Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Des scénarios à la réalité — Chapitre 2 · Le retour des bois
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Des scénarios à la réalité
Chapitre 2 · Le retour des bois
Tu commences à ouvrir l'enveloppe quand des personnes montent dans l'étage du train et s'installent dans un carré en face de toi. Ils sont trois : deux hommes face à toi et un troisième te tourne le dos. Ils doivent avoir environ trente ans ; tu te demandes si je ne fais pas partie du groupe. Tu es trop impatiente et ouvres l'enveloppe. Elle ne contient pas un, mais plusieurs éléments : trois photos Polaroid et un mot.
La première chose que tu regardes est une photo prise quelques instants plus tôt. Tu es à quatre pattes ; on voit ta culotte blanche en coton complètement trempée. Elle épouse parfaitement ta petite chatte et ses poils. On voit également tes seins pendre en arrière-plan. Tu refermes l'enveloppe pour être sûre que personne ne te regarde.
C'est raté. Les deux hommes en face de toi te regardent en essayant de rester discrets. Tu as terriblement honte ; tu sens que tu commences à rougir fortement, tu as chaud.
Tu te laisses surprendre par une goutte qui coule entre tes cuisses sous ta petite robe, sous laquelle tu es nue. Tu resserres les jambes le plus possible et n'oses plus lever la tête. Tu crains trop de rouvrir l'enveloppe et la poses sur tes genoux. Tu prends ton portable et veux m'envoyer un message pour demander qui je suis et avoir un nom, mais tu n'oses pas l'envoyer avant d'avoir vu tout le contenu de l'enveloppe. Tu veux découvrir les deux autres clichés ainsi que le message. Tu es déçue de ne retrouver aucun message de ma part sur ton portable. Tu prends alors tes écouteurs afin de tenter de penser à autre chose.
Un appel de ta copine arrive. Tu ne décroches pas, mais lui réponds par messages. Elle insiste et t'attend à la gare. Tu essayes de la dissuader, mais rien n'y fait.
Une main passe entre toi et ton téléphone. Tu sursautes et l'enveloppe tombe. Tu te sens complètement nue sans cette barrière entre toi et les autres. Tu ne l'avais pas entendu arriver à cause de tes écouteurs. C'est le contrôleur. Tu paniques, car tu ne retrouves plus ton ticket. Il te demande si tu ne l'as pas mis dans l'enveloppe restée à tes pieds.
Tu es en panique totale. Tu te demandes si ce n'est pas le cas, mais tu te raisonnes : jamais tu n'ouvrirais cette enveloppe devant lui. Le contrôleur doit avoir une cinquantaine d'années, un peu bedonnant. Il te regarde et tente d'en découvrir un peu plus, mais semble gêné. Il te dit de te calmer et que tu vas sûrement retrouver ton ticket, puis il enchaîne :
— Vous n'avez pas dû avoir une journée facile. Vous avez assez pleuré aujourd'hui, je pense. Mais faites attention à vous le soir, seule et avec une tenue aussi légère.
Il part et continue les contrôles avant de passer au wagon suivant avec son binôme. Sa phrase résonne encore dans ta tête. Tu prends ton portable en mode selfie, mais la caméra avant se déclenche ; les deux hommes en face de toi te fixent. Tu prends une photo puis changes de caméra. En effet, ton mascara a énormément coulé. Tu remarques également que tes tétons déforment complètement ta robe légère.
Tu arrives à la gare. Les garçons sont toujours là, l'enveloppe aussi, à tes pieds. Tu te penches en avant pour la ramasser et dévoiles ta petite poitrine. Quand tu te redresses, les garçons ne te quittent plus des yeux. Tu te lèves et sors ; l'un d'eux te remercie avec un grand sourire.
Tu marches sur le quai. Ta copine est là et te prend dans ses bras. Elle te demande ce que contient l'enveloppe et pourquoi tu as pleuré. Tu paniques. Elle resserre son étreinte et te demande :
— Un premier rendez-vous sans soutien-gorge… il t'a violée ?
Tu te recules, surprise, et lui réponds que tu étais parfaitement consentante. Elle t'observe alors plus attentivement, s'attardant sur les traces de mascara sur tes joues et les marques blanches sur ta robe. Elle devient rouge, tout comme toi. Elle t'explique ensuite que son copain et un ami à lui vous attendent dans la voiture, en face de la gare, pour te ramener chez toi.
Vous vous installez à l'arrière du véhicule. Après quelques minutes, elle pose discrètement sa main sur ta cuisse dans l'obscurité de la voiture, puis remonte furtivement vers ton sexe recouvert seulement de tes poils avant de retirer aussitôt sa main. Elle se penche à ton oreille et murmure :
— Je veux tout savoir.
Son contact t'a électrisée.
Elle pose ensuite une main sur l'enveloppe au moment où vous arrivez chez toi. Tu lui fais signe que non, puis plonges la main dans l'enveloppe et lui donnes une photo afin qu'elle la lâche.
Tu rentres chez toi. Tes parents sont présents. Tu vas directement dans ta chambre, prétextant un mal de tête. Tu t'allonges sur ton lit, commences à te masturber, puis ouvres l'enveloppe et lis :
« Enveloppe n°2 :
Si tu as ce message, c'est que tu as décidé de te découvrir toi-même. Je te laisse te découvrir à travers ces quelques clichés. »
Tu prends alors les photos. Sur le deuxième cliché, tu apparais de dos, écartant tes fesses avec les mains. Ton corps porte encore les marques visibles des coups reçus. Tu regardes ces traces encore présentes sur ta peau, ce qui t'excite davantage. Tu accélères ta masturbation et passes au dernier cliché. Tu retombes finalement sur le premier et comprends alors que tu ignores quelle photo tu as donnée à ta copine. Cette pensée te fait jouir comme rarement.
Toujours excitée, tu reprends ta lecture :
« J'ai également de belles vidéos de tes exploits, mais cela mérite mieux qu'un petit écran. Je te propose de les visionner sur grand écran. Je n'en ai malheureusement pas chez moi ; je te propose donc de te rendre au sex-shop XXX à Paris. Je connais bien le gérant et je suis sûr qu'il projettera cette avant-première sans problème, la projection aura lieu uniquement si tu es présente. Rendez-vous vendredi à 19 h. Tu prendras le siège du premier rang, au milieu.
Pour ce qui est de ta tenue, tu porteras une belle culotte en dentelle et un soutien-gorge assorti. »
Tu dois voir ta copine le même jour. Tu prends ton portable pour la prévenir que tu ne pourras pas venir. Une demi-heure plus tard, elle t'envoie un selfie d'elle avec sa culotte dans la bouche, allongée au sol, accompagné du message : « On sera ensemble comme prévu. »
Tu es choquée et terriblement excitée. Tu prends ton sex-toy Lush et commences à te caresser avec. Plus curieuse que d'habitude, tu le présentes contre ton anus et pousses légèrement, mais tu n'arrives pas à le faire entrer, ce qui provoque une légère douleur. Tu le glisses alors au plus profond de ton sexe, alors que tu es habituellement plutôt clitoridienne, et mets les vibrations à pleine puissance. Un orgasme te terrasse. Tu le retires ensuite et t'allonges pour récupérer.
Le lendemain, tu te réveilles encore excitée par la veille, mais tu dois travailler intensément pour la fac. Toujours aucun message de « mon maître » ni de ta copine.
Le matin du troisième jour, tu reçois finalement un message de ta copine :
« Je passe te prendre chez toi après les cours. »
Tu lui réponds que tu dois y aller seule, mais elle ne répond plus malgré plusieurs messages. Tu espères ne pas l'avoir vexée.
Quand tu rentres chez toi, elle t'attend déjà dans sa voiture, garée devant chez toi. Tu lui dis que tu arrives et montes te préparer.
Tu te rends compte que tu n'as pas de sous-vêtements en dentelle. Tu vas dans la chambre de tes parents pour fouiller dans les tiroirs de ta mère. Tu ne trouves rien, jusqu'à apercevoir, au fond d'un tiroir, un sachet en tissu. Tu l'ouvres et découvres un soutien-gorge noir en dentelle. Tu l'essaies, mais tes seins, en 85B, y sont un peu serrés. Et surtout, détail troublant : il est ouvert au niveau des seins.
Tes tétons se gonflent instantanément et viennent frotter contre la dentelle. Pour le bas, tu trouves un tanga assorti, également fendu. Tu as un peu honte en voyant tes poils dépasser à travers les ouvertures de dentelle.
Tu enfiles un long manteau et rejoins la voiture. Tu essayes encore de convaincre ta copine de ne pas venir, mais elle garde le silence. Elle te montre alors son téléphone : elle a pris en photo le Polaroid que tu lui as donné. On t'y voit la tête au sol, les yeux bandés, ta culotte dans la bouche, tandis que des mains écartent tes fesses. En arrière-plan, une caméra sur un trépied.
Elle te demande l'adresse. Tu la lui donnes. Elle te pose ensuite beaucoup de questions, mais cette fois, c'est toi qui deviens silencieuse.
Arrivées sur place dans une ambiance lourde, vous vous garez près du sex-shop. Devant l'entrée, tu lui demandes une dernière fois si elle est sûre de vouloir entrer, mais elle passe déjà sous le rideau.
Vous vous dirigez vers le comptoir. Un homme derrière celui-ci vous adresse un grand sourire. Tu commences à parler, mais il te coupe :
— Le cinéma est au fond du couloir, deuxième porte à gauche.
Vous entrez dans la salle, mais l'obscurité empêche de distinguer clairement les personnes présentes. Cinq silhouettes occupent déjà les premiers rangs. Il est 18 h 48. Sur l'écran, un film érotique est déjà en cours : une histoire de cocufiage avec plusieurs scènes entre femmes.
Ta copine te murmure :
— Je suis juste là pour ne pas te laisser seule. Pour ta sécurité.
Mais sa voix est troublée.
Vous vous tenez la main.
Encore cinq minutes…
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