Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
… ne peut plus arriver désormais — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
… ne peut plus arriver désormais
Chapitre 1
Présentation
Toi qui me lis ici, par hasard ou par vœu,
Il se peut que tu voies que j'ai - il y a peu -
Publié un récit, appelé « Rien de bon ».
S'il ressemble à ce texte en voici la raison :
En effet par défi (ou bien oisiveté ?)
Une envie m'est venue : celle de "poèter".
Et c'est ainsi que j'ai, derrière mon pupitre,
"Alexandrinisé" chacun des huit chapitres.
Cet art où je débute, tâtonnant avec peine,
Se verra malmené par des rimes moyennes,
Des images forcées, des diérèses poussives,
Et quelques vers bancals sous ma plume abusive.
Si c'est bien le hasard qui t'a mené·e ici
Il me faut t'avertir : je pense que ceci
Te sera peu lisible - ou guère appréciable -
Car « Rien de bon » doit être lu au préalable.
Mais si a contrario, tu as choisi ce texte
Tu ne t'étonneras s'il n'y a pas de sexe.
« Rien de bon » n'a jamais eu cette vocation
De te faire mouiller ou être en érection.
Ainsi donc ce récit, réécrit tout en rime,
N'apporte rien de plus. Honnêtement j'estime
Que tu devrais peut-être passer ton chemin,
Choisir un autre texte et te faire du bien.
Toi qui me lis ici, par hasard ou par vœu,
Il se peut que tu voies que j'ai - il y a peu -
Publié un récit, appelé « Rien de bon ».
S'il ressemble à ce texte en voici la raison :
En effet par défi (ou bien oisiveté ?)
Une envie m'est venue : celle de "poèter".
Et c'est ainsi que j'ai, derrière mon pupitre,
"Alexandrinisé" chacun des huit chapitres.
Cet art où je débute, tâtonnant avec peine,
Se verra malmené par des rimes moyennes,
Des images forcées, des diérèses poussives,
Et quelques vers bancals sous ma plume abusive.
Si c'est bien le hasard qui t'a mené·e ici
Il me faut t'avertir : je pense que ceci
Te sera peu lisible - ou guère appréciable -
Car « Rien de bon » doit être lu au préalable.
Mais si a contrario, tu as choisi ce texte
Tu ne t'étonneras s'il n'y a pas de sexe.
« Rien de bon » n'a jamais eu cette vocation
De te faire mouiller ou être en érection.
Ainsi donc ce récit, réécrit tout en rime,
N'apporte rien de plus. Honnêtement j'estime
Que tu devrais peut-être passer ton chemin,
Choisir un autre texte et te faire du bien.
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- 24 quatrains, soit 96 alexandrins -
- Environ 750 mots - 5 ou 6 minutes de lecture -
Chapitre premier - Le cimetière
La nuit tombait à peine et le froid était là.
Seule face à la tombe elle pleurait tout bas.
Elle avait décidé d'arriver en retard,
Pour ne pas assister aux derniers "Au revoir".
Seule face à la tombe elle pleurait tout bas.
Elle avait décidé d'arriver en retard,
Pour ne pas assister aux derniers "Au revoir".
Ses yeux fixaient la dalle et restaient sans bouger.
Sous la pierre grise, il était allongé ;
Il resterait ainsi jusqu'à la fin des temps,
En laissant sa Moitié se flétrir lentement.
Sous la pierre grise, il était allongé ;
Il resterait ainsi jusqu'à la fin des temps,
En laissant sa Moitié se flétrir lentement.
Entourée de silence, enveloppée de noir,
Tant de larmes coulaient, en entraînant son fard !
En marchant dans l'allée, jonchée de feuilles mortes,
Elle espérait glisser, qu'une chute l'emporte.
Tant de larmes coulaient, en entraînant son fard !
En marchant dans l'allée, jonchée de feuilles mortes,
Elle espérait glisser, qu'une chute l'emporte.
Chapitre II - Elle redoutait
Il lui fallait rentrer, en traversant la ville
Pleine de vie, d'enfants et de gens si tranquilles ;
Retrouver leur maison ou plutôt sa maison,
Mais elle craignait tant d'y perdre la raison.
Pleine de vie, d'enfants et de gens si tranquilles ;
Retrouver leur maison ou plutôt sa maison,
Mais elle craignait tant d'y perdre la raison.
Plus de petits crochets par la boulangerie,
Plus de gentils cadeaux, plus de slow avec lui.
Elle devrait dîner d'un repas solitaire,
Elle devrait dompter sa peine et sa misère.
Plus de gentils cadeaux, plus de slow avec lui.
Elle devrait dîner d'un repas solitaire,
Elle devrait dompter sa peine et sa misère.
Comme elle redoutait de se retrouver là,
Dans leur grande maison au carrelage froid,
De se mettre à pleurer à chaudes larmes pour
Avoir trouvé sa chaussette au fond du tambour !
Dans leur grande maison au carrelage froid,
De se mettre à pleurer à chaudes larmes pour
Avoir trouvé sa chaussette au fond du tambour !
Chapitre III - Seule -
Elle rentra chez eux, ou à présent chez elle,
Privilégiant la marche, parcourant les ruelles,
Évitant de passer à la boulangerie,
Redoutant les contacts, les appels des amis.
Privilégiant la marche, parcourant les ruelles,
Évitant de passer à la boulangerie,
Redoutant les contacts, les appels des amis.
Impossible dès lors, de distinguer ses jours
De ses nuits, ni sa chambre de son grand séjour.
Le clic-clac devint lit, le lit se fit repaire
Où elle sanglota des journées entières.
De ses nuits, ni sa chambre de son grand séjour.
Le clic-clac devint lit, le lit se fit repaire
Où elle sanglota des journées entières.
Un jour pis que les autres, au sortir d'un doux rêve
Où ils faisaient l'amour, faisant bouillir sa sève,
Elle alla à l'armoire et prit un traversin
Pour se jeter sur lui en manque de câlin.
Où ils faisaient l'amour, faisant bouillir sa sève,
Elle alla à l'armoire et prit un traversin
Pour se jeter sur lui en manque de câlin.
Chapitre IV - Mozart -
Cette étreinte fut courte et - mue par un instinct -
Elle alla se mirer dans la salle de bain.
Le spectacle si laid qu'elle eut sous les yeux
L'amena à penser que la mort serait mieux.
Elle alla se mirer dans la salle de bain.
Le spectacle si laid qu'elle eut sous les yeux
L'amena à penser que la mort serait mieux.
L'armoire à pharmacie, digne coffre au trésor,
Pourrait l'aider à lui faire oublier son sort.
Vingt cachets de ceci et trente de cela,
Pour aller le rejoindre en gagnant l'au-delà.
Pourrait l'aider à lui faire oublier son sort.
Vingt cachets de ceci et trente de cela,
Pour aller le rejoindre en gagnant l'au-delà.
Las ! Le petit Mozart, délaissé, sans caresse,
Vint miauler à ses pieds, le regard en détresse.
Réalisant soudain que sa mort condamnait
Leur chaton adoré, elle rejeta l'idée.
Vint miauler à ses pieds, le regard en détresse.
Réalisant soudain que sa mort condamnait
Leur chaton adoré, elle rejeta l'idée.
Chapitre V - Un costume -
Qui a déjà pensé se voir dire un beau jour :
"Il vous faut l'habiller… l'habiller pour toujours." ?
N'est-ce pas sans conteste une phrase assassine
Qui vous sonne à coup sûr, vous fait courber l'échine ?
"Il vous faut l'habiller… l'habiller pour toujours." ?
N'est-ce pas sans conteste une phrase assassine
Qui vous sonne à coup sûr, vous fait courber l'échine ?
Si Nietzsche avait raison (ce qui ne tue rend fort)
Pouvait-on dire d'elle : "Elle est vivante encore" ?
Restait-il en son sein la petite étincelle,
Cette graine larvée pour une vie nouvelle ?
Pouvait-on dire d'elle : "Elle est vivante encore" ?
Restait-il en son sein la petite étincelle,
Cette graine larvée pour une vie nouvelle ?
Parfois elle voyait, le temps d'un songe court,
Celui qui n'était plus, son merveilleux Amour.
Le réveil était dur, sa peine décuplée ;
Sa vie non onirique était affreuse à souhait.
Celui qui n'était plus, son merveilleux Amour.
Le réveil était dur, sa peine décuplée ;
Sa vie non onirique était affreuse à souhait.
Chapitre VI - Il mio rifugio -
Pour une fois Mozart voyagea à l'avant.
C'était là chose rare, et un brin inquiétant.
Il ne se doutait pas, tout entier à son stress,
Que pour l'ultime fois il voyait sa maîtresse.
C'était là chose rare, et un brin inquiétant.
Il ne se doutait pas, tout entier à son stress,
Que pour l'ultime fois il voyait sa maîtresse.
Pour sa part elle savait que c'était un adieu,
Et qu'un autre foyer s'en occuperait mieux.
Au refuge, un bonhomme à mine accusatrice
Lui désigna la porte de la directrice.
Et qu'un autre foyer s'en occuperait mieux.
Au refuge, un bonhomme à mine accusatrice
Lui désigna la porte de la directrice.
Des questions, une enquête et pourquoi l'abandon ?
Un mensonge éhonté pour noyer le poisson.
À l'heure de l'adieu, le cœur serré si fort,
Elle se leva vite et prit le corridor.
Un mensonge éhonté pour noyer le poisson.
À l'heure de l'adieu, le cœur serré si fort,
Elle se leva vite et prit le corridor.
Chapitre VII - Comme moi -
Les jours furent bien longs, les heures s'étirèrent.
Poubelle, table basse et évier débordèrent.
Les plantes se flétrirent ; un air nauséabond
Fuyait de la cuisine, empestant le salon.
Poubelle, table basse et évier débordèrent.
Les plantes se flétrirent ; un air nauséabond
Fuyait de la cuisine, empestant le salon.
Plus le temps s'écoulait, plus elle s'écroulait,
Niant son appétit, elle s'amaigrissait.
La maison se mourait, suivant son agonie,
Toute vie s'en allait, sa mort avait tout pris.
Niant son appétit, elle s'amaigrissait.
La maison se mourait, suivant son agonie,
Toute vie s'en allait, sa mort avait tout pris.
Accablée, décharnée, affaiblie, dégoûtante,
La conscience embrumée, elle était hésitante :
Fallait-il se dresser et remonter la pente
Ou se laisser sombrer et jouer les absentes ?
La conscience embrumée, elle était hésitante :
Fallait-il se dresser et remonter la pente
Ou se laisser sombrer et jouer les absentes ?
Dernier chapitre - Demain -
Passèrent quelques jours, sans envie et sans but,
Lorsque de bon matin elle fit une chute :
Ne pouvant la porter, ses pieds se dérobèrent ;
Elle tomba d'un coup, visage contre terre.
Lorsque de bon matin elle fit une chute :
Ne pouvant la porter, ses pieds se dérobèrent ;
Elle tomba d'un coup, visage contre terre.
Elle se vit de haut, flottant près du plafond,
Étalée sur le sol, vraie poupée de chiffon
Aux vêtements si sales et aux cheveux si gras !
Elle réalisa qu'il n'approuverait pas.
Étalée sur le sol, vraie poupée de chiffon
Aux vêtements si sales et aux cheveux si gras !
Elle réalisa qu'il n'approuverait pas.
Se faisant violence, elle se redressa
Pour aller boire un peu. Puis elle s'en alla
Se doucher sans quitter ses habits encrassés :
Elle avait décidé d'arrêter de pleurer.
Pour aller boire un peu. Puis elle s'en alla
Se doucher sans quitter ses habits encrassés :
Elle avait décidé d'arrêter de pleurer.
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Commentaires ()
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Ce n'est pas un "vrai" poème, dans la mesure où ce texte ne joue pas réellement avec les sonorités ou les images, les métaphores. Pas d'envolée lyrique, pas de comparaison ni d'allégorie. Il se contente, je pense, d'être "technique" : des alexandrins, des hémistiches, des rimes... mais y a-t-il un peu d'onirisme derrière ? Je ne sais pas bien. Mais bon, c'est toujours délicat de juger sa propre œuvre.
Mon but ici était plutôt de m'imposer un exercice d'écriture sous contrainte : reprendre chaque chapitre et les découper en trois strophes de quatre alexandrins chacun. J'ai réussi le défi (je n'avais aucune idée si j'y arriverais ou non) côté technique, donc. Mais le fait que vous ayez "moins accroché" n'est pas à mettre, à mon sens, sur votre trop petite expérience en matière de poésie - selon vos dires - mais bien au fait que ce poème a plus été composé comme un défi personnel que pour faire vibrer le.la lecteur.rice.
moins troublé qu a la lecture des deux autres textes "rien de bon"et"baiser d'eternité"
je n'ai que très peu l'occasion de lire des poêmes .c'est surement cela qui a fait que j'ai un peu moins "accrocher"
néanmoins très joli texte.
je reviendrais le lire de nouveau dans quelques jours...pour voir si la magie opère
merci pour cet agréable moment de "leçon de mots"