Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le retour d'une ex — Chapitre 1 · Mémoire vive
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le retour d'une ex
Chapitre 1 · Mémoire vive
Henrielle, elle s'appelait Henrielle. Une fille des îles, de La Réunion précisément. Adorable petit gabarit couleur caramel, avec des nuances tabac, et d'une ardeur au lit ! Elle m'a quitté il y a quinze ans parce qu'elle pensait que je la trompais. Malgré mes dénégations, elle avait raison. J'avais toujours cinq ou six maîtresses à l'époque – privilège de la jeunesse – au cas où l'une d'elles me plaquerait. Le système était bon. Lorsque Henrielle me délaissa sans crier gare – les ingénues vous font des coups que des garces n'oseraient pas – je ne souffris pas outre mesure. Tout de même, une pointe de tristesse car je l'aimais bien, moi, cette fille ; et nos amours me manquaient. Je ne pus mieux faire que de la remplacer par deux maîtresses supplémentaires.
Au fil des années je me suis assagis. Je me suis casé. Mais souvent, quelque part entre mon cœur et mes souvenirs, ça me poignait. On n'a pas baisé tous azimuts pendant sept ans avec un joli petit lot sans qu'il vous en reste des regrets et, dans ce cas précis, une interrogation lancinante : j'avais, moi, d'impérissables images de nos ébats, mais elle ? Aucun signe de vie. Elle m'avait rayé du paysage. Est-ce qu'elle avait tout oublié ? Alors c'est qu'elle n'avait pas ressenti les choses comme moi, ce que j'avais du mal à imaginer quand je me souvenais quelle machine à jouir elle était sous la couette ou ailleurs, enfilant dans nos bons jours jusqu'à vingt orgasmes (elle, pas moi !), ses yeux noirs devenant immenses et chavirant dans un gémissement de salope avant qu'elle ne reprenne sa chevauchée vers le plaisir suivant.
Mais peut-être faut-il entrer dans les détails. Elle avait 20 ans au début de notre relation, et moi 27. Elle avait tout de petit et de parfait. Ses seins, petits et fermes. Sur le gauche elle avait une tache de naissance qui avait la forme assez précise de son île natale. Ses fesses, petites et bien dessinées. Sa bouche, petite et mordeuse quand l'excitation prenait le dessus. Ses cuisses… ah, ses cuisses, elles étaient faites pour être écartées. Nous baisions dans ma piaule d'étudiant – sur la table, sur le fauteuil, sur le matelas posé par terre, sous la douche. Nous baisions chez elle quand sa famille n'était pas là, sa mère et ses deux sœurs (ah ! les deux sœurs ! Je les aurais bien niquées aussi mais l'occasion ne s'est jamais présentée et, dussiez-vous en rire, je suis plus timide dans la vie sociale qu'au pieu). Quand la famille était là, après le dîner Henrielle me raccompagnait et toujours nous tirions un coup dans l'escalier. Elle habitait une tour de la Défense au 11e étage. A ces hauteurs, personne n'utilise les escaliers, nous étions peinards avec juste ce qu'il faut de risque qu'un clampin se pointe pour que ce soit amusant. En ai-je éjaculé, de l'ADN, dans cette cage d'escalier. Sur les murs, ou sur la moquette ; sur ses fesses, ou dans son con. Puis elle renfilait son short de pyjama, je remballais le matos, et je partais prendre le métro, sentant la chatte et le foutre. Elle, rentrait retrouver sa famille, ne sentant pas moins le foutre et la chatte. Apparemment ça ne gênait personne.
Ça l'excitait, Henrielle, le risque de la surprise et un jour nous descendîmes à l'étage des caves en plein après-midi pour tirer un coup. Je la revois, jupette relevée, culotte baissée, appuyant ses mains aux murs ; et moi pantalon sur les chevilles la besognant sans ménagement près du local poubelles.
Oui, nous étions jeunes et nos sexes semblaient avoir été faits sur mesure pour s'emboîter au millimètre près dans différentes positions. Je ne suis pas musclé mais elle était si légère que je pouvais la prendre dans mes bras, ses jambes nouées autour de ma taille, et l'empaler vigoureusement en m'aidant de la gravité. Elle adorait me chevaucher longuement, me violant à son rythme, et, taquin, j'aimais la faire pivoter de 45 degrés à droite ou à gauche pour que ma bite la ramonât intérieurement sous d'autres angles. Henrielle aimait aussi la levrette et avec une simplicité presque déroutante passait de la levrette à la sodomie, me tendant son cul : « Encule-moi. » Je n'ai jamais connu de cul s'ouvrant aussi aisément sous la pression du gland. Avec douceur certes, mais belle élasticité ! Quand nous avions déroulé notre kamasutra personnel, nous finissions ordinairement nos rapports par un bon missionnaire, tendance défonce. Au moment ultime, je me retirais et lui jouissais dessus.
Cela maculait d'éclaboussures laiteuses son ventre et ses seins, souvent le visage et parfois des gouttelettes atteignaient ses cheveux crêpelés. Elle râlait, pour la forme, disant qu'elle avait fait son shampooing la veille ou le matin même. « C'est comme du shampoing, lui disais-je, même mieux : du shampoing nature ! »
Vraiment, quand je repensais à ces moments, je ne comprenais pas comment, elle, avait pu passer outre et vivre une nouvelle vie sans jamais se manifester. Y pensait-elle, quelquefois ?
A vrai dire, j'eus des nouvelles une fois. Je profitais du 1er janvier pour envoyer un « Bonne année » par texto. On ne pouvait pas faire plus neutre. Je reçus un « C'est qui ? ». Nous échangeâmes alors deux ou trois textos d'où il ressortait qu'elle était mariée, avait deux enfants. Le ton était sec. Puis je changeais de téléphone, perdis son numéro malgré que le vendeur m'avait assuré que je ne perdrai rien… et les années passèrent. Je me souvenais et je m'interrogeais. N'avais-je pas été, des deux, le plus amoureux, malgré les apparences ?
Quinze ans après notre séparation, je remis la main sur un vieux carnet dans un tiroir alors que je cherchais un improbable document administratif. Le carnet contenait pas mal de numéros de téléphone avec des prénoms de gonzesses qui, pour une part, n'évoquaient aucun souvenir. Mais Henrielle, oui, ça c'était un prénom qui avait du sens, et son numéro à côté j'eus l'impression de le reconnaître. Ce numéro était-il encore bon ? Allais-je m'exposer à une réponse sèche ? Je voulais avoir la réponse : tout ce plaisir pris en commun, l'avais-je ressenti seul ? L'avais-je rêvé ?
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Commentaires ()
Je suis curieuse de savoir comment votre héros sera accueilli par son ancienne dulcinée, car son départ se comprenait un petit peu quand même !
La suite dans le prochain chapitre ;)