Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'autostoppeuse — Chapitre 1 · Préambule
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
L'autostoppeuse
Chapitre 1 · Préambule
Je m'appelle Vincent, j'ai 42 ans, je suis très grand, grisonnant, je perds mes cheveux. J'ai les yeux bleus, plutôt sportif, je me considère comme un quadra plutôt séduisant. Enfin je dis cela, mais je n'ai plus l'occasion aujourd'hui de mettre ma séduction à l'épreuve, je n'ai que les yeux de ma femme pour me permettre d'affirmer une telle chose. Elle a mon âge, rencontrée il y a maintenant 15 ans à mes débuts dans le métier de commercial, à l'époque j'avais de beaux cheveux bruns. Virginie est rousse, et a un sourire magnifique, passionnée de gymnastique et de danse, de musique et de littérature, je ne pouvais rêver d'être mieux accompagné dans ma vie et à travers mes yeux, elle est incroyablement séduisante.
Nous avions 27 ans elle et moi lorsque nous nous sommes rencontrés. J'étais nouveau dans cette boîte. La vente était le cœur de ce que je voulais faire, mais il s'agissait plutôt d'un emploi de bureau : passer des coups de fil, envoyer des mails, coordonner des livraisons à distance... bref je m'ennuyais. Mais j'ai accepté de confirmer mon CDD en CDI pour une simple raison : je travaillais avec Virginie.
C'était le type d'entreprise qui impliquait costumes et tailleurs. L'open space meublé de compartiments, de cloisons et de bureaux exigus était un environnement d'une rare austérité laissé sous la surveillance du grand patron qui siégeait dans un bureau aux larges vitres pour surveiller les faits et gestes de ses employés. Quant à Virginie, elle était secrétaire et nous nous entendions bien, nous déjeunions souvent ensemble avec d'autres collègues, et cette ambiance sauvait un peu la monotonie du travail. Et donc, j'en pinçais clairement pour Virginie, rousse, 1m75, des yeux bleus, une taille fine et des jambes incroyables, peu de poitrine, mais un fessier sculpté. Et quel sourire... quelle bouche...
Un soir, j'avais du retard dans de la paperasse, chose dont je n'étais pas coutumier et je restais seul dans l'open space plongé dans l'obscurité à l'exception de ma lampe de bureau et du bureau du boss. Virginie rejoignait alors le patron, en ouvrant la porte, j'entendais clairement le patron dire « il est encore là lui ? Il faudrait qu'il se mette un peu au travail »... puis dans la minute, la porte du bureau et les stores se fermaient derrière Virginie qui restait avec le patron.
Je n'étais pas dupe, je me doutais qu'entre eux quelque chose se passait. Le schéma de la secrétaire sulfureuse et de l'homme de pouvoir était d'un cliché... Cela me décevait de Virginie, mais dans le fond, j'étais surtout jaloux. Ce soir-là, j'ai tout laissé en plan, je suis rentré dans mon petit appartement et j'ai rêvé d'elle... Enfin pensé à elle en me... réconfortant comme je pouvais. Mais je sentais bien qu'il ne s'agissait pas simplement de désirs, mais bien de sentiments.
Le lendemain, je tombais sur elle dans l'ascenseur, je boudais littéralement, elle toujours tout sourire. Deux personnes sont descendues avant de nous laisser seuls pour poursuivre notre ascension. Je bloquais l'ascenseur.
— Virginie, je ne peux pas continuer à travailler comme ça. J'ai des sentiments pour toi... il fallait que je te le dise...
Virginie me regardait d'une façon amicale teintée d'indifférence.
— Vincent, je t'adore, mais qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
— Tu peux plaquer le boss déjà, tu n'as rien à faire avec un homme marié.
— Tu peux plaquer le boss déjà, tu n'as rien à faire avec un homme marié.
Là elle s'est mise en colère.
— OK... en fait je fais ce que je veux... avec qui je veux... et tes pseudo sentiments ne donnent aucun droit de me juger ou de décider pour moi OK ? Ensuite si tu as envie d'ébruiter notre affaire, je te demande amicalement de ne pas le faire, je pense que tu sais très bien pourquoi. Et si tu n'es pas capable de séparer le boulot des sentiments, tu devrais démissionner.
C'est ce que j'ai fait. Virginie a relancé l'ascenseur et j'ai filé à mon bureau pour écrire ma lettre de démission. Un mois plus tard, je quittais mon premier vrai job que j'occupais depuis 6 mois. J'entrais une dernière fois dans l'ascenseur vers 15h, ayant fini ma dernière journée plus tôt étant donné le peu de responsabilités qu'on m'octroyait à la fin de mon contrat. Et à cette heure, personne ne prend l'ascenseur. Virginie a surgi comme dans les films en retenant les portes. J'avais avec elle de moins en moins d'échanges jusqu'à ce paroxysme : elle debout à mes côtés, m'ignorant depuis sa grande silhouette... Et rien d'autre ne me venait à l'esprit que :
— Avoue, je vais te manquer ?
Virginie a souri, et s'est retournée contre le panneau digital pour stopper l'ascenseur.
— Franchement je ne crois pas, m'a-t-elle répondu, parce que je ne vais pas te laisser partir comme ça.
Elle s'est tournée et m'a enlacé, puis a posé ses lèvres contre les miennes, j'ai ceinturé son corps de mes bras, n'osant rien toucher d'autre que le haut de son dos. Puis sa langue a trouvé la mienne, et mes mains ont glissé et j'ai senti ce cul et ai plaqué son ventre contre ma ceinture là où juste dessous elle devait percevoir l'effet qu'elle me faisait.
— Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
J'aurais sûrement dû la prendre dans l'ascenseur, mais je n'avais pas ce genre d'aplomb, ni à l'époque ni maintenant.
— Je... revoyons-nous.
— Ce soir ?
— Je suis libre.
— Je te laisse mon adresse. 20h ?
— C'est d'accord.
— Ce soir ?
— Je suis libre.
— Je te laisse mon adresse. 20h ?
— C'est d'accord.
Avant de laisser aller l'ascenseur, elle a tâté mon entrejambe en prenant avec fermeté mon sexe d'une dureté apparente.
— Ouhhn j'ai hâte d'être à ce soir.
Jusqu'alors, j'avais eu une longue histoire d'amour avec une fille de mon lycée, première fois à 21 ans et donc à l'époque je n'avais de rapport sexuel que depuis six ans. Mon inexpérience était patente d'autant que depuis ma rupture quatre ans plus tôt, je n'ai eu que de rares histoires sans lendemain et franchement sans intérêts, sexuellement parlant.
Virginie m'accueillit en jean délavé et débardeur noir, c'est la première fois que je la voyais autrement qu'en tailleur. Elle nous a servi un verre de vin et avec un grand sourire m'a raconté l'anecdote de fin de journée qu'elle a traversée.
— Tu sais que le boss a voulu me retenir, il m'a dit « Virginie ce soir on ferme ensemble ? » et je lui ai répondu « pas ce soir boss, désolé, j'ai déjà des plans »... t'aurais vu sa tête.
Et dans la mienne de tête c'était plutôt : « elle va le plaquer »... malheureusement je me trompais. Toujours est-il qu'elle a posé son verre sur la table basse et s'est agenouillée entre mes jambes, a déboutonné mon pantalon et sorti mon sexe.
— Hmmm il est très beau, c'est bien ce que j'avais senti...
Faisant référence à la séquence de l'ascenseur, elle a posé sa langue sur mon gland et j'ai tressailli. Cette sensation m'est restée en mémoire comme si c'était hier. Et la vision de son visage derrière ma verge endurcie. Puis la suite était écrite, elle m'a sucé... mais sucé vraiment avec force et envie, elle gémissait comme si elle dégustait un bon vin et je durcissais comme si je ne bandais pas déjà depuis l'après-midi.
— Oh Virginie, lui dis-je, j'aurais tellement voulu te prendre dans cet ascenseur.
— Hmmmm, sortant mon sexe de sa bouche, tu aurais dû...
— Hmmmm, sortant mon sexe de sa bouche, tu aurais dû...
Je pesais ses mots, regrettais ma timidité instantanément en savourant le fait qu'elle le voulait autant que moi. Manquant de jouir par deux fois, je décidais finalement de l'interrompre, de la déshabiller sur son canapé, de l'embrasser sur chaque parcelle de son corps, de lui bouffer chaque sein et de lui rendre la pareille, découvrant un sexe roux et doux, chaud et humide, et d'un délice sans pareil.
J'avais déjà vécu des fellations auparavant, mais jamais aussi belle, et léché sa chatte fût pour moi une prodigieuse source de plaisir comme jamais je n'avais ressenti dans pareille situation. Et je lui ai fait l'amour comme à quelqu'un qu'on aime et comme je lui ferai des années durant. Elle a joui comme elle le fera des années durant, mon sexe bien rentré en elle, et je jouissais comme je le ferai des années durant dans sa merveilleuse chatte chaude.
Notre histoire débutait, mais l'histoire avec le boss, elle, se poursuivait, et ce pendant six mois durant, environ. Je la partageais et l'acceptais. J'en souffrais, mais en silence, la peur de la perdre me menait littéralement. Et un beau jour, elle l'a quitté, a changé de boulot et s'est donnée à moi, complètement et exclusivement. J'étais ravi. Et au détour d'une de ces conversations qu'on a quand on devient un vieux couple (cela devait faire trois ans qu'on se fréquentait) je lui demandais :
— Pourquoi avoir attendu si longtemps pour le quitter ? lui demandais-je.
— Eh bien, tu te rappelles cette première nuit ?
— Bien sûr.
— Tu m'as fait l'amour, j'ai envie de dire, pour la première fois.
— Oui je sais.
— Non je veux dire, c'était MA première fois... Le patron lui, il me baisait... il me baisait de façon si... bestiale... Je n'avais pas l'habitude de faire autre chose dans ma vie sentimentale.
— Eh bien, tu te rappelles cette première nuit ?
— Bien sûr.
— Tu m'as fait l'amour, j'ai envie de dire, pour la première fois.
— Oui je sais.
— Non je veux dire, c'était MA première fois... Le patron lui, il me baisait... il me baisait de façon si... bestiale... Je n'avais pas l'habitude de faire autre chose dans ma vie sentimentale.
Je le prenais plutôt bien, je pensais que l'amour était mieux que la baise, mais je ne comprenais pas pourquoi elle ne l'avait pas quitté à ce moment-là.
— Vincent, tu sais, je ne réalisais pas la chance que j'avais d'avoir un homme aussi aimant que toi, je ne connaissais rien d'autre à l'époque, que le sexe pour le sexe. J'ai de la chance, tu sais...
Je ne demandais rien de plus que d'entendre ces mots.
Aujourd'hui je suis représentant et mon travail me mène sur les routes le plus clair de mon temps. Nous nous retrouvons avec Virginie et c'est toujours beau, toujours fort, toujours passionné et toujours exclusif. Et pourtant, à l'heure où j'écris ces lignes, je me demande si ce n'est pas la fin de notre histoire. Je viens de passer trois jours, disons... mouvementés. Et je ne sais pas si je saurai lui mentir pour que notre histoire se poursuive. Je sais simplement que j'en ai envie, que je ne veux pas la perdre.
Commence maintenant le récit de ces trois derniers jours passés sur la route. Nous sommes l'été 2023, il fait chaud et la route s'apprête à mettre le plus beau et le plus dangereux piège de ma vie d'homme.
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Commentaires ()
Tu sais raconter, ça c'est sûr. Tu portes bien ton pseudo ;).
Et puis, tu sais mettre dans tes mots une certaine charge émotionnelle et... sensuelle.
C'est une histoire très tendre que tu nous proposes là (je t'ai connu bien moins réservé ^^').
En tout cas, bravo. Comme tes autres lecteurs, j'attends avec impatience la suite ;).