Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sophie et le fantôme — Chapitre 2 · Le jeu commence
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Sophie et le fantôme
Chapitre 2 · Le jeu commence
Sophie fut étonnée de recevoir un message d'un numéro privé et elle hésita à l'ouvrir craignant une arnaque mais la curiosité prenant le pas sur l'inquiétude elle cliqua du doigt dessus et en prit connaissance. Qui était ce correspondant qui savait tant de choses sur elle, son nom, son numéro, qu'elle vivait avant à Paris, qui connaissait l'Albatros ?
Voulant en savoir plus sur ce mystérieux correspondant, elle décida d'attendre le message suivant pour décider de sa conduite. Elle n'attendit pas longtemps car le lendemain, alors qu'elle venait juste de se lever, elle reçut le message suivant :
– Promenade en ville toute la matinée
– Mini-jupe
– Chemisier transparent
– Sans soutien-gorge
– Mettre un string
– Mini-jupe
– Chemisier transparent
– Sans soutien-gorge
– Mettre un string
Alors là, elle était soufflée. Qui pouvait savoir son penchant pour l'exhibitionnisme ? Y avait-il un risque à obéir à ses ordres ? Mais non, c'est un jeu, pensa-t-elle et elle décida d'y aller, pour voir, même si elle était un peu inquiète. L'exhibition en public, elle s'y adonnait régulièrement, mais toujours de sa propre initiative. Cela lui permettait de tout maîtriser et d'arrêter si elle se mettait en danger ou si elle pensait avoir été trop loin dans son délire. Un voyeur trop entreprenant, un flic soupçonneux, un type ou une femme l'invectivant ou lui reprochant sa tenue ou son attitude, une rencontre fortuite avec une connaissance constituaient les limites qu'elle s'était promis de ne pas dépasser. Elle tenait quand même un peu à sa réputation. Cette fois-ci, elle aurait à exécuter les exigences d'un type qu'elle ne connaissait pas sans pouvoir rien contrôler, mais le challenge lui plaisait assez finalement et elle décida de l'accepter.
Tout en se préparant à l'exercice demandé, elle énuméra dans sa tête toutes les personnes qu'elle connaissait susceptibles de lui faire cette farce : Julien d'abord, son ancien amant qui était devenu seulement un ami depuis qu'elle avait quitté Paris et avec lequel elle avait fait l'amour pour la première fois. Chantal, sa copine d'enfance toujours à Chambéry et qu'elle ne voyait plus que sporadiquement depuis qu'elle était mariée, pourquoi pas un ancien client de l'Albatros au courant de ses absences de culotte, Jeanne et Martin ses amis de maintenant, mais ça ne collait pas car le fantôme avait écrit : « nous nous sommes rencontrés sans que tu me connaisses »
Plus probablement était-ce un des anciens habitués de l'Albatros l'ayant retrouvée ici par hasard ou un des voyeurs de ses exhibitions, mais comment aurait-il connu son identité et son numéro de portable ? Elle essayait de se souvenir des visages des hommes qu'elle avait flashés mais les seuls dont elle se souvenait étaient ceux du TGV la dernière fois qu'elle était revenue de Paris. Elle s'en souvenait bien. Elle avait pris place dans un vis-à-vis coté couloir et l'un des types en question était assis de l'autre côté en face. Il avait une quarantaine d'années et avait vite repéré qu'elle ne portait pas de culotte. Il avait alors chaussé ses lunettes pour mieux profiter du spectacle. Rien que l'attitude intéressée du voyeur vautré sur son siège l'avait excitée au plus haut point et comme d'habitude, elle avait senti son ventre se crisper d'exaltation et d'anxiété aussi, il faut bien l'avouer. Mais c'était ça son plaisir et c'est pourquoi elle ne mettait jamais rien sous ses robes lorsqu'elle voyageait en train ou en bus. C'était devenu plus qu'une habitude, une addiction.
Arrivé à Nantes, le train s'était pas mal vidé et le monsieur était descendu. Sophie avait alors les deux sièges côte à côte pour elle toute seule et plus personne en face. Voulant prendre un peu de repos avant Pornichet, elle se coucha en chien de fusil sur les deux fauteuils, les jambes repliées du côté du couloir, son manteau étendu sur elle lui recouvrant le corps jusqu'à mi-cuisses.
Un nouveau passager s'installa à la place de celui qui venait de descendre, prouvant son intérêt pour elle et elle décida de l'appâter un peu, pour s'amuser. Devant l'inconfort supposé de sa tempe sur l'accoudoir près de la fenêtre, elle reprit son manteau et le roula en boule sous sa tête comme pour rechercher une position plus confortable. Son voisin ne fut pas long à apercevoir sa croupe offerte à ses yeux, le pan de la robe ne couvrant pas vraiment ses fesses. Il avait même une vue en gros plan de son abricot finement rasé et peut être aussi de son anus. Sophie sourit intérieurement de son audace, n'ayant pas été étonnée que ce siège devenu libre à côté d'elle serait à nouveau occupé par quelque type intéressé, bien que le wagon soit à présent quasiment vide et que les places ne manquaient pas à d'autres endroits plus éloignés d'elle. Elle connaissait les hommes par cœur.
Elle se demanda un instant si elle devait rectifier sa position comme si elle s'était aperçue de son indécence. Mais elle y renonça car l'idée d'être observée de cette façon l'excitait. Pourvu quand même que le contrôleur ne vienne pas lui faire des remarques sur sa tenue. Le jeu s'interrompit pourtant rapidement, le voyage entre Nantes et Pornichet étant assez court. Le visage de ce nouveau voyeur était encore dans sa mémoire, mais ce n'était sûrement pas lui car comment aurait-il su autant de choses sur elle. Non, vraiment elle n'y comprenait rien.
Après sa douche et son maquillage, elle fouilla dans ses tiroirs pour trouver le chemisier demandé. Elle en trouva un de fine étoffe qui lui sembla parfait mais qui normalement devait se porter avec un petit haut en dessous tellement il était transparent. Sans soutien-gorge, c'était vraiment du pousse au viol un accoutrement pareil !
Et puis elle descendit l'escalier et se retrouva sur la place sous un soleil radieux. Après avoir chaussé ses lunettes de soleil, elle examina discrètement les alentours afin de tenter d'apercevoir celui qui lui faisait cette farce. Mais rien ne lui laissa supposer que quelqu'un la surveillait. Alors elle se mit en marche vers le remblai longeant la plage et profita de sa promenade. Elle croisait régulièrement des gens mais peu dans l'ensemble jetaient un œil sur ses seins quasi à découvert. C'était d'ailleurs extraordinaire qu'une vision pareille passe complètement inaperçue pour la plupart des gens qu'elle croisait. Ils ne s'y attendaient tellement pas qu'ils ne voyaient rien. Sauf quelques-uns qui se retournèrent pour vérifier s'ils avaient bien vu.
Lui ayant emboîté le pas à bonne distance, je suivais Sophie et m'amusais de sa réaction et de celle des personnes qu'elle côtoyait. Apparemment, elle semblait assez à l'aise, même si elle maintenait son sac serré contre elle et ne se retournait jamais contrairement à certains promeneurs qu'elle croisait.
Après une bonne demi-heure de marche, voyant qu'elle s'en sortait bien, je hâtai le pas et la dépassai sans me retourner afin d'arriver avant elle au lieu de l'épreuve suivante, un café de la place du général Leclerc. Une fois installé sur la terrasse, je lui adressai un nouveau SMS.
Le téléphone de Sophie vibra dans son sac. C'était le mystérieux fantôme qui envoyait un autre message :
– Avenue de Gaulle
– Café « le M » à côté de la chapelle
– Choisir une table en haut des marches
– S'asseoir face à la terrasse
– Café « le M » à côté de la chapelle
– Choisir une table en haut des marches
– S'asseoir face à la terrasse
Elle arrivait justement au coin de l'avenue de Gaulle. Elle se demanda comment le fantôme le savait ? Elle se retourna encore pour vérifier qui la suivait mais ne vit rien.
Tout cela commençait vraiment à l'intriguer mais aussi à l'amuser. Elle s'avança donc vers le café et monta les quelques marches qui menaient à la salle principale dont les baies vitrées grandes ouvertes donnaient sur la terrasse en léger contrebas occupée presque entièrement à cette heure de la journée. Elle n'eut pas de mal à trouver une table libre, les clients ayant préféré s'installer à l'extérieur à l'ombre des parasols et s'assit face à la terrasse comme exigé.
Les gens en face avaient leur visage à la même hauteur que ses genoux sinon plus bas et elle se réjouit que son fantôme lui ait demandé de mettre une culotte même si des regards appuyés vers ses cuisses et surtout son chemisier ne laissaient aucun doute sur la vision qu'elle donnait d'en bas.
Elle frissonna quand même en voyant que beaucoup d'hommes contemplaient ses seins à travers le tissu si transparent. Mais au bout d'un moment, la curiosité passée, tous se détournèrent finalement de ce spectacle devenu banal et tout rentra dans l'ordre.
Sophie fit signe à la serveuse pour commander un ice-tea et se détendit un peu en attendant sa boisson. Puis elle ouvrit son sac et en sortit un livre pour se donner une contenance si jamais le fantôme lui demandait d'écarter les genoux comme elle s'en doutait un peu. Même avec un string, placée où elle était, c'était un sacré challenge. Mais non, pas de nouvel ordre du fantôme. Faire de l'exhibition même poussée face à une seule personne ne lui posait pas de problème. A contrario, avoir devant soit un parterre de voyeurs était beaucoup plus problématique. C'était bien plus difficile à contrôler.
Bien planqué derrière un bac à fleurs, j'appréciai la maîtrise de Sophie qui exposait sans en avoir l'air ses seins dont la pointe sombre se devinait à travers son chemisier blanc.
Elle buvait par petites gorgées rafraîchissantes son ice-tea en cachant sa poitrine derrière son livre quand son téléphone vibra de nouveau dans son sac. Cette fois, l'ordre était plus directif et à sa lecture elle frémit un peu :
– Rester assise
– Retirer le string
– Écarter les cuisses 3 minutes
– Retirer le string
– Écarter les cuisses 3 minutes
Sophie pensa que le fantôme y allait un peu fort cette fois et sentit l'inquiétude la gagner. Mais d'un autre côté, quelque chose la poussait à accepter ce nouveau challenge malgré les risques que cela comportait. Puisqu'elle n'avait pas le droit d'aller aux toilettes enlever sa culotte, il lui fallait réfléchir à la façon de la retirer le plus discrètement possible tout en restant assise et ensuite écarter les genoux. Chaque chose en son temps.
Pour l'instant, rien sur la terrasse n'indiquait que quelqu'un la regardait, cachée qu'elle était par son livre lui servant de paravent. Elle réfléchit à la façon de faire sans alerter l'entourage, ni dedans ni dehors, ni non plus la serveuse qui tournait autour d'elle comme une abeille, affairée sans relâche à son travail de distribution des boissons. Avec sa seule main libre, et s'étant penchée sur une fesse, elle réussit à attraper la ceinture du slip sous sa jupe sans rien provoquer d'inquiétant et à la passer sous la fesse soulevée. Elle changea son livre de main pour reproduire de l'autre côté le même exercice.
Il restait maintenant à dégager la ficelle du milieu de la raie des fesses et à descendre le tout. C'est alors que la serveuse que Sophie n'avait pas remarquée, absorbée qu'elle était par la surveillance des clients du haut et du bas, arriva à ses côtés et lui susurra à l'oreille qu'elle pouvait l'aider si elle souhaitait et se mit carrément devant sa table, faisant ainsi écran de son corps et de son plateau vide. Complètement interloquée par cette intervention, Sophie ne sut que répondre et sentit la honte la submerger d'un coup. La serveuse s'en aperçut et lui confirma son intention de l'aider, elle-même ayant déjà fait ça suite à un pari.
Devant cette aide inespérée, Sophie se ressaisit et continua de ses deux mains devenues libres la descente de son string qui se trouvait maintenant à mi-cuisses. Il ne restait plus qu'à le descendre complètement le long de ses mollets sans se faire prendre. Le sous-vêtement glissa facilement jusqu'aux chevilles mais bloqua à cause des chaussures à haut talon provoquant un obstacle difficilement surmontable. C'est la serveuse qui s'accroupit comme pour caler un des pieds de la table soi-disant branlante et termina elle-même le déshabillage de Sophie, lui remettant en boule l'objet du délit. Puis la fille si serviable s'en retourna à ses affaires sans plus de cérémonie. Sophie en restait complètement ébahie.
La deuxième partie de l'épreuve pouvait commencer et ce n'était pas la plus facile. Mais Sophie avait décidé d'aller jusqu'au bout aussi elle refit un tour d'horizon pour savoir comment se comportaient les gens d'en bas. Ceux d'en haut ne pouvaient rien voir normalement, à part le côté de ses seins à peine couverts. Rien d'inquiétant donc. Alors elle commença lentement à écarter les genoux de quelques centimètres en observant bien les gens juste en face. Mais rien ne se passa, les buveurs étant tous concentrés sur leur verre, l'écran de leur téléphone ou leurs collègues de boisson. Elle insista donc vers un écartement plus prononcé tout en suivant l'aiguille de sa montre et resta figée comme cela.
Mon Dieu, 3 minutes, c'est vachement long.
Tout en suivant la progression de la trotteuse, elle inspectait les têtes des clients devant elle sans s'apercevoir d'un changement significatif pour l'instant. Elle donnait l'impression de toujours lire son livre mais derrière ses lunettes de soleil elle observait sans relâche les expressions des visages, autant des hommes que des femmes. Et c'est justement une des femmes qu'elle vit se pencher vers son voisin et lui glisser quelques mots à l'oreille en souriant et en pointant son index vers Sophie. Le gars se redressa alors de son téléphone et sourit également. Sophie était prise au piège mais ne changea rien à sa position même si elle ressentait une immense chaleur dans le bas de son ventre significatif d'une grande excitation.
Sur les conseils de la femme, le voyeur manipula son portable et le pointa discrètement vers Sophie qui comprit à cet instant qu'il prenait une photo ou même une vidéo. Alors elle cacha son visage derrière son livre, quitte à découvrir un peu plus ses seins, ne voulant pas être reconnue sur les réseaux sociaux qu'immanquablement le gars allait alimenter.
La trotteuse de sa montre sonna enfin les 3 minutes et Sophie soulagée resserra ses cuisses, ne laissant plus paraître de vision licencieuse et inadéquate en ce lieu. Elle mouillait énormément et se demanda si sa jupe n'allait pas laisser apparaître une grande tache d'humidité maintenant qu'elle n'avait plus de sous-vêtement protecteur.
L'épreuve terminée, Sophie s'apprêtait à partir et elle héla la serveuse en lui montrant de loin son ticket pour régler sa note. La serveuse salvatrice arriva et tandis que Sophie cherchait de la monnaie dans son portefeuille, la fille à nouveau face à elle souleva le pan de sa jupe et écartant son plateau devant elle lui montra une chatte sans culotte et très poilue bien que taillée avec soin :
– Moi aussi j'adore ça !
Et elles partirent toutes les deux dans un grand éclat de rire. La serveuse reprit le ticket des mains de Sophie et y écrivit son numéro de portable avec la mention : « Quand tu veux pour une exhib à deux. Nathalie ».
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Commentaires ()
J'espère que Sophie va continuer et même accepter la proposition de la serveuse