Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un dortoir agité — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un dortoir agité
Chapitre 1
La découverte du dortoir qui allait nous accueillir pendant les trois prochaines nuits fut une déception pour Léa et moi. C'était le début de nos vacances en Italie. Ayant pris du retard dans les réservations, je n'avais trouvé d'abordable qu'une chambre en auberge de jeunesse. Approchant de la trentaine, nous n'étions a priori pas ravis à l'idée de loger au milieu d'étudiants. La découverte de la chambre ne nous rassura pas. Une petite pièce, aménagée de trois paires de lits superposés et de quelques rangements. Une seule fenêtre donnant presque directement sur un réverbère, que le vieux rideau cachait mal. Pas exactement l'idée des vacances intimes en amoureux que nous nous faisions. Nous devions y passer trois nuits.
Le premier soir, nous étions arrivés alors que la soirée était déjà bien avancée. Fatigués par le voyage, nous avions décidé d'aller directement nous coucher. Les lits face à la porte étaient encore vides, mais déjà défaits, nous avions donc choisi les deux lits de droite. Léa prit le lit du bas, et moi celui du haut. Nous nous endormîmes rapidement.
Je fus réveillé plus tard dans la nuit par des bruits de voix étouffés. Sortant du sommeil avec difficultés, il me fallut quelques instants pour me rappeler où je me trouvais. Me penchant, je me rendis compte que le lit du milieu était maintenant occupé. Un couple se trouvait sous les draps du lit inférieur. Sans pouvoir distinguer ce qui se disait, je les entendais chuchoter. Chacun de leur mouvement faisait grincer le sommier en métal, ce qui déclenchait de petits gloussements. Les grincements se firent plus réguliers, ce qui me laissa peu de doute sur ce qui se passait. Ils étaient accompagnés d'un mélange de petits gémissements mal dissimulés. Je décidai de prendre mon mal en patience, et d'attendre qu'ils aient terminé pour me rendormir. Je pensais à Léa qui dormait juste en dessous. J'estimais au son de sa respiration qu'elle n'avait pas été réveillée, ce qui était étonnant au vu de notre proximité avec l'autre lit. Son sommeil était agité, je pouvais la sentir se tortiller.
Le rythme des grincements augmenta. Il prit fin, et fut suivi de nouveaux gloussements. Je crus percevoir un soupir depuis le lit inférieur.
Le second soir, nous rentrâmes plus tard. Après le dîner, nous avions profité de la douceur de la soirée pour nous attarder en terrasse. Quand j'ouvris la porte de la chambre, nous fûmes assaillis par l'odeur très reconnaissable du sexe. Un couple était enlacé dans le bas du lit du milieu. C'était la première fois que je devinais leur visage grâce au rideau qui masquait mal la lumière de la rue. Ils avaient l'air de dormir profondément. Me disant que cela nous assurait une bonne nuit de sommeil, j'embrassai Léa, grimpai dans mon lit et m'endormis.
Nous fûmes réveillés beaucoup plus tard, cette fois par deux jeunes hommes qui avaient l'air passablement ivres, et qui firent du bruit en rentrant dans la chambre. Ce devaient être les occupants du lit superposé de gauche. Ils grimpèrent dans leurs lits sans discrétion. Quelques minutes passèrent, et leur respiration se fit plus régulière. M'apprêtant à reprendre ma nuit, j'entendis avec un agacement du bruit dans le lit du milieu. Les deux têtes avaient disparu à nouveau sous les draps, qui remuaient. Je tentai de soupirer pour marquer mon mécontentement. Cela n'empêcha pas le sommier de recommencer à grincer. Fataliste, je me mis sur le dos et commençai à fixer le plafond en attendant qu'ils aient fini, quand j'entendis des ricanements venant des lits de gauche.
Les deux types s'étaient réveillés, et n'avaient pas l'air de vouloir faire semblant d'ignorer ce qui se passait. Quand la fille laissait échapper un gémissement, ils l'imitaient en riant. Cela n'avait pas l'air de gêner le couple qui ne s'arrêtait pas. J'entendis alors des exclamations à moitié étouffées. Curieux, je me retournai pour regarder. Dans la lumière tamisée du réverbère, je vis alors que le couple s'était débarrassé de ses draps. Sans aucune gêne, il continuait son affaire à la vue de tous. Les rires avaient cessé.
Tournant les yeux vers le lit en face, je vis que les deux types avaient eux aussi repoussé leurs draps, et se masturbaient en regardant la scène. Le couple fit une pause pour changer de position. La fille se mit à quatre pattes, face à l'autre lit. Son amant commença à la prendre, tenant ses épaules de telle manière à ce que sa poitrine et son visage fussent en évidence.
Tournant les yeux vers le lit en face, je vis que les deux types avaient eux aussi repoussé leurs draps, et se masturbaient en regardant la scène. Le couple fit une pause pour changer de position. La fille se mit à quatre pattes, face à l'autre lit. Son amant commença à la prendre, tenant ses épaules de telle manière à ce que sa poitrine et son visage fussent en évidence.
Alors que l'on n'entendait plus que le claquement des fesses et des gémissements, un soupir différent se fit entendre sous mon matelas. Les quatre têtes se tournèrent vers moi. Je ne savais pas comment réagir, j'entendais des bruissements venant d'en dessous. Les rires et les exclamations reprirent. Le couple se retourna, pour se placer dans ma direction. Ne comprenant pas ce qui se passait, j'arrêtai de faire semblant de dormir, et me penchai vers le lit de Léa. Elle était assise dos au mur, les jambes écartées et ouvertes vers la pièce. Sa main s'activait furieusement sur son sexe, ses doigts disparaissaient dans sa touffe. De sa bouche ouverte s'échappaient des soupirs qui n'étaient plus étouffés du tout. Le couple reprit de plus belle. Les deux derniers continuaient à se branler, leurs regards ayant l'air d'alterner entre le couple et Léa. J'étais pétrifié. Le couple jouit bruyamment, puis Léa, enfin les deux autres. Chacun se remit sous ses draps, sans parler.
Je me rallongeai, et finis par me rendormir.
Nous rentrâmes à nouveau tard le troisième et dernier soir. Le lit du milieu était fait, les affaires du couple avaient disparu. Le lit de gauche était vide. N'ayant pas évoqué de la journée ce qui s'était passé la nuit dernière, je préférai ne rien dire et montai me coucher. Nos deux colocataires restants rentrèrent plus tard. À nouveau, ils firent peu d'efforts pour être discrets. Ils exprimèrent leur déception de voir le lit du milieu vide. Ils grimpèrent dans leurs lits et se glissèrent sous les draps.
Après quelques minutes, j'eus la conviction qu'ils étaient à nouveau en train de se masturber. Tous deux avaient la tête tournée vers notre lit. Je m'apprêtais à leur dire d'arrêter, car je ne voulais pas les laisser se toucher en regardant Léa dormir. Je cherchais mes mots, lorsque je l'entendis bouger en dessous. Le lit trembla, et l'échelle commença à bouger. Léa se hissait vers mon lit. Les deux garçons se redressèrent, attentifs.
Sans rien me dire, elle tira sur mon drap, retira mon caleçon, et commença à me faire une fellation. Je ne savais pas comment réagir. Je me laissais faire, et me sentis durcir dans sa bouche. Comme pour mieux voir, le type en haut du lit d'en face se redressa, s'assit contre le mur en laissant ses jambes pendre dans le vide. Immédiatement Léa se releva, et me prit par le bras pour me placer dans la même position. Elle se mit sur le côté et continua sa fellation. Troublé, je la voyais lancer des regards vers l'autre lit, comme pour surveiller son public. Je la soupçonnais d'aligner son rythme sur celui de la main de l'autre type.
Je ne pus pas pousser cette réflexion plus loin, puisqu'elle s'arrêta soudainement. Elle essaya maladroitement de faire passer sa jambe au-dessus de moi. Je compris qu'elle essayait de me chevaucher en étant tournée vers l'autre lit et en me présentant ses fesses. Nous n'avions jamais essayé cette position. Elle était d'autant plus malaisée que mes chevilles pendaient dans le vide et que le plafond n'était pas très loin. Elle réussit néanmoins à m'insérer, et commença à remuer. La position n'était pas très confortable pour moi, j'étais surtout occupé à tenir son dos pour la garder en équilibre. Je ne voyais plus du tout le lit d'en face. Elle accéléra ses mouvements. Je ne tins pas très longtemps, et jouis. J'entendis des soupirs déçus en face. Sans me laisser bouger, Léa s'allongea sur moi, gardant ses cuisses ouvertes vers l'autre lit. Elle se touchait. Je sentais la moiteur sur son corps, mais il était trop tôt pour retrouver une érection.
Pour se masturber, Léa se contente généralement de se caresser. Pourtant, à ses mouvements je devinais qu'elle se doigtait. Je la sentis jouir. Après quelques instants sans bouger, elle se retourna, m'embrassa, et redescendit. Je l'entendis se glisser dans les draps. Après s'être ouvertement essuyé les mains sur leurs matelas, nos deux colocataires firent de même.
Le lendemain, nous quittions la ville pour l'étape suivante de nos vacances sans avoir reparlé de ces trois nuits.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()