Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cantine buissonnière — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cantine buissonnière
Chapitre 1
Cantine buissonnière
Pour ne pas éveiller les soupçons de nos collègues, nous avons donc suivi le plan établi la veille. Les scénaristes de James Bond peuvent dormir tranquilles, ce n'est pas demain que nous briguerons leur place. Je suis sorti le premier, déclinant le sempiternel repas à la cantine, les mêmes conversations sans cesse répétées, la purée qui n'a jamais vu de pommes de terre, les lentilles aux cailloux… Nous avions envie d'un autre menu ce midi. Plus sensuel, plus en légèreté, plus bio, plus nature. Un menu de saison, de saison du plaisir évidemment. Enfin quand je dis nous, c'était surtout moi ! Elle avait accepté un déjeuner en tête à tête et seulement un déjeuner. Encore fallait il que cela se fasse discrètement pour qu'elle ne soit pas l'objet de sarcasmes et autres railleries.
Je suis donc allé me cacher, dans un buisson tel un voleur, derrière le bâtiment principal. Cinq minutes plus tard elle passait près de moi, voiture au ralenti. J'ai jailli de la haie, ouvert la porte arrière et me suis glissé entre les deux sièges. Un plan finement réfléchi ! Il ne manquait plus que la couverture pour recouvrir mon corps et être ainsi sûr de passer tous les barrages de polices ou pire encore ceux de collègues intrigués par notre absence à la cantine. Réfléchi certes, mais limite ridicule…
Une fois passé la ville, elle me signale que je peux enfin reprendre une position plus normale. Je me suis assis au milieu du siège arrière, les coudes appuyés, de part et d'autre, sur les dossiers des sièges avant. Elle me propose d'enjamber le tout et de venir m'asseoir à côté d'elle. Mais ce qui s'offre à ma vue me dissuade de bouger d'un pouce. Un peu avancé sur la banquette arrière, je peux à loisir me repaître de son décolleté ou au choix de ses jambes que sa courte robe retroussée, laissent quasiment nues. Elles fuient, légèrement écartées, de son siège aux pédales de la voiture. J'apprécie chaque changement de vitesse. Dès que qu'elle embraie puis accélère, sa robe déjà bien remontée, se relève davantage. Je repense à cette phrase de Truffaut, « les jambes des femmes sont des compas qui arpentent en tout sens le globe terrestre, lui donnant son équilibre et son harmonie ». Sans compter que je peux également emplir mes yeux de son visage qui se réfléchit dans le rétroviseur.
Joli visage frais, coquin, jeune. Les cheveux attachés en arrière qui laissent échapper quelques mèches blondes sur ses joues que j'aimerais manger, ses lèvres tentantes surmontées d'une petite boule de chair tel un piercing naturel avec lequel je jouerais bien, ses yeux cachés par des lunettes de soleil mais dont je connais le pétillant, enfin, ce sourire auquel sa dentition supérieure un peu décalée ajoute je ne sais quoi de troublant, d'attirant, de séduisant. Comme une envie de coller mes lèvres aux siennes. Je la vois en stéréo, à la fois de dos et de face. Elle n'est pas belle, c'est autre chose, pire sans doute. Une promesse qu'il ne faut pas laisser passer. Je ne suis absolument pas décidé à bouger d'un pouce. Bien au contraire…
Même si pour le moment je ne vois pas comment je vais faire pour embrasser cette bouche, goûter ces lèvres, toucher ces jambes, étreindre cette poitrine... J'aurais préféré l'inviter à boire un verre un soir après une réunion, je me serais senti plus à mon aise. Mes mains sont coincées par les appuis têtes et ma langue n'est pas assez longue. Pourtant je le sais, si rien ne se fait avant le restaurant rien ne se fera et retour à la cantine dès le lendemain…
Je saisis ma chance à deux mains ou plus exactement sa nuque lorsqu'au hasard d'un croisement elle fait une petite grimace de douleur évoquant un mal de cou lancinant quand elle tourne la tête. J'enlève son appui tête, me place derrière elle et commence à la masser. Le petit soupir d'aise qui accueille mes mains m'indiquent que j'ai bien fait. Mes paumes enserrent son cou avec douceur pendant que mes pouces remontent le long de l'épine dorsale. Je reproduis ce mouvement quelques fois pour bien la détendre et la mettre en confiance. Au fur et à mesure que mes pouces continuent leurs allers et venues de plus en plus appuyées, mes mains glissent discrètement sur ses épaules. Elles se retrouvent poser dessus avec quelques doigts qui mine de rien, se sont insinués sous son gilet. Mes doigts commencent à flirter avec les bretelles de sa robe mélangées à celles de son soutien-gorge. Mes pouces quittent son cou et mes mains enveloppent chacune de ses épaules. Je m'attarde sur les omoplates.
Sans que je m'y attende, à l'occasion d'un feu rouge, elle se tortille sur ton siège et retires son gilet prétextant que ce sera plus facile pour moi et plus agréable pour elle s'il n'y a pas ce gilet qui de toute façon lui tient trop chaud. J'ai du mal à retenir ma joie, mon pantalon se met à danser la gigue, je me colle à son dossier dans l'espoir qu'elle sente l'arbre qui vient de pousser dans mon caleçon. Cette robe légère dont je n'avais perçu que la courte taille et le décolleté alléchant dévoile un dos nu des plus excitant. Comment dois-je prendre cet élan subit à enlever son lainage ?
J'aime les feux rouges quand ils durent…Elle s'appuie sur son volant me laissant tout loisir de masser son dos découvert. Mes mains s'y promènent avec bonheur, elles le parcourent en tout sens, imaginent une promenade balisée par ses grains de beautés. Elles suivent sa colonne vertébrale, redescendent par les flancs, s'attardent au creux des reins, remontent jusqu'aux épaules et tentent même d'en faire glisser les différentes bretelles. La tête dans les bras, sur son volant elle s'abandonne à mes mains et ne voit pas le feu qui vient de passer au vert…je ne dis rien. Mes mains continuent leur longue flânerie, faisant au passage frissonner son épiderme. Sous mes paumes, je sens les pores de sa peau s'ériger comme des centaines de petits clitoris. Je me colle davantage à son siège, me redresse un peu, fait courir mes mains de façon plus pressantes sur ses côtés. Je remonte la taille, le ventre, je poursuis l'ascension.
L'extrémité de mes doigts effleure la naissance de ses seins à travers la robe. Son abandon m'invite à continuer au moment même ou la sonnerie d'un klaxon nous rappelle à la dure réalité de la vie urbaine. Elle sursaute, se redresse d'un coup sur son siège. J'évite de peu le coup de tête fatal mais sous l'effet de son redressement, mes mains se sont retrouvées sur ses seins. Un peu surpris, je vais pour les enlever mais après avoir enclencher la première, sa main quitte le levier de vitesse, se pose sur les miennes et les invite à y rester. Autant dire que je ne me fais pas prier. Je pousse mon avantage et les paumes bien calées sur sa poitrine, le corps serré contre son dossier, je m'autorise à l'embrasser dans le cou. Sa main droite revient sur le volant, la gauche cherche ma tête. Elle passe ses doigts dans mes cheveux…agréable caresse. Son bras ainsi relevé, rehausse sa poitrine.
J'en accompagne les mouvements, elle se soulève au rythme régulier mais de plus en plus haletant de sa respiration. Sa conduite devient de plus en plus hésitante. Elle me demande si réellement j'ai faim ou bien si un endroit tranquille ne serait pas plus propice pour finir ce massage qui manifestement lui fait du bien. J'acquiesce en confirmant qu'il est nécessaire de mener ce massage à son terme, auquel cas il est probable que la douleur revienne rapidement. Puis invoquant un quelconque maître chinois qui enseigne que le mal de cou prend sa racine au bas du corps, je me décale, me mets de côté et viens glisser ma main droite entre ses jambes. Je profite d'un nouveau changement de vitesse qu'elle effectue en soulevant et écartant les jambes plus que nécessaire, pour glisser ma main sous sa robe et la poser sur son entre jambe. Ce contact à travers l'étoffe semble lui plaire, elle avance son bassin vers ma main pour qu'elle se colle davantage à son sexe.
J'exerce quelques pressions sur le fin dessous, palpant le petit buisson qui semble avoir très chaud si j'en juge par l'humidité que je ressens à travers les mailles du tissu. J'ose un doigt sous l'élastique… Elle pose sa main sur mon bras et me demande d'attendre que nous soyons arrêtés, à moins que je ne veuille finir en ambulance. Finir sur un brancard n'est pas une mauvaise idée, mais je retire mon doigt et continue de t'exciter à travers le triangle de coton. Nous arrivons enfin à cet endroit tranquille, un chemin dérobé qui débouche dans une petite clairière dissimulée par de grands arbres. Je me garde bien de remarquer que ce ne doit pas être la première fois qu'elle y vient compte tenu du chemin emprunté…
Enfin à l'arrêt ! Je bascule son siège en position allongée, elle enlève sa robe. La voilà presque nue, les seins gonflés à l'étroit dans le soutien-gorge. Je me penche sur elle, fait courir ma langue sur son ventre, je laisse ma main sur son entre jambe, je remonte vers sa poitrine, je descends les bonnets du soutien gorge, je me mets à lui téter les seins, l'un après l'autre tout en la caressant entre les cuisses, je presse ses seins dans ma main libre, je prends les bouts ensemble dans ma bouche, je mordille les mamelons dressés, je passe ma main sous ton string, je vais pour la masturber…Elle se soulève pour enlever son string, je l'aide à le faire glisser le long de tes jambes. Elle pose ses pieds bien écartés sur le tableau de bord…Elle me laisse tout loisir de m'occuper de son sexe…ma main vient apprécier le soyeux de ses poils un peu englués par le plaisir contenu depuis notre départ…toujours penché au dessus d'elle ma bouche s'occupe de ses seins.
Elle s'est arc bouté quand d'un doigt j'ai écarté ses grandes lèvres… Le clitoris sagement rangé dans son capuchon, les grandes lèvres écartées, les petites qui ne protégent plus guère l'entrée du vagin, elle mouille abondamment sur ma main…L'orifice s'ouvre comme une bouche gourmande. Allongée sur le dos, bras et jambes écartées, elle s'abandonnes à mes assauts. Ma bouche quitte sa poitrine, je redescends mon visage vers son bas ventre, je veux humer l'odeur qui se dégage de ses chairs intimes d'un rose éclatant, je veux respirer avec délectation ses senteurs, je veux aussi y goûter. Je glisse mon visage jusqu'à son sexe, ma langue vient s'agiter le long de sa fente et ma bouche goulue aspire bruyamment la mouille prise dans les replis de ses chairs intimes.
Je la lèche, la sens, avec autant de bestialité que de raffinement, de la langue, des doigts, des lèvres, je cherche patiemment ses points sensibles, ceux susceptibles de lui donner le maximum de jouissance… Quand ma langue frétille à la racine de son clitoris, elle a un violent sursaut nerveux et ouvre les cuisses en grand…sa fente ruisselle, je m'en goinfre, avalant tout...je prends le bouton rose dans ma bouche et le tète comme si c'était un mamelon et je le titille de la pointe de ma langue…presque allongé sur elle, elle sent ma queue très dure à travers mon pantalon…Elle entreprend de la libérer…une fois fait, elle l'embouche sans aucun autre avertissement, glisse une main sous mes bourses, les fait rouler entre ses doigts, les presses aussi…Nous nous suçons, léchons, mangeons…Le filet de mouille qui coule de son sexe entraîne ma langue vers son anus, bel œillet noir…Ma langue s'y promène autour, essaie d'y entrer…autre saveur, autre plaisir…j'alterne les deux orifices…Elle me suce avec plus de rythme, je sens ses joues par l'intérieur se fermer puis s'ouvrir sur mon sexe…Au bord de l'orgasme, elle se soulève, vient se placer sur son siège agenouillé, les mains posées sur le volant…elle s'offre…Je viens me caler derrière, de mes mains j'ouvre ses fesses en deux et prends possession de son anus bien lubrifié par ma salive mêlée à sa cyprine.
Pour parfaire son plaisir elle glisse une de ses mains entre ses jambes et se caresse. Je fais glisser mon sexe d'une intimité à l'autre… Nous jouissons tous les deux en même temps. Nous savourons collés l'un à l'autre, un dernier soubresaut de plaisir…Nous nous désemboîtons pour nous nous embrasser tendrement et convenir que le repas de la cantine était bien meilleur aujourd'hui, regrettant tout de même le manque de temps pour savourer tous les plats correctement….
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Commentaires ()
J'étais comme la passagère clandestine du véhicule.
Toujours une belle écriture, des descriptions qui donnent chaud.
Merci beaucoup
Mumu