Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Saint-Raphael - Eté 2018 — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Saint-Raphael - Eté 2018
Chapitre 1
Je vais vous raconter l'un des souvenirs les plus brûlants de ma vie.
Été 2018, Côte d'Azur, la lumière écrasante du sud dessinait des halos sur les murs blanchis à la chaux. La villa dominait Saint-Raphaël, accrochée à la colline comme un secret qu'on n'avoue pas. La mer, en contrebas, scintillait à travers les pins, et l'air, saturé de cigales, vibrait d'une tension presque sexuelle. J'avais 18 ans à peine depuis deux mois, et je venais d'atterrir dans ce décor comme un papillon de nuit attiré par une flamme.
Ma grand-mère m'avait expédiée là "pour changer d'air", pensait-elle. La villa appartenait à Jérôme et Nathalie, ses amis de longue date qu'elle avait aidés dans une autre vie à Kiev. C'était un couple à faire exploser toutes les idées reçues sur les quarantaines fatiguées. Jérôme, brun grisonnant, le corps sec comme taillé à la serpe, la mâchoire dure, le regard bleu acier. Nathalie, elle, évoluait pieds nus comme une nymphe, peau dorée, seins libres sous des tuniques transparentes, le rire grave. Ensemble, ils incarnaient le genre de sensualité assumée qu'on ne comprend qu'en la vivant.
Ils avaient des jumeaux, Juliette et Louis, 21 ans, et un invité, Baptiste, un ami d'eux, 20 ans. Tous les trois sculptés par le soleil et les heures passées au bord de la piscine. Juliette, long corps élancé, blonde, glaciale, avec ce charme cruel qu'ont les filles qui savent qu'on les regarde. Louis, son frère, les yeux sombres, avait ce sourire de connard irrésistible. Torse nu du matin au soir, jambes étalées, il me parlait comme si je n'avais jamais rien vu. Et il avait raison. Baptiste, discret, plus doux, regard en coin, lèvres pleines, corps tranquille. Le genre de garçon qui vous observe plus qu'il ne vous touche, et qu'on rêve de provoquer. Mais il semblait surtout fasciné par Juliette.
La maison, immense, sentait le pin chauffé au soleil. La piscine était le centre du monde. Le jour, c'était peau nue, huile solaire, plongeons lascifs. Le soir, le jeu s'intensifiait, les regards duraient plus longtemps, les vêtements se faisaient rares, l'alcool déliait les silences. Leurs gestes, leurs postures, tout semblait conçu pour effleurer, frôler, tester. Le soir, on jouait à se tester du regard, un verre à la main, jusqu'à ce que les adultes se couchent.
J'étais hébergée dans la chambre de Juliette, grande blonde froide, toujours tirée à quatre épingles, mais avec ce quelque chose d'arrogant qui te fait sentir toute petite. Elle savait qu'elle plaisait. Elle s'habillait moulée, sans pudeur. Et moi, j'essayais de ne pas fixer ses fesses trop longtemps quand elle se changeait. Dès la première nuit, j'ai compris qu'ici, personne ne dormait complètement.
La chaleur de la nuit semblait couler sur les murs blancs comme du miel. Il était tard, très tard. Dans la villa endormie, les meubles eux-mêmes semblaient retenir leur souffle. J'avais soif. Pas seulement d'eau — de tout. De cette atmosphère lourde, de cette tension sexuelle qui collait à la peau. Je portais une petite culotte noire et un crop-top blanc, froissé contre mes seins encore humides d'une douche rapide. Pieds nus, j'ai glissé dans le couloir.
En passant devant la chambre des parents, je me suis arrêtée.
Un bruit. Léger. Une expiration.
Puis un gémissement, étouffé, mais sans équivoque. Mon ventre s'est serré. Mon cœur a raté un battement. Je me suis rapprochée, lentement, comme une voleuse de sensations. J'ai collé mon oreille contre le bois de la porte entrouverte. Et j'ai écouté.
Un bruit. Léger. Une expiration.
Puis un gémissement, étouffé, mais sans équivoque. Mon ventre s'est serré. Mon cœur a raté un battement. Je me suis rapprochée, lentement, comme une voleuse de sensations. J'ai collé mon oreille contre le bois de la porte entrouverte. Et j'ai écouté.
La voix de Nathalie, rauque, chaude :
— Oui... encore... baise-moi plus fort, Jérôme...
Mon bas-ventre a réagi instantanément. Une pulsation profonde, comme un appel. Mon souffle s'est suspendu.
Un bruit sec. Une fessée. Puis la voix de Jérôme, grave, tendue :
— Suce. Allez. Montre-moi comme tu es docile, salope.
J'ai gémi en silence, ma main déjà entre mes jambes, sous la culotte, mes doigts explorant cette moiteur qui n'avait rien d'innocent. Je ne pensais plus. J'étais là, vivante, vibrante, totalement captive.
J'imaginais la scène : Jérôme, nu, les muscles tendus, dominant Nathalie, cambrée, offerte, les reins levés vers lui. Il la tenait par les cheveux, peut-être, ou par les hanches. Elle le prenait profond, en gémissant à chaque va-et-vient. Le bruit des corps, mouillés, lourds, emplissait mon crâne. Nathalie suppliait presque.
— Plus fort... prends-moi... là, oui...
J'ai écarté mes jambes, les genoux tremblants, adossée contre le mur du couloir. Je me doigtais avec fièvre, ma paume écrasée contre mon clitoris. Mon autre main tenait ma bouche pour ne pas hurler. Je me sentais sale, indécente — et je ne voulais surtout pas que ça s'arrête.
Jérôme grognait, des claquements rythmaient leurs corps. Puis la voix de Nathalie, brisée :
— Oui ! Jouis en moi ! Jouis, Jérôme, putain !
J'ai joui au même instant. Un orgasme brutal, interdit, les jambes qui lâchent, les hanches secouées par des spasmes de plaisir. Le jus de mon excitation coulait sur ma cuisse, chaud, collant. J'ai haleté, muette, tremblante, vidée, encore tendue.
Je suis restée là quelques secondes, appuyée contre le mur, la culotte trempée, les cuisses moites. Puis j'ai reculé à pas feutrés, la tête en feu, le sexe encore vibrant.
Quand je suis retournée dans la chambre, les jambes tremblantes, le sexe brûlant, Juliette dormait — ou du moins, je le croyais. Allongée, je n'ai pas pu m'empêcher de continuer, plus fort cette fois. Je me caressais en pensant à lui. À ce corps. À cette voix. Je me suis mordu la lèvre et j'ai joui doucement, le souffle coupé.
Quand je suis retournée dans la chambre, les jambes tremblantes, le sexe brûlant, Juliette dormait — ou du moins, je le croyais. Allongée, je n'ai pas pu m'empêcher de continuer, plus fort cette fois. Je me caressais en pensant à lui. À ce corps. À cette voix. Je me suis mordu la lèvre et j'ai joui doucement, le souffle coupé.
Puis, dans le noir, la voix de Juliette : Glaciale. Réveillée.
— Tu pensais à qui ?
Silence. Mon cœur s'est arrêté. Je me figeai, la main encore entre mes cuisses.
— Je t'entendais. Depuis dix minutes. Tu n'étais pas discrète.
Elle s'est retournée, allumé la lumière, s'est redressée, un sourire moqueur sur ses lèvres impeccables.
— Tu te touches, hein ? Petite salope... Tu pensais à mon frère ? Il te plaît ?
Je n'ai rien répondu. J'étais rouge, nue sous le drap, le cœur affolé, les cuisses collantes. Elle m'a regardée longtemps, avant de se recoucher, comme si de rien n'était.
— Tu devrais faire attention. Louis aime les filles dociles. Mais moi, j'aime quand elles résistent un peu.
Elle a soufflé ça à mon oreille, puis s'est recouchée.
— Bonne nuit, Kristina.
Le lendemain matin, j'ai croisé Jérôme dans le couloir. T-shirt, short, odeur de peau chaude. Il m'a dit bonjour en me touchant légèrement l'épaule. Mon ventre s'est noué. J'ai bafouillé un "ça va" et je me suis réfugiée dans la cuisine.
Juliette était là, un café à la main, les yeux posés sur moi comme si elle savait tout. Elle a désigné son frère d'un regard complice, puis a repris sa conversation avec Baptiste comme si rien ne s'était passé.
Ce soir-là, on a dîné tous les quatre dehors, près de la piscine. Une fois les assiettes vides, Juliette a sorti une bouteille vide et l'a posée entre nous.
Juliette était là, un café à la main, les yeux posés sur moi comme si elle savait tout. Elle a désigné son frère d'un regard complice, puis a repris sa conversation avec Baptiste comme si rien ne s'était passé.
Ce soir-là, on a dîné tous les quatre dehors, près de la piscine. Une fois les assiettes vides, Juliette a sorti une bouteille vide et l'a posée entre nous.
— On joue ?
Je savais que ce jeu-là allait déraper. Et j'en avais envie.
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