Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le petit parking libertin — Chapitre 2 · Lâcher prise total
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Le petit parking libertin
Chapitre 2 · Lâcher prise total
Suite à notre première expérience d'exhibitionnisme, ce petit parking libertin est devenu, le temps de quelques mois, une sorte d'obsession pour Yohan et pour moi. Pour lui car vivre ce type d'expérience l'excitait énormément, et pour moi car j'y prenais globalement de plus en plus de plaisir. Je dis globalement car le plaisir n'y était jamais lineaire ou absolu. En revanche, je sentais qu'à chaque nouvelle rencontre, qu'elle soit extatique ou pas, je prenais au moins de plus en plus confiance en moi en parvenant peu à peu à repousser les limites de mes appréhensions...
Yohan acceptait biensur que j'ai mes lignes rouges, l'une d'elles étant par exemple le nombre de voyeurs. D'un commun accord, s'ils étaient plus de deux nous partions, car un jour c'est arrivé qu'ils soient nombreux et, nue dans mon habitacle, je n'étais plus à l'aise du tout du fait d'un certain emballement autour de la voiture et d'une forme d'emportement verbal qui me sidérait plus qu'autre chose. Ce jour là donc, j'ai demandé à Yohan de remettre le contact et nous sommes partis.
Autre ligne rouge, la nuit. Hors de question pour moi d'envisager une exhibition nocturne à la seule lueur du plafonnier, comme on peut le voir sur certaines vidéos que Yohan me montrait à l'epoque, en espérant peut-être semer dans mon esprit le germe d'une excitation qui enflammerait ensuite mon corps...
Hormis de tels cas de figures, nos diverses escapades là-bas n'ont donc pas toutes été source du même plaisir pour moi, comme je vous le disais tout à l'heure, car j'ai rapidement pris conscience que ce n'était pas le simple fait d'être regardée en train de me masturber qui m'excitait, j'avais également besoin que mon voyeur me plaise, au moins un minimum...
Mais là encore la source de notre plaisir differait, car Yohan m'a souvent avoué qu'il était justement très excité de voir des hommes, qui ne me plaisaient pas plus que ça, se masturber en fantasmant sur mon corps. Il s'en justifiait maladroitement en m'affirmant qu'ainsi je faisais de l'exhibitionnisme "social" en quelque sorte, en permettant à ces hommes au physique ingrat ou au charme douteux de rêver un peu... J'ai toujours pensé, quant à moi, que malgré toute sa bienveillance et son amour pour moi, il nourrissait ainsi un petit côté pervers qui participait à son excitation, et qui finalement participait également à son charme auquel il m'a toujours été difficile de résister...
Alors, pour notre plaisir commun dirons nous, j'acceptais en règle générale que de tels individus souillent ma vitre de leur semence, et j'y trouvais au moins le plaisir de voir Yohan jouir intensément... Puis après tout, n'avait-il pas raison ? Tout ces hommes était en droit de rêver un peu...
Mais il n'y a biensur pas eu que de ces gens là sur notre petit parking, bien au contraire... Nous y avons aussi croisé des hommes tout à fait à mon goût, des hommes que j'aurais volontiers couché dans mon lit s'il m'avait été donné de les rencontrer dans d'autres circonstances, car là en revanche, jamais je n'arrivais à imaginer aller plus loin que le simple plaisir des yeux...
Ce n'était pas faute d'en avoir l'autorisation de mon homme, car Yohan rêvait qu'un jour je me décide à aller plus loin, que j'ose ouvrir la porte ou ne serait-ce que la fenêtre, juste pour me laisser caresser par des mains étrangères et peut être même récolter, ailleurs que sur la vitre, le fruit du plaisir de l'un de ces voyeurs...
On dit souvent que la répétition des choses agit comme une forme de conditionnement de l'esprit, et je pense que c'est vrai... Car, à force de l'entendre me dire qu'un tel ou un tel m'aurait certainement donné un plaisir fou si j'avais osé lui ouvrir la portière, et bien un jour j'ai osé...
Un jour que j'ai lu dans le regard d'un homme un désir bienveillant et vu dans ses yeux la flamme d'une envie brulante de me rencontrer charnellement, alors ce jour là, la raison consumée par un desir nouveau, je me suis dit "pourquoi pas" et j'ai ouvert la portière...
Yohan en est resté bouche bée dans un premier temps, tout comme cet homme qui ne savait plus du tout quoi faire paradoxalement... Car quelle était la nature de l'invitation subite que je venais de lui faire ?
Eux ne savaient rien effectivement de toutes ces choses qui venaient de posséder mon esprit, rien de ce scénario que je venais d'imaginer et auquel je ne pouvais désormais plus me soustraire... Alors, j'ai ouvert la boite à gants pour me saisir d'un préservatif afin que mon nouvel amant s'en recouvre le sexe, puis je me suis mise en position de levrette, en travers de mon siège, pour lui offrir la plus belle des vues sur mon galbe fessier...
Yohan, qui se masturbait jusque là, a vu sa main sur son sexe remplacée subitement par la mienne, puis rapidement par ma bouche. Fou d'excitation, il a glissé en gemissant ses doigts dans mes cheveux pour accompagner la fellation, mais celle-ci n'était que mécanique, mon esprit étant ailleurs, en attente d'autre chose...
En attente du premier contact, du frisson intense de le ressentir lui, ce bel inconnu, sur ma peau ou directement en moi... Car j'étais mentalement prête à toute éventualité, et je ne ressentais plus l'ombre d'une crainte vis à vis de lui, vis à vis du lieu non plus. Les derniers vestiges de pudeur venaient de s'estomper, j'étais prête pour le grand saut...
Ce frisson tant attendu s'est posé sur ma peau, ou sur le galbe de mes fesses, pour être plus précise, qu'il est venu de ses mains caresser avec une douceur telle que j'aurais pu les croire gantées de velours. Puis je n'ai pu retenir un petit cri quand sa langue s'est glissée dans mon sillon interfessier. Là je me suis alors sentie couler de plaisir, et d'un désir qu'il ne s'arrête plus, qu'il puise en cette source intarissable son désir à lui de me prendre, de me posséder, de jouir de mon corps et de mon sexe affamé des promesses intimes que mon esprit venait de lui faire...
Ne sentant plus ses mains ni sa langue sur moi, je me suis naturellement redressée pour me cambrer dans l'espoir de sa venue imminente... Yohan a eu beau chercher à me faire reprendre la fellation interrompue, je n'ai pas obtempéré, malheureusement pour lui et pour son érection, car l'instant suspendu était devenu pour moi tellement intense à vivre qu'il était inimaginable que je me disperse à autre chose que cette sublime attente...
Alors, comme sa langue auparavant, j'ai senti son gland se frayer un passage entre mes lèvres et trouver rapidement l'entrée de mon intimité. La sensation en fut tellement électrisante que je n'ai pas pu retenir un long gémissement cette fois, j'ai même cru être à deux doigts d'un premier orgasme tellement je m'étais mentalement préparée à ce moment que je vivais enfin...
J'ai le souvenir indélébile qu'il y avait dans sa façon de me prendre une forme de pudeur, peut être cette même pudeur qui faisait d'ailleurs que, depuis le début de notre rencontre tant physique que visuelle, je n'avais pas encore entendu le son de sa voix. De petits gémissements de plaisir oui, le son de son souffle aussi, mais le son de sa voix non, et cela renforçait grandement la magie de cette rencontre charnelle...
J'ai alors repris mes caresses à mon homme, celui-ci reprenant de glisser ses doigts dans mes cheveux. Puis, descendant sa main sur ma nuque, il a entrepris de me caresser le dos, jusqu'à risquer d'effleurer de ses doigts les mains de mon amant se cramponnant à mes hanches pour intensifier toujours plus le rythme de notre accouplement. Yohan m'a alors surprise, presque gênée même, en me sortant d'une rêverie sensuelle à laquelle je n'aurais jamais imaginé pouvoir être soustraite, sauf peut être par l'arrivée intempestive d'un nouveau véhicule sur notre petit parking sauvage...
Vous penserez peut être que ce n'était pas grand chose, mais sachez tout de même que ce presque rien m'a subitement coupée dans mon excitation et à bien failli mettre un terme à cette aventure. Il a fallu que le jeu en vaille la chandelle, comme on dit, et que mon excitation soit grande pour que j'arrive à passer outre et que j'atteigne enfin cette forme de lâcher prise total...
Pour en venir aux faits donc, Yohan s'est risqué à un toucher rectal. Alors loin du fait que ce type de caresse fut étrangère à nos pratiques sexuelles de couple voire même libertines, je ne m'attendais simplement pas à ce qu'il entreprenne un tel geste en un tel moment, et je m'en suis retrouvée particulièrement troublée. Mais l'élan de mes désirs relançant peu à peu la machine, je me suis sentie rapidement rebasculer dans le sens du plaisir, puis même du désir qu'il continue de s'aventurer ainsi en terrain obscur...
Yohan m'a avoué, sur le chemin du retour, qu'il avait ressenti mon malaise mais qu'il s'était dit qu'il était de toute façon trop tard pour revenir en arrière... Il a bien fait au final car ce toucher rectal, associé au sexe qui me prenait, m'a finalement ouvert les portes d'un plaisir insoupçonné...
Après la sidération liée à l'effet de surprise, et parce que je n'étais pas naïve, j'ai rapidement saisi le sens de la manœuvre, qui fut la source d'une excitation nouvelle. Alors, quand il a retiré son doigts de mon anus, je ne me suis plus sentie gênée à l'idée que mon amant puisse ainsi contempler et peut-être même convoiter cette part si intime de moi même. Et quand j'ai senti le doigt de Yohan enduit de gel y retourner, j'ai définitivement compris qu'il était en train de me préparer à y accepter la venue imminente d'un tout autre membre...
Alors je me suis remise à le sucer, comme si j'entamais avec lui une course contre la montre. Et lui s'est attaché à continuer de me doigter l'anus, à le dilater tant et plus pendant que ma chatte subissait encore et toujours les assauts de mon amant. Puis il a définitivement retiré son doigt...
C'est alors que pour la deuxième fois j'ai attendu... En ce nouvel instant suspendu, sur ce petit parking où rien ne pouvait nous garantir que d'une minute à l'autre nous ne soyons pas dérangés par une arrivée intempestive, j'ai attendu, mais cette fois impatiemment, qu'il me prenne comme vous savez...
Lâche prise Ingrid, lâche prise... me suis-je alors répétée dans ma tête, telle une formule de conditionnement mental faisant que ce qui m'aurait paru impensable une heure auparavant devienne au plus vite réalité... Son gland n'a pas eu à forcer de trop, les muscles de mon sphincter ne s'étant nullement opposé à sa venue, et c'est alors qu'il progressait en moi, jusqu'à me posséder entièrement, que pour la première fois j'ai entendu le son de sa voix...
Je m'attendais à des "Oh ouiii ! C'est bon !", ou à d'autres paroles plus ou moins salaces, mais lui s'est juste contenté de répéter Merci... Merci... Oh ! Merci...
Ces mots, ou plutôt la répétition de ce même mot si caractéristique de notre humanité sociale, collait parfaitement au personnage... Et il s'est joué à partir de là, entre lui et moi, un moment d'intimité très fort, que je n'aurais jamais imaginé pouvoir raconter un jour, ni ici ni ailleurs, tellement ce moment n'appartenait qu'à nous...
Il s'appelait Christophe, et ce jour là j'ai vécu grâce à lui l'une des plus incroyable relation charnelle de toute ma vie...
J'ai senti que Yohan serait le premier à venir, car si Christophe confiait maintenant prendre un plaisir fou entre mes fesses, Yohan lui ne tenait plus entre mes lèvres. Il s'est alors libéré dans ma bouche, ce qui m'a permise ensuite de mieux me concentrer sur mon plaisir en glissant ma main entre mes cuisses pour me caresser...
J'ai rapidement sentie la vague du plaisir monter, alors je l'ai laissée venir et tout emporter sur son passage, de mes craintes initiales jusqu'à la pudeur m'interdisant jusque là de hurler mon plaisir.
Et c'est dans une harmonie parfaite de nos plaisirs sonores, dans la communion totale de nos orgasmes, qu'il a jouis à son tour, après s'être une dernière fois rué à l'assaut de mes arrières et y être demeuré immobile jusqu'au dernier soubresaut de son sexe.
Après ce jour nous avons fait l'erreur de nous revoir... Nous espérions tant revivre, dans un endroit plus intime puisqu'il s'agissait d'une chambre hôtel, la complicité et l'intensité sensuelle et sexuelle de cette incroyable rencontre... Mais nous avons eu tort parce que c'était moins bien, beaucoup plus classique biensur et beaucoup moins bien de ce fait...
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Commentaires ()
hâte dans lire la suite s'il y a une suite
félicitation car je l'ai lu d'une seule main car l'autre trop au cul pet
piouuuuuuuuu quand méme car quelle audace de le faire et de nous le raconter..
Comme une idée méme de penser a être a quelques pas et sans vous deranger , vous regarder ..
j'ai aimer le coté progressif ...
Merci a vous Ingrid pour ce moment trés agréable ..
Bises
Fred
Merci infiniment pour ce retour @Jacques31 ☺️
C'était une folle expérience. Mais une expérience tellement intense à vivre que j'en ressens, quand j'y repense encore aujourd'hui, les stigmates extatiques...
J'aime beaucoup le côté progressif et qu'on suit le cheminement qui se passe dans la tête de madame et aussi la réalité que le plaisir n'est oas absolu.
Merci @"Wettygirl20"
Car le libertinage à l’aveugle c’est bien, mais on n’y rencontre pas toujours la fine fleur de la délicatesse et de la sensualité 😉