Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Shooting Anna — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Shooting Anna
Chapitre 1
L'agence de pub voulait une série de photos sur des T-shirts "Girly" pour une ligne de mode féminine audacieuse. La directrice de l'agence et moi avions l'habitude de ce genre de shooting : des images sensuelles mais artistiques.
Au studio, j'avais déjà les accessoires : fer à repasser à vapeur, pinces et scotch pour ajuster parfaitement les T-shirts sur les mannequins. Pour ce shooting, nous avions engagé deux jeunes femmes, Anna et Ambre, deux étudiantes en art qui avaient répondu à notre annonce.
Ambre, dix-huit ans, avait déjà un peu d'expérience, décontractée, sachant se tenir devant un appareil photo. Anna, dix-huit ans, posait pour la première fois mais avait une présence magnétique. Les filles passaient chacune à leur tour sur le fond blanc pour les clichés destinés à la boutique web du marchand. Les T-shirts étaient installés sur un portant, et une assistante s'occupait des changements derrière un paravent.
Ambre commença, T-shirt rose, puis Anna en bleu. Le rythme s'installa, une compétition amicale naissait entre elles. Moi, je cherchais à capturer l'essence de chacune, la lumière parfaite, l'angle qui révélerait leur personnalité.
Après deux heures de shooting, je demandai une pause. Le téléphone de la directrice sonna, et elle nous apprit qu'elle devait partir pour un rendez-vous imprévu.
— Il ne reste que deux T-shirts, tu les termineras avec Anna. Tu as l'habitude maintenant, tu es une vraie pro, lui dit-elle pour l'encourager avant de partir.
Anna semblait ravie d'être seule avec moi. J'avais remarqué que parfois, sous les tissus fins, ses formes se dessinaient de façon provocante, ce qui était parfait pour notre sujet.
— Je vais te proposer quelque chose de différent, dis-je après avoir terminé les T-shirts. Ta présence est trop forte pour être limitée à de la publicité. J'aimerais explorer ton potentiel artistique.
Un éclair de curiosité illumina son regard.
— Quel genre de photos ?
— Du nu artistique, répondis-je. Il ne s'agit pas seulement de se déshabiller, mais de s'offrir dans sa tête au photographe, de créer une connexion à travers l'objectif.
Je lui proposai d'aller se préparer derrière le paravent pendant que je préparais un éclairage plus adapté à son corps.
— Je ne suis pas belle, dit-elle en sortant nue de derrière le paravent, se dirigeant avec une grâce féline vers le plateau.
— Tu n'es pas belle, tu es extraordinaire, répondis-je. Une démarche de femme, un déhanchement de femme, un regard de femme, le tout dans un corps gracile qui révèle une maturité fascinante.
— Mets-toi debout face à moi, laisse pendre tes bras le long de ton corps, j'appuyai sur le déclencheur, capturant comment elle s'animait, faisant apparaître dans son regard une puissance érotique indéniable.
— Je te demande de mettre les bras derrière le dos pour élancer ta poitrine, dis-je, ma voix légèrement altérée par l'excitation qu'elle suscitait en moi. Sans trop lever le menton, cambre-toi plus fort, laisse partir ton corps en avant.
Elle obéit, et je lui demandai de se caresser les seins.
— Veux-tu le faire pour moi ? murmura-t-elle. Ce sera plus efficace.
Je posai mes mains sur ses seins, prenant entre le pouce et l'index ses tétons que je pinçai avec une délicatesse. Sa poitrine semblait s'épanouir sous mon toucher. Je retournai derrière mon appareil photo. Elle était en train de fondre sous mon regard. Quelques minutes auparavant, son sexe n'était qu'une fente discrète, mais maintenant ses lèvres s'étaient écartées, révélant une humidité scintillante. Son regard devenait suppliant.
Pour mettre en valeur son corps, je cherchai un accessoire. Sous ma chemise, je portais un marcel. Je le retirai et lui demandai de l'enfiler. Il était bien trop grand, flottant autour de son corps comme une tunique de soie.
J'installai un ventilateur derrière elle pour donner l'impression qu'elle avait le vent dans les cheveux et sur sa peau.
— Cours sur place, lui demandai-je.
Le tissu volait, alternativement cachant et révélant son corps.
Le shooting devenait maintenant un jeu sensuel. Prenant les bords du marcel, elle le glissait entre ses jambes et le relevait sur sa tête. Je remarquai que j'avais transpiré dans mon marcel, non pas de l'effort, mais du désir.
Je vis qu'elle s'excitait à le renifler. Cela me donna une idée. Je pris des ciseaux et découpai le marcel pour créer une sorte de redingote suggestive qui mettait en valeur ses courbes tout en laissant des zones de mystère.
Je réinstallai le ventilateur derrière elle. Sous les flashes et le vent de liberté, elle jouait, courait. Le bruit de l'obturateur créait une musique symbolique qui pénétrait nos corps et notre esprit, décuplant notre énergie érotique.
Porté par cette puissance créatrice, chaque photo que je faisais me donnait l'impression de créer un chef-d'œuvre de composition, de grâce et d'érotisme. Un instant, elle s'arrêta devant moi, sans un mot. Ses yeux me disaient : "Déshabille-toi."
Mon sexe jaillit lorsque j'ouvris mon pantalon. D'un geste mécanique, je déclenchai un appareil photo automatique qui ferait une photo toutes les dix secondes. Nous étions nus face à face. Elle n'osait pas bouger, n'osait pas poser ma main sur elle. Sa bouche semblait me parler mais aucun son ne sortait. Il me sembla lire sur ses lèvres : "Prends-moi, Antoine, prends-moi, baise-moi, écartèle-moi, rends-moi femme."
Mes mains se posèrent sur ses fesses, je la soulevai et la plantai sur mon sexe. Ses jambes s'accrochèrent à ma taille. Je n'étais pas au fond d'elle que déjà mon désir l'envahissait. Elle s'enfonça plus profondément à coups de reins libérateurs, ses orgasmes la secouant à chaque mouvement. Je sentis des larmes dans mon cou et des mots murmurés à mon oreille.
Je la déposai sur le canapé, mes lèvres sur ses seins à mordiller, puis le long de son ventre. Ma langue ouvrit ses lèvres encore chaudes de ses orgasmes.
— Même allongée, j'ai l'impression que tes seins ont grossi, dis-je.
— C'est grâce à toi, répondit-elle. Tu as su les aimer. Je crois qu'ils vont encore grossir beaucoup.
Nous sortions tout juste de la douche lorsqu'on frappa à la porte du studio.
— C'est la directrice, murmura Anna. Elle est revenue chercher ses affaires.
Fin de la 2ème partie
J'ouvris la porte, essayant de paraître calme.
— Vous arrivez parfaitement à point, nous terminons à l'instant, dis-je à la directrice qui revenait au studio.
— A-t-elle été sage et inspirante pour l'artiste ? me demanda-t-elle en regardant Anna qui se tenait un peu en retrait.
— Sage, je ne sais pas, mais inspirante ? Parfaitement, au-delà de toutes mes attentes.
— Peut-on voir ou c'est interdit ?
— Le shooting T-shirt, vous pouvez voir sans problème.
Nous nous installâmes derrière un écran et je commençai à faire défiler les images du shooting T-shirt. Bien que techniquement réussies, elles semblaient fades comparées à ce que nous venions de créer. Lorsque nous arrivâmes aux deux derniers T-shirts, la directrice se rendit compte qu'il y avait une différence dans la présence d'Anna, une intensité nouvelle.
— Elles sont bien, celles-ci, dit-elle. Anna a un regard d'amoureuse, quémandant un frisson.
— Oui, ce sont ses photos qui m'ont inspiré pour le reste du shooting.
— Vous avez fait un autre shooting ? demanda-t-elle, surprise.
— Je voulais vous en parler, mais c'était trop tard. La Muse était là et avec elle, l'inspiration.
— Ce n'est pas du nu au moins ?
— Si, c'est du nu. Votre fille est la beauté féminine universelle. J'aurais voulu vous en parler avant, mais je ne vous connaissais pas ce midi. Surtout, je ne la connaissais pas, et au premier regard, je n'aurais peut-être pas décelé son potentiel de séduction photogénique.
— Puis-je voir cette série de photos de nu ?
— Bien sûr, mais auparavant, j'aimerais vous demander de pouvoir travailler avec votre fille Anna. Il y a le festival du nu érotique à Montréal dans trois mois. Ayant déjà exposé en tant que membre, ma place est réservée.
— Puis-je les voir d'abord ? insista-t-elle. Nous parlerons de vos projets avec ma fille ultérieurement.
J'affichai la première photo sur l'écran de présentation. C'était Anna nue, une image très simple mais très belle. La directrice sembla se détendre. Anna s'accrocha à mon bras, se faisant toute petite.
Deuxième photo, troisième photo... j'avais droit à un "très belle, celle-ci". Il semblait que la glace fondait entre la directrice et moi, du moins grâce à mes photos. Nouvelle image à l'écran, regard approbateur de la directrice. Anna posa sa main sur ma jambe pour se donner du courage et m'en donner aussi. Elle se fit toute petite lorsqu'à l'écran, elle apparut debout sur les genoux, les doigts qui cachent son sexe. Sa directrice la regarda en souriant. La projection continua. À l'écran, Anna se caressait, elle était au bord de l'orgasme.
— Vous mettez Anna sous une lumière angélique, dit la directrice. Est-ce la dernière photo ?
— Oui, c'est la dernière photo que j'ai faite, dis-je en mentant par omission...
Un instant, il me sembla qu'elle m'avait cru. Elle prit la souris de l'ordinateur et appuya sur la petite flèche de la photo suivante, celle faite automatiquement. En plein écran, Anna qui s'enfonce sur moi.
— Pourquoi ne vouliez-vous pas me parler de celle-ci ? me dit-elle en posant sa main sur ma braguette, à l'intérieur de laquelle il y avait déjà la main d'Anna.
La petite flèche pour la photo suivante, et à l'écran, j'apparaissais clouant littéralement Anna au mur, nos expressions de visages prouvant bien l'unisson de nos orgasmes. Se tournant vers moi, elle me dit : "C'est un grand bonheur pour moi que vous photographiiez ma fille, mais j'aimerais aussi que vous immortalisiez mes orgasmes. Pouvons-nous prendre rendez-vous ?"
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