Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jeune homme, pouvez vous... — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jeune homme, pouvez vous...
Chapitre 1
Rescue...
Un numéro, quelques mots.
"Pourrais tu venir entre dix et quinze heures ?"
Il répond systématiquement qu'il va "essayer"...
Alors, je précise que je suis en manque, comme pour tenter de le convaincre, mais je sais bien que je ne dois pas l'attendre. Il enverra, peut-être, un "toujours dispo ?", et, 10 mn plus tard, il sera là, immense, souvent débraillé, comme sortant d'un chantier, et moi, en survet et tee shirt mou dans lesquels je trainais, sans l'espérer. Inutile de sortir le grand jeu des préparatifs, manucure, crème, épilation, tenue de pute. Nous nous déshabillerons sans discours, son temps est compté. On baise, direct, sans passer par la case préliminaires. Nada, c'est pas un rencard, c'est cash, trash, brut !
S'il a faim, il aura trouvé un prétexte pour sortir, un pote à aider, une cousine à qui confier le bébé... Mais, souvent, je ne suis que l'étape sur un trajet.
Aucun affect, il sonne, monte les escaliers, nous nous désapons sans perdre une minute, je le pousse sur le lit, je le suce puis le chevauche... Et coule de plaisir...
... Parce que je regarde son visage et son corps tout entier dans sa métamorphose... Il se lisse et s'assouplit, s'illumine et irradie. Le jeune homme gauche, dans un corps trop massif pour sa délicatesse, devient fluide, s'étire, se détend. Il gémit, c'est si doux, c'est si beau...
Il est celui qui me suffirait, qui m'éloignerait de mes traques virtuelles chronophages, si seulement je pouvais avoir l'assurance de sa disponibilité, pour des cavalcades qui me laisseraient épuisée, mais rassasiée.
Allez, tous les quinze jours, voire toutes les trois semaines, ça m'irait, je te prépare un contrat ?
A l'aide, help, may day, hilfe, SOS !
"Viens"... Et il répondrait juste "ok"...
Ni sextos, ni confidences. Pas besoin.
Juste la certitude que nos corps savent trouver l'équilibre si particulier qui fait soudain grimper très haut.
Inutile d'emballer tout ça dans du papier cadeau et bolduc, je veux du sans-fioritures, du bestial, du primitif... On transpire et on s'achève dans ce râle qui traverse les cloisons, ok, merci, c'est tout bon pour moi, j'ai joui, je peux ouvrir un livre, continuer mon tricot, préparer un gâteau pour mon petit mari compréhensif...
Comme une cure de ginseng, une ampoule de vitamine, comme mon rendez-vous ostéo, masseuse ou mes autres rituels bien-être, il serait mon créneau "orgasme", jamais décevant, la p'tite dame, elle est toujours satisfaite du service !
Et en conclusion de séance, de sa voix douce "Whouah, c'était trop bon"... Regard plein d'étoiles.
Médic'amant.
La dose exacte, redoutablement efficace. Effets secondaires: ne rien prévoir d'autre le jour même, shootée et corps en vrac, fort risque d'accoutumance.
Un numéro, quelques mots.
"Pourrais tu venir entre dix et quinze heures ?"
Il répond systématiquement qu'il va "essayer"...
Alors, je précise que je suis en manque, comme pour tenter de le convaincre, mais je sais bien que je ne dois pas l'attendre. Il enverra, peut-être, un "toujours dispo ?", et, 10 mn plus tard, il sera là, immense, souvent débraillé, comme sortant d'un chantier, et moi, en survet et tee shirt mou dans lesquels je trainais, sans l'espérer. Inutile de sortir le grand jeu des préparatifs, manucure, crème, épilation, tenue de pute. Nous nous déshabillerons sans discours, son temps est compté. On baise, direct, sans passer par la case préliminaires. Nada, c'est pas un rencard, c'est cash, trash, brut !
S'il a faim, il aura trouvé un prétexte pour sortir, un pote à aider, une cousine à qui confier le bébé... Mais, souvent, je ne suis que l'étape sur un trajet.
Aucun affect, il sonne, monte les escaliers, nous nous désapons sans perdre une minute, je le pousse sur le lit, je le suce puis le chevauche... Et coule de plaisir...
... Parce que je regarde son visage et son corps tout entier dans sa métamorphose... Il se lisse et s'assouplit, s'illumine et irradie. Le jeune homme gauche, dans un corps trop massif pour sa délicatesse, devient fluide, s'étire, se détend. Il gémit, c'est si doux, c'est si beau...
Il est celui qui me suffirait, qui m'éloignerait de mes traques virtuelles chronophages, si seulement je pouvais avoir l'assurance de sa disponibilité, pour des cavalcades qui me laisseraient épuisée, mais rassasiée.
Allez, tous les quinze jours, voire toutes les trois semaines, ça m'irait, je te prépare un contrat ?
A l'aide, help, may day, hilfe, SOS !
"Viens"... Et il répondrait juste "ok"...
Ni sextos, ni confidences. Pas besoin.
Juste la certitude que nos corps savent trouver l'équilibre si particulier qui fait soudain grimper très haut.
Inutile d'emballer tout ça dans du papier cadeau et bolduc, je veux du sans-fioritures, du bestial, du primitif... On transpire et on s'achève dans ce râle qui traverse les cloisons, ok, merci, c'est tout bon pour moi, j'ai joui, je peux ouvrir un livre, continuer mon tricot, préparer un gâteau pour mon petit mari compréhensif...
Comme une cure de ginseng, une ampoule de vitamine, comme mon rendez-vous ostéo, masseuse ou mes autres rituels bien-être, il serait mon créneau "orgasme", jamais décevant, la p'tite dame, elle est toujours satisfaite du service !
Et en conclusion de séance, de sa voix douce "Whouah, c'était trop bon"... Regard plein d'étoiles.
Médic'amant.
La dose exacte, redoutablement efficace. Effets secondaires: ne rien prévoir d'autre le jour même, shootée et corps en vrac, fort risque d'accoutumance.
Deux ans plus tard, il n'a pas encore trente ans et m'appelle toujours Madame.
Deux ans plus tard, je n'ai toujours pas repris mon tricot.
Deux ans plus tard, je n'ai toujours pas repris mon tricot.
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Commentaires ()
Cash et beau. Le rythme et les mots me plaisent ; ils touchent un vécu personnel.
Visiblement la mayonnaise ne prend pas. Les lecteurs restent de marbre. Mais si l'auteur y trouve son bonheur...