Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La Fresque — Chapitre 1 · Co-ecrit avec un adorateur « Iceberg »
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La Fresque
Chapitre 1 · Co-ecrit avec un adorateur « Iceberg »
La pénombre dissimule la forme de mon corps sur les draps blancs. L’après-midi s’étire, tiède, la grande tente à demi fermée laisse entrer un souffle d’air doux. Tout est calme, quelques sons du dehors, des oiseaux peut-être, ou des notes de musique flottant depuis l’atelier voisin.
Je me repose, les yeux sous le masque de sommeil. Les paupières closes, je rêvasse.
Je me repose, les yeux sous le masque de sommeil. Les paupières closes, je rêvasse.
Mon esprit s’enlise dans un paysage intérieur, le frémissement de l’eau, la torpeur lente des jonques, et le sourire énigmatique du peintre de l’atelier d’à côté.
Un léger froissement de toile me fait vaguement ciller. Un intrus dans ce demi-sommeil ?
Mes pensées reprennent leur dérive.
Un léger froissement de toile me fait vaguement ciller. Un intrus dans ce demi-sommeil ?
Mes pensées reprennent leur dérive.
Quelque chose, un papillon, peut-être, se pose sur ma cuisse. Une caresse si légère, si douce, qu’elle semble appartenir encore au rêve. Je reconnais ce fourmillement d’aise. Ma jambe droite s’écarte, presque d’elle-même.
Sont-ils plusieurs ? Ils remontent entre mes jambes. Un souffle tiède me fait légèrement frémir.. Est-ce le vent ?
Dans le pli de l’aine, un effleuvement naît, discret, qui éveille quelque chose de plus vif. Je pense au pinceau en éventail du peintre, celui qui voulait faire mon portrait, à quelques pas de cette tente. J’imagine les poils de martre glissant sur ma peau, doux et précis.
Dans le pli de l’aine, un effleuvement naît, discret, qui éveille quelque chose de plus vif. Je pense au pinceau en éventail du peintre, celui qui voulait faire mon portrait, à quelques pas de cette tente. J’imagine les poils de martre glissant sur ma peau, doux et précis.
L’éveil se fait lent, délicieux.
Quelque chose de frais entoure maintenant mes orteils. Un petit spasme me fait écarter l’autre jambe. Je m’expose entièrement, nue, offerte à la lumière tamisée, à la tente entrouverte, au regard imaginaire du dehors.
Et dans ce rêve éveillé, j’imagine plusieurs peintres souhaitant me saisir, plusieurs pinceaux m’effleurant à l’unisson, traçant sur ma peau des fresques invisibles.
La sensation m’enivre doucement, comme une musique à laquelle le corps répond sans qu’on lui demande rien.
La sensation m’enivre doucement, comme une musique à laquelle le corps répond sans qu’on lui demande rien.
Les pinceaux semblent s’être accordés entre eux, comme des musiciens trouvant leur harmonie. Ils ne vagabondent plus au hasard sur ma peau, ils cherchent, ils choisissent, ils se concentrent.
Sous mes fesses d’abord, une douceur insistante, circulaire, qui creuse lentement une chaleur sourde dans la chair. Les poils de martre y reviennent, y reviennent encore, traçant des cercles de plus en plus étroits. Je m’enfonce légèrement dans les draps, comme pour offrir davantage. Mon anus se dévoilant pleinement. Le pinceau passant plusieurs fois en ce point précis. Cela m’excite énormément..
Mes pieds, aussi. Quelque chose d’infiniment précis en suit l’arche, remonte vers la cheville, s’attarde dans le creux derrière le talon. Un frisson part de là, monte le long du mollet, se perd quelque part dans la cuisse. Ma voûte plantaire semble mouillée par le pinceau qui insiste à y mettre beaucoup de peinture.. Passant de nouveau sur mes orteils.
Et ma poitrine.. le pinceau le plus léger, le plus patient. Il effleure à peine, contourne mes tétons. C’est presque une torture douce, une question posée sans réponse.
Je ne bouge pas. Je retiens presque mon souffle.
Dans mon demi-sommeil, je me demande combien ils sont maintenant, ces peintres silencieux qui me composent comme une œuvre collective, sans se consulter, sans se presser. Chacun absorbé par son fragment de moi.
Le masque sur mes yeux est devenu un luxe. Je ne veux pas voir. Je veux seulement sentir cette fresque que l’on trace sur moi, lentement, avec une application presque révérencieuse.
Dehors, les oiseaux. Ou la musique. Je ne sais plus.
Je commence à gémir, cela est plus fort que moi. Je sens une douce brosse glissant entre mes cuisses. Je les ouvres plus encore. Ce pinceau vise ma vulve, peint mes lèvres. J’halètes en attrapant un de mes seins tandis que mon autre main descend furieusement vers mon mont de venus. J’ai besoin de me toucher. Les pinceaux vont me faire jouir. Je planes. Je vois des étoiles. Je cri mon orgasme..
Puis j’ouvre les yeux. Me réveillant définitivement. Pour me suggérer à moi-même. J’aimerais que cela ne soit pas un rêve..
Puis j’ouvre les yeux. Me réveillant définitivement. Pour me suggérer à moi-même. J’aimerais que cela ne soit pas un rêve..
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