Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'au revoir de la fille et le bonjour de la femme — Chapitre 2 · L'étranger
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'au revoir de la fille et le bonjour de la femme
Chapitre 2 · L'étranger
— Béa, tu penses que tu peux m'aider sur ce dossier ? L'adresse de facturation n'est pas correcte et j'aurai besoin de modifier ça.
Je soupire en posant une énième fois le regard sur mon coéquipier.
— Malheureusement George, je ne peux toujours pas t'aider sur ça, j'ai pas les droits administratifs qu'il faut.
Il me regarde en faisant la moue, se racle la gorge en donnant un signe de la tête et repart à son bureau.
Mes doigts pianotent au rythme de la musique dans le bureau, les journées sont longues, mais fort heureusement, tout aussi dynamiques.
Voilà trois ans que je bosse pour cette boîte. Je ne pensais vraiment pas tomber dans le domaine de l'automobile après mes études en droit.
Voilà trois ans que je bosse pour cette boîte. Je ne pensais vraiment pas tomber dans le domaine de l'automobile après mes études en droit.
La vie est faite de bouleversement et décidément il n'en fallut qu'un pour que ma vie change pleinement.
Je regarde mon téléphone, faisant écho à cette dernière pensée. Le 12 janvier 2024. Cela fait trois ans qu'il m'a quittée pour une autre.
Je ne lui en veux pas, j'ai bien trop d'amour en moi pour répandre de la haine.
Je regarde mon téléphone, faisant écho à cette dernière pensée. Le 12 janvier 2024. Cela fait trois ans qu'il m'a quittée pour une autre.
Je ne lui en veux pas, j'ai bien trop d'amour en moi pour répandre de la haine.
Mon supérieur me coupe dans mes réflexions :
— Béa, c'est la pause. Tu n'as pas besoin de te cacher pour regarder ton téléphone, dit-il avec un ton amical.
— Oh oui, non c'est juste que... l'habitude j'imagine, je rigole avec lui sur d'anciennes anecdotes liées à mes comportements non studieux.
— Oh oui, non c'est juste que... l'habitude j'imagine, je rigole avec lui sur d'anciennes anecdotes liées à mes comportements non studieux.
Le temps passe, les gens aussi.
Mon regard se plante dans chacun d'entre eux : une maman avec ses enfants, un homme impatient qui doit vite retourner travailler, un jeune couple savourant un café...
Mon regard se plante dans chacun d'entre eux : une maman avec ses enfants, un homme impatient qui doit vite retourner travailler, un jeune couple savourant un café...
Soudain mon regard se porte ailleurs.
Je sens une petite vague dans le creux de mon bas-ventre.
Cet homme...
Cet homme...
Le monsieur en question se dirige vers mon collègue, le fameux George, suscitant de l'aide pour son véhicule.
Je ne manque pas une miette, mes yeux le suivent, lui parlent, font plein de promesses à chaque fois qu'il s'humidifie les lèvres avec sa langue.
Je ne manque pas une miette, mes yeux le suivent, lui parlent, font plein de promesses à chaque fois qu'il s'humidifie les lèvres avec sa langue.
— Béa, tu peux m'aider ? Monsieur il parle anglais, mais je comprends pas, me demande-t-il anxieux.
— Je suis so sorry mais je parle non le français, just a petit peu, rétorque l'objet de mon attention.
— Je suis so sorry mais je parle non le français, just a petit peu, rétorque l'objet de mon attention.
Pendant un instant, je reste impassible, semblant non présente auprès de ces deux personnes.
Je reprends mes esprits et réponds à mon tour :
Je reprends mes esprits et réponds à mon tour :
— Oh yes Sir, don't worry about that, could you come here please ?
(oui bien sûr, ne vous inquiétez pas pour ça, pouvez-vous venir ici s'il vous plaît ?) je pointe mon bureau du doigt avec un sourire amusé avec un soupçon de flirt.
— Yes for sure Madame.
(oui bien sûr Madame).
Je rougis à ces mots, je le vois maintenant assis en face de moi, la vitre de protection datant de l'époque du covid nous sépare. Il est grand, très grand. Il me regarde attendant une intervention de ma part. Il joue de ses doigts sur mon bureau, les faisant taper un à un à tour de rôle contre le petit cale en bois, il a de grandes mains et des doigts fins. Mes yeux virent vers son torse, le vert de son manteau fait énormément ressortir son côté "gentil". Il doit avoir la trentaine, mais il a cette chose dont je ne parviens pas à mettre de mots dessus.
— Hmm hmm, so... J'ai a problem with my car.
Celui-ci me ramène vite de ma contemplation, son accent rajoute quelque chose qui me fait fondre instantanément, je me redresse un petit peu pour me tenir droite et me remets dans mon rôle de référente.
— Okay then, what's the point ? You have some lights on the board ? Or a sound or something like that ?
(Très bien, comment ça, vous avez des voyants sur le tableau de bord ? un bruit ou quelque chose de ce style ?).
Je lui demande, intéressée par chaque inspiration qu'il prend pour me parler.
Celui-ci laisse une trace de buée sur la vitre de par la froideur de la pièce qui se confronte à la chaleur de nos corps.
J'aimerais énormément ressentir cette chaleur, plus près encore.
Celui-ci laisse une trace de buée sur la vitre de par la froideur de la pièce qui se confronte à la chaleur de nos corps.
J'aimerais énormément ressentir cette chaleur, plus près encore.
Il me regarde d'un air que je ne saurai qualifier de nommer et m'explique que c'est pour de la carrosserie ; il lui semble que quelqu'un aurait tapé sa voiture garée en pleine nuit et que ça aurait influé certains dégâts au niveau du véhicule à l'avant. Je bois ses paroles comme du rhum arrangé, à deux doigts de sortir ma langue pour en sentir encore plus l'épopée.
Je crois que je n'ai jamais ressenti ça, un désir si profond, si dur à tenir.
Je sens mon bas-ventre s'affoler au fur et à mesure qu'il se rapproche.
Je sens mes jambes s'affoler.
Je sens mes lèvres s'humidifier à chaque fois que son regard descend sur mes lèvres ou l'emblème du garage sur mon polo. L'ambiance lourde, redondante du travail qu'il y avait jusqu'à présent n'est plus, je me sens comme dans un cocon, l'atmosphère est plus légère tout en restant un poil pesante.
Je sens mon bas-ventre s'affoler au fur et à mesure qu'il se rapproche.
Je sens mes jambes s'affoler.
Je sens mes lèvres s'humidifier à chaque fois que son regard descend sur mes lèvres ou l'emblème du garage sur mon polo. L'ambiance lourde, redondante du travail qu'il y avait jusqu'à présent n'est plus, je me sens comme dans un cocon, l'atmosphère est plus légère tout en restant un poil pesante.
"Okay then, avez-vous a direct number or something ? I will give you mine too but it's pour prendre an appointment quand l'insurance will come here to control the damage.
(Bien, dans ce cas avez-vous un numéro direct ou autre ? Je vais aussi vous donner le mien pour prendre un rendez-vous quand l'assurance viendra ici pour contrôler les dégâts).
(Bien, dans ce cas avez-vous un numéro direct ou autre ? Je vais aussi vous donner le mien pour prendre un rendez-vous quand l'assurance viendra ici pour contrôler les dégâts).
Je souris face à cette proposition, ainsi je prends le petit bout de papier où monsieur a inscrit son numéro et y jette un œil perplexe.
"Oh... hum, do you have a french number cause this will not working on my fix"
(oh... hum, avez vous un numéro français parce que celui ne passera pas avec mon fix) Je dis un petit peu déçue des propos que j'avance.
— Je suis vraiment désolé but no, may be you could send me a message by whatsapp ?
(je suis vraiment désolé, mais non, vous pouvez peut-être m'envoyer un message par whatsapp ?) me dit-il avec un sourire franc.
Ca y est. C'est donc ça la porte qu'il laisse entrouverte.
*** *** ***
La journée s'achève.
J'emballe mes affaires et referme mon sac encore crédule du moment de cet après-midi avec Sir Jerman.
J'emballe mes affaires et referme mon sac encore crédule du moment de cet après-midi avec Sir Jerman.
— Ciao Béa à demain.
Mon chef me lance un clin d'œil avant de partir.
— Ciao Mathis.
Je lui envoie un petit signe de la main.
Je m'apprête à mettre mes écouteurs pour courir jusqu'à chez moi quand un groupe de collègues s'avancent vers moi.
— Tu as fini ? me lance l'un d'entre eux.
— Non, c'est l'heure de la fermeture, mais je vais faire soirée pyjama avec les outils ce soir.
Je dis sur un ton un peu moqueur.
— Il faudra que tu viennes demain au service compta parce que tu fais de la merde depuis mercredi, me dit un autre du groupe.
— Mm, à quel sujet ? je rétorque, curieuse sur la raison, mais confiante, car habituellement fidèle à mon poste et mon boulot.
— On verra demain Béa, bonne soirée pyjama.
— On verra demain Béa, bonne soirée pyjama.
Aussitôt dit, aussitôt parti.
Ca n’annonce rien de bon.
Mon sourire qui avait disparu revint soudainement se coincer sur mon visage.
Je pianote tout en fermant le garage.
Je pianote tout en fermant le garage.
Je crie un énorme au revoir, tout le monde avant de prendre la route pour chez moi.
Bingo.
A suivre xoxo.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()