Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Te souviens-tu ? — Chapitre 1 · Prologue et premier chapitre
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Te souviens-tu ?
Chapitre 1 · Prologue et premier chapitre
Prologue
Imagine-toi nue, à genoux sur un coussin au milieu d'une pièce remplie d'hommes. Ils se fichent de moi, de ce à quoi je ressemble ou de ce dont j'ai envie. Ils ne sont là que pour toi. Pour te regarder, pour t'admirer même, espérant tous qu'ils puissent avoir le droit de s'approcher, de te toucher ou plus encore. Imagine même que tu aies les yeux bandés et que tu ne puisses qu'entendre les murmures. Tu leur fais de l'effet, c'est certain. Si de ton côté l'obscurité totale t'empêche de voir ce qu'il se passe, du nôtre tu es en pleine lumière. Une lumière tamisée, certes, mais qui caresse ton corps en faisant briller les contours d'une légère teinte rouge. J'aimerais que tu ajoutes à cette scène la sensation de l'épais et lourd collier de cuir attaché à ton cou. Il est légèrement froid, ajusté proche de ton cou. La largeur de cet accessoire est fabuleusement pensée pour t'empêcher de baisser facilement la tête. Parce que pour moi, il est hors de question que tu te sentes indigne.
Dans cette pièce, tu es l'objet de tous les fantasmes. Tu es leur reine à tous. Tous ces hommes, sans exception seraient prêts à se mettre à genoux à tes pieds pour effleurer ne serait-ce qu'un centimètre de ta peau, de ta poitrine ou même d'un simple genou.
Est-ce que tu te sens vulnérable ? As-tu peur ? Me fais-tu confiance au moins ? J'espère que oui. Car si c'est toi qui es nue et à genoux, exposée dans l'ambiance feutrée de ce club libertin, tu es ma reine à moi aussi, et mon unique objectif est ton plaisir.
Alors ici, les yeux clos derrière l'obscurité de ton bandeau, tu te questionnes sur la façon dont tu en es arrivée là, à me laisser t'offrir aux regards lubriques de ces habitués.
Alors ici, les yeux clos derrière l'obscurité de ton bandeau, tu te questionnes sur la façon dont tu en es arrivée là, à me laisser t'offrir aux regards lubriques de ces habitués.
Chapitre 1 – La rencontre.
Tu te souviens l'anniversaire de Cloé, ta copine photographe ? Elle fêtait ses vingt-cinq ans et tu faisais partie des amies qu'elle avait invitées pour l'occasion. Moi, je m'en souviens comme si c'était hier. Tu portais une jupe rose fuchsia relativement courte et étroite à laquelle tu avais assorti rouge à lèvres et liner autour des yeux. Tu portais un chemisier blanc qui allait parfaitement avec tes chaussures à talons. Tu passais ton temps à sourire sans même savoir que je te regardais depuis la première seconde où tu es entrée dans la salle. Tu riais, dansais, chantais. Bref, tu vivais ta meilleure vie alors que moi, j'ai passé ma soirée à m'imaginer arracher les boutons de ton chemisier. Tu me plaisais et l'idée de découvrir ton corps m'obsédait de plus en plus tout au long de la soirée. Mais j'étais persuadé à cet instant que tu ne m'avais pas remarqué. Je n'étais qu'un serveur engagé pour la soirée, bien trop terne dans mon chino beige et ma chemise blanche.
Lorsque le buffet fut servi, tu as été la première à te jeter sur la nourriture alors que je n'avais même pas encore posé le dernier plat sur la table. Cette légère impolitesse n'a fait qu'alimenter mon fantasme à ton sujet. Je me suis dit à cet instant que tu aurais bien mérité de te faire tenir par les cheveux le temps de prendre deux ou trois claques sur le cul, mais j'ai vite chassé ces pensées avant de me mettre à bander dans ce pantalon trop léger pour être discret. Je me suis alors contenté de passer le long des tables derrière les convives, prétextant m'assurer que tout allait bien, pour passer dans ton dos et plonger mon regard dans ton décolleté. J'aurais parié mon salaire de la soirée que tu avais le téton percé et ça me rendait complètement dingue. Je voulais savoir, je voulais voir !
J'ai alors attendu toute la soirée le moment où tu irais aux toilettes dont l'accès est partagé avec le couloir des cuisines. Je n'avais aucune idée de la façon dont je pourrais t'aborder, mais je me disais qu'en tout cas, te croiser dans ce couloir serait une opportunité. J'avoue avoir même imaginé revenir avec un plateau et renverser un verre sur ton chemisier, mais je me suis souvenu que ça ne marchait que dans les films et que ça pourrirait ta soirée.
Alors quand je t'ai enfin croisée dans ce couloir, j'ai opté pour un scénario beaucoup moins rocambolesque. J'ai pris mon regard le plus joueur, ma voix la plus sexy, et t'ai simplement dit ; « Tu as la jupe la plus jolie de la soirée ». En bombant le torse évidemment. Tu n'as pas su quoi me répondre, tu m'as souri en me suivant du regard puis je suis parti dans les cuisines.
A mon retour, ton attitude avait changé. Je t'ai croisée plusieurs fois, et je savais que ma remarque m'avait permis d'exister à tes yeux. Je t'ai vue me chercher du regard plusieurs fois, chuchoter à ton amie de gauche en me regardant des choses que je ne pouvais pas entendre. Nous nous sommes croisés à nouveau dans ce couloir. Je t'ai souri, et c'est toi cette fois qui m'as lancé : « Tu as le plus beau chino de la soirée ». Je me suis alors arrêté et t'ai répondu que c'était le même que celui des autres serveurs. Tu as ri avant de préciser : « j'aurais dû dire le plus beau cul », puis tu es partie sans me laisser le temps de répondre. Ce bref échange, je m'en souviens, m'apportait deux bonnes nouvelles. La première c'est que j'étais visiblement à ton goût. La seconde était que tu venais de m'obliger à te laisser le dernier mot, et je ne rêvais plus que d'une chose : te le faire payer. Mais comment ?
Tu t'en souviens sûrement. Il était minuit passé et pendant que tu dansais avec tes copines en ondulant ton cul sur des musiques latines, je m'occupais de ramener les restes de nourriture au camion frigo. Ta façon de danser m'enivrait, et j'aurais payé cher pour danser contre toi, sentir ta chaleur et tes mouvements de bassin sur mon pantalon. Puis j'ai finalement commencé à remarquer tes regards et tes sourires en coin. Tu m'observais autant que je t'observais, le feu qui m'animait ne faisait que grandir lorsque je posais les yeux sur tes jambes et ta poitrine et je n'attendais qu'une chose, te recroiser dans ce couloir. J'ai fait une tonne d'aller-retour vers la cuisine en attendant que la situation se présente.
Lorsque tu es enfin passée dans le couloir pour aller aux toilettes, je t'ai emboîté le pas. J'étais d'une telle discrétion qu'avec un simple regard par-dessus l'épaule, tu m'avais remarqué. Tu as tourné à l'angle, juste après les cuisines et disparu de ma vue. Lorsque j'ai suivi le même chemin, tu m'attendais, adossée au mur avec un sourire mutin, les yeux brillants. Je me suis approché de toi et posé mes mains de part et d'autre de ta tête pour te bloquer contre le mur. Tu m'as dit, joueuse, que c'était très mal de suivre les filles dans les couloirs. Je me suis alors approché plus proche de toi, sans un mot, jusqu'à sentir ta poitrine se soulever contre mon torse, ton souffle chaud à l'odeur de punch sur mon visage. J'ai approché mes lèvres des tiennes, tu as posé tes mains sur mes épaules et tu as fermé les yeux pour recevoir mon baiser.
Et de là, à quelques millimètres de tes lèvres que je rêvais d'embrasser, mon corps contre le tien, mon genou qui remontait lentement entre tes jambes, je t'ai simplement susurré que tu n'étais qu'une vulgaire petite allumeuse, et que tu étais trop saoule pour que je t'embrasse. C'était un sacré coup de poker pour moi. Je savais que ton égo en prendrait un coup. Peut-être venais-je de ruiner tous mes espoirs de te mettre à genoux, peut-être venais-je de piquer ta curiosité. Tu as rouvert les yeux, et tu es restée silencieuse de longues secondes à me regarder intensément. De longues secondes pendant lesquels je t'imaginais glisser au sol, assise contre le mur à déboutonner mon jean et sortir ma queue. Je bouillonnais intérieurement. Finalement, tu t'es extirpée de mes bras, tu m'as fait un doigt d'honneur avec une moue vexée, puis tu es repartie sur la piste sans même aller aux toilettes.
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