Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ébats d'une femme enceinte — Chapitre 1 · Une simple course
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ébats d'une femme enceinte
Chapitre 1 · Une simple course
Il est fou comme certains regards peuvent se tourner vers nous lorsqu'on a le ventre rond et qu'on attend un futur petit bout de chou. Le regard de mères compatissantes ou de pères nostalgiques, celui de jeunes femmes envieuses. Mais ce que à quoi je ne m'attendais pas, c'était le regard lubrique d'hommes, aussi bien jeunes que moins jeunes. Ces regards s'étaient manifestés dès que mes seins grossis avaient commencé à déformer le décolleté de mes hauts et que la courbe de mon ventre s'arrondissait. Plus les semaines passaient et plus le côté lubrique de ces regards me surprenait. Je pourrais vous dire que cela me choquait. Bien au contraire. J'étais excitée d'attirer ces regards et ces fantasmes. Je sentais leurs yeux perçants me déshabiller dans la rue, alors que je mettais des tenues valorisant mon état. En rentrant, je m'empressais de me déshabiller, me glissant dans les couvertures de mon lit, plongeant une main entre mes cuisses.
Certaines avaient envie de fraises, j'avais envie de sexe.
Sur le plan sexuel, je dirais que je n'ai pas été la plus active. J'avais vingt-huit ans. Quelques coups plus ou moins foireux étant adolescente, d'autres, plus affermis lors de soirées, et un petit-ami, ex-copain, charmeur. Je ne me masturbais que rarement avant. Après les premiers mois de grossesse, je découvris – réellement – le plaisir de se masturber. Se sentir maîtresse de sa propre jouissance, découvrir la passion que mes doigts pouvaient me donner ou même apprécier la douceur d'une pénétration d'un – ou plusieurs – doigts. Nourrissant ces envies de mes souvenirs et de mon imaginaire, je dus vite me résoudre à consulter des sites pornos. La pornographie amateur s'était démocratisée et pendant de longues semaines, ces couples s'ébattant sur l'écran m'excitèrent et m'accompagnèrent jusque dans les tréfonds de mon intimité.
Mais rapidement, les doigts devinrent de bien ennuyeux amants. Il me fallait une virilité, une certaine brusquerie que je ne pourrais pas contrôler. Je pense que j'avais mis une robe ce jour-là. De par la taille de mon ventre et de celle de la robe, il devait s'avérer qu'elle m'arrivait à mi-cuisses. Je devais aller faire quelques courses à la supérette du quartier. Je me regardai dans le miroir. Une folie me prit. J'enlevai ma culotte et sortis de chez moi. La fraicheur me fit frissonner, la brise ne fit qu'accentuer l'excitation que je ressentais à ce moment. J'avais déambulé dans le magasin. Il n'y avait pas beaucoup de personnes. Je surpris le regard d'un retraité sur mes cuisses découvertes. Taquine, je glissai un peu plus le pan de la robe, lui offrant bien plus que la moitié de ma cuisse. Cela me rendit encore plus excitée. Je pris un pain, la raison de ma sortie et allai à la caisse, sortant ma petite monnaie pour payer la caissière.
Sortie, je me fis interpeller. Il devait avoir trente ans bien tassés. Une fine barbe de trois jours lui mangeait les joues. Il avait une tête de plus que moi. Un métropolitain, un tantinet séduisant. Il se dégageait de lui une réelle attraction, un obscur mystère. Je dus le regarder avec un peu trop d'insistance, perdue dans cette admiration, ou peut-être dans ses fantasmes enfouis, car il vint glisser ma main devant mes yeux, dans de petits mouvements. Je clignai des yeux. Plusieurs fois. M'ancrant à nouveau dans cet après-midi, au coin de la supérette.
— Puis-je vous aider et porter vos courses jusqu'à chez vous ?
Il avait un petit accent d'ailleurs, le laissant prononcer certaines syllabes avec plus de profondeur. Ses mots se détachaient, me percutaient. Je sentis mon sexe devenir moite, la pointe de mes seins durcir. Je regardai bêtement mon sachet de pain.
— Je n'ai qu'un pain, dis-je, un peu prise sur le vif, lui tendant tout de même le sachet en papier brun.
J'avançais, cet inconnu séduisant à mes côtés. Nous n'échangeâmes pas un mot. Pourtant, au fil de nos pas, une ambiance des plus chaudes, des plus enivrantes nous enveloppait de ses caresses torrides. Nous savions tous les deux le dénouement de cette balade. La simple moiteur des premiers pas avait rendu mes cuisses collantes à l'entrée de mon chez-moi. J'ouvris et rentrai, me tournant vers lui. Il me tendit le sachet, je le pris par le haut. La porte se referma derrière nous alors que son haut tombait sur le carrelage de l'entrée. Ses lèvres se scellèrent aux miennes dans des baisers toujours plus passionnés. Déchaussée, je me glissai jusqu'au salon, faisant virevolter ma petite robe, laissant lui apercevoir la blancheur de mes fesses.
Je me sentais désirée. Il s'approcha de moi. Je fis tomber les bretelles de la robe et tirai dessus, lui offrant ma poitrine. Je sentis sa main glisser sous ma robe, harponner mes fesses alors que sa bouche vint dévorer mes seins devenus encore plus sensibles lors de cette grossesse. Je sentais la fermeté de sa paume, la sauvagerie de ses lèvres, de sa langue, de ses dents. Je le repoussai et fis tomber l'unique rempart à ma nudité. Je passai une main habile sur le devant de son jeans. Dur. Avant d'enlever sa ceinture. Je me mis à genoux alors qu'il déboutonna son pantalon et me fit découvrir son sexe, bandé sous le désir que je lui avais provoqué. Je commençai à le branler, approchant ma bouche avant de happer son gland. Je pris la base de son membre avec fermeté alors que mes lèvres se faisaient plus hésitantes sur sa pointe. Mais rapidement, le sentant toujours plus dur, je me montrai plus assurée et affamée dans mes mouvements.
Mes bruits de succion accompagnaient ses petits soupirs plaintifs. Je n'avais jamais particulièrement aimé prodiguer des fellations. Sans plus. À cet instant précis, le verbe « aimer » n'était – sans doute – pas assez fort pour décrire l'envie que je ressentais.
Je me relevai et il me poussa dans le canapé. Gentiment, mais avec, tout de même, une certaine détermination dans son geste. Il se mit, à son tour, à genoux, se glissant entre mes cuisses écartées. Il sourit en découvrant à quel point j'étais mouillée, à quel point je le désirais ! Il approcha ses doigts de mes lèvres, me caressa un bref instant avant d'en aventurer deux au fond de mon intimité. Quelle puissance ! Une onde m'électrisa lorsque je sentis cette pénétration. J'avais le souffle déjà haletant. Sa langue tirailla mon clitoris qu'il trouva sans peine alors que ses doigts commencèrent de profonds mouvements de va-et-vient. Je ressentais de plus en plus le plaisir s'emparer de moi, glissant dans mes cuisses, remontant dans mon ventre. Son assurance était divine. Et il devait sans doute le savoir au ton de mes gémissements. Mes mains se perdaient dans ses cheveux alors qu'il jouait avec mon plaisir tel un musicien qui joue de son instrument.
J'en voulais plus et le suppliais de me prendre. Je le voulais. En moi. Il ne se fit pas prier. Le sexe dressé, il écarta plus amplement mes cuisses. Je m'allongeai de sorte à lui faciliter l'exercice. Son sexe caressa le mien. Le simple ressenti de sa chaleur m'enhardit – encore – un peu plus. Il me pénétra, lentement et assurément. Je fermai les yeux pour savourer cette sensation. Ses mains tenaient, agrippaient fermement mes hanches tandis que son va-et-vient devenait de plus en plus rapide et sauvage, de plus en plus succulent. Je perdis toute notion. Celle du temps qui passait. Celle de l'espace qui m'entourait. J'étais ailleurs, transportée par cet ébat tonitruant. Mes gémissements rimaient avec son souffle de plus en plus haché. Par moments, il accompagnait cette mélodie de ses longs soupirs. Je sentais nos corps devenir moites. Je vins jouer avec mes seins, les serrant aussi fermement que mon plaisir se faisait ressentir.
Je ne sais plus lequel de nous deux a succombé en premier au plaisir. Tout ce que je me rappelle de l'apothéose de cet ébat fut mon orgasme fulgurant.
Je tournai la tête, regardait sur le meuble du salon. Le sachet de pain. Une simple course innocente. Mais j'étais loin d'être rassasiée...
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Commentaires ()
Rapide intense....
Elle peut rester en l'état ou appeler une suite... mais j'ai bien aimé !
J'ai mis aussi en scéne des femmes enceintes dans mes histoires...