Le collègue et moi
Chapitre 1 · À deux centimètres du pire
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le collègue et moi — Chapitre 1 · À deux centimètres du pire

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Steflolo
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Le collègue et moi

Chapitre 1 · À deux centimètres du pire

Je poussai la lourde porte de service du Paradise Lounge à 21 h 45 précises, le cœur cognant déjà comme un tambour dans ma poitrine. L’air était épais, chargé d’une odeur familière que je connaissais bien : fumée froide de cigarette électronique, alcool sucré qui collait au sol, sueur mêlée à des parfums bon marché et cette note électrique de la nuit qui commence à peine. La musique pulsait à travers les murs noirs, les basses faisant vibrer le sol sous mes talons hauts. Même avant d’entrer vraiment dans la salle, je sentais déjà le rythme s’infiltrer sous ma peau.
J’avais enfilé la tenue obligatoire de la maison : un short noir ultra-court qui me rentrait légèrement entre les fesses à chaque pas, un bustier noir et argent qui compressait ma poitrine de façon presque indécente, laissant mon ventre nu et lisse, et des talons aiguilles de douze centimètres qui me faisaient déjà mal aux pieds. Mes cheveux étaient attachés en une queue-de-cheval haute et serrée, dégageant ma nuque et mes épaules. Je me sentais exposée, vulnérable... et étrangement excitée par cette sensation.
À peine avais-je fait trois pas dans le couloir étroit menant à la salle principale qu’une voix rauque, grave, presque caressante, s’éleva derrière moi :
— Nouvelle ?
Je me retournai lentement, essayant de paraître assurée malgré la boule qui se formait dans mon ventre. Et là, je l’ai vu pour la première fois.
Marc.
Il était grand, vraiment grand. Un bon mètre quatre-vingt-dix, avec des épaules larges et puissantes qui remplissaient parfaitement sa chemise noire ouverte sur deux boutons. On devinait un torse musclé, légèrement tatoué sur les avant-bras qu’il avait croisés sur sa poitrine. Ses cheveux bruns étaient en bataille, comme s’il venait de passer la main dedans après une longue journée, et sa mâchoire carrée donnait à son visage un air à la fois dur et terriblement séduisant. Ses yeux sombres m’ont balayée de haut en bas sans aucune discrétion : ils se sont attardés sur le bustier qui moulait mes seins, sur le short qui dévoilait la longueur de mes jambes, sur la cambrure que mes talons accentuaient.
— Anna, répondis-je en essayant de garder une voix calme et professionnelle. Je commence ce soir au bar.
Un demi-sourire étira lentement ses lèvres. Il s’approcha d’un pas, réduisant encore la distance entre nous. Son odeur m’envahit aussitôt : un mélange de bois de cèdre, d’alcool légèrement sucré et de quelque chose de plus animal, de plus masculin, qui fit naître une chaleur traîtresse au creux de mon ventre.
— Marc, dit-il simplement. Responsable de salle et barman principal. C’est moi qui vais te former ce soir.
Son regard descendit à nouveau sur moi, plus lentement cette fois, comme s’il prenait le temps de mémoriser chaque courbe. Je sentis mes tétons durcir imperceptiblement sous le tissu fin du bustier. Mauvais signe. Très mauvais signe pour un premier soir.
— Ils t’ont pas loupée avec le dress code, murmura-t-il avec un petit rire grave qui résonna directement entre mes cuisses. T’es sûre que tu vas tenir huit heures là-dedans ? Ce short est... intéressant.
Je haussai les épaules, feignant une indifférence que je ne ressentais pas du tout. Mes cuisses se serrèrent légèrement l’une contre l’autre.
— Je tiendrai. Ce n’est pas mon premier job en club. J’ai l’habitude.
Il sourit encore, mais cette fois le sourire était plus carnassier, plus dangereux.
— Parfait. Suis-moi, je vais te montrer le poste.
Il me guida à travers la salle encore calme. Les lumières stroboscopiques balayaient lentement les banquettes en velours rouge profond, la piste de danse vide qui attendait la foule, et le long bar en zinc brillant sous les spots roses et bleus. Derrière le bar, des centaines de bouteilles scintillaient comme des bijoux. Marc m’expliqua rapidement le fonctionnement : les tireuses à bière, le système de caisse tactile, les cocktails les plus commandés – mojitos, sex on the beach, shots de tequila –, où trouver la glace, comment gérer les clients trop insistants.
Mais j’avais du mal à me concentrer sur ses paroles. Chaque fois qu’il se penchait pour attraper une bouteille ou me montrer un bouton sur la caisse, son torse frôlait mon épaule nue. Chaque fois qu’il tendait le bras au-dessus de moi, son corps se retrouvait dangereusement proche. Je sentais la chaleur qui émanait de lui, la fermeté de ses muscles. Et son regard... il revenait sans cesse sur moi, lourd, insistant, presque possessif.
À 23 h 30, le club commença vraiment à s’animer. La musique monta en intensité, les basses devinrent plus profondes, plus sensuelles. Les premiers groupes arrivèrent : des filles en robes moulantes, des mecs en chemise ouverte, des couples qui se collaient déjà sur la piste. Je me mis à courir d’un bout à l’autre du bar, servant des verres, préparant des cocktails, essuyant le zinc qui devenait rapidement trempé d’alcool et de condensation.
La chaleur montait vite. Des gouttes de sueur glissaient lentement entre mes seins, le long de ma colonne vertébrale, et venaient se perdre sous l’élastique de mon short. Le bustier me comprimait, rendant chaque respiration un peu plus haletante. Marc travaillait juste à côté de moi, efficace, précis, sexy sans effort. Quand il secouait un shaker au-dessus de sa tête, les muscles de ses bras roulaient sous la chemise noire, faisant ressortir ses veines. Quand il se penchait pour remplir le bac à glace, son pantalon moulait parfaitement ses fesses fermes et ses cuisses puissantes. Je ne pouvais pas m’empêcher de jeter des regards en coin.
À un moment précis, alors que je me hissais sur la pointe des pieds pour attraper une bouteille de vodka sur l’étagère du haut, je le sentis se placer juste derrière moi. Son torse chaud et solide se colla contre mon dos nu. La sensation fut immédiate : un frisson électrique qui descendit jusqu’au creux de mes reins. Ses lèvres s’approchèrent de mon oreille, si près que je sentis son souffle chaud caresser ma peau.
— Fais attention, Anna... murmura-t-il d’une voix basse, rauque, qui couvrait à peine le bruit de la musique. Si tu te penches encore comme ça, tout le monde va voir exactement ce que tu caches sous ce petit short.
Mon cœur fit un bond violent dans ma poitrine. Une onde de chaleur pure, presque liquide, descendit directement entre mes jambes. Je sentis mon sexe se contracter, devenir humide en une seconde.
Je tournai légèrement la tête. Nos visages étaient à quelques centimètres seulement. Je pouvais voir les reflets dorés dans ses yeux sombres, sentir l’odeur de sa peau.
— Et si je m’en fichais ? répondis-je, la voix un peu plus rauque et essoufflée que je ne l’aurais voulu.
Je sentis son sourire contre mon oreille, lent et dangereux. Puis, pendant deux ou trois secondes interminables, son bassin se pressa contre mes fesses. Juste une pression légère, presque « accidentelle », mais suffisante pour que je sente nettement la bosse dure et épaisse qui tendait son pantalon noir. Mon souffle se coupa net. Mes tétons pointèrent douloureusement sous le bustier. Entre mes cuisses, la moiteur s’intensifia, rendant le tissu de mon short encore plus inconfortable.
Il s’écarta ensuite comme si de rien n’était, se tournant pour servir un client qui venait de s’accouder au bar. Mais le mal était fait. Je restai figée un instant, les joues brûlantes, le pouls battant dans mes tempes et entre mes jambes. J’étais déjà trempée. Terriblement trempée. Et nous n’étions même pas encore à minuit.
Nous étions coincés derrière le même bar étroit. Moins d’un mètre nous séparait la plupart du temps. Et à chaque mouvement – quand je me baissais pour prendre une bouteille, quand il tendait le bras pour attraper des verres, quand nos corps se frôlaient en passant l’un derrière l’autre – la tension grimpait. Chaque frôlement envoyait des étincelles sur ma peau.
Chaque regard qu’il me lançait par-dessus les verres ou les shakers était chargé de promesses sombres et de désir brut.
Vers minuit et demi, la foule devint plus dense. Les clients se pressaient contre le bar, criant leurs commandes par-dessus la musique. Je devais me contorsionner, me pencher, me hisser. Marc était toujours là, tout près. À un moment, alors que je préparais un mojito, il se plaça derrière moi pour attraper des feuilles de menthe. Son torse effleura mon dos, son bassin frôla mes fesses une nouvelle fois. Cette fois, ce n’était pas un accident. Sa main frôla ma hanche « pour garder l’équilibre », mais ses doigts s’attardèrent une seconde de trop, caressant presque la peau nue juste sous le short.
Je tournai la tête vers lui. Nos regards se verrouillèrent. Ses yeux étaient noirs de désir, les pupilles dilatées. Il ne souriait plus. Il me regardait comme s’il avait déjà imaginé mille façons de me prendre contre ce bar.
— Tu trembles, Anna, murmura-t-il tout près de mon oreille, profitant du bruit pour que personne d’autre n’entende. C’est la fatigue... ou autre chose ?
Je déglutis difficilement. Ma gorge était sèche malgré tout l’alcool qui flottait autour de nous.
— Peut-être les deux, répondis-je en essayant de garder un ton léger, mais ma voix sortit plus basse, plus essoufflée.
Il rit doucement, un son grave qui vibra contre ma peau. Puis il s’écarta à nouveau, me laissant haletante et frustrée.
À 1 h 17, alors que la nuit battait son plein et que la piste de danse était noire de corps en mouvement, Marc me glissa un shot de tequila sans rien dire. Nos doigts se touchèrent quand je pris le verre. Une décharge électrique remonta le long de mon bras. Il me fixa droit dans les yeux pendant que je le buvais cul sec. La brûlure de l’alcool dans ma gorge ne fut rien comparée à la chaleur qui irradiait entre mes cuisses.
— Bienvenue dans l’équipe, Anna, dit-il simplement, la voix chargée de promesses sombres et de désir contenu. La nuit est encore longue... et tu vas vite apprendre qu’ici, les limites sont faites pour être testées.
Je reposai le verre vide sur le zinc trempé, le cœur battant à tout rompre, les jambes un peu tremblantes. Mes tétons étaient durs comme des petits cailloux, mon short était humide contre mon sexe gonflé. Je sentais son regard sur moi, sur ma poitrine qui se soulevait rapidement, sur mes cuisses légèrement écartées pour garder l’équilibre.
Le premier service venait à peine de commencer.
Et déjà, j’avais l’impression que nous étions à deux centimètres du pire.
À deux centimètres de céder à cette tension électrique qui crépitait entre nous depuis que j’avais franchi la porte du Paradise Lounge. À deux centimètres de laisser ses mains glisser sous mon short, de sentir son corps dur pressé contre le mien, de laisser la nuit nous emporter là où les collègues ne devraient jamais aller.
Mais pour l’instant, je continuais à servir, à sourire aux clients, à bouger derrière ce bar étroit où chaque mouvement nous rapprochait un peu plus.
Marc me lança un dernier regard, long, intense, presque animal. Un regard qui disait clairement : « Je sais que tu es mouillée. Je sais que tu me veux. Et je vais prendre mon temps. »
Je détournai les yeux la première, le souffle court.
La nuit était encore très, très longue...
Et je n’étais pas sûre de vouloir résister jusqu’au bout.
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