Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Dans la brume — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Dans la brume
Chapitre 1
J'ai un peu bu ce soir là, lorsque je prends le bus de 23h00. Avec la sortie des cinés, il est bondé.
J'ai aussi fumé un peu d'herbe. Pas beaucoup mais suffisamment pour avoir la tête encore dans la brume. Je reste debout, accrochée à la barre, le visage tourné vers la vitre. J'en ai au moins pour une demi-heure jusqu'au terminus. J'ai la tête qui tourne un peu. Je suis ballottée et je tamponne régulièrement des gens. Pas la peine de m'excuser. Ça nous arrive à tous sur cette route défoncée. Je ferme les yeux puis relève les paupières dans la seconde en sentant quelqu'un se coller à moi. Je tourne la tête et j'aperçois le bas d'une robe. Pas de quoi m'inquiéter ! Je referme les yeux. J'ai un peu mal au coeur et je ne réagis pas tout de suite lorsque je sens qu'on me touche les fesses. Avec les cahots, la main m'a sans doute frôlée par inadvertance ! Mais non, je sens toujours la pression légère qu'elle exerce. Je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux. Pas envie de me retourner. J'ai la tête à l'envers. Je ne fumerai plus. Juré !
J'ai aussi fumé un peu d'herbe. Pas beaucoup mais suffisamment pour avoir la tête encore dans la brume. Je reste debout, accrochée à la barre, le visage tourné vers la vitre. J'en ai au moins pour une demi-heure jusqu'au terminus. J'ai la tête qui tourne un peu. Je suis ballottée et je tamponne régulièrement des gens. Pas la peine de m'excuser. Ça nous arrive à tous sur cette route défoncée. Je ferme les yeux puis relève les paupières dans la seconde en sentant quelqu'un se coller à moi. Je tourne la tête et j'aperçois le bas d'une robe. Pas de quoi m'inquiéter ! Je referme les yeux. J'ai un peu mal au coeur et je ne réagis pas tout de suite lorsque je sens qu'on me touche les fesses. Avec les cahots, la main m'a sans doute frôlée par inadvertance ! Mais non, je sens toujours la pression légère qu'elle exerce. Je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux. Pas envie de me retourner. J'ai la tête à l'envers. Je ne fumerai plus. Juré !
Les mains bougent et je trouve la force de lever les paupières. Dans un reflet de la vitre je vois la robe jaune derrière moi. Pas le visage. Mes paupières sont trop lourdes. Je les referme. La pression sur mes fesses disparait. Je suis presque déçue, mais je sens peu après la chaleur d'une peau sur mes cuisses. Ma jupe est courte. C'était le dress code pour la soirée. Une caresse glisse sous l'étoffe. Des deux côtés. J'ai la tête embrouillée. Je ne peux faire le tri entre fantasme et réalité. Le reflet, cette fois, me renvoie le sourire de la femme en robe jaune. Il me semble que ses yeux brillent. Je ne peux soutenir son regard qui m'impressionne et je me soumets en quelques secondes ! Je referme les yeux. Les mains arrivent sur mes fesses nues. Je ne sais pas si c'est vraiment bon... ou si c'est encore l'herbe qui me fait trouver ça agréable. J'attends pour savoir. La main glisse sur ma hanche droite… se pose sur le string. Je sens que je deviens humide. Les doigts bougent.
Cherchent le point sensible. J'attends. J'oscille entre le malaise et le plaisir. Entre le vrai et l'illusion. Mon cerveau est trop las pour décider. Je recroise le regard de la robe jaune et je baisse les yeux. Les doigts glissent sur ma raie et écartent le string. Ils cherchent l'ouverture et s'enfoncent. J'ai envie de grimacer, mais je n'ose pas. Ils s'enfoncent encore… et devant je coule… Les doigts me fouillent… recto-verso. Je sens soudain l'effet de l'herbe se dissiper, mais j'ai encore les sens à fleur de peau. La brume disparait à mesure que monte la fièvre. J'ai envie de crier. Je me mords la lèvre jusqu'au sang. Je ne sens pas la douleur tant le plaisir m'étreint et me soumet aux doigts qui me fouillent. Je me cramponne à la barre pour ne pas m'écrouler quand vient ma jouissance. Je lève les yeux vers le reflet. La robe jaune a disparu. Partie ou rêvée ? Mon esprit est trop faible encore pour m'offrir la réponse.
Encore deux arrêts et je descends. Mes jambes peinent à me porter. Je renverse mon sac en cherchant mes clés. Je tangue jusqu'à l'ascenseur. J'ai encore la robe jaune dans la tête. Je n'ai pas envie de rentrer chez moi. Je sonne chez mon voisin et je tombe dans ses bras. Ça sent l'herbe et les effluves reviennent brouiller ma tête. Il me sert une vodka. Puis deux. Me tend un joint. Et je décolle. Il se déshabille et j'éclate de rire. Il est moche mais il a une belle queue et il bande bien. Il me retire mon sweet shirt et fait glisser ma jupe qui descend avec mon string. Je tire encore une bouffée et je finis mon verre. Il veut que je le suce et je m'esclaffe encore. Quand je vois ses prunelles, il me revient le regard de la jupe jaune … et je me soumets. Je le laisse faire et il me baise dans la bouche. Il ne jouit pas. Il se retire et rallume un joint. Sa queue pend comme une trompe. Elle est énorme. J'ai dû mal voir et je tire une autre bouffée. Elle est plus grosse encore.
Il s'approche de moi et lance, d'une voix pâteuse :
— Regarde.
Et il se branle.
J'ai la tête qui tourne. J'aurais pas dû encore fumer. J'ai la tête qui tourne mais j'ai envie de baiser. Il faut que je lui dise. Que je lui fasse comprendre. Il est moche mais j'ai envie de sa bite. Je me dresse sur les coudes et soudain j'ai l'estomac qui chavire. Il lâche sa queue et me traine aux toilettes. J'ai la tête dans la cuvette lorsque je sens sa queue me pénétrer les fesses. J'ai le coeur au bord des lèvres et je ne peux pas bouger. Je heurte parfois la porcelaine tant il s'active. Je n'arrive pas à vomir. Peu à peu le malaise s'estompe et je sens une onde de plaisir arriver… s'amplifier et me submerger. Et je jouis en hurlant. C'est la première fois que j'ai un orgasme en étant prise ainsi. Il se retire brusquement en grognant. Il n'a pas joui. L'explosion de mon plaisir a soufflé le malaise. Ma tête s'est arrêtée de tourner et mon estomac a reprit sa place. Seule l'herbe me fait encore planer un peu.
J'ai la tête qui tourne. J'aurais pas dû encore fumer. J'ai la tête qui tourne mais j'ai envie de baiser. Il faut que je lui dise. Que je lui fasse comprendre. Il est moche mais j'ai envie de sa bite. Je me dresse sur les coudes et soudain j'ai l'estomac qui chavire. Il lâche sa queue et me traine aux toilettes. J'ai la tête dans la cuvette lorsque je sens sa queue me pénétrer les fesses. J'ai le coeur au bord des lèvres et je ne peux pas bouger. Je heurte parfois la porcelaine tant il s'active. Je n'arrive pas à vomir. Peu à peu le malaise s'estompe et je sens une onde de plaisir arriver… s'amplifier et me submerger. Et je jouis en hurlant. C'est la première fois que j'ai un orgasme en étant prise ainsi. Il se retire brusquement en grognant. Il n'a pas joui. L'explosion de mon plaisir a soufflé le malaise. Ma tête s'est arrêtée de tourner et mon estomac a reprit sa place. Seule l'herbe me fait encore planer un peu.
Il est allongé, les yeux clos, la queue dans la main. Je la regarde encore. Elle est vraiment belle. Puis je ramasse mes affaires et je traverse le palier à poil… jusque chez moi.
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