Gays
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Mon pote, Jack — Chapitre 4 · Nico ou Nicole ?
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mon pote, Jack
Chapitre 4 · Nico ou Nicole ?
Nous sommes samedi et notre repas de famille est agréable. C'est l'anniversaire de mon Oncle, vous en avez sûrement un comme ça, le genre fidèle et très drôle mais vite lourd quand il a bu. Et il boit beaucoup… J'avoue être paumé dans mes pensées, tantôt excité en repensant à mes premières pipes et ses éjaculations. Je parle de Jack, pas de mon Oncle ne t'y méprend pas. Tantôt stressé par mes sentiments naissants qui m'obsèdent. D'être attiré par un garçon me perturbait, mais j'en suis clairement amoureux aujourd'hui c'est une certitude.
Bref, tout ça pour dire que je suis pas franchement concentré sur la conversation. Présent physiquement mais loin dans mes pensées… Jusqu'à une blague limite homophobe de mon Oncle qui fait rire tout le monde. C'est une piqûre de rappel, et le stress devient panique : si je suis Gay, serais-je capable de l'assumer ? Et comment réagirait ma famille ?
Décidément cette attirance pour mon pote Jack m'attire beaucoup de problèmes. Devrais-je renier mes envies et mes sentiments ? Ce serait finalement plus simple… La soirée dure jusque tard dans la nuit. Je m'efforce de ne pas abuser sur la boisson car je dois reprendre la voiture pour rentrer. Lorsqu'enfin j'arrive chez moi, il est déjà deux heures du matin passé et je suis épuisé donc je file me coucher et m'endors rapidement.
Je suis réveillé en sursaut par mon téléphone au milieu de la nuit. Il est trois heures et demi et c'est le numéro de Jack qui est affiché. Je réponds, perdu. Il y a beaucoup de bruit derrière lui, sans doute le coin fumeur d'une boite de nuit :
— Salut Nicole ça va ?
— Euh oui qu'est-ce qu'il y a ? Dis-je d'une voix légère, endormi.
— Tu dormais ?
— Oui…
— Tu veux pas te réveiller et que je passe chez toi là ?
— Tu m'appelles pour te faire sucer ?
— Je t'appelle pour voir si tu veux passer un bon moment avec moi…
— T'abuse Jack, moi j'ai quoi en échange ?
— T'as ma queue dans ta bouche quelle question ?!
Ma fierté prend le pas sur mes fantasmes :
— Non Jack, pas cette fois, je dois dormir.
— Ok Nicole, dommage, bonne nuit alors, dit-il en raccrochant.
Quel goujat quand il a bu. Et il vient de féminiser mon nom deux fois. Plus ça va, plus j'ai l'impression que je pourrais en avoir bien plus de lui si j'étais fille… Impossible de me rendormir tu l'imagines bien donc je zieute quelques sites internet : sous-vêtements, perruques, fringues, chaussures, je tombe même sur des fausses poitrines. Je regarde des forums… Le monde du travestissement est étonnamment captivant. Je m'endors avec des idées plein la tête vers cinq heures du matin.
Dimanche - pour une fois, je me réveille seul et sans gueule de bois. Et je décide de rendre la pareille à Jack en l'appelant, lui qui doit dormir profondément à cette heure-ci :
— Allô ? Je reconnais sa voix de lendemain de soirée arrosée.
— Salut, t'as réussi à dormir sans avoir giclé dans ma bouche du coup ?
J'entends une voix féminine :
— C'est qui Jack ? Dit-elle
— Rien dors, répond-t-il.
Mon coeur s'emballe. Il a couché avec une fille ! Je l'entends se lever. Je me sens humilié. Je crie :
— Tu t'es tapé une meuf t'es sérieux ??!
— Nico calme-toi on est pas ensemble qu'est-ce qui te prend ?
— Ba non mais tu m'appelles au milieu de la nuit et en fait tu te tapes la première connasse venue… Je suis à deux doigts de pleurer me dis-je.
— Hey désolé, je savais pas que tu le prendrais comme ça. Je… laisse-moi une heure, je viens chez toi.
— Non je veux pas reste avec ta pute, ciao.
Cette fois c'est moi qui raccroche. Je me met à pleurer véritablement. Je me sens con, vraiment stupide de réagir comme ça. Mes sentiments ne peuvent être dissimulés en fin de compte… Après quelques minutes, je me calme et commence bêtement à espérer qu'il tienne parole. S'il lâche cette nana pour venir me voir aussi vite, ça voudra dire que tout n'est pas perdu. Mais s'il laisse tomber, alors je serai un bel imbécile s'accrochant à une idylle impossible.
À peine trente minutes plus tard, on sonne à ma porte, c'est lui. Je lui ouvre sans un mot et file m'assoir au salon. Il vient s'installer juste à côté de moi. L'ambiance est lourde. Il porte une tenue décontractée, signe qu'il s'est changé. Il sent bon, donc il s'est douché. Était-il chez lui ? Il aurait virer cette meuf de chez lui aussi brusquement pour moi ? En plus de me découvrir jaloux et possessif, je me trouve naïf à souhait.
— Désolé pour ma réaction, j'aurais pas dû te crier dessus. Lui dis-je en regardant le sol.
— Non c'est moi. Je te demande pardon, je vois bien que tu voudrais plus que du cul avec moi, et je t'aime beaucoup, j'aime nos jeux et j'avais qu'une envie, c'était de passer la nuit avec toi. J'ai déconné pardonne-moi.
— Sérieux ? Mais je t'attire pas tu me l'as dit déjà… Sois franc, dis-moi où on en est toi et moi s'il te plait.
— Je te l'ai dit, les mecs ne m'attirent pas. Mais je fantasme depuis une semaine de te voir sous un autre jour je l'avoue. Parce qu'on s'amuse beaucoup tous les deux, que c'est très naturel, et que je voudrais bien nous donner une chance, enfin si toi tu le veux encore…
— Je suis pas sûr de comprendre. Donc tu donnerais une chance à notre histoire si je devenais fille c'est ça ?!
— Si tu en avais l'apparence oui… T'en penses quoi ?
— Que je fais 1m85, que j'ai pas la tête d'une meuf et que je suis trop masculin pour jouer à la travelo.
— Ok tu es grand, mais tu le sais j'aime les filles grandes… Et puis t'es fin, regarde tes bras, tes jambes, ton corps en général. Je t'ai vu nu et cambré je sais de quoi je parle… Et puis t'as peu de poils donc je suis sûr que tu serais crédible. Mais t'es pas obligé, tu me demande d'être franc je le suis c'est tout ; désolé Nico.
— Ah, c'est plus Nicole ?
On rigole, l'atmosphère se détend… J'ajoute :
— Admettons que j'accepte d'essayer l'expérience, je trouve où l'argent pour acheter tout ce qu'il faut ? Je te rappelle que je suis étudiant moi…
— Oui je sais mais moi je bosse et je suis assez vieux jeu : un mec doit entretenir sa femme…
Je fixe son regard, il est sincère dans sa démarche même si c'est étrange. Sa bouche me sourit, je donnerais tout pour qu'il m'embrasse c'est dingue ! Alors je fais le premier pas et rapidement on se retrouve à parcourir les boutiques en ligne. Je m'amuse à lui montrer des fringues qui me plaisent, des petites tenues, des chaussures. Je le teste en parlant fausse poitrine, perruque, maquillage et même bijoux. L'heure file, je suis blotti contre son corps et finis par m'endormir ainsi posé contre lui dans mon canapé.
Ma sieste a dû durer une bonne grosse heure, je me réveille alors qu'il est toujours sur son téléphone. Un bras autour de moi me caresse le dos. Je m'y sens bien. Il semble commander encore des vêtements. Il est donc réellement sérieux. A-t-il des sentiments pour moi qu'il se refuse car je suis masculin…? Peu importe à mes yeux puisqu'il veut nous donner une chance. Alors j'en ferai autant, je jouerai le jeu.
— Tu crois que je te plairai quand je serai fille ?
— J'en suis persuadé. Toi en fille, c'est mon fantasme ultime.
— Sérieux ?! On fait quoi la semaine prochaine ?
— On passe le week-end ensemble ça c'est sûr. On verra ce qu'on fait mais j'ai plein d'idées.
Je devine une bosse qui se forme sous son jean. J'ai très hâte de voir ses yeux briller en regardant la femme qu'il espère. En attendant je ferai tous les efforts nécessaires pour lui plaire me dis-je. Il ajoute :
— Tu vas vraiment jouer le jeu ?
— Oui ok Jack, je suis d'accord…
— T'aurais des limites ?
— J'y ai pas vraiment réfléchi tu sais… Tu penses à quoi ?
— Aller dans un bar ou au restaurant en fille…?
— Oula tu y vas un peu vite, j'ai cru que tu parlerais cul. On rigole.
— Ok et ta démarche, ta voix, tes postures. Tu crois pouvoir les travailler ?
— Je sais pas, mais j'essaierai ce que tu veux promis… Dis-je avec des yeux brillants qui fixent ses lèvres.
Il crève d'envie que je lui fasse du bien c'est évident. Sa queue est bandée sous son pantalon. Mais aujourd'hui il n'aura rien de moi, je n'oublie pas… Et lui ne fais rien pour me brusquer d'ailleurs. Il se rattrape plutôt très bien en fin de compte. Finalement il me propose de commander des pizzas, on mange, on boit un coup puis il prend congé de moi pour rentrer chez lui en me serrant des ses bras. J'aime son étreinte, j'aime son odeur. Demain, j'ai l'université et lui bosse.
Vivement la semaine prochaine…
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