Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Oh, Laura — Chapitre 2 · Un autre point de vue
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Oh, Laura
Chapitre 2 · Un autre point de vue
Alors que j'émergeais paisiblement de cette nuit relativement courte, mais absolument bénéfique, réveillée par un rai de lumière venu fouetter mon visage au travers des volets, je commençais à réaliser ce qu'il s'était passé pendant la nuit précédente. J'avais, au cours de la soirée passée chez Maëlle, rencontré son frère, puis trompé Geoffrey avec lui. Il ne s'était pas enfui comme un voleur, j'étais encore lovée contre lui, dans la protection de ses bras et dans la chaleur de sa bienveillance. Si Maëlle m'avait souvent parlé de son grand frère au cours de nos discussions, je ne l'avais jamais encore rencontré et je ne saurais encore dire si c'est là un tort ou pas.
Pas forcément le plus attirant physiquement, avec sa barbe pas super bien rasée, ses cheveux en vrac et ses quelques kilos superflus, il s'était montré drôle et séduisant sans chercher à l'être, car il savait que j'étais en couple, et il n'était pas le genre de baratineur qui passe la soirée à vous complimenter, mais plutôt un chambreur gentillet. C'était presque plaisant sa manière de retenir ce que l'on disait, pour s'en resservir après pour chambrer sans humilier. Mais il y avait eu autre chose qui m'avait poussée à tromper Geoffrey avec lui, et c'est là ce que je ne m'explique pas. Je me disais souvent qu'il valait mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets, mais je ne ressentais ni l'un ni l'autre ce matin, d'autant plus qu'il ne m'avait pas vulgairement baisée comme c'est souvent le cas dans ces soirées.
Je n'avais jamais été concernée, ce sont mes amies qui me relataient leurs exploits. Ça leur plaisait, car elles voulaient profiter avant de s'engager, mais moi, ce n'était pas mon truc et c'est ce qui fait que je reste méfiante.
Je pense qu'avoir gardé le contrôle tout au long de la soirée et ne pas m'être laissée subjuguer par l'alcool m'a grandement aidée à prendre cette décision, mais je ne sais pas comment est venu le déclic, car j'avais au moins l'impression d'être très heureuse en couple avec Geoffrey. Même si notre relation était assez classique, tout se passait bien, tant sentimentalement que sexuellement. Nous avions chacun nos appartements, mais c'était assez souvent que seul l'un des deux était occupé. Il faisait un BTS en agroalimentaire dans la même ville que moi, et comme les établissements hôteliers et agroalimentaires sont proches, les étudiants se mélangent et nous finissons par tous nous connaître. Mais ça se passait sûrement trop bien pour que ça reste honnête, et finalement, je me demande ce qu'il a fait aussi lors de cette soirée qu'il a préféré aller passer sans moi.
Même si du haut de mes 20 ans, je n'étais pas la plus expérimentée, je pense pouvoir dire que personne jusqu'à présent ne m'avait fait l'amour comme Louis me l'avait fait hier soir. Mon bas-ventre était liquéfié avant même que l'on quitte l'appartement de Maëlle, si bien que toute cette tension sexuelle entre lui et moi avait fait office de préliminaires, plus mentaux que physiques, mais ô combien excitants. Je ne lui en aurais même pas voulu de ne pas mettre de préservatif, car je suis sous contraceptif, mais sa prudence pour notre santé m'a tout de même rassurée.
Il est allé à l'encontre de tous mes petits rituels avant un acte sexuel : je n'étais pas épilée, car je ne me doutais pas de ce qui allait se passer ce soir, j'étais encore aux trois quarts habillée, et je n'avais même pas vu son sexe avant de commencer. Si l'épilation me donne une sensation de propreté et de respect vis-à-vis de l'homme qui veut me prodiguer un cunnilingus, ça n'avait pas eu d'impact hier soir. En revanche, avoir gardé ma robe, mon soutien-gorge et mes bas m'a fait ressentir l'impression d'être une autre, et c'est peut-être une des causes qui font que je ne regrette rien. Quant au membre qui m'a donné ce plaisir physique, je pense que c'est mon côté matérialiste qui aime bien évaluer la chose avant, sûrement un aspect psychologique. Et puis vous, mesdames et messieurs concernés, vous qui êtes en train de lire ce récit, n'aimez-vous pas avoir une idée de ce qui va entrer en vous ?
Je m'égare, car finalement, peu importe la taille, la longueur, la présence ou non d'un prépuce, ou quelle qu'autre propriété d'un pénis, je me suis rendu compte que ça n'avait peu d'importance. Le sien m'a remplie bien comme il faut, et surtout ne m'a pas fait mal – même si le lubrifiant du préservatif et la fuite intarissable de cyprine dont j'étais victime ont certainement aidé. J'ai aimé chaque millimètre de mouvement de cet engin de petite mort. Mon corps en était possédé, et mon âme aussi, si bien que je ne savais pas trop quoi faire de peur de gâcher le plaisir. Je me souviens avoir accompagné les coups de bassin, et avoir serré mes jambes sur sa taille pour limiter son recul, car à chaque presque sortie, mon clitoris était sollicité et c'en était presque trop. Il accompagnait tout ça de baisers, de caresses au visage, il me mordillait le lobe des oreilles – une de mes zones érogènes, le savait-il ? S'en doutait-il ?
Et il se contentait de ça, je pense que si je ne lui avais pas pris la main pour qu'il me caresse un sein, il ne les aurait pas touchés. Je n'en ressentais pas le besoin, mais je n'aime pas les laisser sans occupation, même si là, ils étaient rangés dans le soutien-gorge. Tout cela, en plus de l'orgasme incomparable que j'ai eu, a vraiment fait basculer cet acte de « baiser » à « faire l'amour ».
M'être remémoré tout ça avait eu pour seul effet de m'exciter à nouveau, et si un autre de mes principes ne m'avait jamais fait consommer de plaisir de la chair avant d'aller en cours, le réveil qui affichait 6h07 me disait qu'on avait le temps, mon bas-ventre lui me disait que j'en avais bien envie. Je me suis alors retournée et je l'ai embrassé, tendrement, mais sans insister. Il n'eut pas de réaction, mais mon envie était supérieure à ma culpabilité de commettre un « viol ». Ma main se dirigea directement sur son caleçon, pour se glisser à l'intérieur et saluer l'objet de mon désir. Evidemment, il paraissait assez ridicule à ce moment-là, mais je décidais de ne pas rendre les armes, et je commençais à le décalotter pour caresser le gland. J'alternais ce mouvement en descendant caresser les testicules, avant d'avoir la satisfaction d'observer que mes efforts n'étaient pas vains, et que mon plan prenait forme. Il se mit à bouger, et mon seul réflexe fut de l'embrasser à nouveau.
Baiser qu'il me rendit, confirmant qu'il était réveillé. Je fus alors plus entreprenante, en faisant glisser son caleçon pour libérer ce sexe qui commençait à prendre de la place, et comme il ne m'indiqua aucune contre-indication et que j'avais envie d'essayer un autre genre de petit-déjeuner, je descendis dans le lit pour enfin voir et réaliser ce qui m'avait fait tant chavirer hier soir. Il n'était pas forcément impressionnant, mais bien proportionné, et après l'avoir de nouveau décalotté, je commençais à appliquer quelques coups de langue dessus. Je le fis entrer dans ma bouche pour faire quelques mouvements de va-et-vient dessus, avant de le ressortir, le branler un peu, puis recommencer. Il n'eut pas ce geste pervers et humiliant de m'appuyer la tête dessus, il me laissait faire et sa respiration qui s'accélérait me confirma que j'avais tout bon.
C'est alors qu'il se retira de ma bouche pour me remonter à son niveau et m'embrasser, alors que j'avais essayé d'étancher le début de fuite et que c'était encore dans ma bouche. A son tour, il descendit le long de mon corps, j'eus tout juste le temps de lui souffler que je n'étais pas fraîche que ma nuisette était remontée, ma culotte descendue et un premier contact entre sa langue et mon clitoris établi. Wow, direct comme ça, il n'y allait pas à reculons lui. J'étais déjà perdue, sa langue s'agitant sur mon bouton, un doigt caressant le contour de mes lèvres et s'y immisçant de temps à autre, son autre main remontée sous ma nuisette, caressant sur mon côté droit mon flan, mes côtes, mon sein, agaçant mon téton. L'autre semblait jaloux, alors je pris la décision de m'en occuper, et de nouveau mon corps possédé commençait à onduler, mon esprit se brouillait et j'eus à peine le temps de prendre l'oreiller pour étouffer mon cri.
Il revint au niveau de mon visage pour m'embrasser, partageant mes fluides comme je l'avais fait auparavant. Quelques minutes s'écoulèrent, avant qu'il ne se mette à bouger pour sortir du lit. Je croyais qu'il partait se préparer, et j'en voulais plus.
— Capote, répondit-il à mon regard interrogatif et presque déçu.
— Non, viens comme ça, je prends la pilule, et je te fais confiance, je n'ai pas envie de limiter notre plaisir avec un bout de plastique.
— Non, viens comme ça, je prends la pilule, et je te fais confiance, je n'ai pas envie de limiter notre plaisir avec un bout de plastique.
Il ne se leva pas, se retourna et m'enjamba. Je sentais son sexe sur ma cuisse, qui progressait vers mon antre de plaisir. Ma main se glissa entre lui et moi pour le guider, et je me sentis de nouveau remplie...
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Commentaires ()
Une connection c'était faite mais je suis curieux de savoir ce que va se passer lors de ces retrouvailles.
Hâte de lire la suite