait à de la retenue lors du premier contact, l'organe de ma maîtresse étant trempé, je dus pour la satisfaire plaquer entièrement ma bouche sur le pubis et jouer de la langue, délicatement d'abord et toujours plus en profondeur ensuite, à mesure que ses râles se faisaient plus intenses. J'essayais de maintenir mon action, sans précipitation et bientôt avec force. Son bassin tanguait. Elle glissa ses doigts dans mes cheveux. Je la maintenais par les fesses. Nous luttions corps à corps. Elle respirait vite et fort.
Hélas, je fatiguai face à la puissance féminine. Je dus arrêter mes coups de langue. J'étirai un instant ma mâchoire, ôtai un poil pubien collé au palais et décidai de reprendre autrement. Je revins à sa hauteur et l'embrassai à pleine bouche, puis je profitai de mes mains libres et posai sur la base de son sexe deux doigts, collés l'un à l'autre. Aussitôt, la femme essaya de les engloutir en redressant fièrement son pubis et je n'avais plus qu'à accompagner son mouvement pour y glisser à l'intérieur l'index et le majeur. La chevauchée pouvait reprendre. Je devais à nouveau, pour notre plaisir partagé, affronter la vigueur de mon amante. Je commençai alors à alterner les progressions en profondeur et les quasi-retraits de son intimité. Très vite, elle se mit à pousser des gémissements délicieux qui m'encourageaient dans ma tâche.
Nous étions collés l'un à l'autre, trempés de sueur, elle surfant sur les vagues de sensation, toujours plus fortes, et moi qui comptait tenir bon, aller jusqu'au bout. Maintenant, mon avant-bras me faisait mal. Pour résister, j'enfonçai mon visage sur sa nuque et changeai de mouvement en pliant mes deux doigts et en tapotant l'intérieur supérieur de sa grotte. Immédiatement, elle cria d'une voix à la fois chaude et aiguë, qui s'approchait d'un pleur et qui annonçait le plaisir. Je continuai sans relâche. La pièce sentait fort le sexe. Nous étions tendus vers l'ultime moment et tout d'un coup, la tempête se déchaîna. Les bras et les jambes de ma maîtresse battirent dans tous les sens. Son pubis, ses fesses, ses cuisses se contractèrent. Elle cherchait à accentuer toujours plus le contact avec mes doigts si bien que jusqu'à la fin de son orgasme, il me fut difficile d'effectuer le moindre mouvement. Aux derniers instants, elle n'avait presque plus besoin de moi.
Je n'étais plus qu'un bout de bois qui devait rester dur. Enfin vint le dernier râle, et le corps de mon hôte se relâcha complètement. Je maintins quelques secondes mon emprise à l'intérieur, pour ne pas la dénuder trop rapidement, et me glissai à ses côtés.
A nouveau, je pouvais la contempler. Elle avait l'air tout simplement heureuse. Elle avait comme gagné l'état de quiétude tant recherché par les maîtres classiques. Seules la transpiration sur son corps et la roseur de sa peau témoignaient de la débauche qui venait d'avoir lieu. Elle me glissa ensuite quelques douceurs à l'oreille et m'embrassa - on ne peut plus - tendrement. Elle reprenait petit à petit sa respiration. Je savourais le moment. J'étais dans le lit d'une femme magnifique et puissante. Nous venions de nous rencontrer et pourtant nos deux corps semblaient si facilement s'épouser. Toutes les difficultés du quotidien, toutes les peines se justifiaient désormais, les évènements s'enchaînant les uns les autres pour déboucher finalement sur cette si belle rencontre. Toutefois, mon état physique m'empêchait de trouver également la pleine sérénité. Je continuai de bander dur. Mon hôte s'en rendit compte.
— Qu'est-ce qu'elle est belle, dit-elle, indiquant ma verge.
Assurément, la femme qui m'offrait son lit était une gourmande. Alors qu'à peine quelques instants plus tôt, elle venait de jouir puissamment, elle paraissait saliver à la vue de mon membre. Enfin, elle détacha son regard de mon pénis, me sourit, m'embrassa avec volonté, et après un léger temps de suspension, elle commença à promener ses doigts sur mon sexe. Elle caressa son tronc, suivit la ligne d'une veine, effleura du bout des doigts sa base, remonta, redescendit, et glissa la paume de sa main sur l'une de mes testicules qu'elle attrapa délicatement. Ma belle joua quelque temps avec mes bourses, elle effectua de légères pressions, les enroula. Je frissonnais, tous mes nerfs étaient alertes. Puis elle s'amusa avec mes poils, tira légèrement sur la peau, et pour mon grand plus plaisir, se mit à me masturber. Elle empoigna mon pénis par le bas et le trailla. J'étais à la fois une bête que l'on devait soulager et un homme que l'on menait à l'extase.
Le geste de ma partenaire était parfait. Il suivait l'inclinaison spontanée de mon sexe. Et pour encore plus de délices, ma bienfaitrice cracha sur mon gland et répandit sa salive sur l'ensemble de ma verge. Les sensations étaient telles qu'elles me remontèrent jusqu'aux tempes, et pris d'enthousiasme, je lâchai un juron. Enfin, je sentis que très vite, j'allais venir et j'avertis mon amante. Mais celle-ci, subitement, au lieu de poursuivre son mouvement pour me finir, s'arrêta et me dit :
— Je ne veux pas que tu jouisses maintenant.
Heureusement, le coup de poignard ne dura qu'une seconde. Tout de suite, la coquine glissa entre mes jambes, reprit mon sexe d'une main et après m'avoir lancé un regard de feu, donna un premier coup de langue sur mon gland. Quel bonheur ! Elle voulait me cuisiner à fond et pour se faire, elle avait décidé de faire retomber la pression. Aussi, elle embrassa mon pénis plusieurs fois, lentement, avec affection. Je pus retrouver progressivement mon souffle. J'étais grisé par la beauté de la femme qui me donnait du plaisir. Je me sentais magnifique, conquérant, et la regardant avec fierté, j'en vins malgré moi à la troubler.
— Qu'est-ce qu'il y a ? me demanda-t-elle.
Je n'eus même pas l'occasion de répondre. Mon amante, peut-être pour me désarmer, pour retrouver une contenance, ou tout simplement par amour du sexe, me surprit en prenant mon chibre en bouche. Dès lors, je n'étais plus en mesure de faire une phrase. Elle suça d'abord le gland et s'attaqua rapidement au tronc. Ses lèvres collaient parfaitement à ma verge et son palais donnait de la profondeur à son geste. Experte, elle évitait méthodiquement tout contact avec les dents. Je n'allais pas tenir longtemps à ce rythme. Et pour accélérer ma chute, mon hôte accompagna son intense fellation en secouant d'une main la base de verge, et de l'autre, en frictionnant avec douceur mes deux bourses. Telle une chercheuse d'eau dans le désert, elle pompait avec toute son énergie mon pénis en vue de faire jaillir son nectar. Elle était comme assoiffée et ne paraissait pas fatiguée, bien qu'elle avalait maintenant mon sexe à moitié. Quelle générosité !
Elle se donnait à fond pour mon plus grand plaisir. Evidemment, les premières secousses vinrent très vite. Je haletai, yeux mi-ouverts, et m'agrippai au drap de son lit. Absolument tout mon corps s'enflamma et criant pour amplifier mon orgasme, je lâchai par vague de puissants jets de sperme dans sa bouche. A cet instant, ma verge était à la fois feu, océan, big bang et dissolution dans le grand tout. Heureusement, ma bienfaitrice m'accompagna jusqu'au bout.
Elle attendit ma dernière vigueur avant de se lever du lit pour aller cracher dans l'évier le foutre qu'elle avait récolté. Naturellement, elle se rinça la bouche, but quelques gorgées d'eau et revint à mes côtés. J'étais complètement sonné. Nous étions au milieu de la nuit et l'orgasme avait été très puissant. J'aurais pu facilement m'endormir, heureux, mais mon amante n'avait pas sommeil. Elle me regardait intensément comme tout à l'heure avec des yeux qui invitaient à la luxure. Je ne pouvais pas lui résister. Aussi, pour me ragaillardir, je me levai, j'allai boire, et fis quelques pas, complètement nu dans le studio. Je jetai un œil sur sa bibliothèque. Il y avait des romans, des recueils de poésie, de la philosophie, quelques bandes dessinées et de nombreux livres d'art. Un petit bouquin de la collection 10/18, tranche blanche, première de couverture noire, attira ma vue.
— Emmanuelle? demandai-je.
L'ouvrage en question était un classique de la littérature érotique.
— Oui. C'est d'ailleurs mon second prénom. Je m'appelle Jeanne, Emmanuelle, Camille. Du coup, je dois être prédestinée à aimer faire l'amour, me dit-elle sur le ton de l'humour. Tu reviens ?
...
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