Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le bal des miroirs — Chapitre 1 · Quand un homme et une femme s'abandonnent au cœur d'un bal vénitien...
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le bal des miroirs
Chapitre 1 · Quand un homme et une femme s'abandonnent au cœur d'un bal vénitien...
Partie 1 — Le frisson des masques
Venise, un soir de février.
La brume s'étendait sur les quais, accompagnant les pas feutrés des invités qui convergeaient tous vers le même lieu. Dans l'air flottait une étrange douceur, celle du vin sucré, des musiques anciennes et du velours froissé. Chaque silhouette se déplaçait en silence, comme dans un doux rêve obscur. Le palais D'Oro presque oublié depuis un siècle s'éveillait enfin.
Des lanternes suspendues diffusaient une lumière dorée, irréelle et filtrée par des tentures de soie. L'entrée était gardée par deux hommes en costume noir, muets comme des statues, ne laissant passer que ceux qui portaient un masque et un regard où luit le secret. On n'y entrait certainement pas par hasard. On disait que c'était là que les anciens ducs perdaient leur honneur et que les comtesses y laissaient tomber leurs titres, leurs corsets, leurs alliances. Qu'au cœur du bal, entre les miroirs, les noms se taisaient et seuls les corps parlaient, déambulaient, s'exprimaient.
La brume s'étendait sur les quais, accompagnant les pas feutrés des invités qui convergeaient tous vers le même lieu. Dans l'air flottait une étrange douceur, celle du vin sucré, des musiques anciennes et du velours froissé. Chaque silhouette se déplaçait en silence, comme dans un doux rêve obscur. Le palais D'Oro presque oublié depuis un siècle s'éveillait enfin.
Des lanternes suspendues diffusaient une lumière dorée, irréelle et filtrée par des tentures de soie. L'entrée était gardée par deux hommes en costume noir, muets comme des statues, ne laissant passer que ceux qui portaient un masque et un regard où luit le secret. On n'y entrait certainement pas par hasard. On disait que c'était là que les anciens ducs perdaient leur honneur et que les comtesses y laissaient tomber leurs titres, leurs corsets, leurs alliances. Qu'au cœur du bal, entre les miroirs, les noms se taisaient et seuls les corps parlaient, déambulaient, s'exprimaient.
Elle arriva tard, comme il se doit.
Une robe de velours grenat et ourlée d'un noir profond soulignait sa taille et collait à ses hanches comme une caresse. Chaque mouvement faisait onduler le tissu contre ses cuisses et chaque pas faisait chanter ses talons sur les marches du palais. Elle portait un masque en dentelle, presque invisible, tout juste assez pour insinuer qu'elle n'était pas tout à fait offerte. Ses cheveux relevés, à peine domptés, laissaient s'échapper quelques mèches rebelles qui encadraient sa nuque blanche. Sa bouche, nue et rouge, semblait être l'unique vérité dans cette mascarade. Elle ne souriait pas, du moins pas encore.
Il était là.
Dans l'ombre d'une colonne, drapée dans un manteau noir qui le faisait paraître plus large, plus haut et plus silencieux que les autres. Son masque était intégral, d'un noir mat, sans ornement. Il ne brillait pas, mais il attendait. Ou plutôt, il la reconnaissait déjà, sans l'avoir jamais vue. Il n'avait rien d'un prince ni rien d'un courtisan. Et pourtant, il tenait dans sa posture quelque chose de souverain. Comme un poids, une tension ou une promesse. Elle l'ignora d'abord. Pour susciter le jeu. Mais la chaleur qui monta entre ses cuisses dès qu'elle passa devant lui, ça, elle ne put l'ignorer. À l'intérieur, le bal n'était que murmures. Les miroirs sur les murs reflétaient des scènes qu'on ne savait plus démêler... Des gestes réels ou faits d'illusions ? Des corps enlacés ou souvenirs d'un bal passé ? La musique, jouée sur clavecin, était lente, presque paresseuse, comme une langue qui traîne en longueur sur la peau.
Partout, il y avait des rires étouffés, des regards échangés, des éventails agités comme des soupirs oubliés dans l'air. Elle s'enfonça dans la foule, s'échappant du regard des autres. Mais il était toujours là, juste derrière elle... À la distance exacte où le désir commence à faire son entrée de scène.
Elle ne le vit pas tout de suite, mais elle le sentit. À chaque mouvement, elle devinait sa présence, comme une main invisible posée délicatement entre ses omoplates. À chaque coin de couloir, elle attendait qu'il apparaisse et il n'essayait pas de la rattraper. Il la chassait simplement, lentement. Elle entra dans une salle plus obscure et plus étroite. Les murs étaient recouverts de fresques antiques, on y voyait des bacchanales païennes, des femmes à moitié nues, des centaures en rut et des corps peints dans des positions indécentes. Le plafond diffusait une lumière chaude et basse. Un salon secret. Là, enfin, elle s'arrêta, dos à lui. Elle savait qu'il était là. Elle attendit. Une seconde puis deux et puis se retourna. Ils se regardèrent sans un mot. Elle pencha la tête, comme pour l'inviter à parler. Il s'approcha lentement et sa main effleura la sienne. Elle sentit cette brûlure immédiate. Ce courant brutal qui la saisit depuis la paume jusqu'aux entrailles.
Sans un mot, elle tira doucement sa main vers l'arrière-salle, à demi dissimulée derrière un rideau de perles noires...
Partie 2 — L'arrière-salle
Le rideau de perles tintait derrière eux, comme pour signifier un dernier souffle du monde extérieur. Ici, tout semblait plus dense. L'air lui-même, chargé d'ambre et de musc, alourdissait les pensées et faisait palpiter les chairs. Une lampe posée au sol diffusait une lumière dorée qui léchait les murs tendus de soie, révélant des formes, des courbes et des arabesques trop suggestives pour n'être que décor. Elle n'avait pas lâché sa main. Il ne l'avait pas encore touchée autrement, pas encore...
Mais déjà, dans la tension de leurs corps, dans le poids suspendu entre deux silences, il n'y avait plus aucune innocence. Fini de jouer à présent. Elle se tenait droite, poitrine légèrement soulevée par sa respiration, la gorge nue et tendue et offerte comme une question. Ses yeux étaient grands ouverts, fixés sur lui. Pas un regard fuyant, aucune prudence. Seulement cette lente montée d'un feu qu'elle n'avait plus envie de cacher. Il s'approcha enfin. À quelques centimètres. Sa main se posa sur sa taille puis glissa lentement vers l'arrière, comme s'il prenait possession d'un territoire oublié. Il tira doucement sur le nœud qui retenait le corsage et elle ne résista pas. Le velours glissa le long de ses épaules, dévoilant sa peau pâle, presque nacrée sous cette lumière.
Le tissu glissa jusqu'à sa taille, révélant la courbe pleine de ses seins, encore maintenus par une fine lingerie noire aux reflets satinés. Elle se cambra, légèrement, s'offrant. Il ne disait toujours rien. Mais ses gestes parlaient déjà une langue crue et ancienne. Ses doigts se refermèrent sur ses hanches, l'attirant contre lui. Elle sentit alors son excitation, palpable, dure et brûlante sous le tissu. Un frisson la traversa de la nuque au ventre.
Il l'embrassa enfin.
Pas un baiser timide.
Pas une entrée douce.
Pas un baiser timide.
Pas une entrée douce.
Non. Il la prit d'un coup, avec cette urgence contenue. Sa langue chercha la sienne avec une autorité sans doute, mais aussi avec une faim presque animale. Le baiser fut profond, bruyant et tremblant de tension. Ses mains glissèrent dans sa chevelure, attrapant sa nuque avec force.
Elle gémit contre sa bouche, surprise par l'intensité. Le corset céda enfin. Ses seins jaillirent, lourds, fermes et fiers. Il ne les regarda pas d'abord. Il les prit dans ses paumes, les caressa comme on découvre une offrande interdite puis sa bouche descendit. Il y planta ses lèvres, sa langue et ses dents. Elle bascula la tête en arrière et laissa échapper un souffle rauque.
Elle gémit contre sa bouche, surprise par l'intensité. Le corset céda enfin. Ses seins jaillirent, lourds, fermes et fiers. Il ne les regarda pas d'abord. Il les prit dans ses paumes, les caressa comme on découvre une offrande interdite puis sa bouche descendit. Il y planta ses lèvres, sa langue et ses dents. Elle bascula la tête en arrière et laissa échapper un souffle rauque.
— Encore... souffla-t-elle.
Il obéit.
Il lécha ses tétons durcis jusqu'à les rendre douloureux, les mordilla avec une précision insupportable, les pinça entre ses doigts jusqu'à ce que ses jambes vacillent. Elle n'était déjà plus qu'une masse de nerfs tendus et de désir suintant. Il la fit tourner, lentement, contre le mur tendu de soie. Son dos plaqué contre la matière chaude et ses mains à plat sur le tissu.
Il passa derrière elle. L'écarta et ses jambes obéirent d'elles-mêmes. Ses doigts remontèrent le long de ses cuisses, lentement très lentement. Il découvrit qu'elle ne portait rien sous cette robe. Rien. Elle était nue, déjà humide, déjà offerte. Il passa un doigt entre ses lèvres, le fit glisser d'avant en arrière, caressa son clitoris en cercle, sans jamais aller trop loin. Elle haletait. Elle se cambrait.
Il passa derrière elle. L'écarta et ses jambes obéirent d'elles-mêmes. Ses doigts remontèrent le long de ses cuisses, lentement très lentement. Il découvrit qu'elle ne portait rien sous cette robe. Rien. Elle était nue, déjà humide, déjà offerte. Il passa un doigt entre ses lèvres, le fit glisser d'avant en arrière, caressa son clitoris en cercle, sans jamais aller trop loin. Elle haletait. Elle se cambrait.
— Tu aimes souffrir un peu ? demanda-t-il enfin, dans un souffle rauque contre son oreille.
Elle ne répondit pas. Elle écarta encore plus les jambes.
Alors il la pénétra avec deux doigts d'un coup, profondément, brutalement. Elle cria. De plaisir et de surprise. Mais ne recula pas. Au contraire, elle chercha plus. Il accéléra, alternant la caresse de son clitoris du pouce et la pression de ses doigts à l'intérieur. Elle mouillait à flots, ruisselante, offerte comme un fruit mûr éclaté sous la langue. Il se retira et elle gémit de frustration. Mais elle comprit puis se retourna et s'agenouilla d'elle-même. Ses mains ouvrirent son pantalon, libérant enfin la promesse trop longtemps contenue. Il était dur, imposant, palpitant entre ses doigts. Elle le regarda un instant, puis le prit en bouche sans détour, profondément.
Alors il la pénétra avec deux doigts d'un coup, profondément, brutalement. Elle cria. De plaisir et de surprise. Mais ne recula pas. Au contraire, elle chercha plus. Il accéléra, alternant la caresse de son clitoris du pouce et la pression de ses doigts à l'intérieur. Elle mouillait à flots, ruisselante, offerte comme un fruit mûr éclaté sous la langue. Il se retira et elle gémit de frustration. Mais elle comprit puis se retourna et s'agenouilla d'elle-même. Ses mains ouvrirent son pantalon, libérant enfin la promesse trop longtemps contenue. Il était dur, imposant, palpitant entre ses doigts. Elle le regarda un instant, puis le prit en bouche sans détour, profondément.
Partie 3 — Le fruit défendu
Elle le prit en bouche sans hésiter, avec une lenteur étudiée, une volupté crue, une dévotion presque religieuse. Ses lèvres, rouges comme le vice, s'enroulèrent autour de lui avec douceur d'abord, puis avec une pression croissante, tandis que sa langue tournoyait paresseusement sur le gland gonflé, brillant de désir. Elle le regardait par en dessous, les yeux luisants d'une faim assumée. Il se tenait là, les mains sur son crâne, les hanches à peine en mouvement, se retenant de la prendre violemment. Il aimait ce contraste, cette bouche si docile, si offerte, et ces yeux de feu qui le défiaient silencieusement. Elle jouait avec lui comme une experte. Elle le prenait profondément, jusqu'à sentir sa gorge se contracter, puis remontait lentement, le léchait de la base au sommet comme une sucette défendue.
Par moments, elle s'arrêtait juste pour lui embrasser les flancs, les cuisses, la base de son sexe, mordillait doucement sa peau et puis revenait l'avaler avec une ferveur déconcertante. Ses mains fines serraient la base de son sexe, le caressant en rythme. Sa salive coulait légèrement au coin de ses lèvres, et elle s'en moquait. Au contraire, elle accentuait les bruits, aspirait, suçait avec bruit, déglutissait et faisait glisser sa langue sur la veine palpitante le long de sa lance.
Il se mit à gémir. Faiblement d'abord, puis de plus en plus rauque. Mais il la tira soudain par les cheveux, la forçant à reculer.
— Je veux te prendre, là maintenant.
Elle sourit, presque insolente.
— Alors, prends-moi comme tu veux.
Il la souleva, la plaqua contre le mur, une main sous ses fesses, l'autre dans sa nuque. Elle enroula ses jambes autour de sa taille, sa robe encore à moitié enroulée autour de ses hanches, comme un écrin entrouvert. Il la pénétra d'un seul coup, brutalement, profondément. Elle hurla de plaisir. Ses ongles s'enfoncèrent dans son dos et sa bouche s'écrasa contre son épaule. Il la prenait avec une intensité féroce, sans ménagement, comme si chaque coup de reins était un coup de fouet. Ses mouvements étaient puissants, rythmés et précis. Il allait jusqu'au fond, la remplissant entièrement et la forçant à se cambrer à chaque impact.
— Plus fort, gémit-elle, haletante.
Il obéit.
Il accéléra, faisant claquer leur peau l'une contre l'autre, la tenant fermement contre le mur, comme une poupée offerte à sa pulsion. Elle jouissait déjà par vagues. Chaque va-et-vient faisait jaillir un cri, une contraction, un spasme incontrôlable puis il la fit glisser au sol, la retourna d'un geste sec. Elle se retrouva à quatre pattes sur le tapis de soie, les fesses hautes, le dos cambré.
— Comme ça... supplia-t-elle, offerte.
Il la pénétra à nouveau, plus lentement cette fois, savourant chaque centimètre de chair chaude et ruisselante. Il la tira par les hanches, la pilonna lentement, puissamment, caressant en même temps son clitoris gonflé. Ses gémissements n'étaient plus des sons humains. Elle haletait, transpirait puis délirait. Il la baisait comme une bête affamée, la marquant, la faisant s'effondrer contre le tapis, tremblante et vidée. Mais il n'en avait pas fini. Il la retourna à nouveau, la fit s'asseoir sur lui. Elle le prit en elle d'un mouvement fluide, ondulant des hanches comme une prêtresse antique. Elle montait et descendait sur lui avec une maîtrise presque douloureuse, se frottant contre son bas-ventre, les seins tremblants, les yeux fermés comme possédée. Il lui pinça les tétons, les suça à nouveau et la gifla doucement.
Elle éclata de rire entre deux râles.
— Tu vas jouir ? demanda-t-elle, haletante.
— Pas encore. Pas avant que tu ne cries encore une fois.
— Pas encore. Pas avant que tu ne cries encore une fois.
Alors elle accéléra...
Plus vite et plus fort. Elle s'abattait sur lui en cadence, faisant gicler les bruits mouillés de leurs chairs, saturant l'espace de sons indécents. Il lui frotta le clitoris en même temps, la tenant fermement à la taille. Elle explosa. Son cri déchira l'arrière-salle. Son sexe se contracta violemment autour de lui. Elle s'effondra sur sa poitrine, tremblante de plaisir. Il la garda ainsi, puis d'un mouvement précis, la coucha à nouveau sur le dos et la pénétra une dernière fois, sans retenue, sans pause, jusqu'à sentir le feu monter, l'irrésistible montée du plaisir. Il jouit en elle d'un seul coup, avec un grognement rauque, profondément et violemment. Son corps se contracta contre le sien. Il resta immobile, en elle, encore dur, encore brûlant. Ils restèrent ainsi, un instant.
Plus vite et plus fort. Elle s'abattait sur lui en cadence, faisant gicler les bruits mouillés de leurs chairs, saturant l'espace de sons indécents. Il lui frotta le clitoris en même temps, la tenant fermement à la taille. Elle explosa. Son cri déchira l'arrière-salle. Son sexe se contracta violemment autour de lui. Elle s'effondra sur sa poitrine, tremblante de plaisir. Il la garda ainsi, puis d'un mouvement précis, la coucha à nouveau sur le dos et la pénétra une dernière fois, sans retenue, sans pause, jusqu'à sentir le feu monter, l'irrésistible montée du plaisir. Il jouit en elle d'un seul coup, avec un grognement rauque, profondément et violemment. Son corps se contracta contre le sien. Il resta immobile, en elle, encore dur, encore brûlant. Ils restèrent ainsi, un instant.
Collés.
Épuisés.
Encore vibrant de désir.
Épuisés.
Encore vibrant de désir.
Partie 4 — L'après, ou presque
Le silence n'était pas tout à fait un silence. Il y avait encore leurs souffles entrelacés, les gémissements qui vibraient encore dans les murs tapissés, les échos de leurs corps frottés, emboîtés et pressés jusqu'au vertige. Elle était allongée sur le tapis, le corps nu légèrement moite, ruisselant par endroits de l'empreinte de leurs assauts. Ses jambes étaient encore entrouvertes, offertes, le sexe pulpeux et luisant, rougi par le plaisir brut qu'il lui avait imposé. Ses seins se soulevaient à chaque respiration, lourds, pleins, striés de traces de ses mains, de sa bouche, de ses dents. Il la regardait, appuyé sur un coude, encore à demi en elle, comme s'il n'osait pas s'en extraire. Il la trouvait plus belle encore maintenant — défaite, conquise et ivre de leur luxure commune. Elle tourna la tête vers lui, un sourire paresseux aux lèvres.
— Tu es resté dur, murmura-t-elle, presque amusée.
Il ne répondit pas, se contentant de bouger lentement, un léger va-et-vient encore timide, comme pour vérifier que leur feu ne s'était pas tout à fait éteint. Elle soupira doucement, roula des hanches et se cambra de nouveau contre lui.
— Encore...
Il s'enfonça en elle, cette fois avec une lenteur presque tendre. Une caresse longue, étirée. Plus rien ne pressait le temps. Seules leurs peaux parlaient à présent, en une langue muette et frissonnante. Elle glissa ses mains le long de son dos, jusqu'à son torse, jouant de ses doigts sur ses muscles comme sur un clavecin. Il posa un baiser sur son front, puis un autre sur sa tempe et puis descendit lentement vers ses lèvres. Cette fois, ce fut un baiser profond, mais lent, moelleux, collant encore au goût de leurs ébats. Elle le goûta avec les yeux fermés, passa sa langue sur la sienne, l'embrassa encore, plus avide, le tirant à elle jusqu'à sentir son sexe gonfler encore à l'intérieur d'elle. Il la pénétrait toujours, en rythme lent, appuyé, comme s'il voulait inscrire sa trace dans ses entrailles. Elle gémissait à peine maintenant, juste des souffles, des frissons, une voix cassée qui murmurait "oui" à chaque poussée.
— Tu me veux encore, murmura-t-il à son oreille.
— Jusqu'à l'aube...
— Jusqu'à l'aube...
Il accéléra un peu. Pas trop. Juste assez pour faire claquer les hanches, pour faire à nouveau monter la moiteur et réveiller les nerfs assoupis. Elle ouvrit plus grand ses jambes, remonta ses genoux près de sa poitrine, s'offrit entièrement, comme une fleur recommençant à éclore. Ses gémissements reprirent, légers d'abord puis plus soutenus. Il se redressa, la tenant par les hanches, et la pilonna en regardant son visage. Elle avait les yeux fermés, les lèvres entrouvertes, les cheveux collés à ses tempes par la sueur. Elle était divine. Sa putain vénitienne ou sa muse débauchée... Il se retira soudainement, la retournant sur le ventre et en la forçant à relever le bassin.
— Encore ? rit-elle, haletante.
Il ne répondit pas. Il l'attrapa par les fesses, l'attira à lui, et la pénétra d'un seul coup sec. Elle cria à nouveau, mais ce cri-là avait la texture d'une imploration. Cette fois, il fut lent, mais sans pitié... Chaque poussée était profonde, contrôlée, pénétrante jusqu'au fond. Il lui tenait les hanches comme un marin agrippé au bastingage dans la tempête. Ses coups de reins résonnaient dans l'espace, bruyants, obscènes, pleins de salive, de cyprine ainsi que de désir jamais épuisé. Elle s'abandonnait à lui sans même résister. Elle geignait, elle haletait, elle se cambrait, elle vibrait contre lui.
Il se pencha pour lui murmurer :
— Tu crois qu'on peut encore jouir, après ça ?
Elle répondit d'une voix fêlée :
— On peut toujours jouir... si tu me tues de plaisir.
Alors il accéléra. Sans la lâcher. Sans retenue. Elle trembla à nouveau, son corps tendu comme un arc, son sexe crispé autour de lui, encore humide, encore chaud et toujours prêt à exploser. Quand elle jouit, ce fut plus doux, mais plus profond. Elle pleura presque de plaisir, en silence, les ongles enfoncés dans la soie, le souffle brisé. Il la garda ainsi, et finit par jouir lui aussi, à nouveau, dans un râle de bête, les yeux clos, les lèvres entrouvertes sur son prénom qu'il ne connaissait toujours pas. Ils s'effondrèrent ensemble, encore liés, nus, marqués. Lentement, il la prit dans ses bras. Ils restèrent là. Quelques minutes. Peut-être plus. Hors du temps. Hors du bal et hors du monde.
Puis elle murmura, dans un soupir presque enfantin :
— J'ai encore faim.
Partie 5 — Le recommencement brûlant
Le miroir ne renvoyait plus que des silhouettes floues, emmêlées et pantelantes. La chambre portait encore les stigmates de leur union : les draps froissés sur le sol, les coussins éparpillés et les traces humides qui témoignaient d'un désir ravivé jusqu'à l'épuisement. Et pourtant, malgré l'abandon, malgré le calme apparent... une tension subsistait. Il la regarda. Elle s'était levée nue, pieds nus sur le parquet froid, la peau marbrée d'ombres et de lumières, encore marquée par la sueur et les morsures du plaisir. Elle s'approcha de la coiffeuse, prit une gorgée d'eau, puis se retourna vers lui, ses hanches ondulant comme si les mélodies du bal n'avaient jamais cessé.
— Tu crois qu'on peut vraiment se lasser de ça ? demanda-t-elle en glissant lentement ses doigts sur son ventre, puis entre ses cuisses, là où il l'avait si profondément habitée.
Il ne répondit pas. Il s'était redressé, l'observant comme on regarde une apparition. Lentement, il se leva, s'approcha d'elle, nu lui aussi, le sexe déjà de nouveau gonflé, vibrant d'une faim animale. Elle s'assit sur le rebord du meuble, les jambes entrouvertes, les seins fièrement dressés, le regard provocateur, et le corps entièrement offert. Sans attendre, il tomba à genoux devant elle, comme un amant dévot. Sa langue trouva son sexe enfiévré, déjà prêt et déjà palpitant. Il la goûta comme on boit à une source maudite, avec une ferveur presque violente. Elle bascula la tête en arrière, agrippant les bords du meuble, les jambes tremblantes de plaisir.
— Encore... plus fort... plus profond...
Il s'exécuta, sa langue fouillant, sa bouche claquant contre sa chair gorgée. Il la suçait, la léchait, l'engloutissait tout entière. Elle se cambrait, elle râlait, elle implorait. Ses cuisses le serraient, ses mains le tiraient à elle. Son clitoris, gonflé, dur, palpitait sous les assauts. Il le mordilla légèrement, le pinça entre ses lèvres, puis recommença, encore et encore. Son orgasme la prit comme une gifle. Son cri se perdit dans les murs. Elle s'effondra presque contre lui, mais il ne la laissa pas reprendre souffle. Il se releva, la saisit par les fesses, la souleva comme une poupée et l'emmena jusqu'au lit, la jetant dessus sans ménagement. Il la pénétra d'un seul coup, encore trempée, encore contractée. Elle hurla, les ongles plantés dans ses bras. Il la chevauchait comme on dompte une bête indomptable. Chaque coup était puissant, lourd, plein de rage et de passion.
— Tu m'as ensorcelé, putain, grogna-t-il en la pilonnant.
— Et toi... tu m'as ruinée, la tête renversée, les larmes au bord des cils.
— Et toi... tu m'as ruinée, la tête renversée, les larmes au bord des cils.
Ils baisaient comme s'ils n'avaient plus que cette nuit, comme si le jour devait les effacer. Leurs corps s'écrasaient l'un contre l'autre dans un fracas de sueur et de salive. Il s'arc-boutait sur elle, la tenant par la gorge maintenant, son pouce sur sa bouche entrouverte. Elle lécha ce doigt, le suçotant, pendant qu'il continuait à l'enfoncer profondément en elle. Il s'arrêta un instant, la regarda, puis la fit rouler sur le ventre. Elle se hissa à quatre pattes, offerte une fois encore.
— Vas-y, souffla-t-elle. Prends-moi. Brise-moi. Rends-moi folle.
Il l'attrapa par les cheveux, et la pénétra à nouveau, brutalement. Le claquement de leurs corps résonnait dans toute la pièce. Ses testicules giflaient sa chair et ses mains étaient partout : sur ses seins, sur ses hanches, entre ses jambes. Il la sentait jouir encore. Ses tremblements, ses râles et la chaleur moite qui s'intensifiait. Et il se libéra à son tour, profondément en elle, les reins en feu, le cœur au bord de l'explosion. Ils s'effondrèrent une fois encore, écrasés l'un contre l'autre, haletants et désarmés. Un silence. Puis un rire. Puis un soupir.
— Tu crois qu'on se reverra ?
Elle ne répondit pas tout de suite. Elle se leva, chercha sa robe, la remonta lentement sur ses hanches nues, puis prit son masque oublié.
— Si tu retrouves mon nom... peut-être.
Et elle disparut derrière la porte, laissant derrière elle le parfum du désir, le trouble et l'envie folle de recommencer.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Beaucoup de douceur Beaucoup de sensualité
De très belles descriptions
C'est parfait
D'autres histoires avec la même poésie s'il vous plaît