Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mehdi — Chapitre 2 · La visite
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mehdi
Chapitre 2 · La visite
Ça fera bientôt un an que j'ai croisé ce type étrange dans le bus.
Un regard insondable, un corps nerveux, une aura magnétique. Il m'avait laissé, sans un mot, un marcel imbibé de sueur et un petit billet griffonné de mots crus.
Un geste à la fois absurde et bouleversant.
Un geste à la fois absurde et bouleversant.
Ce cadeau incongru m'a laissé hébété, honteux, fébrile. Mais surtout (surtout), il a déclenché quelque chose d'animal, de brut, de profondément enfoui.
Pendant des semaines, je me suis abandonné à ce tissu comme à une prière. Chaque inspiration me ramenait à lui, chaque session me replongeait dans le vertige. Il avait signé « Mehdi ».
Je l'ai attendu. Espéré. J'ai repris le même bus, aux mêmes heures, traqué son visage parmi les ombres des passagers. Rien.
Alors j'ai fini par lâcher prise.
J'ai refait ma vie à Marseille, doucement. Des potes, des collègues, quelques repères. Je n'ai jamais creusé plus loin mon attirance pour les hommes. Le désert absolu.
Juste un baiser échangé dans une boîte, une parenthèse sans suite.
Pendant des semaines, je me suis abandonné à ce tissu comme à une prière. Chaque inspiration me ramenait à lui, chaque session me replongeait dans le vertige. Il avait signé « Mehdi ».
Je l'ai attendu. Espéré. J'ai repris le même bus, aux mêmes heures, traqué son visage parmi les ombres des passagers. Rien.
Alors j'ai fini par lâcher prise.
J'ai refait ma vie à Marseille, doucement. Des potes, des collègues, quelques repères. Je n'ai jamais creusé plus loin mon attirance pour les hommes. Le désert absolu.
Juste un baiser échangé dans une boîte, une parenthèse sans suite.
Mais malgré ce calme apparent, quelque chose de plus profond s'installait : un attachement à la ville, à ses bruits, ses excès, ses phrases qui chantent. Je commençais à me sentir chez moi.
Puis ce lundi matin, tout a vacillé.
J'arrive dans l'open space du coworking « Lo Panier de Marselha » café à la main, encore dans le brouillard. Et là, au fond de la pièce : lui.
Ou du moins, un homme qui lui ressemble. Terriblement.
Une beauté foudroyante. De celles qui arrêtent le monde.
J'arrive dans l'open space du coworking « Lo Panier de Marselha » café à la main, encore dans le brouillard. Et là, au fond de la pièce : lui.
Ou du moins, un homme qui lui ressemble. Terriblement.
Une beauté foudroyante. De celles qui arrêtent le monde.
Mon corps s'est tendu, instantanément. Pas une simple excitation. Un choc. Une onde. J'ai fui, incapable de soutenir cette vague.
Quand je suis revenu quelques minutes plus tard, il n'était plus là.
J'ai demandé, l'air faussement détaché, à ma collègue si elle savait qui c'était.
Elle m'a répondu, agacée : « Les flics municipaux, venus poser des questions au dirlo d'à côté. Paraît qu'il est mouillé dans des trucs pas très nets. »
Mehdi... flic municipal ?
Quand je suis revenu quelques minutes plus tard, il n'était plus là.
J'ai demandé, l'air faussement détaché, à ma collègue si elle savait qui c'était.
Elle m'a répondu, agacée : « Les flics municipaux, venus poser des questions au dirlo d'à côté. Paraît qu'il est mouillé dans des trucs pas très nets. »
Mehdi... flic municipal ?
Je ne savais pas si ça me troublait ou me rebutait.
L'autorité m'a toujours mis mal à l'aise. Mais en y repensant, cette assurance, cette présence presque dominatrice... ça collait.
Depuis ce jour, il hante mes pensées.
L'autorité m'a toujours mis mal à l'aise. Mais en y repensant, cette assurance, cette présence presque dominatrice... ça collait.
Depuis ce jour, il hante mes pensées.
Ses mains, grandes, fortes, ses pieds (virils, mais soignés). J'essaie d'imaginer son corps, nu, son odeur, sa manière de baiser. C'est obsessionnel.
Et puis, ce soir-là...
(Ding dong.)
Une sonnerie. Brusque. Inattendue.
Et puis, ce soir-là...
(Ding dong.)
Une sonnerie. Brusque. Inattendue.
Je sursaute. Personne ne sonne chez moi. Jamais. Encore moins sans prévenir.
Peut-être un voisin bourré ? Je ne bouge pas. J'attends. Mon cœur s'emballe.
(Ding dong.)
Silence. Puis, trois coups contre la porte. Lents. Précis.
Peut-être un voisin bourré ? Je ne bouge pas. J'attends. Mon cœur s'emballe.
(Ding dong.)
Silence. Puis, trois coups contre la porte. Lents. Précis.
Je m'approche, l'estomac noué.
Et là, une voix grave, suave, presque irréelle :
Et là, une voix grave, suave, presque irréelle :
— C'est Mehdi.
Je crois que je m'évanouis intérieurement.
Comment m'a-t-il retrouvé ? Pourquoi maintenant ? Et si ce n'était même pas le bon Mehdi ?
Mais au fond, peu importe.
Je suis obligé d'ouvrir.
Comment m'a-t-il retrouvé ? Pourquoi maintenant ? Et si ce n'était même pas le bon Mehdi ?
Mais au fond, peu importe.
Je suis obligé d'ouvrir.
Quand la porte s'ouvre, mes yeux brillent malgré moi.
Il est là.
Beau comme un péché.
Sûr de lui, il me sourit, comme s'il savait exactement ce qu'il faisait.
Il est là.
Beau comme un péché.
Sûr de lui, il me sourit, comme s'il savait exactement ce qu'il faisait.
— Salut, ma belle.
Ces mots me transpercent. Je fonds. Littéralement.
Je bredouille, incapable d'aligner une phrase cohérente, mais je sais déjà que je suis à lui.
Je ne pose aucune question. Je le fais entrer.
Son odeur me percute. Il rentre sûrement du foot : short, tee-shirt trempé, baskets poussiéreuses. Il dégage une chaleur animale, moite, indécente.
Il sent l'homme. Le vrai.
Et mon corps réagit, malgré moi, comme si tout ce temps, il n'avait attendu que ça.
Il s'assoit sur le canapé, me regarde avec fierté et coquinerie. Il enlève ses chaussures et pose ses pieds sur ma table basse. Il est magnifique, et je n'arrive pas à croire qu'il se trouve chez moi.
Je bredouille, incapable d'aligner une phrase cohérente, mais je sais déjà que je suis à lui.
Je ne pose aucune question. Je le fais entrer.
Son odeur me percute. Il rentre sûrement du foot : short, tee-shirt trempé, baskets poussiéreuses. Il dégage une chaleur animale, moite, indécente.
Il sent l'homme. Le vrai.
Et mon corps réagit, malgré moi, comme si tout ce temps, il n'avait attendu que ça.
Il s'assoit sur le canapé, me regarde avec fierté et coquinerie. Il enlève ses chaussures et pose ses pieds sur ma table basse. Il est magnifique, et je n'arrive pas à croire qu'il se trouve chez moi.
— Tu attends quoi ?
Je ne comprends pas bien ou, en tout cas, je fais mine de ne pas comprendre, mais je crois que mon instinct prend le relais. Je me mets à genoux et je m'approche de ses grands pieds pour les sentir. Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ? L'odeur est légère, mais présente, elle me donne des papillons dans le ventre. Je retire doucement ses chaussettes pour révéler ses pieds magnifiques et lisses.
Il me stoppe net, m'attrape le menton et me regarde sévèrement.
Il me stoppe net, m'attrape le menton et me regarde sévèrement.
— Pas si vite. Il va falloir que tu les mérites, ma puce. Fais plaisir à ton boss et fous-toi à poil.
Je m'exécute aussitôt et je me retrouve nu comme un ver à genoux.
Il me scrute longuement, nu à ses pieds, et un petit sourire en coin se dessine sur son visage.
Il se penche légèrement, tend la main et fait lentement glisser deux doigts le long de ma joue, de ma gorge, puis sur mon torse.
Il me scrute longuement, nu à ses pieds, et un petit sourire en coin se dessine sur son visage.
Il se penche légèrement, tend la main et fait lentement glisser deux doigts le long de ma joue, de ma gorge, puis sur mon torse.
— Regarde-toi... comme t'es belle là, à genoux. Je savais que t'étais faite pour obéir.
Ma respiration s'accélère, je sens mes cuisses trembler. Il reprend :
— Mais obéir, c'est pas juste se foutre à poil. C'est comprendre ce que je veux, avant même que je le dise. Tu crois pouvoir faire ça ?
Je hoche la tête, presque sans réfléchir, hypnotisé par sa voix grave, par l'autorité tranquille qu'il dégage.
Il s'enfonce un peu plus dans le canapé, écarte légèrement les jambes et croise les bras derrière la tête. Une position de roi.
Il s'enfonce un peu plus dans le canapé, écarte légèrement les jambes et croise les bras derrière la tête. Une position de roi.
— Alors, vas-y. Commence doucement. Prends ton temps.
Je m'approche, fébrile, mes mains glissent le long de ses mollets musclés. Ses pieds sont posés bien à plat sur la table, puissants, impeccables.
Je les embrasse. Un baiser, puis un deuxième. Mes lèvres explorent chaque courbe, chaque creux. Je le sens frémir.
L'odeur, discrète, mais musquée, me monte à la tête comme un parfum aphrodisiaque. Mon sexe se tend douloureusement.
Je lève les yeux vers lui. Il me regarde avec un mélange de tendresse cruelle et de fierté dominatrice.
Je les embrasse. Un baiser, puis un deuxième. Mes lèvres explorent chaque courbe, chaque creux. Je le sens frémir.
L'odeur, discrète, mais musquée, me monte à la tête comme un parfum aphrodisiaque. Mon sexe se tend douloureusement.
Je lève les yeux vers lui. Il me regarde avec un mélange de tendresse cruelle et de fierté dominatrice.
— C'est bien. T'es docile. Mais je veux te voir plus impliquée que ça. T'es pas là pour me faire des bisous comme à ta grand-mère.
Je n'attends plus. Je glisse ma langue, lentement, entre ses orteils, je les lèche un à un, les caresse avec ma bouche. Je suis à la fois humilié et exalté.
Il grogne de plaisir, un son rauque qui me transperce.
Il grogne de plaisir, un son rauque qui me transperce.
— Continue comme ça, ma belle... Tu me rends fier.
Sa main vient caresser ma nuque, puis se referme doucement dans mes cheveux. Il tire légèrement, juste ce qu'il faut pour me rappeler que je suis sous contrôle.
— Maintenant, tu vas grimper sur moi. Viens t'asseoir sur mes cuisses. J'ai envie de sentir ton corps tout chaud contre moi.
Je me redresse, le cœur battant à toute vitesse, et me place à califourchon sur lui.
Nos peaux se touchent, se fondent. Son short est trempé de sueur, et je sens son sexe dur sous le tissu fin, pulsant contre le mien.
Son torse est chaud, vibrant. Il me regarde droit dans les yeux.
Nos peaux se touchent, se fondent. Son short est trempé de sueur, et je sens son sexe dur sous le tissu fin, pulsant contre le mien.
Son torse est chaud, vibrant. Il me regarde droit dans les yeux.
— Tu vois ? C'est ça, ton rôle. Me servir, me donner tout ce que je veux, sans retenue.
Sa main glisse sur mes fesses, me presse contre lui.
Mon souffle est court, mes pensées en vrac. Je suis à lui. Complètement.
Mon souffle est court, mes pensées en vrac. Je suis à lui. Complètement.
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