Réel
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Liberté (une nouvelle journée de la jupe) — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Liberté (une nouvelle journée de la jupe)
Chapitre 2
Mercredi, on commence les cours qu'à 10 heures, chouette. Rupture de lait, Steph. boude, la journée commence mal. Je propose d'aller lui en chercher juste à côté. Elle est OK. Je me douche, m'habille. Stéphanie m'a passé une nouvelle fois des mi-bas, sans aucun commentaire, je les enfile. Elle m'observe au moment où je vais mettre mes chaussures.
— Non pas celles-là, celles d'à côté
— Quoi celle d'hier soir ?
— Oui, il faut que tu t'habitues alors si t'as des couilles, ose !
— C'est un défi ? Tu sais que je suis joueur !
— Vas-y !
— Bon et toi ! Ça va être quoi ton défi du jour ?
— Rien
— Et si, si tu veux ton lait, si tu ne proposes rien, c'est moi qui choisis
— Même pas peur
— OK si je ramène ton lait avec ces chaussures... tu... tu... tu vas en cours sans soutif avec juste des caches tétons sous ton pull mohair.
— Arrête, il n'est pas complètement opaque ce pull et en plus décolleté, on va deviner que je n'ai rien en dessous
— Oui (content de moi), c'est ton challenge
— Euh... OK... (elle me voit mettre les derbies), mais vraiment tu vas y aller ?
— Oui c'est parti.
Je claque la porte. Je marche dans la rue en petits talons, drôle d'impression, elles sont bruyantes ces chaussures, mais ce bruit ne m'est pas associé, les gens, dans le magasin, pensent que cela vient plutôt d'une femme. Je suis rapidement de retour à l'appartement, Stéphanie est en tenue comme convenu.
— Waouh la bombasse !
— Bon ça va, bon tu restes avec ces chaussures pour aller en cours ?
— Bien sûr que non, c'est seulement pour demain
Nous partons en cours, Stéphanie a rusé, car elle a pris autour de son cou un grand foulard rose dont les côtés tombent sur chaque sein.
— Tricheuse !
— Non, challenge réussi, je suis plus maligne que toi, que veux-tu ?
On arrive en cours, je suis assis juste derrière elle, profitant d'un moment de déconcentration de sa part, je lui arrache le foulard et me le mets. Tout le monde rit quand je prétends porter ce foulard rose pour m'entraîner pour le lendemain, mais rapidement, les regards se retournent sur Stéphanie, surtout sur la vue de ses caches tétons qui sont encore plus voyants que ces seins eux-mêmes. Le professeur essaye de faire revenir le calme en se rapprochant de nous, c'est un homme qui a beaucoup d'humour :
— Allez, je vous en prie, on reprend.
Arrivé tout près de Stéphanie, il rajoute :
— Ah oui en effet, là je vous en prie, mais ne sais plus quels seins prier !
Éclat de rire général, même Stéphanie. A la déception générale des garçons et certaines filles, je lui rends son foulard.
La journée se termine, la cheffe d'établissement est à la sortie en nous rappelant qu'elle compte sur notre mobilisation le lendemain.
La journée se termine, la cheffe d'établissement est à la sortie en nous rappelant qu'elle compte sur notre mobilisation le lendemain.
Jeudi, le grand jour, la journée de la jupe. Petit déjeuner puis douche puis habillage. Stéphanie me passe un caraco et un pull pour "le haut". Elle me règle les bretelles du caraco, je m'habille, je suis prêt. En mettant mes chaussures, je m'aperçois que quand je me penche, on devine mon caraco en dentelle par le décolleté en V de mon pull.
— C'est normal
— Normal pour une fille, pas pour un garçon
— Oui m'enfin là, tu vois un vêtement de garçon sur toi.
— Cette jupe patineuse te va magnifiquement, tu devrais la mettre de temps à autre. Tu es bandante ! (rires !)
— Enfin vu ta tenue, je suis tranquille, j'ai le temps de partir en courant avec que tu aies sorti ton engin.
Nous partons en cours, j'avoue que je suis quand même un peu anxieux, j'espère que les autres gars auront joué le jeu aussi. J'ai bien fait d'avoir fait des essais avant, je suis plus à l'aise. Arrivé à l'établissement, notre couple est remarqué, l'une, car très féminine pour la première fois, surtout que Stéphanie s'est franchement maquillée, ce qui est du jamais vu et l'autre c'est moi, seul garçon à avoir été jusqu'au bout de la démarche en me rasant les jambes et associant aussi les chaussures et le haut.
Dans mon cours, nous ne sommes que 3 garçons à avoir eu le courage, un en kilt, l'autre en grande jupe, mais par dessus son pantalon et donc moi. Je fais partie d'une bande de 4 potes et je suis le seul en "tenue".
Les cours se suivent, les blagues arrivent régulièrement, mais passé le show des garçons, tous sommes heureux de voir les filles bien habillées, on en découvre certaines et certaines se découvrent. C'est assez incroyable le nombre de filles qui n'avait jamais porté de jupe ou de robe avant, mais maintenant qu'elles ont investi, espérons qu'elles rentabilisent l'investissement (merde, les cours d'économie reprennent le dessus).
Comme tous les jours je vais, avec 3 potes, manger un sandwich frites dans un bar proche. C'est un bar d'habitués qui mélange les anciens avec leur "topette" de rouge, des artisans et quelques étudiants.
De nous 4, je suis le seul en jupe, les regards se retournent vers moi, les sourires et moqueries aussi :
— et Bruno, je ne savais que t'avais transformé ton bar en bar à "tafiole"
— Ta gueule Raymond, suce ta paille et ferme ta gueule
— V'là qu'il est devenu PD le patron.
— Raymond ça suffit, Olivier, toi et tes gardes du corps, mettez-vous au bar en attendant que je vous libère une table.
Compliqué de monter sur une chaise haute de bar dans cette tenue, Bruno m'aide et me dit :
— C'est courageux ce que tu fais, perso je soutiens la démarche, mais je n'aurai pas osé.
— Merci, ce sont les réactions qui sont les plus embêtantes, pour le reste, on s'habitue.
On passe à table, la discussion porte sur la soirée étudiante de ce soir, les filles ayant promis de rester aussi belles que la journée, quelques plans s'élaborent avec des cibles nouvelles. Bien sûr j'ai le droit à une petite remarque :
— Toi tu dragues quoi ce soir ? Une lesbienne !
Retour en cours, Stéphanie me demande comment ça s'est passé, je lui raconte.
— Globalement, voilà, rien de bien important. C'est tôt la soirée étudiante, j'aurai à peine le temps de me changer. Toi tu restes dans cette tenue qui te va si bien j'espère ?
— Toi aussi j'espère, le deal c'est que la journée de la jupe soit une journée pas une demi-journée.
— Je crois pas, je serai le seul.
Elle demande aux 2 autres "jupés", l'un ne vient pas (le kilt), l'autre dit peut-être.
Cours terminés, on passe chacun son tour à la douche. Je me rhabille tel quel, Stéphanie est contente, elle me demande juste de me raser pour faire "plus propre". Elle aussi garde la même tenue et se remaquille, je reste statique à la regarder faire.
— Tu veux que je te maquille ?
— Certainement pas, ça ferait travelo
— Non juste un coup de crayon, allez j'essaye juste un trait fin, si ça te plaît pas, on enlève.
Stéphanie passe à l'acte, je ne bouge pas un poil, trop peur d'un coup de crayon dans l'œil. Elle me signe de regarder dans le miroir.
— Tu vois, c'est discret et ça fait joli non ?
— Oui ça passe
— Allez on est parti
Nous arrivons à la soirée, le mec qui devait se mettre en jupe vient de l'enlever, il se sentait seul. Il me voit, je lui dis de la remettre par solidarité, il me dit non, je me retrouve seul sans affaires pour me changer. Pas grave, dans l'effervescence de la journée, tout le monde se fout de ma tenue, seules quelques filles me font la remarque sur la bonne idée de m'avoir mis un coup de crayon.
La soirée bat son plein, l'alcool coule à flots, l'ambiance devient assez chaude, aussi le DJ décide de mettre des slows, tout le monde trouve cela ringard, mais tout le monde cherche quand même un partenaire, certains sont encore assez lucides pour ne pas avoir perdu de vue leurs cibles.
Stéphanie accourt vers moi pour éviter de se faire draguer lourdement par un mec complètement bourré.
— Tiens pour changer, puisque nous sommes en jupe toutes les deux...
— Tous les deux !
— Oui bon, je vais faire le mec et toi la fille
— En clair, tu veux quoi ?
— Tu mets tes mains sur mes épaules et moi sur ta taille et dans le slow, je les descendrai sur tes fesses pour peloter ton petit cul bien moulé.
— Ça va pas non
Elle a gagné et effectivement ses mains en profitent, mais j'avoue que cela ne me déplaît pas, Stéphanie m'en fait la remarque et je ne la contredis pas.
— T'es mignon maquillé comme cela
— Tu vas tomber amoureuse, attention
— Nous sommes trop amis pour gâcher tout cela avec du cul
— Tu vas finir vieille fille (en rigolant), t'es trop difficile.
— Non, tu vois le beau gosse châtain là-bas, j'en ferai bien mon "4 heures".
— Il te matait tout à l'heure, je crois que lui aussi te ferait bien ta fête.
Je profite de notre rotation pour faire signe à ce jeune homme s'il veut venir danser avec Stéphanie. Je ne comprends pas, il part discuter avec un grand ténébreux un peu éméché. Les voilà qui se mettent à danser ensemble. Stéphanie s'exclame :
— Oh bin zut il est gay, quel gâchis !
Tout en dansant, ils se rapprochent et retrouvent collés à nous. Stéphanie ne dit rien quand son fantasme ambulant commence à nous parler :
— Bonsoir, je suis Stéphane et je me dis que 2 jupes qui dansent ensemble, ce n’est pas pratique, mon pote qui est gay aimerait bien danser avec un travesti et moi avec une Stéphanie, c'est cela Stéphanie ?
Stéphanie me pince les fesses, je préférai les caresses d'avant. Elle me souffle à l'oreille.
— Tu te rends compte, il connaît mon prénom, on joue le jeu
— Oui, mais l'autre est gay, c'est chaud quand même pour moi
— Éméché comme il est, t'as aucune "chance" de te faire enculer ce soir, allez stp.
— Ça tombe bien, ce n'est pas ni mon souhait ni mon objectif.
— Bon c'est d'accord Stéphane et c'est quoi le nom de ton pote que je le présente à ma copine ?
— Où ça ta copine ?
— Bin toi !
— T'es chié !
— Raphaël, il s'appelle Raphaël
Les couples s'échangent, Stéphanie me fait signe de mettre mes mains sur les épaules de Raphaël, en clair "je fais la femme", lui ne se pose pas de questions et pose ses mains directement sur mes fesses. Je suis surpris, mais je ne les enlève pas pour autant, Stéphanie me fait un clin d'œil. Stéphanie et Stéphanie parlent sans cesse, visiblement le courant passe bien. De notre côté, Raphaël qui n'est pas si éméché que cela entame la conversation.
— Je suis gay, mais c'est la première fois que je l'affiche ouvertement et toi t'es souvent en travelo ?
— Non c'est la première fois aujourd'hui, c'est pour la journée de la jupe
— Ah ouais bonne excuse pour réaliser ses fantasmes et donc tu fais la fille avec tes mecs ? Tu préfères sucer ou te faire mettre ?
— Euh je te reprends tout de suite, je ne suis pas gay
— Pas gay, pas gay, ça fait 10 minutes qu'on est collé, que je te pelote les fesses et j'ai même ressenti quand t'as frissonné légèrement. Je suis certain que si t'étais à poil, on verrait que t'as ta bite à moitié tendue là.
— Peut-être, mais ça veut rien dire.
Il me sert encore plus contre lui, il a une tête de plus que moi, je ne peux rien faire, il se penche vers moi, je crois que c'est pour me dire quelque chose, mais non il me vole un bisou. Stéphane et Stéphanie, qui ont déjà conclu, ont tout vu de la scène. Par le jeu des rotations, nous nous trouvons face à face avec Stéphanie qui me montre le pouce vers le haut pour me féliciter. Les slows s'arrêtent, enfin. Nous repartons tous les 4 à table, les deux amoureux main dans la main, de mon côté, j'ai la main de Raphaël dans le dos qui m'accompagne. Nous partons aux toilettes avec Stéphanie, elle parle sans arrêt, tellement réjouie.
— Il est beau mon mec non ?
— Vous allez bien ensemble
— Le tien n'est pas mal non plus
— C'est pas mon mec
— Pourtant vous avez l'air bien ensemble, qu'est-ce que ça te coûte d'essayer, en plus il a l'air bien bâti, tu ne vas pas être déçu.
— C'est pas au programme
— Allez tu l'occupes toute la soirée comme tu veux, mais comme cela il laisse Stéphane tranquille.
— OK je fais ce que je peux dans les limites du tolérable.
— Oh, merci !
Nous sortons prendre l'air, les 2 "steph." ne se lâchent plus. Raphaël et moi marchons tranquillement, il se dit soulagé d'avoir fait son coming out "visible", mais s'il ne cachait pas ses préférences masculines de là, il ajoute.
— T'as fait le tien aussi tu vois, t'es tranquille maintenant
— Mais je ne suis pas gay je te dis
— Pas grave, tout le monde va penser que tu es à minima BI.
De retour au point de départ, nous retrouvons les aimants amants. Nous devons tous rentrer, il y a des cours le lendemain ou plutôt dans quelques heures. Stéphane a convaincu Stéphanie de faire, en centre-ville de la grosse ville d'à côté, la manif du samedi toujours pour la journée de la jupe, elle veut y aller, mais avec moi aussi. Raphaël trouve que c'est une bonne idée et veut revoir son petit travelo aussi. Je lui dis que non, et encore moins en travelo, ils insistent tous les 3. Stéphanie s'accroche à moi et me supplie, elle annonce aux autres qu'en plus je pourrai mettre une petite robe passée par la voisine, je lui réponds qu'on verra.
— C'est bon les gars quand il dit on verra c'est que c'est bon, t'inquiète Raphaël, elle sera toute mignonne, bien maquillée et tout et tout. A samedi !
Les roucouleurs s'embrassent, Raphaël me vole de nouveau un bisou, ça fait rire Stéphanie. On rentre se coucher.
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