Réel
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La guêpe — Chapitre 1 · La Sainte Catherine
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La guêpe
Chapitre 1 · La Sainte Catherine
Ceci est une histoire vraie ; les noms et prénoms des personnages ont été volontairement changés.
Le récit se place dans les années 1970 ; j'avais fêté mon 25e anniversaire au mois de mai. En ce temps-là, j'étais un jeune homme de bonne famille, de corpulence mince pour 1,70m ; les traits fins, cheveux châtains clairs mi-longs comme cela était à la mode; yeux bleus ; pilosité rare. Mon teint clair et mes bonnes manières avaient été remarqués depuis sept ans déjà par mes collègues de travail. Mes tenues vestimentaires étaient classiques: jeans, tee-shirt, pull en automne et hiver, blouson jean sauf en hiver où je mettais un superbe perfecto en cuir qui m'avait coûté un mois de salaire.
Ma taille menue m'obligeait à avoir recours à des vêtements moulants notamment pour les jeans, les coupes étroites et fuselées me plaisaient beaucoup, car j'avais la taille menue et mes jambes sont longues et fines. Tout cela n'avait point échappé à mes parents qui trouvaient dans mon habillement "un côté fille". Mes collègues de travail l'avaient remarqué eux aussi et peu de temps après mon arrivée au bureau de poste central du 18e arrondissement de Paris ; ils me baptisèrent "La Guêpe". Ce sobriquet m'a suivi durant toute ma carrière, mais il ne m'a pas empêché d'arriver contrôleur divisionnaire.
Sexuellement, je me cherchais et à cet âge-là j'étais encore puceau ; j'ai peine à l'écrire. Mes bijoux de famille étaient dignes d'un Lilliputien, la bosse ne se voyait pas dans le caleçon et mes érections étaient toutes menues. Je me posais des tas et des tas de questions ce qui m'avait valu un état dépressif qui m'avait contraint à consulter un neurologue qui m'avait mis en maladie. Je n'étais pas spécialement attiré par les jeunes filles du bureau, mais je les aimais bien, car elles prenaient parfois ma défense quand mes collègues garçons me taquinaient et m'appelaient ainsi:
— Hé la Guêpe, il faut butiner plus vite que ça et remuer son petit cul de gonzesse !
J'ai beaucoup souffert à ce moment-là ; mais aujourd'hui en y réfléchissant peut-être que j'aimais ça, car presque toute ma carrière s'est déroulée dans ce bureau.
Une jeune fille, Thérèse, originaire de Bordeaux, avait pris tout de suite ma défense ; elle était contrôleuse comme moi et nous avions le même âge. Nous avions eu notre affectation dans ce bureau le même jour et nous étions de bons collègues de travail. Nos supérieurs hiérarchiques se rendirent compte tout de suite que nous étions ponctuels, consciencieux et sérieux à la besogne.
Nous étions le 25 novembre "jour de la Sainte Catherine" et tous deux nous avions décidé de fêter l'évènement au bureau. Il y eut quelques murmures, mais le calme revint rapidement. Nos chefs de service ne trouvèrent aucun empêchement à cette fête et ils furent même surpris de me voir heureux et souriant.
Le buffet campagnard se trouva bien garni avec des spécialités culinaires de l'Occitanie ; mes origines familiales sont Rouergates et malgré ma taille de guêpe à l'époque, je me suis toujours très bien tenu à table.
Pour la circonstance, Thérèse, qui était une très jolie brunette, taille moyenne, mesurant 1,65m portait une robe mi longue et un peu moulante qui dessinait bien son corps ; ses jambes très fines étaient mises en valeur par de très jolis bas de soie du dernier cri. Elle n'avait pas oublié le traditionnel chapeau.
J'avais mis pour la circonstance un de mes beaux costumes, de la dernière mode de couleur gris clair ; le pantalon patte d'éléphant, une chemise blanche et une cravate de chez Dior.
La fête fut tout à fait réussie et chacun, après avoir bien mangé et bien bu aussi, regagna son domicile ; quelques-uns troublés par les brumes de l'alcool. La nuit était déjà très avancée, et Thérèse me demanda si je pouvais l'accompagner à son domicile ce que j'ai accepté tout de suite. Elle habitait rue des Abbesses et moi rue Duhesme. Mon studio minuscule encombré d'un monceau de livres ne me permettait pas de l'héberger comme je l'avais pensé un moment et de plus qu'aurait-elle pensé de mon fouillis ?
Nous voici donc partis vers son domicile ; la nuit était claire bien qu'il ait plu toute la journée. Il ne faisait pas froid et mon costume me parerait suffisamment des écarts de température. Je ne me rappelle pas à quoi je pensais à ce moment-là ; nous marchions en silence et elle n'arrêtait pas un seul instant de me regarder. Il y avait eu des travaux dans la rue Lepic notamment devant le Moulin de la Galette et je ne vis pas un panneau de terrassier qui me fit tomber comme un vieillard dans une grande flaque d'eau. J'étais trempé comme une soupe et je ne parle pas de l'état de mon costume !
— Tu ne peux rester comme cela, me dit Thérèse, tu vas t'enrhumer et pire prendre un coup de froid, tu vas me suivre jusqu'à mon duplex et je te prêterai quelques affaires, il fait nuit et tu pourras rentrer chez toi sans problème !
Elle avait insisté sur le prêt de quelques affaires ; je ne pouvais lui refuser cela, car j'étais vraiment dans un drôle d'état et je commençais à greloter dans mes habits mouillés. Heureusement, nous sommes rapidement arrivés dans son duplex bien chaud.
" Tu te déshabilles et tu prends une douche, tu règles la température comme tu le désires, cela te fera du bien ; de ce temps je te trouve quelques habits !
J'ai pris ma douche en me demandant bien ce qu'elle aurait trouvé pour m'habiller afin que je puisse rentrer chez moi. Après m'être bien essuyé et avoir mis un peignoir qu'elle avait placé à proximité de sa petite salle de bains, je l'ai retrouvée dans le séjour.
— Viens ici que je te fasse belle, tu m'en diras des nouvelles !
Avais-je bien entendu, ou était-ce encore les dernières brumes de l'alcool qui avaient des difficultés à passer ? Je dus me rendre à l'évidence ; sur son canapé, elle avait placé une culotte en satin blanche avec son soutien-gorge assorti, un collant de couleur claire mi transparent ; un jean brodé très moulant, un tee-shirt rose marqué " LOVE" lui aussi très moulant et une doudoune de couleur rouge.
J'avoue être resté un moment interdit ; je n'allais pas m'habiller ainsi et à plus forte raison mettre de la lingerie féminine. Certes, je n'avais pas le choix si je voulais rentrer chez moi ; mais je garderais mon caleçon.
— Tu enlèves ce caleçon ; c'est un ordre. Crois-tu que je n'ai pas remarqué depuis des mois comment tu nous regardes quand nous sommes dans nos jeans, nos leggings, nos tee-shirts et tenues moulantes. Tu aimes bien cela et tu t'habilles de la même façon. Il ne te manque que la lingerie et crois-moi, je suis plus que sûre que tu vas aimer !
"Je ne suis pas ce que tu crois, je ne suis pas un pervers, je ne suis pas gay, je ne me travestis pas et je ne ferai jamais ce que tu me demandes !'
— Taratata, fais ta tête, tu vas rentrer chez toi tout nu ; et tu peux être certain qu'après ton refus je ne prendrai plus ta défense au bureau. Tu es en quête d'identité, tu te cherches depuis des années, sois toi enfin ; tu verras que tout ira mieux pour toi ! Je vais t'aider à t'habiller et je ne manquerai pas de vérifier à l'avenir !
Elle m'arrache mon caleçon et le jette furieusement dans la poubelle, elle me flanque deux fortes claques sur les fesses ; elle m'oblige à me retourner et j'ai peine à cacher le bas de mon pubis.
— Que cela est beau, tu n'auras aucune peine à passer pour une fille, cette petite culotte t'ira très bien, de plus ce soutien-gorge d'adolescente va bien mettre en valeur tes petits seins.
Tout en m'appelant " ma belle", elle m'a habillé dans la tenue qu'elle avait minutieusement choisie. Je suis surpris, surprise devrais-je dire, de voir que tout cela me va si bien, elle a dû prendre des mesures à mon insu. Je ne sais trop ce qui se passe en moi, mais je suis subitement très bien dans ma lingerie en satin dont je trouve le contact très doux sur ma peau.
— Tu verras que tu vas apprécier, ma belle, ta transformation et ce n'est qu'un tout petit début. A présent, tu es mon élève et je vais te former à devenir la jolie demoiselle stylée que tu es. Je t'apprendrai à te maquiller, à t'habiller comme nous et tu me demanderas même à porter des jupes et des robes !. A partir de maintenant, je t'appellerai GAELLE ; tu dois te souvenir de ce prénom ! Je te rassure tout de même, nos collègues ne remarqueront rien, car tu as fait le premier pas depuis déjà longtemps !
Je demeure un instant étourdi comme si j'avais reçu un coup de massue ; je réalise qu'elle a raison en me regardant dans la grande glace en pied placée dans son entrée. Il n'y a pas de grand changement en effet si ce n'est le jean brodé, le tee-shirt rose et la doudoune rouge.
— Tu me rendras la tenue la semaine prochaine, je t'en donnerai une autre ; tu gardes la lingerie et je veux la voir sur toi quand tu reviendras, tu dois t'y habituer et crois bien que je vais y veiller ; je ferai ton éducation. A toi de réfléchir si tu veux que je continue à te défendre des malotrus du bureau !
Après avoir remercié Thérèse de "m'avoir secouru" et après lui avoir donné un tendre baiser, je suis rentré chez moi, heureux et triste en même temps ; mais triste de je ne sais quoi, je n'arrivais pas à le définir ; la suite des évènements m'allait le faire découvrir.
Je ne sais si cette histoire va vous plaire, car elle est à l'origine de bien d'autres qui ont marqué ma vie.
Son raisonnement était clair ; en effet sans m'en rendre compte je m'étais déjà calqué sur.
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Commentaires ()
A très bientôt.
Vivement la suite
"On n'écrit de bien que ce que l'on vit" disait un célèbre écrivain de ma famille au XIXe siècle et mondialement connu!
Merci chères lectrices et lecteurs d'avoir apprécié le début de mon récit.