Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Du sexe avec un inconnu — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Du sexe avec un inconnu
Chapitre 1
Comme beaucoup de femmes, paraît-il, Léa avait un fantasme consistant à faire l'amour avec un parfait inconnu. Un homme qu'elle n'aurait jamais vu auparavant et qu'elle ne verrait plus jamais ensuite. D'où lui venait cette envie ? Elle n'en n'avait pas la moindre idée. Peut-être de l'excitation liée à l'incertitude et au risque que cette situation pourrait engendrer. Et puis le mystère, le frisson de l'interdit de « ce qui ne se fait pas ».
À sa grande surprise, l'occasion de réaliser ce fantasme se présenta à elle rapidement. Comme chaque soir, Léa consultait les profils proposés par un site de rencontres. La plupart étaient affligeants de banalité ou de vulgarité, sans parler de ceux rédigés avec un niveau d'orthographe de CE2. Après avoir rapidement éliminé toutes celles dont la photo montrait des attributs virils, elle tomba sur l'annonce suivante : « homme cherche femme pour relation sexuelle uniquement sans lendemain, sur Paris ».
La photo l'intrigua tout particulièrement. L'homme présentait le haut de son torse, nu, et son visage était recouvert d'un masque vénitien, magnifiquement décoré. Son pseudo, Casanova, confirmait ce parfum de sensualité à l'italienne. Léa lui demanda, via le site, une photo de son visage, son âge, sa profession, ses goûts, désireuse de dissiper quelque peu son aura de mystère. Voici ce qu'il lui répondit: « Aucune de ces informations ne t'est utile. Si tu acceptes le principe de faire l'amour avec quelqu'un dont tu ne sauras jamais rien, alors suis aveuglément mes consignes.»
Léa hésitait. Et s'il s'agissait d'un dangereux psychopathe ? Un type détraqué à la recherche d'une victime à torturer et à assassiner ? Ce ne serait pas la première fois que ce genre de drame se produirait! Et Léa n'avait pas envie de bénéficier des honneurs des journaux à la rubrique « Faits divers». D'un autre côté, c'était précisément ce risque et ce saut dans le vide qui provoquaient chez elle l'adrénaline et donnaient tout son piquant à la chose. Après tout, cela valait peut-être le coup de tenter l'aventure. Léa décida d'attendre les instructions de Casanova.
Elle ne tardèrent pas. Deux jours plus tard, elle reçut un message de lui l'enjoignant de l'attendre, le lendemain, à vingt et une heures, à l'Hôtel de la Marine, chambre trois cent dix-sept, dans le quatorzième arrondissement. Le message lui commandait expressément de se bander les yeux d'un foulard noir. Elle ne devait en aucun cas voir son amant. Il lui fallait se vêtir d'un chemisier blanc en soie et d'une jupe noire, en cuir. Pas de sous-vêtement mais des chaussures également noires à talons hauts.
Le lendemain, à l'heure dite, Léa se présenta à la réception de l'hôtel et demanda la clé de la chambre trois cent dix-sept. Elle prit l'ascenseur et ouvrit la porte, le cœur battant. Était-il déjà là? Non, la pièce était vide. Son téléphone vibra. C'était lui: « Es-tu arrivée à l'hôtel ? Si oui, n'oublie pas le bandeau». Elle confirma sa présence dans la chambre et s'assit sur un fauteuil pour nouer autour de sa tête le ruban d'étoffe noire, puis elle attendit. Un quart d'heure s'écoula, puis une demi-heure. Elle commençait à se demander si Casanova ne lui avait pas posé un lapin.
Soudain, la porte de la chambre grinça puis se referma. Elle se leva. Un pas lent traversa la pièce et s'arrêta tout près d'elle. Une odeur de parfum se répandit dans l'air et s'insinua dans ses narines. Des fragrances de musc et de cuir, très animales. Une respiration régulière, profonde, se faisait entendre tout près de ses oreilles.
— Tu es là? lança-t-elle, presque certaine de la réponse.
Il ne répondit pas mais il était bien là, sans bouger, et elle sentait sa présence silencieuse. Tout à coup, une main caressa sa joue. Elle frissonna. Il était derrière elle. S'il lui venait à l'esprit de l'étrangler ? Le souffle de l'homme s'approcha de sa nuque puis le contact de ses lèvres, d'une douceur extrême, frôla son cou. Elle sursauta et poussa un profond soupir.
— Tu es là? lança-t-elle, presque certaine de la réponse.
Il ne répondit pas mais il était bien là, sans bouger, et elle sentait sa présence silencieuse. Tout à coup, une main caressa sa joue. Elle frissonna. Il était derrière elle. S'il lui venait à l'esprit de l'étrangler ? Le souffle de l'homme s'approcha de sa nuque puis le contact de ses lèvres, d'une douceur extrême, frôla son cou. Elle sursauta et poussa un profond soupir.
Il commença à déboutonner son chemisier, lentement, sans la toucher, s'interrompant après chaque bouton pour déposer des baisers entre sa nuque et ses épaules. Quand le chemisier fut complètement ouvert, il le retira avec une lenteur extrême, le faisant glisser le long de ses bras. Le dos de Léa était maintenant complètement offert à son amant. Par petites touches et prenant son temps, l'effleurant à peine, ce dernier baisait chaque centimètre carré de sa peau, descendait sur le parcours de sa colonne vertébrale et se rapprochait peu à peu de sa taille. Puis, sans crier gare, d'un coup sec, il dégrafa sa jupe, qui tomba sur le sol avec un bruit moelleux. Ses chaussures disparurent prestement, escamotées par des gestes précis. Elle était à présent complètement nue et totalement à sa merci.
Léa sentait à présent une langue chaude et humide parcourir et caresser longuement ses fesses, s'attarder sur sa raie puis sur son anus. Se faisant brusquement plus dure et plus pointue, la langue ouvrit sa corolle et la pénétra. Léa gémit. Un doigt pris le relais et se mit à masser délicatement son rectum qui s'embrasa. Elle sentait la chaleur envahir tout son corps et sa respiration s'accélérer. Cet homme était un magicien : il lui procurait des sensations inouïes.
Elle commençait à se tortiller et à vouloir se retourner pour lui faire face. D'autorité, il la plaqua sur le lit et la menotta, les mains sur les fesses. Ainsi prisonnière, elle ne pourrait même pas essayer de deviner les contours du corps et du visage de celui qui lui faisait l'amour. Il la mit sur le dos. Ses deux mains, larges et fortes mais douces, caressèrent ensuite les seins de Léa avec une sensualité incroyable. Pinçant doucement les tétons, il les fit se dresser en un rien de temps. Puis, les prenant délicatement entre ses dents, il les frotta du bout de sa langue.
La jeune femme haletait. L'homme ne se pressait pas et se délectait de son impatience. Il prenait même plaisir à retarder le plus possible ses caresses sur le sexe désormais en feu et brillant de jus. Saisissant successivement chacun des orteils de Léa, il les suça longuement, avec gourmandise, avant de lui lécher sensuellement la plante des pieds. Elle n'en pouvait plus d attendre. Son bassin ondulait, ses cuisses s'ouvraient nerveusement, dans un effort désespéré pour l'accueillir enfin en elle:
— Je t'en prie, ne me fais plus attendre, baise-moi ! Oui, baise-moi fort !
— Je t'en prie, ne me fais plus attendre, baise-moi ! Oui, baise-moi fort !
Mais Casanova ajouta encore une étape à la frustration en lui léchant méthodiquement l'intérieur des cuisses, du bas vers le haut. Quand, après quelques minutes, il s'approcha enfin du sexe palpitant de sa maîtresse, celle-ci était au bord de l'explosion. Elle se sentait comme asservie à ces mains et à cette bouche qui s'étaient emparés d'elle depuis des heures, lui semblait-il.
Dessinant des arabesques avec sa langue, l'homme évitait soigneusement le clitoris, se contentant de petits coups rapides, d'abord sur les grandes puis ensuite sur les petites lèvres. La pression monta encore d'un cran. Jamais Léa n' avait connu un tel degré de désir douloureux, de supplice voluptueux. Elle le supplia encore une fois de la délivrer, de la pénétrer pour faire venir l'orgasme. Mais, faisant mine de ne rien entendre, il s'acharna à entretenir encore le manque jusqu'au moment où il daigna s'apercevoir de l'existence de son clitoris en le titillant de ses lèvres.
Finalement, au terme de longs instants qui parurent une éternité à la jeune femme, il aspira la petite verge féminine dans sa bouche brûlante. À cet instant, le corps entier de Léa fut parcouru d'une véritable onde de choc, comme une décharge électrique foudroyante. Le dos cambré, secouée de spasmes, la vulve inondée de cyprine, elle accompagna son orgasme d'un long cri bestial. Elle avait l'impression de se disperser en mille morceaux, de se dissoudre dans une marée incandescente de jouissance.
Alors qu'elle était encore pantelante, retrouvant péniblement ses esprits et sa respiration, lentement, avec une douceur infinie, Casanova reprit ses baisers sur ses cheveux trempés de sueur, son visage, ses lèvres, pour faire renaître en elle le désir à peine assouvi.
— Oui, encore, fais-moi jouir encore !
— Oui, encore, fais-moi jouir encore !
Il resta silencieux, ses effluves pénétrants de parfum auxquels se mêlait son odeur de mâle troublaient au plus haut point la jeune femme, suspendue à sa volonté. Il lui introduisit dans la bouche les doigts de sa main droite, l'un après l'autre, pour qu'elle les lèche. Ils étaient longs, nerveux mais leur peau douce contrastait avec l'impression de force qu'ils dégageaient.
Les seins de Léa étaient toujours douloureusement dressés et les mains masculines s'en emparèrent, cette fois sans douceur, pour les gifler, les malaxer, en pincer et tirer les tétons, la faisant gémir de plus en plus fort. Se détachant des seins, les mains se dirigèrent directement vers le sexe trempé et ouvert. Deux doigts s'y introduisirent avec autorité, explorant minutieusement la cavité vaginale pendant que le pouce caressait avec insistance le clitoris. Au bout de trois ou quatre minutes de ce massage, la jeune femme se mit à pousser des cris, conjurant son amant de la prendre.
Cette fois, il ne se fit pas prier. Les doigts se retirèrent et aussitôt après une queue prit leur place. C'était une bite longue, large, nervurée et puissante qui remplissait et distendait fortement le vagin de Léa. Elle sentait en elle le battement des veines de ce membre qui semblait la transpercer. Après quelques secondes d'immobilité, la grosse verge entra en action, d'abord lentement puis de plus en plus vite et fort. Les cuisses de l'homme cognaient ses fesses, les testicules frappaient sa vulve, tandis que son vagin en feu était littéralement labouré et défoncé.
Elle hurlait, ne sachant pas encore si c'était de douleur ou de plaisir pendant qu'il s'acharnait sur sa chatte comme un bûcheron avec sa hache sur un arbre fragile. Ce coït, plutôt cette saillie, ravissait Léa. C'était exactement ce dont elle rêvait: du sexe dans sa pure bestialité. Brutal, sans aucun sentiment. Uniquement un mâle et une femelle dans ce combat millénaire des corps, identique depuis l'aube de l'humanité.
Il jouirent en même temps, mêlant leurs liqueurs, leurs sueurs, leurs souffles et leurs râles. Il s'effondra à côté d'elle et lui caressa avec douceur une dernière fois le corps. Elle l'entendit se rhabiller. Il lui ôta les menottes et disparut avant qu'elle eût le temps d'enlever le bandeau qui lui recouvrait les yeux. Elle n'eut plus jamais de nouvelles de cet homme dont elle ne connaissait ni le visage ni même la voix.
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SABINE.