Réel
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon coming-out — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mon coming-out
Chapitre 1
Mon coming-out
2013. C'est l'année de mon coming-out. C'est l'année où je me suis sentie « naître » et laisser ma vraie nature s'épanouir dans ma vie privée.
Au mois de mai de cette année, je profite des jours fériés pour poser des vacances et avoir les deux premières semaines en congés. C'est toujours pendant les vacances loin de chez moi que je me permets d'être femme à temps plein. À l'époque, je suis en couple libre avec un homme veuf de quasiment trente ans mon aîné et nous avons prévu de faire un petit séjour au bord de mer. La température n'est pas franchement très chaude mais nous bénéficions d'un bon ensoleillement ce qui me permet de porter des jupes, des robes et le bikini lorsque nous allons à la plage.
Depuis quelques années, des rondeurs ont fait leur apparition et j'ai développé une petite poitrine qui n'est pas pour me déplaire ainsi qu'aux hommes avec qui j'ai eu des relations sexuelles. Jacques, l'homme avec qui je suis en couple, est aussi candauliste et il aime bien me voir entourée de plusieurs hommes lorsque nous allons en club ou dans d'autres sorties coquines qu'il organise pour notre plus grand plaisir. C'est un homme qui mesure environ un mètre quatre-vingt-cinq, plutôt bon vivant et il rattrape avec moi ce qu'il n'a pas pu faire avec sa femme sur le plan sexuel.
Le premier jour se passe tranquillement à la découverte de la campagne environnante et surtout des quelques caves à proximité du coin. J'ai d'abord cru que Jacques avait des projets un peu salaces mais c'était bien pour les bouteilles qu'il était pressé de faire cette sortie le premier jour.
C'est le deuxième jour qu'un évènement improbable s'est produit et qui a provoqué mon coming-out.
Jacques m'emmène à une plage qui n'est pas très fréquentée en début d'après-midi et quelques-unes des personnes présentes semblent être nues de loin. C'est une plage où le naturisme est toléré d'un côté m'explique Jaques. Il venait avec sa femme mais toujours du côté « textile » et me propose de choisir vers quel côté je préfère aller. Je veux tester mon bikini et je choisis donc côté « textile » au regret de Jacques.
Nous nous mettons en maillot de bain et il me propose de me passer de la crème solaire sur tout le corps. D'abord dans le dos et me défait le nœud de mon haut pour pouvoir l'étaler sans être gêné. Il profite de me faire un massage en même temps, et s'attarde sur mon cou, mes épaules, le dos, mais profite aussi longuement pour me malaxer les fesses en rentrant le maillot dans la raie culière pour former comme un string. Avec le peu de monde autour, je le laisse faire.
Nous nous mettons en maillot de bain et il me propose de me passer de la crème solaire sur tout le corps. D'abord dans le dos et me défait le nœud de mon haut pour pouvoir l'étaler sans être gêné. Il profite de me faire un massage en même temps, et s'attarde sur mon cou, mes épaules, le dos, mais profite aussi longuement pour me malaxer les fesses en rentrant le maillot dans la raie culière pour former comme un string. Avec le peu de monde autour, je le laisse faire.
— On aurait pu aller côté nudistes pour être plus à l'aise…, me dit Jacques.
Je saisis qu'il est déjà en érection et qu'il veut bien autre chose qu'un massage. La pipe d'hier soir ne lui a pas suffi mais j'étais trop crevée pour faire plus. Je comprends mieux le but de son massage…
— C'est vrai mais j'ai envie de garder mon bikini, pour une fois que je peux en porter. On ira faire un tour plus tard, lui réponds-je pour éviter qu'il devienne trop insistant et temporiser ses envies.
Jacques continue son massage à la crème solaire et me demande de me retourner pour faire le côté face.
— Pas la peine de remettre le haut pour étaler la crème, je le rattacherai après, et il continue sur le mode massage. Il s'attarde aussi sur mes petits seins et vient titiller mes tétons en alternant caresses et petits pincements légers. Il sait que j'adore ce type de préliminaire et il les aurait bien léchés si nous n'étions pas aussi visibles sur la plage.
Une érection se fait sentir dans mon maillot mais mon sexe reste coincé dans le tissu rose bonbon. La sienne est bien visible et je lui dis qu'il faudra qu'il se baigne un peu dans l'eau froide après ce petit massage.
Une fois la crème étalée, je me retourne sur le ventre, le maillot encore rentré dans les fesses en mode string et lui se dirige vers la mer que j'imagine encore très froide à cette saison.
Lorsqu'il revient, ses ardeurs ont disparues et il ne fait que me câliner tendrement après s'être essuyé le corps.
Une fois la crème étalée, je me retourne sur le ventre, le maillot encore rentré dans les fesses en mode string et lui se dirige vers la mer que j'imagine encore très froide à cette saison.
Lorsqu'il revient, ses ardeurs ont disparues et il ne fait que me câliner tendrement après s'être essuyé le corps.
— L'eau est bonne une fois dedans. Tu viendras faire un tour avec moi tout à l'heure ? demande-t-il.
— Oui, bien sûr, il faut bien le tester à cent pour cent ce bikini mais avant, je veux profiter du soleil et parfaire mon bronzage.
Au bout d'une petite heure, je me décide à entrer dans l'eau suivi de Jacques. Nous passons un moment à nous éclabousser comme des gamins puis, le connaissant, je le vois s'approcher avec un sourire dont je connais désormais la signification avec ce petit regard lubrique… Monsieur a envie de moi dans l'eau et cette fois-ci, froide ou pas, l'eau ne l'empêche pas de bander comme un taureau… Heureusement qu'il y a peu de monde sur la plage mais pas très pratique de se faire prendre ainsi dans les vagues donc on décide de sortir une fois qu'il débande.
— Très bien, mon cochon, on va aller faire un tour dans les dunes si t'as envie de moi. Je suppose que côté naturiste, il y a possibilité de se trouver un coin discret pour faire ce dont tu as envie ?
— Je pense que oui vu le nombre de personnes que j'ai déjà vu s'éloigner dans les dunes et les fourrés…
Nous récupérons nos affaires après m'être repomponnée rapidement et nous dirigeons vers les dunes côté naturiste. De loin, on ressemble à un couple hétéro et Jacques me fais signe que certains hommes sont sur le point de nous suivre car certains sont debout et prennent la même direction que nous… Mais je n'ai pas très envie de satisfaire tous ces mâles en manque et/ou en rut, au grand dam de Jacques, donc on essaye de trouver un endroit très discret.
Comme on continue de marcher sans s'arrêter, une bonne partie de nos poursuivants opère un demi-tour et nous n'en voyons plus au bout d'un petit moment. Le hasard faisant bien les choses, on tombe sur un blockhaus qui nous cachera des éventuels passants, à condition de ne pas faire trop de bruit.
La structure est simple avec une entrée double qui débouche dans une pièce unique où des meurtrières permettent de bien voir à l'extérieur. Jacques se mets contre le mur intérieur et je lui prodigue une bonne fellation, comme il les aime. Dans cette position, il peut voir si quelqu'un arrive face au bunker.
— Bonjour, ça ne vous gêne pas si je vous regarde en me branlant ?
La voix ne vient pas de Jacques mais d'un des hommes qui nous suivait discrètement. Et étonnamment, elle me rappelle celle d'une personne que je connais mais je n'y prête pas plus attention.
— Non, et si madame est d'accord, elle vous permettra de participer, répond Jacques.
Tout en étant occupée à ma pipe, je ne prends pas le temps de me préoccuper de l'inconnu et reste concentrée sur la bite de Jacques. Celui-ci comprend que je ne suis pas contre puisque je ne me suis pas arrêtée de le sucer et il invite notre inconnu à se rapprocher. D'un coup, j'entends l'inconnu prononcer mon véritable prénom sur le mode interrogatif !
Mon cœur panique et je me tourne vers cet homme que je reconnais comme le copain d'une de mes amies de lycée.
Mon cœur panique et je me tourne vers cet homme que je reconnais comme le copain d'une de mes amies de lycée.
— C'est bien toi ? J'ai cru reconnaitre ton tatouage sur le torse… Mais t'es canon en meuf ! dit-il.
Je ne sais plus quoi dire, ni faire et reste coite. Faire tant de kilomètres pour vivre ma vie de femme tranquillement et tomber sur quelqu'un que je connais qui m'a prise en flag en train de sucer un retraité dans un bunker… et il m'a reconnu grâce à mon tatouage que je n'ai pas pensé à masquer. En même temps, il n'y a pas de raison de le faire car je ne suis pas dans un club de ma région.
— T'inquiète, ça restera un petit secret entre nous mais waouh ! Tu n'as rien à envier aux autres femmes. Ne dis rien à Véro (mon amie) non plus s'il-te-plaît.
C'est Jacques qui prend la parole à ma place devant mon manque de réaction :
— Très bien jeune homme, on va arrêter tout ça et en ce qui me concerne, on ne s'est jamais rencontré ici.
Il remonte son maillot et m'entraîne vers la sortie avec nos affaires en main.
Le jeune homme, que nous appellerons Stéphane, nous suit et me demande de garder le secret de ce qui vient de se passer et qu'il gardera aussi le secret de son côté en ce qui me concerne et qu'il fera comme si rien n'est jamais arrivé vis-à-vis de moi.
C'est à ce moment que je sors de ma torpeur et lui dit :
— Écoute, ce que je fais de mon corps ne regarde personne d'autre que moi mais Véro n'a pas à subir ça de ta part, je veux dire le fait que tu ailles voir ailleurs. Donc je pense que pour ma tranquillité je ferai mon coming-out auprès de Véro déjà mais j'espère que tu prendras tes responsabilités pour ne pas la faire souffrir si elle apprend que tu la trompes avec des inconnues quand elle n'est pas là.
Je vous fais grâce de l'échange qui a suivi (moi-même ne me rappelant plus tout à fait ce qui a été dit) mais toujours est-il que ma décision était prise. Je ne voulais pas que Stéphane joue au maître chanteur pour obtenir des faveurs de ma part donc j'ai contacté Véronique le soir même pour lui annoncer que je me travestissais depuis un (long) moment, que j'avais une préférence pour les hommes plus âgés que moi et elle m'annonçait que c'était fini avec Stéphane car il lui avait dit avoir trouvé quelqu'un d'autre. J'ai gardé mon petit jardin secret sur les pratiques sexuelles que j'ai (la pluralité masculine notamment).
Elle a été compréhensive et m'a quand même taquiné sur le fait que je sortais toujours des excuses bidon pour ne pas me trouver de copine… Et moi, je lui ai sorti tous les défauts de Stéphane, même certains imaginaires… On a bien rigolé même si j'étais déçue pour elle.
Depuis ce jour, elle a été un soutien formidable (c'est elle qui m'a appris à mieux me maquiller par exemple) et elle a organisé une petite soirée « déguisée » (avec mon accord) où mes autres amis m'ont découverte sous les traits d'une femme et je leur ai annoncé que c'est sous ces traits que je me sens entière. L'annonce a plutôt été bien accueillie et ils m'ont même « poussé » à aller jusqu'au bout de mon coming-out.
Pour mes trente-sept ans, ils ont organisé une autre soirée « déguisée » avec mes parents qui ont découvert mes oreilles percées avec des boucles d'oreilles et une petite chaine avec pendentif autour du cou ainsi que la tenue qui allait avec.
Ma mère m'a avoué avoir eu un doute pour mes préférences sexuelles car je ne parlais jamais de relations amoureuses avec des filles et encore moins avec des garçons mais ne s'attendait pas à me voir aussi heureuse en femme. Mon père, lui, avait l'air indifférent jusqu'à ce qu'il me dise de ne pas en faire part dans le monde professionnel car ça pouvait me desservir tant que je reste « ambiguë » aux yeux des autres. Un conseil bien avisé qui reste encore d'actualité malgré l'évolution des mentalités à ce sujet. Mais je sentais quand même un peu la déception qu'ils ont eu de savoir qu'ils ne seront jamais grands-parents.
Maintenant, vous connaissez aussi l'origine du 37 dans mon pseudo : c'est l'âge de ma deuxième naissance…
PS : le reste des vacances a été plutôt sage car je ne voulais pas retomber sur Stéphane mais Jacques s'est souvent arrêté sur les aires d'autoroute pendant le trajet retour et a trouvé satisfaction avec un ou deux routiers que j'ai sucés devant lui… (toujours avec capote pour les personnes hors couple)
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Commentaires ()
Nos cheminements sont toujours difficiles
Comme toi j ai rencontré un homme de plus de 30 ans mon aîné quand j avais 25 ans
C est agréable la vie avec un homme mûr grand et aisé
Bonne continuation