un examen du permis de conduire particulier
Chapitre 2 · Envie de revoir Michel
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Couverture de un examen du permis de conduire particulier, par draghixa
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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un examen du permis de conduire particulier — Chapitre 2 · Envie de revoir Michel

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un examen du permis de conduire particulier

Chapitre 2 · Envie de revoir Michel

Lorsque j'ai annoncé à mon entourage - famille et amis - que j'avais enfin eu mon permis, c'est à peine si l'on m'a crue. Ça fait toujours plaisir ! Mais puis-je vraiment leur en vouloir, après tout, il m'a bien fallu quatre tentatives pour obtenir ce putain de Graal. La palme du plus sceptique revient à mon frère qui pensait que je ne l'aurai jamais. Il m'a d'ailleurs demandé sur un ton à peine ironique si j'avais couché avec l'examinateur pour l'obtenir, je crois bien que j'ai failli m'étrangler. Si seulement il savait. Je suis aussi passée à mon auto-école pour remercier de vive voix Bernard, mon moniteur, pour son incroyable patience, c'était bien la seule personne au monde à avoir cru en moi. Lorsqu'il m'a demandé avec qui j'avais passé l'examen, il n'a pu s'empêcher d'esquisser un petit sourire en lâchant un “je vois” des plus explicites quand je lui ai répondu Michel. A croire que la méthode Michel est connue dans le milieu.
Mon silence gêné et mes joues rouges de honte n'ont pas manqué de me trahir, je crois que je ne me suis jamais sentie aussi mal à l'aise.
Ce bon vieux Michel, cela fait maintenant trois semaines que j'ai obtenu mon permis, et pourtant, je ne cesse de penser à lui. Je pensais qu'avec le temps, je finirai par l'oublier, mais les images de cet examen très particulier me reviennent sans cesse en tête. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis masturbée en repensant à ce parking désaffecté, son regard lubrique qui me déshabille, ses mains pelotant mes seins avec poigne, ou encore son épaisse queue pourfendant ma bouche. Mais comment un boomer aussi ringard a-t-il pu me rendre aussi dingue de lui ? La théorie des contraires qui s'attirent ? Peu importe, la vérité, c'est que je crève d'envie de le revoir. C'est finalement en manipulant une énième fois sa carte de visite que je garde depuis dans mon sac à main, que je finis par craquer et me décide à l'appeler avec la boule au ventre.
— Bonjour Michel. C'est Léa, vous allez bien ?
— Très bien merci, on se connaît ?
— Euh oui quand même, vous vous souvenez, vous m'avez fait passer l'examen y a trois semaines.
— Oula, je vois tellement de candidats, je me rappelle pas toujours.
Son amnésie me prend de court, surprise que mon prénom et ma voix ne lui rappellent pas ce moment spécial qu'on a passé ensemble. Je tente de lui rafraîchir la mémoire.
— Oh, euh, comment vous dire, mon examen a été un peu particulier, on s'était garé sur le parking d'une usine désaffectée pour... je bafouille, incapable de poser les mots.
— Oui, ça me revient, la petite brune, sacré coup de reins que t'as, j'en ai encore mal à la queue.
Son ton soudainement vulgaire et familier ne me surprend pas, c'est du Michel pur jus. En revanche, qu'il me confonde avec une autre est difficile à avaler. Je suis vexée, mais j'encaisse le coup en silence, jusqu'à ce qu'il me relance sur un ton excessivement pervers.
— Allo t'es toujours là, t'as envie de remettre ça ? C'est quand tu veux ma jolie, en tout cas, moi je suis ultra-chaud.
— Désolée de vous décevoir, mais je crois que vous m'avez confondue avec quelqu'un d'autre, moi c'est la blonde qui vous a sucé juste avant ! je lui réponds, passablement agacée.
— Mais oui, j'y suis, la blonde avec des gros nibards, c'est ça, pardon, je suis vraiment désolé !
— C'est pas grave (mon ton est ironique à souhait)
— Bon alors ça te dit, je peux te la mettre ailleurs si tu veux, tiens t'as qu'à venir demain au point de rencontre pour les examens à 14h, j'ai un peu de temps.
— Tu peux toujours rêver. Connard !!!
Je raccroche sèchement, je suis furieuse et déçue de n'être considérée que comme un bouche-trou, juste bonne à assouvir les pulsions sexuelles d'un pervers. Échaudée, je passe la journée à ruminer ma colère, une colère contre moi-même, car si je refuse de me l'avouer, au fond de moi, je suis toujours animée d'une irrépressible envie de le revoir. Comme si son emprise teintée d'humiliation et de soumission ne faisait que renforcer le désir brutal de le satisfaire.
Bien que la petite voix de la fierté a tenté toute la nuit de me convaincre de ne pas y aller, j'ai trop de papillons dans le ventre pour décliner l'invitation, mais pas question de le laisser agir à sa guise, je compte bien dicter ma loi et lui en mettre plein la vue. Ça commence par une tenue ultra-sexy, je dois dire que Coralie, la petite brune, avait mis la barre très haut, sauf que mon dressing est plutôt pauvre en la matière, qu'à cela ne tienne, je décide de faire un saut à la friperie bon marché du coin pour y remédier. Les essayages s'enchaînent à un rythme démentiel, les conseils avisés de la vendeuse sont les bienvenus, je crois qu'elle a parfaitement cerné le genre de rendez-vous galant auquel je compte me rendre. Au bout d'une heure, je ressors avec un top drapé à décolleté ultra-plongeant et une minijupe en jean plus courte, tu meurs. Pour le reste, une paire de bas noir et mes escarpins rouges haut perchés qui dorment au fond du placard feront l'affaire.
Il ne me reste plus qu'une heure avant le rendez-vous, je me dépêche de rentrer pour me changer et me refaire une petite beauté. Je fais un dernier check devant le miroir avant de filer. Waouh, la petite bombe, la dernière fois que je suis sortie si sexy, c'était pour la soirée d'intégration. J'ai tellement forcé sur le maquillage que j'ai carrément l'impression de voir une inconnue dans le miroir.
Pas une minute à perdre, il est temps de filer, mais marcher avec ces escarpins aux talons aussi vertigineux que mon décolleté est un véritable supplice, j'ai l'impression que je vais me fouler la cheville à chaque pas ! Dès les premiers mètres dans la rue pour rejoindre ma petite voiture d'occasion, je ressens aussitôt une atmosphère étrange, une atmosphère provoquée par mon look plus que tape à l'œil. A mon passage, les têtes se retournent, pour l'essentiel masculines, je suis littéralement mitraillée de regards lubriques, quelques sifflements retentissent et des adjectifs vulgaires parviennent jusqu'à mes oreilles. Pas de doute, je plais et j'excite tous ces messieurs. Bien sûr, c'est flatteur, mais j'ai rapidement le sentiment désagréable de n'être qu'une bête de foire et d'être perçue comme une pute et une salope. Je hâte le pas pour me réfugier dans ma voiture et retrouver un semblant de tranquillité.
Ouf, je peux enfin souffler, mais après quelques secondes, une chaleur incandescente monte en moi et embrase mon corps tout entier, je me mets soudainement à rire toute seule. Je réalise que cette pseudo exhibition au milieu d'une meute d'hommes en rut, m'émoustille follement, j'ai hâte de retrouver Michel.
Je me gare sur le parking, à une bonne vingtaine de mètres du lieu de rendez-vous, prête à m'éclipser discrètement en cas de mauvaise surprise. Il est 14h05, pas de Michel, mais une jeune femme accompagnée d'un monsieur d'une quarantaine d'années. Attendraient-ils aussi Michel ? Allez savoir pourquoi, je ne serais même pas étonnée qu'il puisse me fixer un rendez-vous en même temps qu'un examen. Après cinq minutes, Michel arrive enfin et se gare devant l'homme et la jeune femme, il sort de sa voiture et salue chaleureusement l'homme, visiblement ils se connaissent. Il salue ensuite la jeune femme à sa façon : collant à souhait et le regard envahissant. J'en serais presque jalouse, la demoiselle doit avoir à peu près mon âge, une rouquine, un peu ronde et plutôt mignonne, sa petite robe d'été moulante semble ravir l'ami Michel. Michel finit par m'apercevoir, son sourire s'illumine aussitôt, il me fait signe de le rejoindre. Je m'exécute tout en me demandant ce qu'il peut bien magouiller.
À peine les ai-je rejoints qu'il m'attrape par la taille et m'enlace chaleureusement, puis m'embrasse par surprise sur la bouche avec ses lèvres baveuses. Celle-là, je ne m'y attendais pas, mais je ne bronche pas.
— Pétard, t'es bigrement délicieuse ma jolie !
— Merci, c'est gentil.
— Les amis, je vous présente Léa, ma nièce, Léa voici Tara qui va passer son examen et Alain son moniteur.
Nous nous saluons courtoisement avant que Michel ne poursuive sur sa lancée.
— Léa voudrait se joindre à nous pour voir comment se déroule un examen, si vous êtes d'accord bien sûr, la petite passe le sien bientôt.
— Pas de soucis, ça sera avec plaisir réplique Alain tout sourire.
Alain et Tara semblent gober son mensonge, plus c'est gros, plus ça passe. Tandis que la discussion se poursuit, les deux hommes ne se gênent pas pour nous ausculter Tara et moi de la tête aux pieds. Leur complicité crève les yeux, en témoignent leurs échanges de sourires coquins. Tara se montre discrète et regarde ses pieds, timidité ou stress ? Sûrement un peu des deux.
Michel nous invite Tara et moi à monter dans la voiture, tandis qu'il continue à discuter sur le trottoir avec Alain. Les deux compères rient allègrement et s'échangent des coups d'épaules, tout en jetant régulièrement des regards pour le moins lubrique tantôt sur Tara, tantôt sur moi. Nous sommes de toute évidence leur principal sujet de conversation, je ne serais pas étonnée que Michel se vante de notre relation. Une petite voix dans ma tête me martèle de prendre mes jambes à mon cou avant que ce piège malsain ne se referme sur moi, et pourtant je n'en fais rien, restant tranquillement assise à l'arrière du véhicule. La vérité, c'est que je brûle d'impatience de découvrir le sort qu'il me réserve, animée et excitée par le désir masochiste d'être son esclave sexuelle, quitte à fouler mon amour-propre.
Tara est toujours aussi silencieuse, dès que mon regard croise le sien dans le rétroviseur, elle l'esquive aussitôt. J'engage une discussion des plus banales pour en apprendre un peu plus sur elle. Mais très vite, des questions indiscrètes me brûlent les lèvres.
— Alors confiante ?
— Oui, Alain m'a dit que ça devrait bien se passer avec Michel.
— Tu m'étonnes, il t'as vendu quoi ton moniteur ?
— Rien de spécial, juste de faire ce qu'il fallait.
— Ah oui et tu es prête à faire quoi exactement ?
Cette fois-ci, elle me défie à travers le rétroviseur en me tenant tête, à travers son regard, je comprends qu'elle est prête à tout comme je l'ai été. Après un long silence, Tara abat finalement ses cartes.
— Je suis prête à tout, même à m'offrir à Michel, pas question que je rate le permis une troisième fois !
— Oh, je vois, t'inquiète pas, ça va bien se passer, Michel sait y faire.
— Oui, je sais, Alain m'a déjà expliqué, c'est moi ou j'ai l'impression que tu es déjà passé par là ?
Je la fixe intensément du regard et me lèche les lèvres avec sensualité, elle sourit, je crois qu'elle a compris le message. C'est alors que Michel et Alain s'installent à leur tour dans la voiture, mettant de facto fin à notre discussion.
Alain s'assied à côté de moi, avec une joie particulièrement démonstrative, en témoigne son sourire niais qui déforme son visage d'une oreille à l'autre. Cela m'agace au plus haut point, mais je lui souris hypocritement tout en me demandant ce que Michel a bien pu lui vendre. Il a beau être un peu plus jeune que Michel, son style d'ado attardé un peu rondouillard n'est pas franchement ma tasse de thé. Il commence à me faire la discussion, me donnant des conseils pour l'examen. J'ai envie d'éclater de rire, je me doute bien qu'il est déjà au courant de tout. Je me contente d'acquiescer poliment de la tête tout en surveillant Michel du coin de l'œil. Michel, lui, a déjà commencé son numéro parfaitement rodé, comme il avait déjà fait avec moi. Tourné vers Tara, la main cramponnée à l'appui-tête de la demoiselle et le nez déjà dans son décolleté. Il n'oublie pas de me lancer un regard évocateur par-dessus l'épaule de Tara, sans doute pour titiller ma jalousie.
Le pire, c'est que ça marche, c'est une véritable tempête dans mon crâne... et dans ma culotte, je meurs d'envie d'être à la place de Tara, au lieu de ça, je me retrouve avec une espèce de guimauve à mes côtés. Qu'à cela ne tienne, puisqu'il m'a refourgué son pote dans les pattes, autant en jouer pour le provoquer.
Alain ne me fait pas rêver, mais je n'ai pas besoin d'être stimulée pour jouer la femme fatale. Je commence en douceur, en croisant et décroisant les jambes avec sensualité, puis caresse mes cuisses tout en remontant petit à petit ma jupe jusqu'à dévoiler le haut de mes bas. Je lui lance régulièrement des sourires mielleux et des regards de biche, pour la faire courte, je l'allume comme une petite salope. Mon entreprise de séduction marche au-delà de mes espérances, Alain est perturbé et ne sort plus un mot, c'est à peine s'il ose me regarder. Il se frotte nerveusement les mains, tandis que sa carotide a doublé de volume. L'épreuve du tête-à-tête avec une fille semble lui avoir fait perdre tous ses moyens.
J'échange régulièrement des regards avec Michel à travers son rétroviseur pour jauger sa réaction. Lui non plus ne perd pas de temps, suivant son scénario à la lettre, sa main commence à flirter avec celle de Tara ; fichue boîte de vitesse ! Le duel à distance est lancé, c'est à celui qui dévorera le premier sa proie. Je décide de passer à la vitesse supérieure et pose ma main sur la banquette entre Alain et moi. Centimètre après centimètre, je me rapproche de sa cuisse, jusqu'à frôler son pantalon du bout des doigts. Je le touche à peine, mais le pauvre est déjà dans tous ses états, mutique et crispé au possible, il fixe le paysage qui défile comme pour échapper à mon emprise. Plus il se referme et plus j'ose, je frotte son pantalon de façon un peu plus appuyée, puis pose carrément ma main sur sa cuisse, il sursaute et fixe ma main, le regard plein de doutes et d'appréhension. On va bien voir ce que l'ami Alain a dans le pantalon.
Je caresse lentement sa cuisse de haut en bas, tout en glissant vers son entrejambe en me rapprochant de plus en plus de son sexe. Son visage a viré au rouge écarlate, il sue à grosse goutte, serait-ce cette bosse qui prend de l'ampleur dans son pantalon qui le mettrait mal à l'aise ? Bien décidé à ne pas le laisser respirer, je m'en empare aussitôt, la caresse et la malaxe avec précaution. Alain se tend encore plus, il gesticule dans tous les sens et s'accroche à la poignée de la portière pour tenter de résister à mes assauts. Visiblement excité par le spectacle, Michel ne quitte plus son rétro des yeux et ne cesse de lécher sa lèvre inférieure. Tara, elle ne se rend compte de rien, elle est bien trop concentrée sur sa conduite. Et pourquoi pas taquiner Michel, en offrant à Alain ce que je lui avais refusé : ma chatte.
J'écarte les cuisses, puis attrape la main d'Alain qui est bien incapable de me résister, je la glisse sous ma jupe, puis la pose sur ma petite culotte. C'est la première fois que je joue les dominatrices avec un homme et je dois dire que le sentir si fébrile provoque en moi une excitation. J'ai la culotte trempée, Alain s'en rend vite compte, son attitude change alors radicalement, comme si de découvrir que je suis aussi excitée que lui le libérait enfin. Se montrant soudainement bien plus actif, ses doigts frottent et s'enfoncent vigoureusement dans les plis de ma culotte. Son regard s'invite pour la première fois dans mon décolleté.
Si je pensais piquer la jalousie de Michel, c'est réussi, il souffle, lève les yeux au ciel et parle sèchement à Tara, sans doute gagné par la frustration de ne pas participer et de ne même pas pouvoir assister au spectacle, car je suis assise derrière lui et mon entrejambe échappe au rectangle de son rétroviseur. Il tente bien de se retourner, sans succès, gêné par son imposante carrure et la ceinture qui le compresse. Son agitation réveille la curiosité de Tara qui se retourne pour voir ce qui peut bien tant le perturber. Elle n'allait pas être déçue en découvrant son moniteur la main entre mes cuisses. Frappée de stupeur, son visage se fige quelques secondes, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte, des secondes qui se révèlent hélas fatales pour elle. Michel est obligé de piler, sans quoi c'était le carton assuré pour refus de priorité à droite.
Ce freinage brutal et soudain semble avoir refroidi tout le monde, Tara est pétrifiée, Alain retire sa main et reprend tranquillement sa place, tandis que je réajuste ma jupe. Michel observe longuement Tara avec le regard aiguisé d'un vautour, l'occasion est trop belle pour ne pas tirer profit de cette erreur.
— Eh bien ma jolie, on se laisse distraire, on veut pas le permis ?
Le regard larmoyant et la voix pleine de trémolos, elle se met à supplier Michel. Pendant un instant, j'ai bien cru à la détresse d'une fille apeurée. Du moins jusqu'à ce que l'air de rien, elle ne pose une main sur la cuisse de Michel tout en me lançant un rapide coup d'œil comme pour me demander si c'était comme ça qu'il fallait s'y prendre. J'acquiesce de la tête, un peu surprise, mais surtout épatée par son cran, la garce cachait bien son jeu.
— Pardon Michel, je suis vraiment désolée, qu'est-ce que je peux faire pour me rattraper ? le questionne-t-elle le regard chargé d'intentions coquines.
La perche est grossière, mais Michel ne se prive pas de la saisir, il fait mine de réfléchir tout en se grattant la barbe et en dévorant Tara du regard.
— A toi de me le dire ma jolie.
Elle me regarde à nouveau, ou plutôt fixe mes cuisses qui se sont ouvertes pour Alain, pour elle tout est clair, c'est ça que veut Michel. Arborant un sourire de garce, elle remonte sa robe puis écarte les jambes. Le visage de Michel s'illumine instantanément, il pose une main sur sa cuisse et la caresse. Alain lui emboîte aussitôt le pas, bien trop pressé de tripoter à nouveau mon vagin.
— Allez, roule ma jolie, tu prendras à droite à la prochaine intersection, lui indique Michel qui continue de caresser sa cuisse.
La route m'est familière, c'est celle qui mène à l'usine désaffectée, la même où j'avais dû faire étalage de mes talents de pompeuse.
Toujours collé à moi, Alain déserte mes cuisses pour plonger sa main dans mon décolleté et palper mes seins sans même me demander la permission, j'ai l'impression d'être réduite à un objet sexuel à palper, au point que je me demande s'il ne découvrirait pas l'anatomie féminine. Dire qu'il y a moins de cinq minutes, il avait peur de moi.
Michel, lui, a toujours la main entre les cuisses de Tara, il se retourne pour parler à Alain
— Alors je t'avais pas dit qu'elle avait des gros nibards celle-là? s'exclame-t-il en me lançant un regard salace.
— Ouais c'est clair, j'y mettrai bien ma queue.
— T'as raison, je suis sûr qu'elle adore ça en plus, on va se poser dans un coin tranquille, c'est pas pratique dans la bagnole.
Je crois rêver, c'est quand même dingue ces mecs qui parlent de vous comme si vous n'étiez pas là en vous réduisant à votre sexualité, du machisme à l'état pur, pour vous humilier et vous rabaisser. Le hic, c'est que je crois bien que j'adore !
Toujours aussi possédé, Alain tire sur mon décolleté pour y plonger son visage et suce mes seins comme un mort de faim. Alors que je caresse sa bosse, il s'empresse de défaire sa braguette pour glisser son sexe entre mes doigts.
— Hey branle-moi tout doux ma belle, va pas me faire cracher sur mon futal.
C'est dingue, voilà qu'il me donne des ordres maintenant, j'obtempère, je l'avoue, j'adore, devenir son esclave sexuelle me grise.
Nous arrivons au fameux parking, Michel s'est montré étonnamment raisonnable, sûrement pour ne pas perturber la conduite de Tara, j'imagine surtout qu'il se réserve pour la suite à venir.
— Terminus, tout le monde descend, s'écrie-t-il, en sortant le premier de la voiture.
Tara lui emboîte le pas, au contraire d'Alain que je dois repousser tant il est accroché avec un appétit glouton à ma poitrine.
— Allez, suivez-moi, ordonne Michel.
— Tu nous emmènes où Michel ? interroge Alain tout souriant.
— Un endroit un peu plus spacieux et cosy qu'une voiture, tu pourras faire ta branlette espagnole.
— Génial, je vois que tu penses à tout !
Alain jubile et ricane à gorge déployée tout en me lançant des regards pervers, il se colle à moi et pose ma main sur son sexe qu'il n'a même pas pris la peine de ranger. Je le branle tout en marchant, tandis qu'il me pelote les fesses, je crois qu'il a décidé de ne plus me lâcher. Tara nous précède, elle suit Michel qui se dirige vers les quais de l'usine désaffectée, elle semble hésitante et se retourne régulièrement pour me lancer de sourires timides accompagnés de regards inquiets. Michel pénètre à l'intérieur du bâtiment en passant sous l'un des rideaux métalliques à moitié baissé. Tara s'arrête et me regarde à nouveau, je comprends qu'elle n'ira pas toute seule, mais qu'elle est prête à me suivre. Tandis qu'Alain a remonté ma jupe pour glisser sa main entre mes fesses et que sa langue n'en finit plus de baver dans mon cou, je fixe ce trou noir dans lequel Michel a disparu, j'hésite, tiraillée entre mes craintes et mes pulsions sexuelles plus fortes que jamais.
— Alors vous venez oui ou non ? hurle Michel depuis l'intérieur du bâtiment.
Je sursaute, j'ai la gorge nouée, je souris une dernière fois à Tara avant de me défaire d'Alain et de la prendre par la main. Je l'emmène avec moi dans ce trou noir. Je la sens trembler, tout comme je sens mon cœur prêt à jaillir de ma poitrine...
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