Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Notre expérience Candau — Chapitre 3 · Un acte qui bouleverse tout
Autrice
Notre expérience Candau
Chapitre 3 · Un acte qui bouleverse tout
Nous nous dirigeons vers nos voitures, l'air s'engouffre sous ma jupe pour venir titiller mes lèvres humides après ce traitement au cinéma.
Une fois dans la voiture avec David, un léger silence s'installe, comme une gêne, mais je brise cette situation étrange.
— Ça va, cœur ? On continue ?
Sans hésitation, il me répond oui, en me disant qu'il trouve ça très sympa.
Le trajet jusqu'à la chambre étudiante où nous vivons est accompagné d'un stress grandissant à chaque kilomètre qui nous rapproche du but.
Nous nous garons sur le parking du campus, Paul nous rejoint rapidement, et nous montons au deuxième étage. Nous croisons quelques étudiants, mais la présence d'un troisième ne semble pas les intriguer.
Dans la chambre, qui fait quinze mètres carrés, avec une pièce principale et une salle de bain, nous avions préparé un apéro avant le cinéma. Nous nous installons sur le clic-clac en position canapé, et David est assis sur une chaise en face.
Il y a clairement une gêne qui s'installe parmi nous, l'excitation du cinéma est retombée.
Paul, en gentleman, a ramené quelques petits cadeaux : deux ensembles de sous-vêtements, un petit canard coquin et une bouteille de champagne.
L'apéro débute normalement, sans allusion ni attouchement. La conversation s'installe petit à petit, sur différents sujets tous plus variés les uns que les autres, mais rien de sexuel.
Au bout de quelque temps, Paul doit probablement sentir la gêne, et surtout notre manque d'expérience dans cette situation, alors il brise la glace.
— En tout cas, Sophie, tu es très belle et cette petite jupe te va très bien. Ce sont des bas en dessous ? demande-t-il, alors qu'il le sait très bien.
Je suis un peu désemparée par la situation, mon stress me bloque, et ma réponse est tout sauf aguicheuse :
— Euh oui, ce sont des bas.
— Oh intéressant, je peux les voir ? dit-il en regardant David pour avoir son approbation.
— Oh intéressant, je peux les voir ? dit-il en regardant David pour avoir son approbation.
Mon chéri répond d'un signe de tête. Sans attendre, je ressens la main de Paul toucher ma cuisse et la caresser en remontant en direction de mon entrejambe. Je suis électrisée, un mélange entre excitation et peur, alors qu'une heure plus tôt j'étais jambes écartées au cinéma à me faire doigter, là je repars de zéro.
Paul doit le ressentir, car au moment d'arriver au contact de mes lèvres intimes, dénudées de toute protection, il me parle doucement :
— Ça va aller, ne stresse pas.
Et l'un de ses doigts entre légèrement entre mes lèvres.
Il reste à l'entrée pour réaliser des petits mouvements en douceur. Ses caresses me relaxent un peu, mais le stress est toujours présent. Une décharge vient électriser mon corps et me fait lâcher un petit rire nerveux.
En effet, son doigt vient de commencer à harceler mon clitoris, qui jusqu'à présent était endormi.
La bouche de Paul vient au contact de la mienne pendant que son doigt est de plus en plus actif, accompagné d'un début de bruit d'humidité.
— Ça commence à être humide ici, signale mon amant amusé.
Cette remarque me fait rougir de honte. Je porte mon regard sur David qui est observateur, mais je sens son regard excité.
Une main vient écarter l'une de mes cuisses, je comprends que je dois écarter la deuxième. Ma jupe remonte naturellement et mon vagin, déjà luisant, découvre la lumière ambiante.
Deux doigts pénètrent mon intimité et commencent un travail dynamique, un bruit de clapotis résonne dans la chambre, et des gémissements accompagnent l'ensemble.
Après quelques minutes de traitement, je peux dire que je suis très excitée, j'ai le souffle un peu court, la poitrine gonflée. Mon tourmenteur arrête soudainement son travail et se relève du clic-clac pour retirer son pantalon ainsi que son boxer.
Au moment de se rasseoir, je pose le regard sur ce fameux sexe que je n'ai pu que toucher furtivement au cinéma, et quel sexe !
Il est à moitié bandé, mais déjà si grand, le prépuce recouvre à moitié le gland et…
— Au lieu de rêver dessus, prends-le en bouche, la phrase de Paul me sort de mes pensées. Sa main vient derrière ma tête puis exerce une pression pour me diriger vers cette très belle chose.
Mon visage arrive au-dessus, je suis marquée par l'odeur un peu forte mais envoûtante. Son autre main attrape son sexe et le dirige vers ma bouche.
Naturellement, j'ouvre la bouche et sans attendre, je le prends en bouche. Le goût est légèrement salé, mais c'est plutôt agréable. Après quelques va-et-vient, je le sens grossir et prendre de plus en plus de place.
Mes jambes sont de nouveau écartées, je jette un léger coup d'œil et vois mon chéri venir entre mes cuisses commencer à me lécher. C'est très agréable, il sait y faire.
Le cuni plus la fellation me rendent très excitée. Une main de Paul s'est faufilée dans mon haut pour jouer avec ma poitrine, quand soudain il me relève et propose de changer entre lui et David.
Nous nous relevons tous les trois pour retirer nos vêtements. Le sexe de Paul est bien raide et d'une très belle taille. Naïvement, je commence à retirer mes bas, mais Paul exige que je les garde. Je suis poussée sur le clic-clac pour être très vite de nouveau léchée, mais cette fois-ci par mon amant du jour.
Je tourne la tête et vois mon chéri debout et nu, attendant sa fellation. Je tends le bras pour lui faire comprendre de s'approcher et saisis son pénis entre mes doigts. La différence est flagrante, je suis un peu mal à l'aise sans vraiment savoir pourquoi, mais je le prends en bouche et commence ma fellation.
Le cuni de Paul est incroyable, je suis plusieurs fois obligée de lâcher le sexe de David pour reprendre mon souffle ou gémir.
Le pénis de mon chéri reste flasque dans ma bouche malgré mon travail dessus et, une fois de plus, Paul prend l'initiative d'inverser les rôles.
La différence est immédiate, ma bouche est remplie par un objet bien dur et de belle taille. Pendant ce temps, David commence son cuni, mais je ne suis pas à l'aise, les sensations ne sont pas présentes et plusieurs fois je lui demande de stopper en repoussant sa tête.
Paul en a marre et souhaite passer aux choses sérieuses. Il quitte ma bouche et sort une capote qu'il enfile immédiatement.
Il regarde David et, d'une façon directe, lui dit :
— Je me permets, je commence.
David fait un signe de tête, mais sans vraiment avoir le choix.
Paul s'approche de moi, saisit mes jambes pour me tirer vers lui, les fesses au bord du clic-clac.
Je suis jambes écartées, couverte de bas, le vagin rouge et luisant, prête à accueillir un sexe.
L'attente n'est pas longue, et je vois Paul se placer entre mes cuisses. Avec sa main, il positionne son membre devant l'entrée, je ressens quelques mouvements sur mes lèvres avant de pousser un râle de plaisir à la sensation de son sexe pénétrant le mien.
Les premiers mouvements sont doux et fluides, mon cerveau commence à perdre pied, dix mille pensées traversent mon esprit :
— Oh mon Dieu, c'est bon, c'est fou cette situation, et David il aime, putain j'ai jamais ressenti ça !
Je tourne la tête et je tombe nez à nez avec le pénis de David. J'ouvre la bouche pour le prendre mais il est trop mou et j'ai du mal à le tenir à l'intérieur.
Paul est de plus en plus à l'aise et le rythme accélère, mais grâce aux gémissements qui l'encouragent, je reprends à plusieurs reprises le pénis de mon chéri, et après un travail acharné, il commence à être dur. J'en profite pour lui demander qu'il vienne me prendre.
Paul l'entend et se retire de moi instantanément. Je ressens presque une sorte de déception. Les deux hommes se croisent et, en une fraction de seconde, j'ai de nouveau un malaise intérieur, je suis presque déçue que mon chéri prenne la place de Paul.
Je me sens fautive et un peu sale, mais je constate une réelle différence : Paul est entretenu physiquement, c'est un très bel homme, avec une belle situation et un attribut de belle taille. Mon chéri est bel homme également, je sais, mais je dois avouer qu'il ne prend pas vraiment soin de lui physiquement, et là, en direct, je constate une vraie différence au niveau équipement.
Mon esprit est vite ramené à l'instant T quand David se place au-dessus de moi. Je le sens très nerveux, il place son pénis devant mon entrée et commence à faire des va-et-vient rapides, mais il tape plusieurs fois à côté.
Je prends son pénis entre les doigts pour le guider en moi, mais il est à moitié mou. Je lui chuchote à l'oreille :
— Calme-toi, prends ton temps, mon cœur.
Il me répond avec un petit sourire nerveux. Je sens qu'il se branle énergiquement, et d'un coup, il rentre en moi. Mon esprit est directement impacté par la différence de sensations, et je ne peux m'empêcher d'avoir un poids sur le cœur, comme une sensation de mal-être.
Le pénis de David ressort très vite car il a déjà perdu sa semi-raideur. C'est alors que Paul arrive dans le dos de David avec un verre qu'il était parti prendre dans la salle de bain, et le sexe toujours en forme.
— Tu veux que je reprenne, David ? Il fait chaud ici, ça doit être pour ça que tu n'y arrives pas, t'inquiète, dit-il avec un petit sourire.
Je regarde mon chéri se relever, le visage déçu, et confirmer les dires de Paul :
— Oui, tu as raison, il fait chaud.
Je suis toujours sur le dos, les jambes écartées, et je m'apprête à me relever pour stopper la situation au vu du regard de David, mais Paul ne me laisse pas le temps et reprend mes jambes fermement, les écarte en grand, son sexe tendu au milieu.
— À nous deux, ma petite cochonne.
Je suis frappée par le mot « cochonne », c'est la première fois que je l'entends dans cette situation. En même temps, son sexe rentre entièrement en moi, ce qui me fait pousser un râle de plaisir.
Les mouvements sont beaucoup plus secs et directs, chaque coup est une percussion dans mon intimité, son visage est beaucoup plus sombre qu'au début.
Mes râles remplissent la chambre. Je pense aux voisins qui doivent tout entendre, au vu des murs fins.
— Clac.
Une décharge vient de traverser mon sein gauche, je n'ai pas le temps de comprendre qu'une deuxième claque tombe sur le même sein, avant que mon téton soit saisi et tendu.
Le traitement me fait pousser un cri de plaisir, je n'avais jamais eu ça.
Au bout de quelques minutes, il pose mes jambes sur ses épaules et me pilonne sauvagement. Ma chatte est en feu, je commence à perdre conscience du moment, une boule grossit en moi au point d'exploser en orgasme.
Je jouis, je crie, je pleure, oui, je pleure, la sensation est trop forte et surtout trop humiliante car c'est mon premier orgasme aussi puissant.
Je saisis David, il a forcément remarqué, mais Paul est toujours aussi lancé. Il martèle mon intérieur avec fougue jusqu'au moment de se raidir en moi et pousser un râle très puissant.
Il vient de finir dans la capote. Un silence s'installe dans la pièce pendant quelques secondes. Paul se relève et retire la capote pleine de sperme pour la jeter au sol.
— Waoh, c'était bon, je vais prendre une douche.
Je laisse mes jambes retomber, elles sont douloureuses, et mon vagin me chauffe. Je croise le regard de mon chéri, qui est assis sur une chaise, nu, un grand filet gluant coule de son gland.
Il s'approche de moi pour m'embrasser et me demande si ça va.
Je lui dis que oui, que je suis épuisée.
La douche coule, nous restons sur le clic-clac en silence, chacun de nous deux dans ses pensées.
Paul revient quelques minutes après, et c'est avec une grande surprise qu'il propose de dormir ici, vu l'heure.
Nous sommes surpris et lui rappelons que nous n'avons que le clic-clac, et à trois, ça va être serré.
Il répond :
— Pas grave, nous aurons plus chaud comme ça.
Nous voilà en train de préparer le clic-clac, et je vais prendre ma douche.
Sous l'eau chaude, mon esprit est perdu. Mais que vient-il de se passer…
— J'ai joui avec un autre homme devant mon compagnon et j'ai adoré. Mais David ? Je suis une salope ? Non voyons, arrête… putain c'était bon, mais qui fait ça sérieusement ?
Je me sèche et enfile une nuisette pour cacher mon corps à cet homme qui est dans notre chez-nous.
Quand je sors, les deux hommes sont plutôt silencieux, et David va prendre sa douche à son tour.
Je m'assois au bord du clic-clac en attendant le retour de David. C'est alors que Paul vient en face de moi, avec son sexe mou à la main, et commence à l'approcher de mon visage. J'ai un mouvement de recul, mais mes yeux sont fixés sur l'engin.
— Prends-le en bouche, ma belle.
Une de ses mains vient attraper mon sein droit à travers la nuisette. Je suis perdue entre dégoût de moi-même et excitation.
La main de Paul lâche mon sein et prend ma tête pour l'approcher doucement de son membre. Ma bouche s'entrouvre légèrement, mon esprit bataille entre raison et envie.
Le prépuce touche mes lèvres, le bout de ma langue sort légèrement pour venir toucher également, mais d'un coup je recule ma tête et lui dis non fermement.
David sort de la salle de bain et nous nous couchons à trois dans le clic-clac. David à droite du lit, contre le mur, moi au milieu, et Paul sur le côté gauche.
La nuit fut compliquée pour deux raisons : la première, mon esprit a tourné non-stop sur cette histoire, et dormir à trois dans un clic-clac, il y a plus confortable.
J'ai fini par m'endormir et je ne sais combien de temps après je ressens une main sur mes fesses me réveiller.
J'ai du mal à émerger, mais cette main est de plus en plus audacieuse et m'écarte une fesse pour venir jouer avec mon vagin.
Sûrement encore sous l'influence d'hier, il réagit rapidement et commence à s'humidifier.
J'ouvre les yeux et réalise que je suis face à mon chéri, donc c'est Paul qui est mon assaillant.
Je ne dis rien et le laisse faire. Il est de plus en plus insistant quand je ressens une nouvelle chose toucher mon vagin. Je comprends vite qu'il s'agit de sa bite qui est en train millimètre par millimètre d'écarter les lèvres de ma chatte.
Il entre de plus en plus en moi et un mouvement de va-et-vient commence à se mettre en place.
Mon souffle commence à devenir plus saccadé, ses mouvements sont plus francs, une de ses mains attrape mon sein droit et joue avec le téton.
Je ressens sa queue entière en moi. Je porte les yeux sur David et je suis surprise de le voir réveillé.
Instinctivement, je lui demande si ça va.
Il fait un signe oui de la tête, mais je sens que non.
Je place ma main derrière moi pour stopper Paul, mais il semble trop bien pour arrêter. Je dois insister plus fermement pour qu'il se retire de moi.
Il finit par se lever et je découvre son sexe nu sans capote. Intérieurement, je me dis heureusement que je l'ai stoppé.
Nous nous levons tous les trois, Paul se rhabille et nous quitte précipitamment.
Je dois avouer que je suis complètement perdue avec cette expérience.
Je reste dans le clic-clac à réfléchir à tout ça. David vient entre mes jambes pour me lécher, je lui dis que je n'ai pas envie, mais il insiste.
Je lui dois bien ça, alors je le laisse faire, mais son cuni me semble tellement fade, je ne prends aucun plaisir…
Je le repousse une nouvelle fois et lui dis que je n'y prends aucun plaisir.
Une tension lourde est présente dans la pièce et, je ne sais l'expliquer mais sans réfléchir, je dis :
— Je crois que j'ai besoin de prendre du recul et de réfléchir à nous deux… Je vais retourner chez mes parents pour quelques jours me vider la tête.
Je vois le regard anéanti de David, il ne sait pas quoi répondre sur le moment, mais après quelques minutes :
— D'accord, si tu en as besoin, je te laisse prendre de l'air alors, mais sache que je t'aime énormément et je ne veux pas te perdre.
Je fais mes affaires et quitte la chambre étudiante.
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Commentaires ()
Quel bonheur de la relire !
Ce troisième volet, chapitre pivot de la série et de votre histoire est l'un des plus excitant qu'il m'a été donné de lire, ever...
Mais je n'ai qu'à me féliciter de cette douloureuse fin de mon histoire d'amour et mon ex aussi.
Il me semble logique , comme aux autres lecteurs ,que la suite soit une rupture, la façon dont vous comparez les deux hommes le dit clairement.
J'en suis vraiment désolée et merci de l'avoir signalé
Histoire torride et très excitante.
Il faut avoir vécu ses premières expériences libertines pour savoir que ça peut etre l'ascenseur émotionnel. A plus forte raison quand on est candauliste et que l'on joue avec les limites de la jalousie, la séduction. Il y a toujours un danger finalement et tout l'enjeu est de l'appréhender et le dompter (communication...). L'histoire nous montre bien tout ce qu'il y a avant. Mais il faut y survivre.
Autre point, la jeunesse. Est ce qu'aujourd'hui vous accepteriez qu'un amant s'invite à dormir chez vous ? Et que dire du préservatif non mis ? Ça aussi c'est bien transcrit.
En tout cas, vous n'avez pas perdu de temps pour vous lancer dans l'aventure.
Et comme il s'agit d'une histoire vrai, cela permet de réfléchir sur les risques de rencontrer ses petites (ou grandes) envies d'assouvir ses penchants plus pervers.
Prendre un amant va devenir pour elle une normalité. Je crais que tout soit donc perdu pour le pauvre David complètement déboussolé. Et pour cause, faire l'amour dans ces conditions...