Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le Jardin Capiteux — Chapitre 1 · Texte en prose
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le Jardin Capiteux
Chapitre 1 · Texte en prose
La rosée s'étire sur la peau des feuilles,
Et la terre, humide, exhale son parfum riche et sombre.
Chaque graine frissonne, pressentant l'étreinte du soleil,
Chaque bourgeon, timide, hésite à s'ouvrir au monde.
Et la terre, humide, exhale son parfum riche et sombre.
Chaque graine frissonne, pressentant l'étreinte du soleil,
Chaque bourgeon, timide, hésite à s'ouvrir au monde.
Je marche entre les allées où l'herbe danse sous mes pieds,
Mes doigts effleurent la mousse tendre, légèrement mouillée,
Et le souffle du vent caresse mes bras nus couverts de frissons,
Comme un avant-goût des secrets à venir, chargé de promesses.
Mes doigts effleurent la mousse tendre, légèrement mouillée,
Et le souffle du vent caresse mes bras nus couverts de frissons,
Comme un avant-goût des secrets à venir, chargé de promesses.
Les fleurs palpitent encore d'un sommeil chaud et humide,
Le jasmin et la rose se penchent l'une vers l'autre,
Et je sens, dans le parfum sucré des boutons fermés,
La promesse d'une ivresse prochaine, douce et électrique.
Le jasmin et la rose se penchent l'une vers l'autre,
Et je sens, dans le parfum sucré des boutons fermés,
La promesse d'une ivresse prochaine, douce et électrique.
Les gouttes de pluie d'hier, accrochées aux pétales,
Brillent comme mille petites perles d'anticipation,
Et moi, je souris à l'éveil de ce jardin vivant,
Où tout, déjà, respire et palpite d'un désir latent.
Brillent comme mille petites perles d'anticipation,
Et moi, je souris à l'éveil de ce jardin vivant,
Où tout, déjà, respire et palpite d'un désir latent.
Le sentier s'ouvre un peu, comme une invitation subtile,
Et la lumière se glisse entre les feuilles ouvertes de désir,
Dessine sur ta peau des éclats mouvants, vibrants,
Comme si le soleil lui-même voulait te toucher à ma place.
Et la lumière se glisse entre les feuilles ouvertes de désir,
Dessine sur ta peau des éclats mouvants, vibrants,
Comme si le soleil lui-même voulait te toucher à ma place.
Je m'approche, et l'odeur du chèvrefeuille s'intensifie,
Troublante, capiteuse, presque trop proche du désir humain
Pour qu'on puisse encore prétendre à la coïncidence.
Les plantes savent. Le jardin écoute. L'air parle.
Troublante, capiteuse, presque trop proche du désir humain
Pour qu'on puisse encore prétendre à la coïncidence.
Les plantes savent. Le jardin écoute. L'air parle.
Les branches s'écartent quand tu avances,
Dans un geste naturel, presque serviable,
Comme si la nature reconnaissait, en toi,
Quelque chose qu'elle voudrait voir éclore.
Dans un geste naturel, presque serviable,
Comme si la nature reconnaissait, en toi,
Quelque chose qu'elle voudrait voir éclore.
La serre n'est plus très loin.
Elle se dresse, tiède et translucide,
Emplie de brume chaude et de feuilles charnues,
Un ventre de verre où l'on devine
Le murmure visqueux de la chlorophylle.
Elle se dresse, tiède et translucide,
Emplie de brume chaude et de feuilles charnues,
Un ventre de verre où l'on devine
Le murmure visqueux de la chlorophylle.
On y entre en silence, comme en secret.
La chaleur nous enveloppe immédiatement,
Un souffle lourd qui perle à la naissance du cou,
Qui ralentit la respiration, qui dilate les sens.
La chaleur nous enveloppe immédiatement,
Un souffle lourd qui perle à la naissance du cou,
Qui ralentit la respiration, qui dilate les sens.
Les tomates mûres diffusent leur parfum profond,
Les feuilles épaisses de basilic libèrent, au moindre frôlement,
Une bouffée verte et presque animale.
Je sais ce que le jardin dit, ce qu'il suggère.
Je sais ce qu'il nous pousse à devenir.
Les feuilles épaisses de basilic libèrent, au moindre frôlement,
Une bouffée verte et presque animale.
Je sais ce que le jardin dit, ce qu'il suggère.
Je sais ce qu'il nous pousse à devenir.
Tu t'appuies contre la table de culture,
Et la terre fraîche, encore moite,
Se colle au creux de tes doigts.
Tu souris — de ce genre de sourire qui sait.
Et la terre fraîche, encore moite,
Se colle au creux de tes doigts.
Tu souris — de ce genre de sourire qui sait.
Autour de nous,
Les plantes grimpantes suivent leur lente ascension,
S'enroulant l'une à l'autre
Comme des corps qui se cherchent dans la pénombre.
Les plantes grimpantes suivent leur lente ascension,
S'enroulant l'une à l'autre
Comme des corps qui se cherchent dans la pénombre.
Je passe près de toi, sans te toucher,
Mais la distance est trop mince pour ne pas frissonner.
Le tissu effleure à peine,
C'est une caresse suspendue dans le temps,
Un presque-contact plus brûlant que la peau.
Mais la distance est trop mince pour ne pas frissonner.
Le tissu effleure à peine,
C'est une caresse suspendue dans le temps,
Un presque-contact plus brûlant que la peau.
Je tends la main vers une pêche mûre,
Sa chair tendre se laisse prendre,
Sa peau veloutée retient un instant mes doigts
Avant de céder à cette délicieuse caresse.
Elle s'ouvre, juteuse, parfumée,
Et le nectar glisse sur ma paume,
Trop proche de la chaleur d'un souffle
Pour que je ne m'égare pas.
Sa chair tendre se laisse prendre,
Sa peau veloutée retient un instant mes doigts
Avant de céder à cette délicieuse caresse.
Elle s'ouvre, juteuse, parfumée,
Et le nectar glisse sur ma paume,
Trop proche de la chaleur d'un souffle
Pour que je ne m'égare pas.
Tu observes ce geste —
Et je lis dans ton regard
Une question qui n'en est pas une.
Et je lis dans ton regard
Une question qui n'en est pas une.
Le jardin garde le secret,
Mais il encourage la suite.
Mais il encourage la suite.
La chaleur s'épaissit encore, comme un souffle ancien qui monte du sol,
Une respiration profonde, presque maternelle —
Un murmure de Gaïa qui nous frôle la nuque.
Les ombres se déposent sur ta peau comme un voile de lumière,
Un miroitement doux qui rappelle l'éclat d'Aphrodite au sortir de l'eau,
Lorsque la mer elle-même retenait sa vague pour mieux la contempler.
Une respiration profonde, presque maternelle —
Un murmure de Gaïa qui nous frôle la nuque.
Les ombres se déposent sur ta peau comme un voile de lumière,
Un miroitement doux qui rappelle l'éclat d'Aphrodite au sortir de l'eau,
Lorsque la mer elle-même retenait sa vague pour mieux la contempler.
Je m'avance d'un demi-pas seulement,
Suffisamment pour que ton parfum — mélange de chair chaude et de basilic écrasé —
Vienne me frapper au ventre.
Tu tournes la tête, très légèrement,
Et ce mouvement infime suffit à faire frissonner toute la serre,
Comme si Perséphone en personne venait de glisser un doigt
Entre deux pétales prêts à éclore.
Suffisamment pour que ton parfum — mélange de chair chaude et de basilic écrasé —
Vienne me frapper au ventre.
Tu tournes la tête, très légèrement,
Et ce mouvement infime suffit à faire frissonner toute la serre,
Comme si Perséphone en personne venait de glisser un doigt
Entre deux pétales prêts à éclore.
Une goutte de nectar, encore suspendue à ma paume,
Se détache et tombe dans la terre meuble.
Elle disparaît aussitôt, aspirée par la soif sombre du sol,
Et quelque chose en moi se crispe, se dilate,
Comme si ce simple geste avait réveillé un instinct enfoui —
Un appel profond, fertile, presque animal.
Se détache et tombe dans la terre meuble.
Elle disparaît aussitôt, aspirée par la soif sombre du sol,
Et quelque chose en moi se crispe, se dilate,
Comme si ce simple geste avait réveillé un instinct enfoui —
Un appel profond, fertile, presque animal.
Tu ris doucement,
Un rire si léger qu'il fait vibrer les feuilles du plafond.
— On dirait que même la terre veut te goûter, murmures-tu.
Ton humour a la douceur d'un fruit mordu à pleine bouche.
Mais tes yeux, eux, ont ce sérieux lumineux
Qui ne laisse aucun doute sur ce que tu as vraiment voulu dire.
Un rire si léger qu'il fait vibrer les feuilles du plafond.
— On dirait que même la terre veut te goûter, murmures-tu.
Ton humour a la douceur d'un fruit mordu à pleine bouche.
Mais tes yeux, eux, ont ce sérieux lumineux
Qui ne laisse aucun doute sur ce que tu as vraiment voulu dire.
Je frôle ton épaule en passant derrière toi,
Comme un souffle qui hésite à devenir caresse.
Tu ne bouges pas, mais je sens tout ton corps écouter,
Tendu comme une tige prête à rompre.
Comme un souffle qui hésite à devenir caresse.
Tu ne bouges pas, mais je sens tout ton corps écouter,
Tendu comme une tige prête à rompre.
À côté de nous, une courgette démesurée repose dans son lit de feuilles,
Imposante, insolente, offerte.
Tu l'observes, puis me lances un regard malicieusement équivoque.
Imposante, insolente, offerte.
Tu l'observes, puis me lances un regard malicieusement équivoque.
— Eh bien… celle-là ne manque pas de zèle, souffles-tu.
Ton sourire élargit la lumière autour de toi.
Aphrodite, si elle existait encore, t'envierait cette façon de jouer avec un fruit-légume, pleinement mûr, prêt à être célébré.
Ton sourire élargit la lumière autour de toi.
Aphrodite, si elle existait encore, t'envierait cette façon de jouer avec un fruit-légume, pleinement mûr, prêt à être célébré.
La chaleur de la serre s'épaissit, presque palpable,
Comme si la déesse Mère elle-même soufflait plus fort entre les tiges.
Le parfum des tomates, du basilic et du chèvrefeuille
Se mêle au tien, capiteux et doux,
Et mon souffle se fait plus court, plus attentif à chaque geste.
Comme si la déesse Mère elle-même soufflait plus fort entre les tiges.
Le parfum des tomates, du basilic et du chèvrefeuille
Se mêle au tien, capiteux et doux,
Et mon souffle se fait plus court, plus attentif à chaque geste.
Tu effleures une feuille de menthe, et un frisson traverse l'air,
Comme si la déesse du Printemps elle-même voulait rire de notre impatience.
Les fruits pendent lourds, insolents,
Et je ne peux m'empêcher d'y voir un clin d'œil complice,
Un rappel que la nature elle aussi participe à notre danse.
Comme si la déesse du Printemps elle-même voulait rire de notre impatience.
Les fruits pendent lourds, insolents,
Et je ne peux m'empêcher d'y voir un clin d'œil complice,
Un rappel que la nature elle aussi participe à notre danse.
Je passe derrière toi, un souffle contre ton cou,
Et le contact fait vibrer ta peau comme une corde tendue.
La chaleur de la serre, la lourdeur du parfum des fruits mûrs,
La lumière dorée qui caresse ton dos…
Tout s'unit pour rendre chaque seconde brûlante, sacrée.
Et le contact fait vibrer ta peau comme une corde tendue.
La chaleur de la serre, la lourdeur du parfum des fruits mûrs,
La lumière dorée qui caresse ton dos…
Tout s'unit pour rendre chaque seconde brûlante, sacrée.
Tu ris légèrement, un son qui s'accroche aux feuilles,
Et mes mains trouvent leurs repères,
Suivant les courbes comme si la nature elle-même guidait mes gestes.
Une tomate trop mûre, ronde et insolente,
Glisse entre nos mains dans un clin d'œil complice,
Et je ne peux m'empêcher de sourire à son audace.
Et mes mains trouvent leurs repères,
Suivant les courbes comme si la nature elle-même guidait mes gestes.
Une tomate trop mûre, ronde et insolente,
Glisse entre nos mains dans un clin d'œil complice,
Et je ne peux m'empêcher de sourire à son audace.
Ton souffle s'accélère, et je sens le vertige monter,
Une tension douce mais irrépressible,
Qui s'élève dans nos corps comme la sève dans les tiges.
Le parfum capiteux des fleurs s'intensifie,
Et la chaleur nous enveloppe comme une étreinte anticipée,
Où le monde entier disparaît derrière la brume chaude et verte.
Une tension douce mais irrépressible,
Qui s'élève dans nos corps comme la sève dans les tiges.
Le parfum capiteux des fleurs s'intensifie,
Et la chaleur nous enveloppe comme une étreinte anticipée,
Où le monde entier disparaît derrière la brume chaude et verte.
Le souffle retombe doucement,
Les feuilles frémissent encore sous nos gestes disparus,
Et les fruits, un instant complices, semblent reprendre leur place,
Comme pour dire : « Eh bien, vous voilà rassasiés… ou presque ! »
Les feuilles frémissent encore sous nos gestes disparus,
Et les fruits, un instant complices, semblent reprendre leur place,
Comme pour dire : « Eh bien, vous voilà rassasiés… ou presque ! »
Une courgette trop fière, oubliée sur le sol,
Nous regarde d'un air insolent,
Et je ne peux m'empêcher de murmurer :
— Ne t'inquiète pas, nous ne t'oublierons pas non plus.
Nous regarde d'un air insolent,
Et je ne peux m'empêcher de murmurer :
— Ne t'inquiète pas, nous ne t'oublierons pas non plus.
Les tomates, rouges et rondes, brillent comme des joyaux,
Tandis que le basilic exhale sa dernière bouffée capiteuse,
Comme si le jardin, satisfait, voulait clore le spectacle.
Même le jasmin, capricieux, envoie un dernier parfum
Pour nous rappeler que la nature a le dernier mot
Dans ce jeu où désir, humour et beauté s'entrelacent.
Tandis que le basilic exhale sa dernière bouffée capiteuse,
Comme si le jardin, satisfait, voulait clore le spectacle.
Même le jasmin, capricieux, envoie un dernier parfum
Pour nous rappeler que la nature a le dernier mot
Dans ce jeu où désir, humour et beauté s'entrelacent.
Nous restons un instant silencieux,
La respiration encore haletante, les mains presque liées
Par le fil invisible de ce que nous venons de partager.
Et dans ce calme retrouvé, je souris à la complicité du jardin,
À sa manière bien à lui de rire avec nous,
De célébrer notre passage, notre ivresse capricieuse,
Et de promettre que demain, il sera là, prêt à recommencer.
La respiration encore haletante, les mains presque liées
Par le fil invisible de ce que nous venons de partager.
Et dans ce calme retrouvé, je souris à la complicité du jardin,
À sa manière bien à lui de rire avec nous,
De célébrer notre passage, notre ivresse capricieuse,
Et de promettre que demain, il sera là, prêt à recommencer.
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Commentaires ()
Oh, vous avez le droit d'être exigeante. ^^
Dommage que la retenue qui s'en dégage n'ait pas poussé l'érotisme (que dis-je, le sexe 😋) un peu plus loin.
Je suis gourmande, oui, je sais 🫣.
Je vous remercie pour avoir pris de votre temps pour écrire un message. Les références me sont venues spontanéments suite à l'idée d'inclure Mère Nature. J'aime beaucoup la mythologie grecque.
Merc pour cet instant de poésie.
Félicitations...