Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'autostoppeuse — Chapitre 2 · Une autostoppeuse
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
L'autostoppeuse
Chapitre 2 · Une autostoppeuse
Le réveil est difficile dans cette chambre d'hôtel miteuse où j'ai atterri hier soir. Le dîner avec ce client m'a éreinté, trop de paroles futiles et trop de sel dans cet osso buco. Trop de vin ? Peut-être. J'ai grand besoin de café, ma journée s'annonce longue et pénible : 950 kilomètres à enquiller pour rentrer chez moi, en voiture, seul sous un soleil sans pitié en ce mois de juillet. J'ai besoin de vacances.
Ces missions à l'autre bout de la France, j'espère vraiment n'en avoir plus pour longtemps et que l'avancement me permettra de me poser près de chez moi. Ce contrat était déterminant pour la boîte, ils m'ont envoyé, c'est un gage de confiance... mouais. Espérons qu'ils prennent en considération cette confiance pour accéder à ma volonté de me sédentariser.
J'ai un petit rituel de masturbation quand je passe une nuit à l'hôtel seul. Je prends tout mon temps, je profite de l'espace, seul dans le lit, j'écoute des récits audio ou bien j'en lis bien que moins pratique. Parfois je tchate avec une inconnue, mais ce n'est pas souvent que je tombe sur quelqu'un d'un tant soit peu compatible. Mais hier soir, non, c'était trop, il fallait que je dorme, que je me repose. Résultat... ce matin j'ai envie. Mon érection matinale ne me quitte pas. Allez sous la douche... Un coup de fil... Virginie.
— Bonjour mon amour... Oui ça va... J'ai bien dormi oui... Moi aussi... Tu sais j'ai hâte de rentrer... Si tu voyais l'état dans lequel je suis ce matin... Non... Mais non pas la gueule de bois... je parle de... non rien... Oui je fais attention... moi aussi... bisou... à ce soir...
Je raccroche... 8h43... putain il est tard. Je m'active. Je me regarde nu devant le miroir de la salle de bain, je regarde les muscles toujours dessinés de mes épaules et de mes pecs. Les abdos... on repassera, les excès de la veille se voient. Mon pénis... OK... mon pénis est beau et particulièrement fier ce matin. Je passe mes doigts de tout son long, me caresse le gland de l'intérieur de ma paume, me le masse légèrement. Hmmm c'est sensible. Ma veine est là visible sur le dessus bien grosse, d'autres plus fines sur le côté et sous la hampe. Mon gland trône fièrement comme un casque. Je m'empoigne... 8h57... merde. Je dois m'activer...
Le café à la réception me donne un peu de courage. Pour la route, ce sera short gris et polo blanc, je ne suis plus en représentation pour aujourd'hui. Surtout du confort. C'est parti. La voiture de la boîte est un SUV kadjar gris, tout confort et robuste... je déteste ces bagnoles. Peut-être mon usure de la route. 9h26, je commence à rouler, je vais rentrer tard...
L'autoroute... l'ennui total. Le badge de la boîte fait que je trace au péage... Mais enfin... l'autoroute. Après 60 kilomètres, je vois sur le GPS que je traverse une zone boisée. Peut-être que j'y recueillerai un peu de fraîcheur... J'ignore, alors que j'amorce ma sortie de l'axe principale, que ma vie ne sera plus jamais la même à la suite de cette décision... La route est tout ce que je pouvais espérer de mieux. Sinueuse, plaisante, jolie et ombragée : je coupe la clim et ouvre les fenêtres. Je fais un premier stop au milieu de nulle part. Un instant je renverse ma tête en arrière... 10h42... A 90 kilomètres/h, je ne serai pas chez moi ce soir. Je saisis mon téléphone... Virginie... J'imagine son corps, sous nos draps... j'imagine ses mains sur moi... sa bouche... mon sexe... Mon Dieu, je durcis à nouveau... Ce n’était pas compliqué de s'astiquer 5 minutes ce matin pour rester focus...
Je repars, décidé à faire la route d'une traite. Je devrais peut-être reprendre l'autoroute. Une belle ligne bien droite se dessine après un virage serré. Les arbres recouvrent d'épaisses branches feuillues l'asphalte granuleux et gris anthracite de la route refaite récemment. Et se dessine sur l'accotement une longue silhouette fine sur laquelle trône un chignon noué. La silhouette se rapproche, enfin je me rapproche. La vision se précise : des jambes nues et longues, un shorty beige et un sac à dos vert. Un chemisier bleu clair retroussé aux manches et à la taille. Le chignon... blond... À mon approche, la silhouette se retourne, les yeux sont bleus et la peau lisse et jeune, le nez retroussé... La jeune femme semble charmante et sublime et lève son pouce vers le ciel, son bras au-dessus de la route marchant à reculons... Je passe devant elle... Une longue seconde se passe... Je tergiverse... j'ai des sautillements dans le ventre et des pétillements dans la rétine... Je fais quoi ?
— Toc, toc, toc, la jeune femme toque à ma fenêtre. Je suis arrêté ? J'ai l'impression de ne pas vraiment prendre les décisions. J'ouvre la fenêtre...
— Bonjour, me sourit-elle, c'est mignon de vous arrêter pour recueillir une demoiselle en détresse.
— Bonjour, me sourit-elle, c'est mignon de vous arrêter pour recueillir une demoiselle en détresse.
Ladite demoiselle subit la chaleur, ses cheveux, sa peau et sa chemise perle et éponge la transpiration provoquée par ses efforts.
— Je vous en prie, c'est normal... vous allez où ?
Lorsqu'elle me répond, j'accepte sans réfléchir. Je lui ouvre mon coffre et la laisse placer son sac à dos à l'intérieur. Elle monte devant, son odeur est douce, sa présence troublante. Elle est grande et jeune. Difficile de cacher mon émotion.
— Je m'appelle Léonie.
— Moi c'est Vincent, enchanté. Vous m'avez dit quelle destination ?
— Moi c'est Vincent, enchanté. Vous m'avez dit quelle destination ?
Elle me le répète, je réalise alors seulement que c'est sur mon chemin. Je lui donne ma destination.
— Wow quelle chance ! Vous allez me rapprocher, mon copain s'attend à me voir arriver dans trois jours. En stop c'est inespéré ! Enfin si vous êtes d'accord pour m'accompagner jusque-là ?
— Oui... bien sûr, c'est mon chemin donc... évidemment.
— Géniale... merci.
— Oui... bien sûr, c'est mon chemin donc... évidemment.
— Géniale... merci.
Son sourire éclatant n'a plus la retenue d'il y a un instant. Elle est reconnaissante.
— Et votre copain sait que vous parcourez la France en stop ?
— Oui. Je fais toujours comme ça, j'adore ça. Le voyage lent vous voyez et les rencontres. C'est souvent plutôt chouette. Enfin pas toujours, mais bon (rire).
— Il est d'accord ?
— Ben il n'a pas son mot à dire, je fais ce que je veux surtout.
— Oui. Je fais toujours comme ça, j'adore ça. Le voyage lent vous voyez et les rencontres. C'est souvent plutôt chouette. Enfin pas toujours, mais bon (rire).
— Il est d'accord ?
— Ben il n'a pas son mot à dire, je fais ce que je veux surtout.
OK... Du caractère, ça me plaît.
Je conduis dans le silence, elle semble hypnotisée par l'extérieur, la végétation... De temps en temps elle brise le silence.
Je conduis dans le silence, elle semble hypnotisée par l'extérieur, la végétation... De temps en temps elle brise le silence.
— Ça fait du bien... quand la journée commence, je ne sais jamais quand est-ce que je serai prise. Aujourd'hui, ça n'arrive pas si tard... ça me soulage.
— Pourtant vous devez être... souvent... prise non ?
— Pourquoi vous dites ça ?
— Parce que vous êtes... une femme déjà, et vous êtes jeune et... et...
— Et quoi ?
— Et jolie...
— Vous pensez que c'est comme ça que les gens choisissent de s'arrêter ou non ?
— Non... je... euh...
— Vous vous êtes arrêté parce que je suis jeune et jolie ?
— Non, pas du tout...
— Pourtant vous devez être... souvent... prise non ?
— Pourquoi vous dites ça ?
— Parce que vous êtes... une femme déjà, et vous êtes jeune et... et...
— Et quoi ?
— Et jolie...
— Vous pensez que c'est comme ça que les gens choisissent de s'arrêter ou non ?
— Non... je... euh...
— Vous vous êtes arrêté parce que je suis jeune et jolie ?
— Non, pas du tout...
Oups, j'ai dit une connerie. Je me sens bête. Puis elle éclate de rire...
— Je plaisante, dit-elle. C'est gentil de votre part. Et non pour répondre, ça ne facilite pas les choses, ou peut-être que je parlerais autrement si j'étais un homme barbu... qu'est-ce que j'en sais. Et vous ? Vous prenez souvent des gens en stop ?
— Honnêtement ? Jamais. Je suis souvent sur la route, mais j'emprunte les voix express. J'avoue que ce n'est pas dans mes habitudes.
— Et pourquoi avoir emprunté les chemins de traverse ce coup-ci ? me demande-t-elle.
— J'ai 950 kilomètres à faire et je ne pense pas avoir la force de le faire en une journée donc je prends mon temps et à un moment je m'arrêterai.
— Vous me déposez d'abord hein ?
— Oui bien sûr ! dis-je en souriant.
— Et vous avez une femme qui vous attend ?
— Oui.
— Vous en êtes content ?
— Honnêtement ? Jamais. Je suis souvent sur la route, mais j'emprunte les voix express. J'avoue que ce n'est pas dans mes habitudes.
— Et pourquoi avoir emprunté les chemins de traverse ce coup-ci ? me demande-t-elle.
— J'ai 950 kilomètres à faire et je ne pense pas avoir la force de le faire en une journée donc je prends mon temps et à un moment je m'arrêterai.
— Vous me déposez d'abord hein ?
— Oui bien sûr ! dis-je en souriant.
— Et vous avez une femme qui vous attend ?
— Oui.
— Vous en êtes content ?
Je la regarde, interloqué, puis regard sur la route, elle sourit et détourne le regard. J'ai l'impression qu'elle me jauge, qu'elle me décrypte. Non seulement elle est séduisante, mais elle semble également très intelligente et d'un grand talent à percer les gens.
L'absence de rituel du matin m'a rendu assez tendu, j'ai l'impression que ça se voit, mais aussi, j'ai le sentiment qu'elle capte à quel niveau le malaise se situe. Quand elle me lâche en regardant le paysage...
— Tu ne te demandes pas... on peut se tutoyer ?
— Oui si tu veux...
— Super. Tu ne te demandes jamais comment les gens que tu ne connais pas sont pendant qu'ils font l'amour ?
— Pardon ?
— Ben je sais pas... Tu sais on est tous transcendé pendant le sexe, on n'a pas la même personnalité. Tu ne te demandes pas comment sont les gens que tu rencontres ?
— Je... euh...
— Moi tout le temps. Genre toi, je me le demande.
— Oui si tu veux...
— Super. Tu ne te demandes jamais comment les gens que tu ne connais pas sont pendant qu'ils font l'amour ?
— Pardon ?
— Ben je sais pas... Tu sais on est tous transcendé pendant le sexe, on n'a pas la même personnalité. Tu ne te demandes pas comment sont les gens que tu rencontres ?
— Je... euh...
— Moi tout le temps. Genre toi, je me le demande.
Je n'avais pas l'intention de faire de la drague lourde, je dois faire bien attention à ce que je vais dire... heureusement, elle semble avoir plus de choses à dire que moi.
— Par exemple, reprend-elle, avec ta femme, quand t'es avec elle, comment tu te comportes, quelle tête tu fais ou... je sais pas...
Elle ricane doucement contre la fenêtre... Son cou est long et sa nuque dégagée dévoile des mèches claires et des ombres de sa mâchoire, des oreilles... Elle a de grands yeux et un large sourire, une dentition parfaite et éclatante.
Soudain, la voiture se met à ralentir, il ne m'est plus possible d'accélérer... Le moteur tourne dans le vide, je freine doucement, la route est sinueuse.
— Qu'est-ce qui se passe ? me demande-t-elle de façon justifiée...
— Je crois que je suis en panne...
— Tu déconnes ?! Ah ouais d'accord... C'est pas un peu ringard comme plan ?
— Je crains que ce ne soit pas un plan Léonie...
— Mais sur ces modèles, tu devrais avoir quinze voyants rouges et des alarmes dans tous les sens non ?
— Oui... mais pas là... Je ne sais pas ce qui se passe...
— OK...
— Je crois que je suis en panne...
— Tu déconnes ?! Ah ouais d'accord... C'est pas un peu ringard comme plan ?
— Je crains que ce ne soit pas un plan Léonie...
— Mais sur ces modèles, tu devrais avoir quinze voyants rouges et des alarmes dans tous les sens non ?
— Oui... mais pas là... Je ne sais pas ce qui se passe...
— OK...
Elle sourit, détourne le regard. Je finis par m'arrêter. C'est un petit chemin qui part vers la forêt, je ne capte pas.
— Vincent, me dit-elle en posant sa main sur l'épaule, c'est quoi ton truc ? Une pipe et on roule ou il t'en faut un peu plus ?
A ce moment je ne l'écoute pas vraiment. Je regarde mon téléphone : pas de réseau... du tout. Les appels d'urgence doivent fonctionner je vais essayer... mais Léonie est insistante, je n'avais jusqu'alors pas pris conscience qu'elle était en fait sérieuse... Elle me regardait... en déboutonnant son chemisier. Ses seins serrés dans un soutien-gorge, collés l'un à l'autre, arborent une forme parfaite, abondants, ronds et proportionnés... Elle laisse son chemisier ouvert nonchalamment, elle m'enjambe et s'assoit sur moi, prenant mon visage entre ses mains. Je la regarde sans la toucher... J'en suis incapable.
— Alors Vince... Qu'est-ce qui te ferait plaisir ? Qu'est-ce que je peux faire que ta femme ne fait pas ?
— Ma femme ? Elle... elle est juste... pas là...
— Ma femme ? Elle... elle est juste... pas là...
Elle sourit, avance sa poitrine et en bougeant les épaules, effleure mon nez de sa chair, je hume... Hmmmm quelle odeur... Mes mains se posent sur ses cuisses...
— Vince... fais-moi un joli compliment et je te fais un petit cadeau...
— Je... vous êtes... tu... tu sens très bon...
— Je... vous êtes... tu... tu sens très bon...
Elle me regarde un instant, sérieuse... hochant la tête...
— Merci Vincent... Tu es gentil...
Elle ouvre un peu plus son chemisier, tire sur son soutien-gorge, sort son sein et le porte à ma bouche... Pris d'excitation, je saisis ses fesses dans mes mains, d'une incroyable fermeté et d'une jeunesse... Et son téton entre mes lèvres se met à danser contre ma langue, son sein écrasé contre mon visage...
— Hmmmm oh Vince... C'est bonnn...
Je sens que mon érection est pleine... Je sens que... qu'elle le sent... Elle saisit son autre sein pour que je lui inflige le même sort... Mais glisse sa main sur mon torse pour venir me caresser l'entrejambe... Elle s'écarte un instant... Me regardant souriante... mais son regard était différent... de la tension, presque de la crainte...
Elle ouvre la portière et sort de la voiture pour passer à l'arrière. je suis sous le choc, je viens de lécher les seins d'une autre femme que Virginie. Des seins plus gros, plus généreux, plus fermes, plus jeunes... Je ne sais pas quoi faire...
Je sors doucement de la voiture et la rejoins derrière... Assis... mal à l'aise... elle a rangé ses seins, mais sans reboutonner le chemisier... Elle se blottit contre mon épaule, me caressant le torse...
— Détends-toi Vince... me chuchote-elle...
Sa main glisse le long de mon torse et atterrit sur mon short... elle défait le bouton, introduit sa main sous l'élastique de mon boxer... je sens ses doigts sur mon sexe dur... ohhh... Les frissons me gagnent... quelle sensation d'avoir sa main sur mon sexe... Elle le saisit et le sort de sa cage.
— Hmmm elle est bien grosse... j'adore... me dit-elle en commençant à me masturber...
— Et ton copain ? demandais-je en ne quittant pas du regard sa main qui me branle ...
— Comme ta femme... il est pas là...
— Et ton copain ? demandais-je en ne quittant pas du regard sa main qui me branle ...
— Comme ta femme... il est pas là...
Sa main me presse la queue... je ferme les yeux... elle fait de lents mouvements... J'ai déjà envie de jouir...
— Vince... T'as une très belle bite... Je vais te la sucer... Et tu sais... tu peux te lâcher... d'accord ?
J'ouvre les yeux... son visage est magnifique... je ne peux pas refuser... je hoche la tête...
Elle se plonge en avant... pose ses lèvres sur mon gland... elle le gobe... elle me suce... C'est la première fois depuis plus d'une décennie que mon sexe pénètre la bouche d'une autre femme que Virginie... Tandis que l'information des premiers soubresauts de plaisir de succion parvient à mon cerveau, je ne sais pas que faire de mes mains. Ma main gauche sur son épaule et sa nuque, ma main droite a très envie de toucher son cul, et malgré l'intimité nouvelle dont elle me gratifie, je ne veux pas avoir des gestes déplacés... Je la pose sur son dos... Je sens ses mouvements... Elle gémit, elle vibre, son souffle chaud vient chatouiller mes testicules, mes cuisses...
Elle lèche maintenant mon gland en me branlant très fort puis se remet à me sucer... la sensation est terrible, je sens l'orgasme arriver... Ma main saisit son cul...
— Oh oui vas-y comme ça...
Mes doigts s'aventurent le long de sa raie à travers son short puis je sens le relief de sa vulve... ça m'excite... Je pars... Mon éjaculation est intense et elle ne lâche rien de moi... Elle pousse des cris étouffés et reçoit mon plaisir dans sa bouche... Je n'en verrai pas la couleur... Je crois hurler de plaisir tellement la décharge est forte. Chaque jet est plus sensible que le précédent... J'entends ses bruits de bouches... elle fait le ménage... Mes esprits me reviennent... Je m'aperçois que mes doigts lui caressent le sexe à travers le short... Je sens une gêne étrange, je retire ma main... Elle se relève...
— Hmmm... On peut faire encore quelques kilomètres, que tu récupères et on passe à la suite. Qu'en dis-tu ?
Je la regarde, réfléchis... elle ne m'a pas cru.
— On ne peut pas Léonie, je suis en panne.
— C'est une blague ?
— Non... pas du tout...
— C'est une blague ?
— Non... pas du tout...
Elle semble être fortement en colère. Elle rajuste son chemisier et sort de la voiture.
— Où tu vas, me hasardais-je.
— Je prends mon sac.
— Je prends mon sac.
Elle ouvre le coffre et récupère ses affaires puis part à pied.
— Attends Léonie !
— Va chier connard !
— Va chier connard !
Je reste sans voix... Je la regarde partir... La femme la plus sexy que j'ai jamais rencontrée. Ses longues jambes... Sa démarche est déterminée. Mon téléphone ? Pas de réseau. Je regarde la voiture... le théâtre de ma déchéance... La culpabilité me gagne. A ma montre : 13h16. Quelques minutes après Léonie, je marche moi aussi dans la même direction, je ne la rattraperai pas. Pas tout de suite...
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