Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nus sous l’objectif — Chapitre 1 · KRISTINA - Nus sous l'objectif
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nus sous l’objectif
Chapitre 1 · KRISTINA - Nus sous l'objectif
"Nus sous l'objectif" est une histoire à moitié vraie construite en deux parties complémentaires avec l'aide d'Ellen qui a inventé sa partie. Chacune racontée à la première personne : d'un côté, Kristina, moi, jeune modèle audacieuse et sensuelle ; de l'autre Ellen, photographe mature, troublée et introspective.
Mon histoire, mon corps, mon choix.
Je m'appelle Kristina, mais tout le monde m'appelle Kris. J'ai 25 ans. Je suis née à Paris, mais j'ai grandi entre deux mondes. Après la mort de mes parents, j'ai rejoint ma grand-mère à Kiev. Elle m'a élevée. Elle m'a appris à survivre. Et puis, elle est partie aussi, pendant cette foutue pandémie. Heureusement, elle n'a pas connu la guerre. Moi si.
Aujourd'hui, j'ai fui l'Ukraine. Grâce à ma double nationalité, je suis revenue à Paris. J'habite chez Clémence, mon amie d'enfance. C'est elle qui m'a retrouvée, tendu la main. C'est elle aussi qui me pousse à croire que je peux devenir mannequin. Même si je me trouve trop petite, avec une silhouette qui attire surtout les regards des mains baladeuses dans le métro.
Mais j'ai toujours aimé poser. Me montrer. Être vue. Mon ex, Nicolas, m'a photographiée pendant des années, souvent nue, parfois en plein acte. J'ai l'habitude de me dévoiler. J'ai même partagé des photos coquines sur des forums. Je n’ai jamais eu peur de ça. Mais entre s'exhiber par jeu et poser vraiment, il y a un monde. Et j'avais envie de le franchir.
L'invitation d'Ellen.
Je la suivais depuis quelque temps. J'adorais ses récits érotiques, souvent centrés sur des femmes. Des histoires qui me faisaient rêver, mouiller parfois. On a commencé à discuter. Je lui ai demandé si elle pouvait m'aider à faire un book. Elle m'a dit oui. Simplement. Sans poser de questions. Son mari était parti, le studio était libre. C'était le moment parfait.
Je voulais être belle. J'ai mis ma jupe à fleurs, mon chemisier blanc. De la lingerie noire en dentelle. Je suis plutôt jeans-baskets d'habitude, mais là... c'était autre chose. J'avais envie de plaire.
Quand je l'ai vue, j'ai compris. Ellen était magnifique. Une femme, une vraie. Grande, les cheveux clairs, des seins superbes sous un t-shirt blanc. Mais surtout ce regard. Un regard qui disait "je sais". Qui me regardait comme aucune femme ne m'avait jamais regardée.
Je lui ai parlé de moi, de mon corps, de mes envies. Je lui ai dit que je voulais poser en lingerie, peut-être nue. Je craignais de la choquer. Au contraire, elle était captivée. À l'écoute. Présente. Elle me posait plein de questions, sur ma vie, sur mes choix. Je me suis sentie en confiance.
Et puis j'ai commencé à poser.
D'abord en petite tenue. Elle me guidait doucement. Me demandait de me tourner, de bouger. Elle regardait beaucoup à travers son appareil, mais parfois... elle jetait un œil. Et ce regard-là, hors cadre, me donnait des frissons.
Je me changeais devant elle, volontairement. Il n'y avait pas de cabine, et je n'en avais pas besoin. Je voulais qu'elle me voie. J'avais déjà eu des histoires avec des filles, Clémence notamment. Et là... je sentais que j'excitais Ellen. Et ça, ça m'excitait moi aussi.
Alors je lui ai proposé d'aller plus loin. Du nu. Elle n'a pas hésité. Elle m'a dit que j'étais magnifique.
Allongée sur le canapé, nue, je me suis offerte à son regard. Plus ça allait, plus je me lâchais. J'écartais les jambes, je montrais tout. Et à un moment, j'ai vu : elle n'était plus juste photographe. Elle était troublée. Ses mains tremblaient un peu. L'appareil ne déclenchait plus. Je l'ai regardée droit dans les yeux. Et je savais.
Interlude au café avec Clémence.
Après le shooting, j'ai quitté le studio les jambes encore tremblantes, le sexe encore humide, les lèvres brûlantes. J'avais besoin d'air. De lumière. Et de parler.
Clémence m'attendait à la terrasse de notre café habituel, boulevard Saint-Jacques. Le soleil printanier faisait briller ses cheveux blonds lâchés sur ses épaules. Elle lisait un roman de Stendhal, les jambes croisées, un café crème devant elle.
Parisienne jusqu'au bout des ongles : lunettes de marque dans les cheveux comme serre-tête, robe fluide, escarpins dorés.
Elle était sublime. Et elle le savait.
Quand elle m'a vue, son visage s'est illuminé.
— Tu es radieuse, m'a-t-elle lancé. Alors ? Raconte.
Je me suis laissé tomber sur la chaise en face d'elle, encore électrisée.
— C'était... intense.
Elle a plissé les yeux, curieuse, amusée. Je savais qu'elle voulait tout savoir. Avec Clémence, il n'y avait jamais eu de tabous. Pas depuis cette nuit-là, en 2014, où on s'était retrouvées dans sa chambre, deux adolescentes trop proches, trop seules, trop brûlantes pour faire semblant. Depuis, on avait été amies, confidentes, amantes, puis autre chose — un lien flou, mouvant, fait de souvenirs de peau et de tendresse profonde.
Je lui ai tout raconté. Ellen. Le studio. La lingerie. Les poses. Le moment où j'ai écarté les jambes. Le regard troublé d'Ellen. Et ce que j'ai ressenti.
Clémence me fixait avec une intensité que je connaissais trop bien. Elle a pris une gorgée de son café, calmement. Puis elle a souri, ce petit sourire en coin qui voulait dire : ma coquine...
— Tu l'as allumée, hein ?
— Je crois bien... surtout quand je lui ai montré tout, vraiment tout.
— Je crois bien... surtout quand je lui ai montré tout, vraiment tout.
Elle a éclaté de rire.
— Et elle a craqué ?
— Pas encore. Mais elle n'était pas loin. Et moi, j'ai dû aller me soulager dans les toilettes du café d'en face juste après.
— Pas encore. Mais elle n'était pas loin. Et moi, j'ai dû aller me soulager dans les toilettes du café d'en face juste après.
Clémence a levé un sourcil.
— T'étais trempée ?
— Complètement. Et je crois que je suis encore excitée rien que d'y penser.
— Complètement. Et je crois que je suis encore excitée rien que d'y penser.
Elle a posé son livre, s'est penchée vers moi. Sa voix a changé de timbre, plus bas, plus chaud.
— Et si je t'amenais aux toilettes maintenant ? Pour t'aider à redescendre ?
J'ai senti un frisson courir sur ma peau.
Deuxième rendez-vous.
Le soir, un message d'Ellen a fait vibrer mon téléphone. "Certaines photos sont surexposées. Il faudrait refaire une séance demain matin. Si tu es disponible, rendez-vous à 10h. Maquille juste tes yeux, je m'occupe du reste."
Deuxième rendez-vous.
Le soir, un message d'Ellen a fait vibrer mon téléphone. "Certaines photos sont surexposées. Il faudrait refaire une séance demain matin. Si tu es disponible, rendez-vous à 10h. Maquille juste tes yeux, je m'occupe du reste."
Mon cœur a bondi. J'ai sauté sur mon lit comme une enfant. Et puis, comme souvent après avoir pensé à elle, je me suis touchée. Une première fois, vite, pressée. Puis une seconde, plus lente. Avec son regard dans ma tête, avec l'idée de ses doigts à la place des miens.
Le lendemain, j'étais en avance. Trop. J'ai attendu au café d'en face, le même où j'étais déjà allée me soulager en silence. Et puis je l'ai vue. Ellen. Elle portait un jean simple, un manteau léger, les cheveux relevés avec une pince. Elle portait plusieurs sacs et marchait d'un pas rapide. Elle ne m'avait pas vue, et moi, je la dévorais du regard.
Elle avait ce mélange d'assurance tranquille et de sensualité naturelle. Pas de maquillage outrancier, pas de bijoux brillants. Mais chaque geste, chaque mouvement d'elle me donnait envie de la sentir nue sous mes mains, de goûter sa peau, de la faire mienne.
Je suis montée. Elle m'a accueillie avec un sourire doux, presque nerveux. Elle m'a tendu un peignoir. Sans un mot, je me suis déshabillée devant elle. Je savais ce que je faisais. Et je savais qu'elle le regardait, même si elle faisait semblant de ne pas le faire. Je n'ai pas fermé le peignoir. Je voulais qu'elle voie. Tout.
Nous avons bu un café. Elle m'a montré les photos de la veille, m'a expliqué les reflets. À un moment, son doigt a effleuré l'écran, juste là où mon sexe apparaissait. Elle a frôlé l'image de ma fente sans le vouloir... ou peut-être si. Je l'ai taquinée :
— Oh, comme ça ? Continue Ellen.
Elle a rougi. Moi, j'étais ravie.
Puis elle m'a tendu une crème, pour matifier certaines zones de peau. J'ai commencé à l'étaler, lentement. Puis je me suis arrêtée, et je l'ai regardée dans les yeux.
Puis elle m'a tendu une crème, pour matifier certaines zones de peau. J'ai commencé à l'étaler, lentement. Puis je me suis arrêtée, et je l'ai regardée dans les yeux.
— Tu veux m'aider ? Ici je vois pas bien.
Elle a hésité. Puis elle est venue. Elle a mis ses doigts sur moi. Sur mes hanches. Sur mon pubis. Autour de mon sexe. Elle a appliqué la crème, sérieusement, délicatement. Mais moi, je bouillais. Et je sentais qu'elle aussi.
Après ça, elle m'a maquillée, doucement, minutieusement. Elle m'a fait les ongles. Elle a sorti une nuisette bordeaux sublime, toute en transparence, et une culotte assortie. Elle m'a aidée à l'enfiler, comme si j'étais une poupée vivante.
Puis le shooting a commencé. Elle me guidait du bout des doigts. Ajustait une bretelle, remontait le tissu, abaissait la culotte. Je sentais son souffle, ses mains, son regard. Je me tordais de désir sans qu'elle s'en rende compte. Ou peut-être que si.
Et puis elle a dit :
Après ça, elle m'a maquillée, doucement, minutieusement. Elle m'a fait les ongles. Elle a sorti une nuisette bordeaux sublime, toute en transparence, et une culotte assortie. Elle m'a aidée à l'enfiler, comme si j'étais une poupée vivante.
Puis le shooting a commencé. Elle me guidait du bout des doigts. Ajustait une bretelle, remontait le tissu, abaissait la culotte. Je sentais son souffle, ses mains, son regard. Je me tordais de désir sans qu'elle s'en rende compte. Ou peut-être que si.
Et puis elle a dit :
— C'est fini.
Je l'ai regardée. Nue. Haletante. Lustrée de désir.
— Alors, qu'est-ce que tu attends pour me faire l'amour ?
Peau contre peau.
Elle ne m'a pas répondu tout de suite. Elle est restée là, debout, silencieuse. J'ai vu ses mains trembler légèrement, ses lèvres entrouvertes. Dans ses yeux, il n'y avait plus de distance. Plus de rôle. Juste du feu. Du désir pur, contenu, en train de se fissurer.
Elle ne m'a pas répondu tout de suite. Elle est restée là, debout, silencieuse. J'ai vu ses mains trembler légèrement, ses lèvres entrouvertes. Dans ses yeux, il n'y avait plus de distance. Plus de rôle. Juste du feu. Du désir pur, contenu, en train de se fissurer.
Elle s'est approchée. Lentement. Sans un mot. Elle s'est agenouillée devant moi, m'a caressé la joue du bout des doigts. Je me suis penchée vers elle et nos lèvres se sont rencontrées. Un frisson m'a traversée. Son baiser était tendre, incertain d'abord, puis plus profond, plus sûr. Elle avait ce goût de femme mûre, de désir longtemps contenu, enfin libéré.
Je l'ai déshabillée, doucement. Sa robe glissa le long de son corps, ses sous-vêtements tombèrent sans résistance. Je découvrais une femme sublime, naturelle, aux formes pleines et douces. Ses seins fermes, son ventre à peine marqué, son sexe soigneusement rasé. J'ai passé mes doigts sur ses hanches, puis ma langue. Elle s'est tendue sous moi.
Je l'ai allongée sur le sol du studio, sur le fond noir. Elle était offerte. Elle me regardait avec une intensité bouleversante. Alors j'ai commencé. À l'embrasser partout. À la goûter. À l'explorer comme un continent interdit. J'ai plongé ma langue entre ses cuisses. Elle s'est cambrée. Elle a crié mon prénom. Elle s'est accrochée à mes cheveux comme si elle allait couler. Et elle a joui. Fort. Longtemps.
Quand elle a repris son souffle, elle m'a attirée contre elle. M'a embrassée à nouveau. Puis elle m'a renversée à son tour. Et c'est elle qui a pris le relais.
Ses mains sur moi étaient sûres, douces, expérimentées. Elle savait exactement où toucher, comment effleurer. Elle a glissé ses doigts en moi, sa bouche sur mes seins, sa langue sur mon clitoris. J'ai joui à mon tour, dans un râle rauque, sans aucune pudeur.
Ses mains sur moi étaient sûres, douces, expérimentées. Elle savait exactement où toucher, comment effleurer. Elle a glissé ses doigts en moi, sa bouche sur mes seins, sa langue sur mon clitoris. J'ai joui à mon tour, dans un râle rauque, sans aucune pudeur.
Nous nous sommes aimées longtemps. Comme deux femmes qui avaient trop attendu. Comme deux âmes qui se reconnaissent.
Et puis, elle m'a enveloppée dans le peignoir. Elle s'est blottie contre moi. Et, pour la première fois depuis longtemps, je me suis endormie dans les bras de quelqu'un. Le cœur apaisé. Le corps comblé. Le sourire aux lèvres.
Et puis, elle m'a enveloppée dans le peignoir. Elle s'est blottie contre moi. Et, pour la première fois depuis longtemps, je me suis endormie dans les bras de quelqu'un. Le cœur apaisé. Le corps comblé. Le sourire aux lèvres.
Je ne savais pas ce que cela voulait dire pour demain. Mais je savais qu'en cet instant précis, j'étais exactement là où je devais être.
Avec elle.
Sous la lumière. Et contre sa peau.
Avec elle.
Sous la lumière. Et contre sa peau.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Merci pour ce partage en attendant la suite.