Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La chambre étudiante — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La chambre étudiante
Chapitre 1
Après la fin de ma dernière année de licence et de bonnes vacances au soleil, je partis faire mon master d'histoire à Nantes. J'avais cherché pendant l'été une solution de logement, mais il n'était pas simple de trouver quelque chose de bien et pas trop cher. Dans l'attente de trouver un studio, j'avais trouvé une solution peu coûteuse : une chambre chez un habitant. J'avais vu une annonce publiée par un sexagénaire habitant non loin de la faculté.
J'avais pris contact avec le propriétaire. Le premier échange téléphonique s'était très bien passé. Le prix était dérisoire, mais en échange, Henri me demandait de l'aider pour certains travaux ménagers et de jardinage, pour les courses...
J'en parlai avec mes parents qui trouvèrent l'idée excellente d'autant que je ne rentrerais pas chez moi tous les week-ends. Ils devaient se dire qu'avec un homme d'âge mûr, je ne risquais pas de faire des bêtises comme avec un colocataire de mon âge.
Le jour de mon départ arriva. Mes parents me conduisirent à Nantes le samedi. Je fis connaissance de Henri. Un homme aux cheveux blancs ultra courts, assez grand et sec. Il avait soixante-huit ans, veuf. Sa maison qui se situait un peu à l'extérieur de Nantes, était immense et disposait d'un beau jardin et d'une piscine. C'était la première année qu'il louait une de ses chambres. Je m'installai et allai passer la soirée avec mes parents qui avaient pris une chambre d'hôtel. Ils repartirent le lendemain après-midi. Ma pré-rentrée avait lieu le mercredi et les cours ne commençaient véritablement que le lundi suivant.
Il faisait très beau. Je demandai à mon hôte si je pouvais faire quelque chose. Il me répondit que je pouvais tondre la pelouse pendant qu'il faisait beau. Puis Henri, qui était en short ultra-court en lin beige foncé, marcel bleu marine et sandales, me proposa de prendre une citronnade dans le jardin.
Nous fîmes plus ample connaissance. Il me raconta sa vie professionnelle et amoureuse. Il avait été en couple et la personne avec qui il vivait, qui était nettement plus jeune, était partie avec un autre homme six mois auparavant. Il avait eu beaucoup de mal à s'en remettre, mais ça allait mieux. Il était à la retraite et gérait sa fortune. Il avait encore quelques parts dans des sociétés. Il profitait de la vie. Il me posa des questions sur les études d'histoire que j'allais suivre. Il me proposa de se tutoyer pour que ce soit plus simple.
Il me demanda quelles périodes de l'histoire je préférais. Je lui répondis la Seconde Guerre mondiale et l'Antiquité et lui posai la même question en retour. Il me répondit que c'étaient aussi ses deux périodes favorites avec une petite préférence pour l'Antiquité.
L'après-midi passa rapidement et la soirée aussi. Ma chambre se trouvait au deuxième étage et celle d'Henri au premier. Je montai dans ma chambre après avoir souhaité une belle soirée et une bonne nuit à mon hôte. Je parlai avec mes parents via Skype. Je trouvai Henri très sympa. Je m'endormis après avoir regardé une vidéo sur mon ordinateur portable.
La semaine passa relativement vite. Je participai aux tâches ménagères et nous allâmes faire les courses le mercredi soir. Je dînai avec Henri tous les soirs.
Le samedi du week-end suivant, je me réveillai vers neuf heures. Henri était en peignoir et prenait son petit-déjeuner. Il me proposa du café, un thé, du jus d'orange. Il y avait du pain et des fruits.
— Tu as bien dormi ?
— Comme un bébé. C'est d'un calme. Et toi ?
— Oui, c'est très calme. L'avantage de ne pas avoir de voisins directs. Bof, sommeil un peu agité. Ça arrive souvent à des vieux comme moi !
— Tu n'es pas si vieux. Au fait, j'ai oublié hier la période de l'Ancien Régime.
— Ah oui, moi aussi j'adore cette période. Nous pourrons en discuter.
— Avec plaisir.
— Je ne sais pas quel est ton programme aujourd'hui, mais je pensais que je pourrais t'emmener à la plage. Il fait beau et tu n'as pas encore de cours...
— Ah, excellente idée Henri.
— Comme un bébé. C'est d'un calme. Et toi ?
— Oui, c'est très calme. L'avantage de ne pas avoir de voisins directs. Bof, sommeil un peu agité. Ça arrive souvent à des vieux comme moi !
— Tu n'es pas si vieux. Au fait, j'ai oublié hier la période de l'Ancien Régime.
— Ah oui, moi aussi j'adore cette période. Nous pourrons en discuter.
— Avec plaisir.
— Je ne sais pas quel est ton programme aujourd'hui, mais je pensais que je pourrais t'emmener à la plage. Il fait beau et tu n'as pas encore de cours...
— Ah, excellente idée Henri.
Nous nous préparâmes et partîmes vers dix heures. Henri avait préparé un pique-nique.
Nous arrivâmes une bonne demi-heure plus tard. Nous nous garâmes sur un petit parking et empruntâmes un petit sentier jusqu'à un escalier très raide à flanc de falaise. Nous le descendîmes et arrivâmes sur une belle petite plage sauvage encadrée de rochers comme une crique intime à l'abri des regards. Une fois en bas, je découvris que le coin était naturiste, Henri s'étant bien caché de me le dire.
— Si ça te gêne, tu peux rester en maillot ! me dit-il en me voyant un peu stupéfait.
— Ok Henri !
— Désolé pour la surprise, j'aurais dû te prévenir. Viens, on va essayer de se trouver un coin tranquille.
— Ok Henri !
— Désolé pour la surprise, j'aurais dû te prévenir. Viens, on va essayer de se trouver un coin tranquille.
Nous nous dirigeâmes près des rochers et nous installâmes près de la falaise. Henri installa son énorme serviette. Pas besoin de sortir la mienne, me dit-il. Il se déshabilla intégralement. Je m'allongeai en maillot et regardai ce magnifique endroit. Je m'aperçus qu'il n'y avait que des hommes, seuls ou en couple, tous entièrement nus. Je décidai d'enlever mon maillot et me rallongeai tout de suite. Henri me demanda comment je me sentais. Je lui répondis que j'étais très à l'aise, ce qui était vrai, et que je ressentais une sensation de légèreté et de liberté. Henri me proposa d'aller me baigner. Je lui demandai s'il venait souvent ici parce qu'il disait bonjour à beaucoup de mecs. Il me répondit par l'affirmative, qu'il adorait cet endroit et qu'il essayait de venir régulièrement. Ils venaient de temps en temps avec son ex et il venait plus souvent depuis sa rupture.
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