Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Conte: la Grâce de Noël — Chapitre 2 · Pardon et passion
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Conte: la Grâce de Noël
Chapitre 2 · Pardon et passion
En cette période de l'Avent dans le Royaume des Maskoutains, la nature revêtait un aspect très accablant.
Car les contrées, depuis longtemps, auraient dû être d'un tapis blanc.
Le pays, cependant, s'était paré d'un décor évoquant davantage et encor une sombre et triste veille de la Toussaint qu'une année touchant bientôt à sa fin.
Depuis un jour menée au cachot et jetée aux fers, Alicia se maudissait en son for intérieur d'avoir suivi la voie de son cœur. Déchue de ses nobles fonctions, la damoiselle qui avait péché contre Son Altesse et mis fin à une amitié éternelle attendait en retenant ses pleurs les accusations qui allaient tomber tout à l'heure : celle de haute trahison puis celle de fornication et, délit qui n'était pas rien, celle d'acte gomorrhéen.
Car les contrées, depuis longtemps, auraient dû être d'un tapis blanc.
Le pays, cependant, s'était paré d'un décor évoquant davantage et encor une sombre et triste veille de la Toussaint qu'une année touchant bientôt à sa fin.
Depuis un jour menée au cachot et jetée aux fers, Alicia se maudissait en son for intérieur d'avoir suivi la voie de son cœur. Déchue de ses nobles fonctions, la damoiselle qui avait péché contre Son Altesse et mis fin à une amitié éternelle attendait en retenant ses pleurs les accusations qui allaient tomber tout à l'heure : celle de haute trahison puis celle de fornication et, délit qui n'était pas rien, celle d'acte gomorrhéen.
— Quelle pauvre sotte je suis de m'être ainsi avilie dans ce qui est interdit! se lamentait l'archère. Que n'ai-je pu mes ardeurs retenir pour de la sorte ainsi finir! se morfondait la cavalière.
Malgré sa complainte, cependant, la jeune femme aux yeux pers et aux beaux cheveux d'ébène ne pouvait se garder d'à nouveau admirer, et ce sans nulle peine à travers ses paupières closes, la sublime beauté, entre autres choses, des seins délicats de sa protégée, son épiderme lisse et soyeux d'où s'échappaient d'enivrantes senteurs, son cou et sa gorge qui exhalaient une si douce tiédeur.
Princesse Sophie, quant à elle, se faisait plus triste que jamais, sachant que pour son amie d'enfance la Cour serait sans nulle clémence tout en destinant icelle à la potence.
Mais plus que tout elle se reprochait, depuis déjà quelques heures, de n'avoir su répondre au cri de son cœur.
Car dans ce pays où régnait l'interdit, et bien qu'Alicia fût de belle compagnie, la Princesse avait, ne portant nulle valeur à ses propres sentiments, préféré à son endroit appliquer lois et règlements.
Mais plus que tout elle se reprochait, depuis déjà quelques heures, de n'avoir su répondre au cri de son cœur.
Car dans ce pays où régnait l'interdit, et bien qu'Alicia fût de belle compagnie, la Princesse avait, ne portant nulle valeur à ses propres sentiments, préféré à son endroit appliquer lois et règlements.
Dans les vallées, la pluie devenait incessante, les bêtes de somme peinant sur des chemins boueux. Dehors, un vent lugubre sifflait dans la tourmente; ce n'était guère un temps pour y laisser un gueux.
Noël arriverait dans moins d'une semaine, et pourtant rien ne s'annonçait pour le mieux!
***
— Je vous aime, Altesse! Depuis toujours mon cœur pour vos beaux yeux a battu. Et tous les jours pour vous j'ai combattu! lui avoua la pauvre hère alors en haillons lorsque visitée par la jeune héritière dans son donjon.
Dans cette pièce sombre dont les murs se couvraient d'une verte moisissure, le cliquetis des chaînes, pour la Princesse, n'évoquait plus que la cruelle peine qui était devenue sienne.
— Mais je n'ai ni honte ni regret à l'égard de mes gestes! ajouta encore celle qui se saurait rejetée comme la peste. Je mourrai par amour pour vous, ma princesse et amie. Si par contre vous m'aidez à sortir de cette geôle ou qu'une quelconque clémence me sourit, je vous épouserai, ne serait-ce qu'en catimini. Je vous prendrai en épousailles, car pour moi rien d'autre ne vaille. Faites-moi sortir d'ici, ma mie, je vous en conjure; je demeurerai votre indigne protectrice, je vous le jure!
C'est à ces mots, plus que jamais, que Princesse Sophie comprit sa tragique erreur : elle avait fui l'appel profond et secret que lui avait lancé son cœur!
— Cette Saison devrait en être une de réjouissances, répondit Sophie qui ne parvenait à reprendre ses sens, mais ce que nous vivons ne cherche qu'à occire mon âme! De même je vous aime, mon amie, mais cet amour est infâme!
De retour à sa tour, la Princesse s'épandit en d'amères larmes, hésitant toujours à rendre les armes.
À l'agonie maintenant gémissait la nature, sapins et cyprès perdant toute leur verdure, pluies et vents forts s'abattant sur les murs.
À l'agonie maintenant gémissait la nature, sapins et cyprès perdant toute leur verdure, pluies et vents forts s'abattant sur les murs.
***
— Sire, s'adressa le lendemain à son père la Princesse, mon cœur saigne et, comme la nature entière, languit dans la tristesse. Libérez de ses barreaux la prisonnière et mon âme de sa détresse!
— Mon enfant, répondit alors le Roi, je devine ta douleur et je connais ton cœur. Je ne puis cependant accéder à ton vouloir. Damoiselle Alicia a failli à son devoir et à sa peine je ne puis surseoir. Au bacul
— Vous dites bien de connaître ma souffrance, Père, dit la Princesse tristement, mais de mon cœur éploré êtes dans l'ignorance, conclut-elle en s'en allant.
— Mon enfant, répondit alors le Roi, je devine ta douleur et je connais ton cœur. Je ne puis cependant accéder à ton vouloir. Damoiselle Alicia a failli à son devoir et à sa peine je ne puis surseoir. Au bacul
Au Moyen Âge, peine infligée à un homme ayant commis une faute dans l'exercice de sa charge ou à une fille dévergondée. Comme son nom le suggère, le bacul consistait à frapper les fesses du fautif avec une pelle.
ton ancienne amie sera condamnée puis, à la Saint-Sylvestre, au gibet amenée où par pendaison elle sera exécutée, après quoi son corps nu sur la place publique sera exposé.— Vous dites bien de connaître ma souffrance, Père, dit la Princesse tristement, mais de mon cœur éploré êtes dans l'ignorance, conclut-elle en s'en allant.
Sa Majesté la Reine Jasmine, quant à elle, gardait le silence. Car bien que son esprit fût désolé pour sa fille bien-aimée, elle se savait elle-même porteuse d'un secret bien gardé.
Le désespoir s'était emparé de la jeune et jolie Princesse. En pleurs, elle regagna sa chambre et de gémir n'eut de cesse.
Tout le village avait sombré dans la détresse, se languissant pour une parcelle d'allégresse.
Sans halte aucune, le tonnerre grondait, de vifs torrents les chemins ruisselaient et les bêtes dans les bois se terraient.
Épuisée de larmes et de fatigue, Princesse Sophie profondément s'endormit et connut un songe étrange, à ce qu'on en dit.
C'est lors d'icelui que sainte Catherine la Blondine apparut à son lit.
Le désespoir s'était emparé de la jeune et jolie Princesse. En pleurs, elle regagna sa chambre et de gémir n'eut de cesse.
Tout le village avait sombré dans la détresse, se languissant pour une parcelle d'allégresse.
Sans halte aucune, le tonnerre grondait, de vifs torrents les chemins ruisselaient et les bêtes dans les bois se terraient.
Épuisée de larmes et de fatigue, Princesse Sophie profondément s'endormit et connut un songe étrange, à ce qu'on en dit.
C'est lors d'icelui que sainte Catherine la Blondine apparut à son lit.
— Ne crains rien, mon amie, s'adressa alors de sa voix angélique la vision aux longs cheveux blonds. Tu as dans ton cœur la solution. Souviens-toi juste de la tradition!
Deux jours passèrent, après quoi Sophie, de nouveau par le Roi, convoquer se fit.
Ce fut avec célérité que la jolie rouquine se hâta d'obtempérer, une objurgation dans son esprit maintenant bien concoctée.
Ce fut avec célérité que la jolie rouquine se hâta d'obtempérer, une objurgation dans son esprit maintenant bien concoctée.
— Mon enfant, fit le Souverain en présence de sa fille qu'il affectionnait plus que tout, voici venu le temps, selon la coutume à Noël, d'entendre et de t'accorder le désir qui repose en ton cœur. Comme tous le savent dans le Royaume et selon la tradition, ce vœu annuel te sera accordé sans condition, puisqu'aux yeux de tes parents tu représentes leur plus grande richesse et que nous te savons remplie de sagesse.
— Votre Majesté, Votre Seigneurie, voici ma prière, implora alors Sophie en tombant à genoux aux pieds de son père. Daignez, je le réclame, accorder grâce et pardon à Damoiselle Alicia!
— Mais, ma fille, rétorqua solennellement le Roi, n'y songez même pas!
— Votre Majesté, Votre Seigneurie, voici ma prière, implora alors Sophie en tombant à genoux aux pieds de son père. Daignez, je le réclame, accorder grâce et pardon à Damoiselle Alicia!
— Mais, ma fille, rétorqua solennellement le Roi, n'y songez même pas!
La Reine tourna les yeux vers son époux encore tout surpris. Elle adressa alors un regard enjôleur à l'endroit de son mari.
— Mais enfin qu'en est-il avec vous, mes très chères? Vous voulez me voir rompre des lois séculaires?
Un troublant silence se faisant servir, le bon roi Jérôme dut donc s'enquérir.
Et s'adressa ainsi à sa fille pour lui dire :
Et s'adressa ainsi à sa fille pour lui dire :
— Cette femme dont vous parlez, vous l'aimez? Avec ardeur? Vos pensées les plus intimes plaident vraiment en sa faveur?
— De tout mon être, Sire. J'attendais un prince charmant mais c'est elle qui m'a conquise. Car de tout temps sa loyauté, sans cesse, me fut acquise. C'est donc elle qu'a choisie mon cœur afin d'en faire, ma vie entière, son bonheur. Je ne pourrais supporter sa mort ni vivre sans elle, ne serait-ce qu'une heure!
— De tout mon être, Sire. J'attendais un prince charmant mais c'est elle qui m'a conquise. Car de tout temps sa loyauté, sans cesse, me fut acquise. C'est donc elle qu'a choisie mon cœur afin d'en faire, ma vie entière, son bonheur. Je ne pourrais supporter sa mort ni vivre sans elle, ne serait-ce qu'une heure!
Puis, s'étant relevée :
— Noël n'est-il pas la Fête de l'Amour et de l'Acceptation? Pourquoi donc s'empêcher d'aimer librement et sans restriction les gens selon notre passion?
Un nouveau moment de silence arriva, le Roi forgeant sa décision. Puis le Souverain se leva, réclamant toute l'attention.
— Soit. Tu es notre fille bien-aimée. Tu as toujours fait preuve de sagesse dans tes requêtes. Mais par-dessus tout nous voulons te voir satisfaite, car partout resplendissent toujours tes humeurs. Aussi je t'accorde le désir de ton cœur!
Aussitôt donc que fut prononcé l'édit, une étincelle de bonheur jaillit dans le cœur de Sophie. Le temps froid s'installa doucement et tomba une neige légère en scintillant.
C'est dans la suite princière que la jeune héritière et sa bien-aimée se retrouvèrent.
C'est dans la suite princière que la jeune héritière et sa bien-aimée se retrouvèrent.
— Mon amour, susurra Sophie à l'oreille d'Alicia, mon âme n'aurait pu survivre à une si cruelle séparation! Je vous y convie donc : consommons notre union.
— Ma mie, ma douce, fit la graciée, toute ma vie vous fut dédiée. Et pour le reste de mes jours je me consacre à notre amour.
— Prenez-moi, je vous prie. Prenez-moi, jusqu'à la lie.
— Ma belle amie, de tous vos charmes, me suis languie!
— À mes mamelles portez vos mains; que vos lèvres goûtent à mes reins. Assouvissez vos doux désirs; de moi faites sourdre mon plaisir!
— Ma mie, ma douce, fit la graciée, toute ma vie vous fut dédiée. Et pour le reste de mes jours je me consacre à notre amour.
— Prenez-moi, je vous prie. Prenez-moi, jusqu'à la lie.
— Ma belle amie, de tous vos charmes, me suis languie!
— À mes mamelles portez vos mains; que vos lèvres goûtent à mes reins. Assouvissez vos doux désirs; de moi faites sourdre mon plaisir!
Tendrement, les deux jeunes femmes échangèrent un baiser. À la fenêtre une tourterelle se mit à roucouler, bientôt d'une seconde accompagnée.
Puis, plus ardemment, des mains fébriles sur deux corps dénudés à valser se mirent, alors qu'à l'unisson deux féminités d'une humeur saphique se mettaient à luire.
Au même moment, sapins et cyprès reprenaient leur vive verdure ancestrale. À nouveau, paysage et nature revêtaient leur plus belle parure hivernale.
Un sein accueillant des lèvres vermeilles… Un mamelon s'agitant sous une langue qui l'éveille…
Couinements de plaisir, gémissements de désir…
La neige tombait à présent gaiement sur tout le terroir, les ornements placés par les paysans retrouvant de leur éclat tout le pouvoir.
Moment de jouissance, extase dans la transe, pleurs et sueurs, pleurs de bonheur…
Alicia et Sophie purent ainsi librement admirer leur beauté de si près, se toucher sans contrainte aux endroits les secrets, partager toutes leurs humeurs corporelles.
En ce soir béni, leur folle passion put déployer ses ailes!
Et elles se connurent
Mais par-dessus tout, elles purent montrer ouvertement, dorénavant et à tout vent, leurs beaux et nobles sentiments :
Puis, plus ardemment, des mains fébriles sur deux corps dénudés à valser se mirent, alors qu'à l'unisson deux féminités d'une humeur saphique se mettaient à luire.
Au même moment, sapins et cyprès reprenaient leur vive verdure ancestrale. À nouveau, paysage et nature revêtaient leur plus belle parure hivernale.
Un sein accueillant des lèvres vermeilles… Un mamelon s'agitant sous une langue qui l'éveille…
Couinements de plaisir, gémissements de désir…
La neige tombait à présent gaiement sur tout le terroir, les ornements placés par les paysans retrouvant de leur éclat tout le pouvoir.
Moment de jouissance, extase dans la transe, pleurs et sueurs, pleurs de bonheur…
Alicia et Sophie purent ainsi librement admirer leur beauté de si près, se toucher sans contrainte aux endroits les secrets, partager toutes leurs humeurs corporelles.
En ce soir béni, leur folle passion put déployer ses ailes!
Et elles se connurent
Connaître, au sens biblique du terme: avoir une relation sexuelle
alors aussi profondément que leur désir jusque-là interdit leur permettait maintenant.Mais par-dessus tout, elles purent montrer ouvertement, dorénavant et à tout vent, leurs beaux et nobles sentiments :
— Je vous aime, ma tendre amie, mon seul amour, ma toute belle!
— Vous êtes à moi, je suis à vous, votre éternelle!
— Vous êtes à moi, je suis à vous, votre éternelle!
***
Au petit matin, les oiseaux pépiaient et gazouillaient allègrement. Un doux parfum de pin embaumait de nouveau à tout venant. L'Esprit de Noël était de retour!
De très vieilles lois furent changées. Des décrets adoptés par la Cour.
Au jour de Noël, tous les habitants du Royaume, de tous sexes et de tous genres, furent invités à festoyer avec la famille royale. On y fit grosse ripaille avec plein de boustifaille et la danse se poursuivit jusqu'à très tard dans la nuit!
De très vieilles lois furent changées. Des décrets adoptés par la Cour.
Au jour de Noël, tous les habitants du Royaume, de tous sexes et de tous genres, furent invités à festoyer avec la famille royale. On y fit grosse ripaille avec plein de boustifaille et la danse se poursuivit jusqu'à très tard dans la nuit!
Et pour la première fois au Royaume des Maskoutains, tous purent par la suite donner libre cours à leurs passions et sentiments entre bonnes gens consentants.
Ce fut le plus joyeux Noël de tous les temps!
Quant à la Princesse Sophie et sa jolie Damoiselle Alicia, elles furent les toutes premières à faire bénir leur hymen par le Roi qui accueillit affectueusement sa brave nouvelle belle-fille dans ses bras.
Ce fut le plus joyeux Noël de tous les temps!
Quant à la Princesse Sophie et sa jolie Damoiselle Alicia, elles furent les toutes premières à faire bénir leur hymen par le Roi qui accueillit affectueusement sa brave nouvelle belle-fille dans ses bras.
La Reine Jasmine avoua au bon Roi sa vieille liaison avec Dame Sonia. Sans hésiter celui-ci pardonna, pour terminer dans un ménage à trois!
Ainsi se déroula le plus beau Noël au Royaume des Maskoutains, dans l'Amour et l'Acceptation.
Sophie et Alicia s'unissent et vous envoient la main, avec leurs Vœux de la Saison!
Ainsi se déroula le plus beau Noël au Royaume des Maskoutains, dans l'Amour et l'Acceptation.
Sophie et Alicia s'unissent et vous envoient la main, avec leurs Vœux de la Saison!
FIN
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Commentaires ()
Joyeuses fêtes à toutes et à tous!
Vous me voyez ravi de constater à quel point mon récit vous a plu, comme il a semblé plaire à de nombreux lecteurs et lectrices, participants du concours pour la plupart, qui m'en ont fait part dans leurs commentaires.
Je connaissais déjà votre affection pour la poésie, cependant votre goût pour les récits à caractère saphique est pour moi une révélation. Je complèterai donc ce message en vous suggérant quelques lectures, mes trois héroïnes étant toutes des femmes aimant les femmes.
Concernant ma participation au concours:
Par définition, un conte peut être court ou long (pour des raisons évidentes de style, j'ai limité mes textes à 2000 mots environ) avec en plus un élément de magie ou de fantastique (le comportement de la nature en lien avec les états d'âme de la Princesse). C'est sur cette base que j'ai entrepris mon travail.
La scène et les personnages : Pour beaucoup, 'Montérégie' peut sonner comme un nom de pays imaginaire et lointain, alors que le gentilé 'Maskoutains' paraît comme un nom exotique désignant un peuple ayant vécu à l'époque médiévale.
L'intrigue : Sophie a toujours été secrètement amoureuse d'Alicia mais se trouve dans l'histoire déchirée entre ses sentiments et son futur rôle de souveraine, ce qui explique le délai qu'elle manifeste à réagir au baiser interdit d'Alicia de même que la larme qui la trahit lorsqu'elle demande aux gardes de procéder à son arrestation. Pour mettre fin à ce drame tragique, elle tirera profit d'une vieille tradition instaurée par sa lignée royale. Le pardon accordé à Alicia donne ainsi au titre de l'histoire sa pleine signification.
Le récit se devait donc de 'coller' au thème de Noël car n'eût été du vœu annuel dont a pu se prévaloir Princesse Sophie, le sort de Damoiselle Alicia aurait sans aucun doute connu une tournure funeste dans une toute autre période de l'année.
Vocabulaire et mise en forme : Afin de rendre au récit son caractère médiéval, j'ai dû procéder à la recherche des termes vieillots et appropriés pour la circonstance (le terme bacul avait une signification particulière au Moyen âge!)
La versification et l'organisation des rimes ont requis plusieurs semaines de travail. Au départ j'ai rédigé le texte en pure prose. Petit à petit, je me suis affairé à restructurer le tout dans sa forme finale.
La structure du récit: Selon ce que m'a enseigné mon cours classique, un récit bien structuré comporte d'abord une introduction : je pose la base en mentionnant l'époque et le lieu de l'histoire, et décris mes personnages. Le développement relate les premiers événements: l'opportunité que connaît Alicia de se rapprocher de l'intimité de la Princesse. Le paroxysme traduit l'aspect le plus dramatique de l'intrigue : l'emprisonnement de la femme, sa condamnation et le refus du Roi de la gracier. Le dénouement arrive lorsque la Princesse use de son privilège annuel. S'ensuit la conclusion, avec une scène érotique évitant la vulgarité afin de respecter le ton poétique du conte, puis l'annonce des festivités pour l'ensemble du Royaume.
Enfin, comme complément, un message, une morale, celle de l'Acceptation des diversités sexuelles.
Puisque vous me dites apprécier les récits d'amour saphique, je ne saurais trop vous recommander les lectures suivantes tirées de mon répertoire :
Secrets de couventines: ce récit vous plonge dans les années '60 au Québec, à l'époque de la Révolution tranquille, où une jeune novice en religion luttera afin de reconnaître son orientation sexuelle, en compagnie d'une consœur qui assume déjà la sienne. Avec d'intéressantes descriptions de l'environnement maskoutain.
Déchéance et rédemption vous fera accompagner un ex-militaire déchu qui devra renoncer à ses préjugés homophobes afin d'accepter l'homosexualité de sa fille et la bisexualité de son ex-conjointe. Ce récit fait la mention, à son début, des histoires le précédant. Un chapitre est particulièrement consacré à une intervention chirurgicale d'urgence avec détails techniques.
Comme on peut le constater, j'aime particulièrement développer le thème de la lutte pour la liberté des sexes, particulièrement chez la communauté lesbienne.
Je termine en vous remerciant chaleureusement pour votre initiative et votre immense travail dans ce projet de concours qui a procuré à tous et à toutes un vent de fraîcheur et de gaîté en cette période de festivités. :)
À l'évocation du royaume des Maskoutains qui fut tombée dans une grande mélancolie, sans une once de neige, suivant l'humeur de la princesse, je me suis dit qu'elle était surement dotée de pouvoir magique, guidant le temps et les cœur par sa volonté inconsciement.
Je m'étais dit que la princesse allait surement tombée amoureuse de sa protectrice mais lorsque j'ai vu la fin du premier chapitre, je me suis dit que peut-être que non finalement, à moins que cela était fait exprès pour induire le lecteur, le faire passer par une émotion certaine, pour ensuite réunir ces deux demoiselles et que tout fini bien, qui sait.
***
Ce deuxième chapitre m'a réconcilié avec mes appréhensions du premier. Tout est bien qui fini bien, dans le royaume des Maskoutains.
Quand on connait étroitement le moyen age et la monarchie du Canada, à savoir que seulement quelques membres de la royauté Britanique ont habité pendant un certain temps notre pays, tel Alexander Cambridge, mais qu'il n'y a jamais eu de résidence permanente ici, cela fait différent à lire et un peu sourire. Après tout, c'est cela un conte, bouleverser les coutumes établies, les mœurs et les faits de réalité établis. ^^
Une histoire féérique, magique, permet aisément cela. Après tout, la magie dans les contes de fées change la donne du réalisme pour notre plus grand plaisir. J'aime énormément ce conte, l'une de mes histoires préférées sur le site, et la numéro une dans les histoires écrites sous forme de vers. Bravo à vous, cher simson, et merci pour ce cadeau magnifique.
Je ne sais, mon cher camarade, si vous connaissez mon affection pour les récits saphique et la poésie, mais vous avez tombé en plein dans ma talle. Entre québécois, je crois que vous comprendrez l'expression. ;)
J'aime bien ce type de conte, à la morale assez différente et proche à la fois des mœurs moyen-âgeux, où l'amour envers tous est plus acceptable que les lois ancestrales qui éloignent cette vertue pourtant rechercher et pourtant sappée par ces lois archaïques qui repoussent l'amour alors que d'autre part, elles ordonnent de rechercher. Lorsqu'il y a contradiction, on recherche la meilleure solution, non ? :) Qui aime bien, le rend bien !
Mon instinct me souffle une chance de présence sur le podium.
Merci pour cette marque d'appréciation et bonne chance à vous également pour le concours. :)
Un bon moment passé aussi à décortiquer votre récit, assez plaisant ma foi !
Merci
En vous souhaitant mes Meilleurs Vœux pour cette année qui est encore sur son départ. :)
Qui a charmé le cœur de celle
Dont les yeux ont parcouru ses vers,
Simson3, vous êtes exemplaire.
De faire votre bonheur,
Vos yeux en ont bien joui
Vous m'en voyez ravi! ;)
Un grand merci pour votre avis! :)
Belle écriture, vocabulaire recherché, encore avec les tournures et les rimes. Ça fait très conte.
Il y a la magie de Noël et la belle morale à la fin. Un côté fantastique avec le royaume lié à l'humeur de la princesse.
J'ai beaucoup aimé, merci Simson.
Merci V@lentine pour ce commentaire fort pertinent! :)
Merci pour ce très joli conte de Noël !
Heureux de t'avoir fait vivre ce voyage.
Et merci pour ton com! :)
Oui, j'aime bien changer de temps en temps ;).
'Sainte Catherine la Blondine': tu m'as bien fait rigoler!
Je vois donc que tu ne m'as pas oubliée.
Bisous à toi, grand coquin. ;)
Catherine Blondin (dite 'la Blondine')
À bientôt, ma 'blondine'. :)