Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Rien ne suffit — Chapitre 1 · La réalité devient fantasme
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Rien ne suffit
Chapitre 1 · La réalité devient fantasme
Marie a une hypersexualité. Son autre nom : la nymphomanie.
Elle a une priorité : son plaisir, intense, fréquent, prolongé, vorace. Tout converge vers cette même impulsion : satisfaire ce désir passe avant tout le reste.
Elle a une priorité : son plaisir, intense, fréquent, prolongé, vorace. Tout converge vers cette même impulsion : satisfaire ce désir passe avant tout le reste.
Mais cette satisfaction n'arrive jamais, et la quête est perpétuelle. Même dans l'instant où ses besoins sont censés être comblés, ils restent insatiables. Cela peut durer des heures. Elle peut jouir sans fin. Elle a envie... non... elle DOIT avoir au moins six orgasmes par jour, si possible.
Seule ou à deux, ce n'est plus assez. Elle doit renforcer les effectifs pour se satisfaire. Cela ne fait que deux mois qu'elle vit une forme de compulsion sexuelle due à un effet secondaire d'un traitement neurologique. Elle doit se canaliser, parce que ce traitement, elle ne le changera pas.
Les situations banales de la vie sont pour elle une stimulation sexuelle permanente. Marcher fait pression sur ses lèvres ; ça stimule son clitoris. S'asseoir active un supplice dû à l'excitation. Ses zones érogènes sont hypersensibles. Certaines stimulations sensorielles déclenchent son désir.
Les fantasmes envahissent son esprit. Elle les fabrique pour donner une raison à cette excitation. Son corps lui impose un désir sans cause ? son esprit lui en invente une.
— Allez... respire... canalise..., lâche prise, laisse passer l'envie, respire...
— Allez... respire... canalise..., lâche prise, laisse passer l'envie, respire...
Elle essaie d'appliquer régulièrement les techniques de mise à distance apprises par sa psy. Psy avec laquelle elle a couché, mais ça, c'est une autre histoire. Elle lui avait dit que les compulsions se nichaient là où il y avait trop ou pas assez de quelque chose.
Quand Marie est en phase de tension, sa vie s'organise autour du soulagement qu'elle doit se procurer. Elle prévoit même de se faire jouir avant de se lever. Comme une superstition, un rituel. « Qui a un orgasme le matin avant de se lever, n'a pas de tension sexuelle de la journée ! »
Jusqu'à maintenant, elle n'est pas allée au bout de son appétit. Seule, elle arrête. À deux, ça ne suffit pas non plus. Avec une femme, elles avaient atteint quatre heures de danse particulièrement torride. Pour aller plus loin, il faut passer à une autre échelle.
Elle cherche donc un couple, pour tenir la cadence ; à deux ils peuvent se relayer ! Si elle arrive au bout de son plaisir, elle doit être comblée non ? Comme avant : quand elle avait un orgasme, elle jouissait puis passait à autre chose ou s'occupait de son ou sa partenaire.
Pour mener à bien sa tactique, Marie fait confiance au hasard des rencontres. Pour le moment. Ces rencontres peuvent se faire partout, comme le jour où en visitant un musée elle croisa cette femme magnifique avec ce regard profond et... appuyé ! Cet échange, aussi furtif qu'intense, était la preuve d'une attirance mutuelle.
— Oh non !...
Coup de chaud et visions lascives, comme elle en avait souvent. Un fantasme fugace. Marie n'avait plus qu'une chose en tête : la prendre là, maintenant, tout de suite. La prendre entièrement dans sa bouche. Poser ses mains sur ses hanches qui onduleraient sous l'excitation de ses coups de langue. Elle aurait voulu plus que tout le monde l'entendre haleter, sentir ses doigts agripper ses cheveux pour lui maintenir la tête fermement contre son sexe au bord de l'orgasme.
Un regard et un millième de seconde de fantasme avaient suffi à provoquer une excitation immédiate, chez elle. Marie devait s'en débarrasser, soulager cette tension, tout de suite, avant d'aller lui parler.
— Oh non !...
Coup de chaud et visions lascives, comme elle en avait souvent. Un fantasme fugace. Marie n'avait plus qu'une chose en tête : la prendre là, maintenant, tout de suite. La prendre entièrement dans sa bouche. Poser ses mains sur ses hanches qui onduleraient sous l'excitation de ses coups de langue. Elle aurait voulu plus que tout le monde l'entendre haleter, sentir ses doigts agripper ses cheveux pour lui maintenir la tête fermement contre son sexe au bord de l'orgasme.
Un regard et un millième de seconde de fantasme avaient suffi à provoquer une excitation immédiate, chez elle. Marie devait s'en débarrasser, soulager cette tension, tout de suite, avant d'aller lui parler.
Marie va se fournir sur place. Elle cherche un homme, il lui faut une saillie. Il faudrait qu'il soit jeune et impressionnable, pas plus de vingt-cinq ans. Qu'il bande vite, sans hésitation.
Elle ne voudrait pas d'un jeune homme venu seul. Elle cherche un jeune couple du genre ''qui s'engueule''. Elle devrait bien en trouver un, bon sang ! car nous sommes quand même dans un musée d'art moderne. Dailleurs, justement, une voix porte au loin :
— Mais puisque je te dis que l'artiste cherche à critiquer astucieusement le consumérisme du marché de l'art lui-même !...
— C'est qu'une banane !
— Tu ne te poses donc aucune question ?
Elle ne voudrait pas d'un jeune homme venu seul. Elle cherche un jeune couple du genre ''qui s'engueule''. Elle devrait bien en trouver un, bon sang ! car nous sommes quand même dans un musée d'art moderne. Dailleurs, justement, une voix porte au loin :
— Mais puisque je te dis que l'artiste cherche à critiquer astucieusement le consumérisme du marché de l'art lui-même !...
— C'est qu'une banane !
— Tu ne te poses donc aucune question ?
Un homme qui ne réfléchit pas, voilà tout à fait ce qu'il faut !
Sa proie est maintenant isolée. Marie s'approche. Elle improvise, lui disant qu'elle travaille au musée et qu'elle a besoin d'un homme pour soulever un truc lourd.
— D'accord, lui dit l'homme.
Sa proie est maintenant isolée. Marie s'approche. Elle improvise, lui disant qu'elle travaille au musée et qu'elle a besoin d'un homme pour soulever un truc lourd.
— D'accord, lui dit l'homme.
"Voilà ! Qu'il continue à ne pas réfléchir", se dit-elle
Il lui faut maintenant un endroit à l'écart. Elle connaît les lieux, elle sait où sont les bureaux. Elle se souvient avoir vu une pièce avec une photocopieuse. La porte est entrouverte. La salle, exiguë, ne contient rien d'autre que la machine. Elle avance, il la suit.
— C'est juste là, dit-elle.
Puis elle ferme la porte.
— Je t'ai fait venir pour un service en particulier. J'ai besoin que tu me prennes. Tout de suite !
— C'est juste là, dit-elle.
Puis elle ferme la porte.
— Je t'ai fait venir pour un service en particulier. J'ai besoin que tu me prennes. Tout de suite !
Il la regarde, étonné. Elle n'a pas l'air très sûre d'elle, mais elle retire son chemisier. Il sourit. Elle l'embrasse, plonge la main dans son pantalon et caresse son membre encore endormi. Fébrile et agitée, elle sent enfin venir le soulagement tant attendu.
Elle lui tourne le dos, recule contre lui qui, excité par la situation, s'avance. Sentant son sexe durcir de plus en plus contre elle. elle lui sort un préservatif grande taille puis relève sa jupe et enlève sa culotte.
— Je vais y aller doucement, sinon je vais vous faire mal, dit l'homme.
— Non, c'est bon. Prends-moi entièrement. J'ai besoin de te sentir à fond, maintenant.
— J'y crois pas, dit-il. Je vais vraiment faire ça ? Baiser en levrette une femme inconnue, debout dans un musée pourri ?
— S'il te plaît... si tu veux me prendre, c'est maintenant.
Elle lui tourne le dos, recule contre lui qui, excité par la situation, s'avance. Sentant son sexe durcir de plus en plus contre elle. elle lui sort un préservatif grande taille puis relève sa jupe et enlève sa culotte.
— Je vais y aller doucement, sinon je vais vous faire mal, dit l'homme.
— Non, c'est bon. Prends-moi entièrement. J'ai besoin de te sentir à fond, maintenant.
— J'y crois pas, dit-il. Je vais vraiment faire ça ? Baiser en levrette une femme inconnue, debout dans un musée pourri ?
— S'il te plaît... si tu veux me prendre, c'est maintenant.
Elle est cambrée, prête pour sa saillie. Elle est tellement humide que des gouttes de cyprine perlent le long de sa cuisse. Il pose une main en bas de son dos pour guider son bassin ; avec l'autre, il prend sa verge à pleine main, la caresse pour lui donner plus de vigueur puis la dirige vers l'entrée de son vagin.
La première seconde de pénétration, Marie donne tout pour cette sensation d'abandon total.
— Humm... Voilà, c'est ça !
Dans un claquement de chair, elle tremble d'excitation, le souffle court. Elle ressent comme un soulagement, une plénitude soudaine.
Après quelques minutes de va-et-vient, Marie est de nouveau frustrée: elle a besoin qu'il y aille plus fort, plus vite.
— Vas-y plus fort mon chéri, maman a besoin de sentir que tu la pénètres à fond.
— AAhhh, madame, je vais jouir...
— Non, non attends...
— Humm... Voilà, c'est ça !
Dans un claquement de chair, elle tremble d'excitation, le souffle court. Elle ressent comme un soulagement, une plénitude soudaine.
Après quelques minutes de va-et-vient, Marie est de nouveau frustrée: elle a besoin qu'il y aille plus fort, plus vite.
— Vas-y plus fort mon chéri, maman a besoin de sentir que tu la pénètres à fond.
— AAhhh, madame, je vais jouir...
— Non, non attends...
Ne voulant pas que ça se termine, elle DOIT encore ressentir son sexe en elle.
Avec ses fesses, elle le bloque contre le mur et ondule du bassin pour créer des va-et-vient beaucoup plus violents.
— Aaahhh ! arrêtez, je ne peux plus me retenir !
— OK, si tu tiens cinq minutes de plus... je... je te suce.
— Aaahhh !...
Avec ses fesses, elle le bloque contre le mur et ondule du bassin pour créer des va-et-vient beaucoup plus violents.
— Aaahhh ! arrêtez, je ne peux plus me retenir !
— OK, si tu tiens cinq minutes de plus... je... je te suce.
— Aaahhh !...
"Effectivement, il n'a pas pu se retenir plus longtemps", se dit Marie...
— Ne dites pas à quelqu'un qui va éjaculer que vous allez le sucer pour le calmer ! lui fait remarquer l'homme.
— Oh non ! Tu ne vas pas me laisser tomber maintenant ! On a vécu tellement de choses ensemble...
— Ne dites pas à quelqu'un qui va éjaculer que vous allez le sucer pour le calmer ! lui fait remarquer l'homme.
— Oh non ! Tu ne vas pas me laisser tomber maintenant ! On a vécu tellement de choses ensemble...
Elle prend sa main et la fourre entre ses cuisses. Il ne passe même pas par la case stimulation du clitoris. Il a la présence d'esprit de la pénétrer à deux doigts, le plus profondément possible.
Marie ferme les yeux, respire calmement, et essaie de ressentir pleinement cette pénétration brutale.
— Aaahhh !.
Elle exulte, à gorge déployée.
Marie ferme les yeux, respire calmement, et essaie de ressentir pleinement cette pénétration brutale.
— Aaahhh !.
Elle exulte, à gorge déployée.
Quand elle rouvre les yeux, elle se trouve dans les toilettes du musée, la main dans sa culotte, deux doigts en elle... les siens !
Vite ! il faut qu'elle retrouve cette femme...
Vite ! il faut qu'elle retrouve cette femme...
Elle est là, en face de l'œuvre phare de la collection.
(correction par Vachette)
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