Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La nuit je mens — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La nuit je mens
Chapitre 1
Nous sommes là pour montrer aux gens que tous leurs rêves peuvent exister, pas pour leurs dicter une façon de penser ou de ressentir
A Bashung
A Bashung
..........................................................................
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour, j'ai fait le mort
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour, j'ai fait le mort
Tu hante ma nuit, je ne pense qu'à toi ma douce diablesse, toi qui a tant enflammé mon passé récent. Les regrets et le doute envahissent le cockpit de mes pensées tels des volutes de fumée opaque et toxique. Je te vois face à moi, tu n'as pour seule tenue, qu'un ensemble de dessous chics de satin noir orné de dentelle rouge pour cacher les endroits les plus secrets de ton intimité. Ta blondeur créé un paradoxe face au vice qui envahit tes iris qui eux me fixent droit dans les yeux comme pour me provoquer. Je sens mes hanches s'agiter et donner quelques à-coups dans les draps. Les paroles d'Alain Bashung et Jean Fauque résonnent toujours dans mes rêves.
À la station balnéaire
Tu t'es pas fait prier
J'étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d'eau
Tu t'es pas fait prier
J'étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d'eau
Puis je te revois, cette fois ta blondeur est dans la lumière du soleil, tu es solaire et lumineuse. Maintenant c'est la candeur qui envahit ton regard !!! Tu es ce coup ci, habillée de cette fameuse robe blanche en lin que je n'ai jamais vu et que je ne verrais jamais, tu portes un bandeau rouge à pois blancs dans les cheveux. Nous sommes sur une colline, devant nous un champs de blé et j'ose enfin t'embrasser. Ton parfum, le goût de tes lèvres, la douceur de ta joue et celle de ton cou, une sensation de bonheur m'envahit, mon esprit revisite une scène déjà vécue. L'arôme estival de cette aventure m'enivre. J'émets un léger râle de plaisir qui me fait sortir de ma rêverie. Mettant ainsi fin à mes cruelles espérances de réalité.
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
La lune s'attarde dans la nuit. Je suis allongé dans mon lit, je m'eveille entre mes draps bien chaud, seul si seul. Oui j'imagine tes courbes sous mes caresses que je mime avec ma main gauche sur mon oreiller. Je prends ce foutu hiver en grippe, si loin de toi. Mon ange je te hais, mais aussi je t'aime tellement toi ma diablesse. Mon imagination prend le relai de mon inconscient Je t'observe, tu additionnes, tu multiplies les baisers et les caresses sur mon torse puis mon ventre. Le velours de tes lèvres humide continue de frôler ma peau. Je frôle délicatement tes épaules du revers de ma main droite, t'entraînant jusqu'à mon sexe que tu viens caresser avec ta langue taquine. Je continue d'entendre cette mélodie lancinante qui me fait tant de peine.
J'ai fait la saison
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T'accaparer seulement t'accaparer
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T'accaparer seulement t'accaparer
Sous la lueur des étoiles, je somnole gentiment revenant dans mes rêveries, tu es de nouveau face à moi dans ta lingerie fine déjà décrite tout à l'heure. Tu commences à te caresser la poitrine face à moi, je vois les doigts de ta main droite pincés tes tétons, pendant que ta main gauche visite l'intérieur de ta culotte. Mon membre est dressé comme un mât devant moi, je l'attrape avec ma main droite pour commencer quelques va-et-vient. J'aime tellement te regarder te faire plaisir, tu te mordille la lèvre inférieure. Tu es tellement belle, des flashbacks apparaissent dans mon inconscient, je vois ton visage dans ce bar à vin, ton regard lors de ce déjeuner printanier au restaurant, puis ton sourire au pied de ce moulin. Mon esprit se perd entre rêves et souvenirs.
Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs
Cette fois tu es nue face à moi, toi ma narcisse tu es à genoux tes fesses reposent sur tes talons, les cuisses bien écartées. Tu te doigte la devant moi. Tes yeux se remplissent de lubricité, j'entends ta voix qui semble si lointaine me dire "vas y jouis mon tendre". Ton index et ton majeur continuent sans vergogne de visiter ton cratère d'amour. Ta mouille semble giclée telle une éruption soudaine de lave. Ton autre main continue de malaxer tes seins, tandis que tes doigts jouent à pincer tes tétons durcis par l'excitation. La voix de Bashung m'entraine un peu plus loin dans mon désir de toi. Ma main, elle, continue de s'acharner sur mon manche, jusqu'à ce qu'une décharge de six mille volts gicle de mon pylône.
D'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
J'ouvre les yeux et oui tu n'es plus là. Oui tu ne seras plus jamais là !!! Tu es repartie dans mes songes, peut être pour toujours !!! Car je ne sais pas si j'aurai un jour l'occasion de te revoir. De regouter à tous ses plaisirs délicieux. Tu étais cette femme qui n'avait pas le regard bleu, mais ton départ me mets les larmes aux yeux .
La nuit je mens
Effrontément
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
Effrontément
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
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Commentaires ()
J'aime ces ambiances douces amères qui, telle une marinade, prennent le goût d'une chanson ou d'un musicien.
Bravo pour ton texte.
D’habitude je viens sur ce site chercher l’excitation, et si possible le plaisir. Ce n’est pas du tout ce que j’ai éprouvé devant ce texte, c’était encore plus fort.
Étant moi même passé par une rupture très difficile fin 2024, je peux facilement me retrouver dans ce récit. Le sentiment de manque, les souvenirs qu’on refuse d’abandonner alors qu’on devrait, les regrets… tout ça a raisonné en moi avec force.
J’ai beaucoup aimé la sincérité de ton texte et les liens forts avec la magnifique chanson de Bashung. Les êtres humains ne sont pas uniquement liés par les bons moments partagés mais aussi par des expériences parallèles, pas toujours agréables mais souvent formatrices, qui font raisonner en nous les mêmes cordes sensibles. Merci de nous le rappeler avec brio.
Merci aussi de m’avoir orienté vers ce texte qui, sans cela, serait certainement passé entre les mailles très larges de mon filet. Ça aurait été bien dommage.
Merci beaucoup, court mais direct
Comme Docsevere, je regrette de ne pas l'avoir lu avant. Il bouleverse.
Par contre, il y a autre chose qui me bouleverse : c'est quand je vois tous ces commentaires sans réponse sous tes textes 😱 ! Quelle tristesse 🥺 !
Je sais que tu ne cherches pas la notoriété, mais quand même... 😞
Merci pour ce compliment élogieux, ça me touche beaucoup venant de ta part ❤️🙏
Pour l'autre partie, je t'avoue que j'ai mis un peu de temps à prendre cette bonne habitude de répondre aux commentaires sur mes récits mais aussi que nombre d'entre eux sont souvent discuté en MP, voilà, voilà !
En aucun cas ma volonté a pu être de faire preuve d'arrogance ou de mépris !
Merci beaucoup pour ce commentaire, je sais que tout passe, oui. Et je suis ravi d.avoir pu te faire découvrir une interprétation de cette sublime chanson...
A l'époque où cette chanson a été écrite Bashung venait de rompre avec la mère de son fils et a écrit en compagnie de Jean Fauque ce texte avec beaucoup d'expressions de la résistance française. Mais la thématique sous-jacente est bien la rupture amoureuse et passionnelle.
Je connais et j'ai tout Bashung*, et je n'avais pas lu les paroles de cette chanson sous cet angle, mais là elles me révèlent quelque chose.
Bashung m'a aidé moi aussi à sortir d'un grand chagrin d'amour. C'étaient d'autres chansons (Lavabo, Figure imposée...)
Je n'ai plus les émotions de ce chagrin, je les ai tellement usées, j'ai fait beaucoup d'efforts pour les user, ça m'a pris des années, en écrivant des poèmes, des textes, des souvenirs... Faut dire que ça fait 39 ans, un bail, et je n'ai jamais regretté, je ne l'ai jamais regrettée.
Mais ton histoire m'a rappelé quelque chose de mon histoire, quand j'enfonçais mon nez dans mes draps pour y retrouver son eau de toilette. Saleté d'eau de toilette, pendant des années la renifler m'a foutu des coups au coeur.
Tu es encore jeune, tu verras ces histoires douloureuses nous construisent peu à peu.
* : en 2009, quelques jours après sa mort je suis passé, un peu par hasard, sur sa tombe avec mes fils. Mais était ce un hasard en fait ?
Merci beaucoup à vous deux