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✦ JulianJoy La saison de la chasse XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

La saison de la chasse — Chapitre 1 · Le feu d'Adèle

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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JulianJoy
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La saison de la chasse

Chapitre 1 · Le feu d'Adèle

La saison de la chasse
Chapitre 1 – Le feu d'Adèle
Ces congés étaient vraiment les bienvenus : Mya et moi avions travaillé sans relâche pendant des mois sans compter nos heures et nous étions complètement épuisés.
Pour prendre le large et s'extraire de notre vie citadine, Mya avait eu une excellente idée : elle avait repris contact avec une vieille amie à elle, Adèle, qui habitait une grande maison à la campagne et louait des chambres d'hôtes. Quand Mya l'avait eue au téléphone, elles avaient tout de suite retrouvé leur complicité d'antan et Adèle nous avait réservé une de ses chambres, ce qui n'était pas difficile dans la mesure où nous étions tout à fait hors saison et qu'il n'y aurait pas d'autres pensionnaires.
Je ne pouvais pas deviner que notre sexualité, tout à fait épanouie, je le croyais, allait être profondément et définitivement transformée par ce séjour. Nous étions libertins dans l'âme, sans être pratiquants au sens où nous ne fréquentions pas de clubs ni n'avions de cercle de connaissance avec lequel nous partagions des soirées d'orgie : nous étions plus simplement ouverts à des rencontres occasionnelles quand elles se présentaient, ayant du coup vécu quelques expériences à trois ou avec un autre couple dans une humeur d'hédonisme joyeux.
Cela s'était très bien passé à chaque occasion, nous rapprochant même et pimentant notre amour d'une saveur excitante de transgression et d'aventure.
L'appréhension que cela puisse nous nuire n'avait pas tout à fait disparu et nous avions convenu de bien faire attention à notre couple en parlant sans détour de nos ressentis et de nos gênes, afin que ces moments restent uniquement source de plaisir et ne puissent jamais nous blesser. Mais cette prudence ne m'avait pas préparé à ce qui allait se produire, tant je n'aurais pas pu imaginer la façon dont les choses allaient impacter notre vie intime et ma sexualité personnelle.
Au fur et à mesure que nous roulions pour sortir de la ville, le poids de nos responsabilités semblait s'alléger petit à petit. D'abord nous traversions la banlieue, ses pavillons, ses jardins plus ou moins arborés, et quand je regardais Mya conduire avec ses longs cheveux noirs et bouclés agités par l'air qui s'engouffrait dans la voiture, je voyais son visage commencer à se détendre. Je retrouvais ses lèvres charnues et bien dessinées, moins pincées qu'à notre départ, ses pommettes qui donnent tant de charme à son regard souriant et enjôleur reprenaient des couleurs et ses sourcils noirs fins et dessinés arrondissaient leurs courbes de demi-lune élégante à mesure que son front se déplissait et se détendait. Grande et forte, Mya avait les épaules presque carrées tant elles étaient tendues, mais il me semblait qu'elles revenaient à une position plus féminine en s'abaissant légèrement et en laissant son cou et sa gorge retrouver une allure gracieuse.
La banlieue s'éclipsa pour laisser place à une campagne humide, la route bordée de champs. Nous traversions parfois de petits villages ou des bois puis revenions dans des plaines cultivées qui s'étendaient à perte de vue, un horizon ouvert qui déjà reposait notre regard citadin. Les plaines devenaient des vallons puis les vallons devenaient de petites montagnes où les prés parsemés de bêtes longeaient des haies et de ruisseaux. Après avoir traversé un dernier village, nous nous sommes écartés de la route principale et de petites routes en chemin, nous sommes arrivés à la maison d'Adèle.
C'était une grande bâtisse en pierre perchée sur les hauteurs, entourée par une forêt dense verte et dorée en cette toute fin d'été. Sa façade imposante haute de deux étages qui laissait deviner un grenier en son sommet était large et la roche apparente la rendait d'autant plus massive. Une grande pelouse l’entourait, agrémentée de bosquet de fleurs et d'arbustes et Adèle nous attendait, assise sur la terrasse devant la maison, un endroit où il semblait bon de se prélasser et ne rien faire d'autre que regarder les arbres, les oiseaux et les nuages...
Quand nous nous sommes garés, elle s'est levée à notre rencontre avec un large sourire : elle devait être de dix ans notre aînée, ayant bien la quarantaine, ce qui m'étonna, car je ne l'avais pas compris quand Mya m'avait parlé d'elle, l'ayant imaginée par le biais des souvenirs de leur amitié sans en avoir de description. Une fois descendue de la voiture, Mya alla immédiatement retrouver Adèle et elles se firent un câlin tendre comme les bonnes amies qu'elles étaient, heureuses de se revoir après tant d'années.
À côté de Mya, grande et forte, Adèle paraissait d'autant plus fluette et petite, lui arrivant à peine à l'épaule, comme une jeune fille avec son pull qui descendait jusqu'à son leggins moulant ses jambes fines. Ses yeux noisette s'accordaient avec sa peau dorée, à la fois lisse et patinée par le soleil, son visage mignon et arrondi conservait une fraîcheur de jeunesse, renforcée par son sourire tranquille. Quand elles se détachèrent et qu'elle vint me faire la bise, je constatais que sa douceur et son calme étaient communicatifs : cela donnait envie de ralentir, de parler doucement et de prendre le temps de toute chose. Exactement ce dont nous avions besoin comme énergie pour souffler et laisser partir nos tensions.
Nous nous sommes installés avec elle sur la terrasse, remettant à plus tard de s'occuper de l'installation et elle nous a servi une tisane. Nous l'avons sirotée longuement, les yeux perdus dans la forêt, encore abasourdis par le vacarme de la ville et les heures de voitures. Elles devisaient tranquillement, ravies de se retrouver, en alternant quelques questions et réponses avec des moments de silence contemplatif et des soupirs de satisfaction.
Dans l'œil rieur de l'une et l'autre, quand elles croisaient leur regard et se souriaient sans rien dire, je devinais une complicité tout à fait intacte et bienveillante. Mya rejeta sa tête en arrière, sa chevelure noire en cascade sur ses épaules et ses bras, les yeux fermés pour mieux encore profiter du calme et de l'air agréablement chargés de senteurs boisées. Adèle fit de même, ses cheveux raides d'un joli châtain clair se mêlant à la laine de son pull. Celui ci, lourd et épais, dessinait la courbe de son corps gracile et faisait ressortir sa poitrine assez imposante par rapport à la finesse de tout son physique.
Après avoir profité de cette arrivée comme d'un atterrissage, elle nous a conduits à notre chambre, au premier étage de la maison : j'y transportais nos affaires et nous nous sommes installés sans attendre. Elle nous indiqua qu'il faudrait sûrement multiplier les couettes, car la maison n'était pas encore chauffée comme en hiver alors que les nuits étaient déjà froides. Elle vivait surtout dans le grand salon du bas, où trônait la cheminée ancienne et imposante, et le feu qu'elle avait lancé avant notre arrivée n'avait pour l'instant chauffé que les murs attenants et les pièces de vie de l'étage inférieur. Le salon et la cuisine ne faisaient qu'un : la porte d'entrée débouchait dans une grande salle avec d'un côté des plans de travail, des étagères chargées de victuailles et un évier en grès surmonté de grandes vitres donnant sur le jardin, de l'autre la cheminée entourée de confortables fauteuils en demi-cercle créant une bulle très cosy.
Au centre, une table en bois massive venait compléter un décor rustique et de bon goût, avec des bibelots cuivrés et des outils anciens accrochés aux murs de pierres apparentes.
Nous nous promenâmes dans les sentiers entourant la maison, histoire de commencer à se dégourdir les jambes et profiter du cadre, soupirant souvent comme pour relâcher nos tensions, avant de retourner dans la maison et partager un bon repas, installés sur la table en bois. Adèle parlait de ses voyages et de sa vie paisible et solitaire dans « sa » forêt comme elle aimait l'appeler, Mya et moi racontions notre histoire, de la rencontre à nos projets de travail et notre vie trépidante dans la ville. Les conversations se succédaient sans envahir tout l'espace, agrémentées de longues pauses où nous rêvassions les yeux plongés dans les flammes, buvant à petites gorgées un odorant tchaï qu'Adèle avait préparé.
Quand nous sentîmes nos paupières se fermer d'elles-mêmes, nous sommes montés nous coucher et effectivement le froid humide de la chambre nous saisit tant la différence se faisait sentir avec la chaleur agréable de l'âtre dans laquelle nous étions baignés jusque-là. Dans les draps qui nous parurent glacés au moment de s'y plonger, Mya et moi nous sommes collés l'un à l'autre pour supporter la vive sensation de froid, le temps que le lit se réchauffe. Très vite, à mesure que nos corps tiédissaient le tissu, nous nous détendîmes et le sommeil nous tomba dessus sans que nous ayons à l'attendre.
Me réveillant d'un sommeil très réparateur, j'étais seul dans le lit. En bas de l'escalier en bois, je retrouvais Adèle affairée dans la cuisine ancienne, l'air chargé d'arômes de pain et de café mélangé agréablement à l'odeur forte du feu. Elle me salua avec un sourire et je lui avouais avoir dormi comme cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Je retrouvais Mya installée dans un fauteuil près du feu : elle avait bien dormi, mais souffrait d'un mal de dos qui la faisait grimacer et crispait son visage comme avant notre départ de la ville. Le fait de se relâcher avait dû réveiller toutes les tensions qu'elle ne sentait plus tellement elle avait été en force ces derniers mois, et elle subissait un contre-coup très douloureux, même si l'on pouvait estimer que d'un certain côté c'était bénéfique.
Je la plaignais et lui promettais un massage, ce qu'elle accepta sur-le-champ, et un coup d'œil à la fenêtre arrosée d'une pluie drue me fit penser que la journée serait consacrée à cela : du repos, de la bonne chaleur du feu et des massages soignants pour elle.
A peine le petit-déjeuner avalé, vu ses rictus à chaque mouvement, je proposais à Mya que l'on aille tout de suite s'installer dans la chambre pour que je m'occupe d'elle. Adèle s'était calée devant la cheminée et bouquinait, son joli visage de chouette toujours aussi calme et apaisant, les jambes repliées sous une grande et ample chemise qui l'enveloppait tout entière à la façon d'un pyjama d'intérieur, appuyant son allure adolescente et épousant les courbes de son anatomie svelte. Il était très appréciable de sentir que l'intimité qu'elles partageaient comme une évidence ne nous obligeait à aucune convenance contraignante. Nous l'avons laissée à sa musique douce et à sa lecture pour monter dans la chambre.
Mais la différence de température nous saisit de nouveau, et malgré nos divers essais de positions et de couettes placées sur nous dans tous les sens, nous ne parvenions pas à trouver une disposition confortable où Mya pouvait se détendre et recevoir un massage. Entre le froid et le lit un peu trop mou, rien n'y faisait : sa peau était hérissée par la chair de poule, son grand corps se tordait inconfortablement en s'enfonçant dans le matelas, ses fesses larges et bombées restaient crispées alors qu'elle ne parvenait pas à rester allongée sans se recroqueviller pour lutter contre le froid. Nous avons abandonné l'idée d'un massage et embêtés, nous sommes redescendus retrouver le doux rayonnement du feu.
Adèle nous interrogea du regard et quand nous lui expliquions notre essai infructueux, elle installa, sans même nous le demander, un matelas juste devant l'âtre de la cheminée, assorti de quelques plaids, et plaça au coin du feu une coupelle d'huile de massage afin qu'elle se réchauffe. Mya lui témoigna sa gratitude et s'allongea sur le ventre en retirant son tee-shirt. Le simple fait que les flammes dansent près d'elle et éclairent son dos était déjà un soulagement. Adèle était retournée à sa lecture, se tournant un peu dans le fauteuil afin de ne pas être face à nous, nous permettant d'avoir un peu d'intimité dans le contexte.
Je m'installais en tailleur tout près de Mya, face au feu, et chassais délicatement ses boucles noires pour dégager sa nuque et ses épaules. Quand je versais doucement de l'huile tiède le long de la colonne, elle frémit de plaisir avant de complètement se laisser aller, les yeux fermés, abandonnée.
Je commençais à passer mes mains à plat sur tout son dos : de la naissance de la fente de ses fesses, petit endroit presque creux sur lequel j'adorais plaquer ma paume quand nous faisions l'amour, jusqu'à sa nuque solide que j'aimais tant saisir, et je faisais des cercles larges d'un côté à l'autre de son tronc, d'une épaule à la hanche, de la hanche à l'autre épaule. Elle respirait lourdement par sa bouche entrouverte, chaque souffle accompagnant une détente plus poussée, comme si elle se liquéfiait un peu plus à chacun de mes passages. Son visage posé sur ses bras croisés, presque caché par sa crinière désordonnée qui ondulait jusqu'au sol, était celui que je lui connaissais quand elle dormait, décontracté et un peu froissé sur lui-même.
Je continuais de faire voyager mes mains sur toute l'étendue de sa peau, luisante de l'huile et de la lumière dansante du feu, redécouvrant ses hanches larges et douillettes, ses côtes enrobées de sa rondeur, un coffre volumineux et doux que j'entourais, pressais avec finesse, puis je remontais la vallée dentelée de sa colonne bordée en haut par l'arrondi de ses omoplates, jusqu'à à sa nuque. A la parcourir ainsi, j'étais submergé par l'admiration, me sentant béni par l'existence d'être celui qui avait le plaisir rare de toucher un si magnifique corps, j'étais envahi par le ventre d'une source de bien-être, d'un écoulement qui me remplissait de délectation.
Je ne la massais pas encore : je me régalais de palper tous les contours de cet être que j'aimais tant, de tenir en mes mains l'incarnation voluptueuse de ma passion. Je me sentais un adepte qui rend grâce à son idole, parcours avec dévotion la statue de sa déesse pour la prier.
Je sortais lentement de ma rêverie mystique et, fermant les yeux, débutais un massage plus soignant en malaxant la couche souple de sa peau, enfonçant le bout de mes doigts pour y trouver des raideurs. A la fouiller un peu plus en profondeur, je ne tardais pas à trouver de longues contractures, comme des cordes étendues de ses reins à son cou, et dès que je les pinçais avec précaution, elle fit des sons presque inaudibles de contentement m'indiquant que je visais juste. Je savais qu'elle devait ressentir ce mélange de douleur et de plaisir qui vient quand la contracture est pétrie, et je prenais soin d'appuyer assez légèrement pour la garder détendue, mais suffisamment fort pour que ces raideurs se dégonflent petit à petit en roulant sous mes doigts.
Les yeux ainsi clos, j'étais à la fois dans le toucher pur et une image mentale presque anatomique : des os, des tendons, des muscles, des poches dures et allongées qui n'y ont pas leur place. Je voyais son squelette dans mon esprit, grand et massif, présent devant moi, solide. Je pinçais de toute la main des poignées de chair et sentais affleurer ses muscles souples, les saisissais à leur tour, les suivais comme un chemin que j'arpentais. J'étais un explorateur qui dessinait la carte intérieure d'un pays magnifique. Parfois je restais sur un endroit plus restreint, chassant plus précisément une boule disgracieuse et douloureuse, la triturant avec des mouvements continus et insistants jusqu'à ce qu'elle se dissolve, parfois je montais, pas à pas, une main venant chasser l'autre, tout le long d'une courbe de son corps, comme si je chassais de mon chemin des poussières et des impuretés.
Je me rendis compte que j'avais vraiment chaud, et brièvement je m'interrompis pour retirer mon pull chauffé par le feu. Le rayonnement direct des flammes me léchait agréablement les bras alors que je reprenais ma tâche. Ayant ouvert les yeux, je me rendis compte que j'avais sans m'en rendre compte, occupé que j'étais à voyager dans mon univers intérieur, fait glisser la couverture que Mya avait sur les fesses. Habillées par sa seule culotte, descendue à mi-chemin pour que j'ai un accès libre au bas de son dos, elles formaient deux généreuses collines dessinées par la lumière d'un soleil couchant. C'était une vision de la perfection, ce double arrondi pulpeux barré d'un tissu chiffonné, une image à la fois majestueuse et très érotique. Cela n'y manqua pas : je sentais ma verge pousser sur la toile de mon pantalon, agitée de soubresauts involontaires.
Me souvenant que nous n'étions pas seuls et qu'Adèle était dans mon dos, je la replaçais discrètement pour qu'elle ne s'arc-boute pas désagréablement, pliée comme elle était contre la toile, et continuais le massage.
Impossible de refermer les yeux maintenant que je les avais ouverts, tant je savourais de contempler le spectacle qui m'était offert. Mes mains se remirent à parcourir sa peau soyeuse et brillante, pressant mes paumes pour mieux la sentir glisser, étoffe veloutée qui me caressait en retour de mes mouvements. Je scrutais avec attention chaque endroit de ce paysage superbe, comme pour m'en approcher et le détailler de près, focalisais mon regard sur un tout petit bout de peau, m'y projetais pour pouvoir le sentir proche de tout mon être, avant d'aller le recouvrir et le tâter pour que le contact vienne parfaire mon exploration.
Ses fesses étaient tellement belles et charnues que naturellement mes mains y revenaient souvent et à force de les enlacer et de les délacer, j'ai fini par repousser la fine couche du tissu de sa culotte plus bas, là où l'arrondi laisse la place à la cuisse. Tout à fait découvertes, ces deux bombes pulpeuses réveillaient encore plus mon excitation, de leurs sommets lisses et de tous les chemins qui en descendaient : la douce pente des reins, l'abrupte chute vers le côté et surtout la fente qui cache tous les plus beaux mystères. Ma main en forme de couteau vint trancher entre ces deux miches, une première fois très doucement, prenant soin de m'annoncer dans ce pli que je n'avais pas encore sondé, puis avec un peu plus d'insistance et de poids, pour mieux sentir la moiteur chaude qui en tapisse tout le fond.
Mya était tout à fait à l'abandon, et je voulais percevoir si mes attouchements la feraient se tendre de nouveau, afin de bien prendre soin de ne pas lui procurer une sensation désagréable. Mais à voir son visage complètement relâché et la passivité de tout son corps, je savais qu'elle profitait pleinement de toutes mes caresses.
Je m'attardais à cet endroit un long moment, ayant délaissé tout le reste pour ne passer et repasser qu'autour de ces fesses, en dedans cette fente où je glissais le tranchant de ma main, passais le long de son anneau jusqu'aux premiers poils, loin dans le creux de ses cuisses, qui me chatouillait et annonçait le temple humide et désirable, quand j'eus un coup de surprise : Adèle était venue en silence sans que je ne le remarque, emporté par mes sensations, et elle s'agenouilla au pied de Mya. Répondant à mon regard étonné par un sourire tranquille, elle se versa un peu d'huile dans la main et commença à masser la plante des pieds de Mya posée devant elle. Celle-ci eut un tout petit sursaut de surprise au premier contact, mais se détendit immédiatement et je crus deviner sur son visage un vague sourire.
Je reprenais mes attentions, osant moins rester dans la fente enivrante que je ne le faisais juste avant, parcourant de nouveau tout son corps, de son cou jusqu'au bas de ses fesses. Adèle pressait un pied, puis l'autre, avec des gestes experts et un air studieux et concentré. Je m'attardais plus sur la nuque, appuyant soigneusement dans chaque dépression entre ses vertèbres, faisant dodeliner légèrement la tête de Mya. Adèle, de son côté, avait commencé à s'occuper des jambes : ses pouces firent d'abord des cercles continus sur les renfoncements mous de part et d'autre chevilles, puis, plaçant ses mains comme des griffes, elle remonta le long des mollets, traçant des sillons dans les longs muscles de ses doigts enfoncés, revenant en bas et remontant sans cesse, repoussant vers le haut des vagues de chair élastique.
Je continuais à parcourir le dos de Mya, parfois en l'effleurant du plat de la main, l'huile couvrant sa peau me donnant l'impression de passer ma main à la surface de l'eau, parfois en l'empoignant plus fortement, chaque poignée glissant hors de ma prise quand je l'enserrais, saisissant une autre poignée un peu plus loin. Adèle, après avoir brièvement roulé ses pouces dans le creux derrière les genoux, là où la peau est fine et souple, reprit son mouvement de labourage sur les cuisses de Mya, toujours remontant, repartant encore et encore de la base de ces piliers charnus pour repousser des vagues de peau jusqu'au pli marquant la frontière entre les jambes et les fesses bombées. Je percevais les soupirs de Mya, montant en intensité, et même si elle restait passive physiquement, je sentais bien que son corps s'agitait imperceptiblement à chaque poussée d'Adèle, à chacune de mes saisies.
Adèle, avançant à genoux, se plaça à califourchon sur une des cuisses de Mya, la recouvrant de son ample chemise qui tombait jusqu'au sol à la façon d'un rideau, l'obligeant de fait à ouvrir un peu plus ses jambes. Elle plaqua une main dans le creux des reins, cet endroit que j'affectionne tant, territoire charnière entre la rainure du bas et la grande étendue de l'échine, et décrit des cercles courts et appuyés. Son autre main, en cuillère, placée tout d'abord au même endroit, paume dans le creux des reins et doigts à la commissure des fesses, glissa très doucement dans le pli, l'écartant, et s'enfonça lentement, continua pour disparaître entièrement et touchait, je le devinais, le centre des plaisirs. Mya frissonna, une onde désordonnée de contraction la traversa, je pouvais la percevoir à travers mon toucher.
Le désir avait complètement envahi mon bas-ventre et des flux de plaisir en remontaient en saisissant mon souffle et mon torse, allant jusqu'à donner un goût à ma salive, une légère saveur de fer et d'amertume.
Je continuais mes caresses et ne pouvais détacher mon regard d'Adèle, dont les légères déformations de son fin poignet la main trahissaient les mouvements de doigts de sa main cachée. La bouche entrouverte et la respiration plus lourde, elle fixait la nuque de Mya comme pour surveiller l'effet de son doigté. Celle-ci avait doucement décroisé et étendu ses bras au-dessus de sa tête et son souffle se transformait peu à peu en halètement, entrecoupé d'inspirations brèves et intenses, réponse probable à des aiguillonnages que je ne pouvais que deviner.
Adèle s'interrompit, enleva sa chemise et la jeta au sol : je découvrais son corps frêle et gracieux, ses petites épaules et sa taille fine, des seins lourds aplatis par leur poids comme de belles meules parfaitement rondes, son ventre plat presque concave et ses hanches marquées, dont le relief dessinait un triangle courbe qui pointait vers son entrecuisse. Sa touffe fine qui d'un triangle devenait courte crête en entourant sa fente me donnait l'intuition d'un petit fourreau. L'admirant ainsi, l'excitation devenait ébullition, j'étais parcouru de délicieuses contractions qui rayonnaient dans tous mes membres, gonflait d'envie ma verge comme si elle pouvait grossir au-delà de la dureté qu'elle avait déjà atteinte.
Adèle replongea sa main vers le sexe de Mya et au petit sursaut de celle-ci je devinais qu'elle la doigtait avec plus de force, mais là, au lieu de rester dressée comme auparavant, elle se pencha sur Mya et se soutenant de l'autre main sur sa nuque, elle débuta un mouvement de vague de tout son buste, sa poitrine s'écrasant de tout son poids sur la peau de Mya, glissant du haut de ses fesses jusqu'à aussi loin qu'elle s'étirer, retenue par sa main accrochée dans l'entrecuisse, dont les gestes étaient plus saccadés. Son visage n'était plus celui d'une fille sage, mais il était envahi d'une expression lubrique, mordant sa lèvre, les yeux mi-clos surveillant les soubresauts que ses caresses déclenchaient, ses cheveux coulants en fontaine désordonnée, se balançant au rythme de ses ondulations. Ses mamelons généreux et satinés enveloppant au passage le dos de mes mains, j'appréciais avec ravissement le contact de ses tétons durcis qui butaient sur mes phalanges.
Je ne pus résister à détacher mes mains de Mya pour saisir un de ses seins et en l'accompagnant dans son chemin de va-et-vient, le peloter doucement. Je posais mon autre main sur sa fesse frêle, comme un melon soyeux que j'agrippais en entier d'une seule prise, fortement. Comme un témoin uniquement spectateur par le regard et le toucher, je m'émerveillais de ces deux corps splendides, l'un charnu et grand, abandonné, l'autre svelte et bandé, oscillant comme une vague qui monte et descend en léchant de la berge. Le halètement de Mya était devenu sonore, et chaque expiration se changeait en un gémissement de plus en plus rauque. Adèle dut sentir le moment d'apogée, car elle interrompit sa fluctuation et se raidit, seule sa main s'agitait frénétiquement dans des à-coups qui ne firent par tarder à faire leur effet : Mya poussa des cris graves qui semblaient venir du plus loin de son ventre, chacun plus puissant que le précédent, alors que son corps tout entier était secoué de spasmes.
Ses yeux qui roulaient et son visage grimaçant trahissaient un orgasme intense qui la frappait par courte intermittence, à chaque coup de la main d'Adèle.
Puis ses gémissements se calmèrent, plus longs et moins intenses, devenant comme un chant plus fin de délice, alors que son corps vibrait de plus en plus doucement, et qu'Adèle était passée du tamponnage à un lissage plus léger de sa chatte. A la façon d'un atterrissage en douceur, tous les gestes se réduisirent progressivement jusqu'à un instant de complète immobilité.
Comme sortant d'un sommeil embué, Mya se retourna et Adèle se hissa dans ses bras : seins contre seins, elles s'étreignirent avec des baisers légers, du bout des lèvres, et les yeux clos, et pour finir Adèle nicha sa tête au creux de la gorge de Mya, allongées l'une sur l'autre, étendues. Je me délectais du tableau érotique de ces deux créatures enlacées, leurs chevelures mélangées qui flottaient sur leurs épaules jusqu'à leurs poitrines comprimées, leur peau orangée à la lueur des flammes encore hérissée du plaisir qui s'estompait en douceur. Je laissais mes mains divaguer lentement au gré de leur envie, frôlant leurs hanches, leurs ventres et leurs épaules dans un geste circulaire continu.
Se reprenant un peu, Mya glissa un mot à l'oreille d'Adèle que je ne perçus pas, et se relevant un peu se haussa jusqu'au fauteuil pour s'y rasseoir, les jambes ouvertes, plaça Adèle devant elle en la guidant, le dos appuyé contre sa poitrine comme un dossier moelleux. Mya passa ses mains sous les bras d'Adèle et flatta à pleine main ses seins, alors que celle-ci faisait glisser sa culotte au sol. Tournant son visage vers Mya, Adèle, plus petite, devait tendre le cou pour parvenir à l'embrasser, de baisers légers, frôlements sensuels de leurs lèvres satinées. Allant des ses seins à son entrejambe, Mya attrapa l'intérieur des cuisses d'Adèle et les écarta avec fermeté, ouvrant un chemin dégagé vers sa corolle fendue.
J'avais déjà retiré le bas, fis glisser mon tee-shirt et une fois nu vint me placer face à elles, emboîtant ma taille dans la voie ouverte par Mya dans le corps d'Adèle. J'avais eu l'intuition que le sexe d'Adèle était petit, mais dès que j'appuyais mon gland contre l'entrée de ses petites lèvres, je percevais une chaleur trempée, et je n'eus pas à forcer le moins du monde pour m'y plonger. D'une seule et longue poussée, je m'enfonçais jusqu'à la garde, sentant sa gaine brûlante m'enserrer la verge et Adèle, de concert avec moi, poussa un gémissement de délectation. Je restais un instant ainsi, pressant de toute ma force mon pubis contre le sien, oscillant imperceptiblement mon bassin pour mieux sentir le toucher de ses voiles intérieures contre mon pilier de chair.
C'est Mya, en donnant de petits coups de reins contre le bassin d'Adèle, qui lança le mouvement et nous invita à fluctuer, écartant toujours de sa prise les cuisses menues. Doucement d'abord, je limais le fourreau étroit qui étreignait délicieusement ma verge, appréciant l'intense glissement sur les rebords de mon gland qui déclenchait des ondes continues de plaisir dans tout mon corps. Mais très vite les ondulations d'Adèle s'amplifièrent et m'entraînèrent dans son tempo : finies les sensations de contact et de toucher, le plaisir me submergeait comme une explosion sourde, intérieure, me faisait perdre le contrôle. Mya agrippait les seins d'Adèle, vacillant avec nous, et Adèle entourait son cou comme pour s'y suspendre, la bouche cherchant ses lèvres sans succès tant elle était secouée par mes assauts. J'avais passé mes mains autour de leurs deux tailles soudées et les serraient, captives, contre moi.
Après quelques coups de reins brutaux, nous avons atteint le sommet ensemble : j'éclatais de plaisir, le corps tendu dans une ultime estocade, comme un loup qui hurle la gorge tendue, laissant mon corps vibrer dans des secousses incontrôlées. Adèle jouissait elle aussi, bruyamment, arquée contre Mya qui partageait notre orgasme par l'entrelacement de nos trois corps. De contractions en soubresauts, le plaisir se transforma en des ondes plus calmes, restait notre essoufflement alors que nos corps se détendaient un peu plus après chaque remontée de jouissance. Nous nous sommes tous trois effondrés sur le petit matelas devant le feu, nos corps entrecroisés et comblés, restant sur le fil de notre moment d'euphorie en nous donnant de doux baisers et des frôlements câlins.
Comme ivres, nous avons fini par nous relever et nous rhabiller, non sans des gestes tendres, et nous sommes revenus au quotidien. Adèle s'est remise à bouquiner tranquillement au coin du feu et Mya est restée avec elle, somnolant sur un fauteuil les yeux perdus dans les flammes, l'air ravie. Pris d'une montée d'énergie je m'attelais, quant à moi, à préparer un repas avec les provisions que nous avions ramenées.
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Photo de profil de erico100
erico100
19 mars 2023 à 09:16
Très bonne et belle histoire, à poursuivre
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de JulianJoy
JulianJoy
14 février 2023 à 16:51
Merci!
Sympa d'avoir des retours...
La suite à venir (en validation)
Modifié 8 mars 2023 à 10:21
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Le Matou libertin
Le Matou libertin
8 février 2023 à 09:38
Belle histoire... qui débute bien avec une relation à trois pleine de tendresse ! Bravo... Vite la suite !
Soyez respectueux
Répondre
elgrim
8 février 2023 à 07:15
Excellente ambiance..merci beaucoup.
Soyez respectueux
Répondre

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