Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une famille pour le BNWO — Chapitre 2 · Un mâle alpha chez nous
Auteur
Une famille pour le BNWO
Chapitre 2 · Un mâle alpha chez nous
La porte s'ouvrit.
« Wesh, frérot ! Entre ! »
Johann s'effaça pour laisser passer son invité. Et quel invité.
Moussa avait dix-neuf ans. Grand, presque un mètre quatre-vingt-dix, il possédait cette carrure qu'on n'obtenait pas en faisant quelques pompes devant sa télévision. Épaules larges, bras puissants, taille relativement fine. Son tee-shirt blanc épousait sa musculature avec ce tissus moulant sans qu'il semble particulièrement chercher à la mettre en valeur.
Il était noir, avec la peau sombre, les cheveux coupés très court et un sourire tranquille, voire prétentieux.
À côté de lui, Johann paraissait encore plus maigre qu'habituellement. Le contraste était absolument ridicule et non avenu.
« Putain, elle est grande ta baraque ! » remarqua Moussa.
« Ouais, ça va. Mes parents ont acheté y a longtemps. »
Dans le salon, Sophie entendit les voix.
« Johann ? C'est ton ami ? »
« Ouais, maman ! »
« Ouais, maman ! »
Elle apparut dans l'encadrement de la cuisine et eu un léger mais net moment d'arrêt. La présence et la carrure de Moussa fit une forte impression sur le Mère frustrée et dodue.
« Bonjour ! »
Moussa sourit d'avantage..
« Bonjour, madame. Moi, c'est Moussa. »
Il lui adressa un sourire charmeur.
Sophie le détailla brièvement. Elle s'était imaginé un garçon ressemblant à Johann, probablement timide et passionné de jeux vidéo. Elle ne s'attendait pas à rencontrer un jeune homme aussi imposant et.... viril.
« Sophie. Tu peux m'appeler Sophie. »
Elle resta choquée de ce qu'elle venait de dire. Habituellement elle laissait les autres connaissances de son fils l'appeler Madame. Pourquoi c'était différent ?
Elle resta choquée de ce qu'elle venait de dire. Habituellement elle laissait les autres connaissances de son fils l'appeler Madame. Pourquoi c'était différent ?
« Enchanté, Sophie. »
Elle sourit de manière enjoleuse, comme une petite fille qu'on complimente et qui rougit.
Ce n'était pourtant rien. Une simple présentation.
Mais, cela faisait longtemps qu'un jeune homme ne l'avait pas regardée aussi naturellement, sans détourner immédiatement les yeux ni donner l'impression d'être intimidé par sa présence. Il la regardait comme un vrai mâle alpha. Elle se sentait comme une proie prise dans le regard d'un prédateur.
« Tu veux boire quelque chose ? »
« De l'eau, merci. »
« Et arrête de me vouvoyer, tu vas me donner l'impression d'avoir soixante ans ! »
« De l'eau, merci. »
« Et arrête de me vouvoyer, tu vas me donner l'impression d'avoir soixante ans ! »
Moussa éclata de rire.
« D'accord, promis. »
Fanny descendit à cet instant, intriguée par la voix grave et rauque inhabituelle dans cette demeure.
« C'est qui qui rigole ? »
Elle s'arrêta net sur l'avant-dernière marche. Son regard passa de Johann à Moussa, comme interloquée par le contraste entre la masculinité (ou son absence) à laquelle elle avait coutume et la véritable puissance. Elle feint pour autant sa surprise.
« Ah. Salut. »
« Salut. »
« T'es Moussa, je suppose ? »
« Et toi, Fanny ? »
« Johann t'a parlé de moi ? »
« Juste dit qu'il avait une grande sœur. »
« Salut. »
« T'es Moussa, je suppose ? »
« Et toi, Fanny ? »
« Johann t'a parlé de moi ? »
« Juste dit qu'il avait une grande sœur. »
Fanny descendit les dernières marches, nonchalamment.
« J'espère qu'il a dit du bien. »
« Il m'a surtout demandé de pas te laisser te moquer de lui. »
« Ah, ça, c'est impossible. »
« Il m'a surtout demandé de pas te laisser te moquer de lui. »
« Ah, ça, c'est impossible. »
Ils rirent tous les deux comme si le principal concerné n'était pas présent avec eux dans la pièce. Johann leva les yeux au ciel.
« Bon, c'est fini, les présentations ? On peut monter ? »
Moussa se tourna vers lui.
« Tranquille, mec. On a le temps. »
Johann ne répondit pas. Il connaissait cette assurance chez son ami. À la salle de sport, Moussa n'avait aucun mal à engager une conversation avec n'importe qui. Il semblait n'avoir peur de rien. Et Johann, lui, aurait parfois aimé lui ressembler. Mais c'est comme si quelque chose inscrit au plus profond de lui était radicalement différent.
Marc arriva du garage quelques minutes plus tard, les doigts encore couverts de cambouis.
« Ah, voilà le fameux coach ! »
Moussa se leva pour lui serrer la main.
« Bonjour, monsieur. »
« Marc. Alors, c'est toi qui vas nous transformer Johann en Schwarzenegger ? »
« Marc. Alors, c'est toi qui vas nous transformer Johann en Schwarzenegger ? »
Il rit bruyamment de sa propre plaisanterie, ce qui mit mal à l'aise les femmes de la maison qui ne souhaitaient pas faire mauvaise impression auprès de l'homme d'ébène. Johann baissa les yeux.
« Papa, sérieux... »
« Bah quoi ? On plaisante ! »
« Bah quoi ? On plaisante ! »
Moussa resta calme.
« Il est motivé, en tout cas. C'est déjà beaucoup. »
Marc hocha la tête.
« Ouais, enfin, faut encore qu'il prenne de l'épaisseur. »
Sophie intervint, exaspérée par la lourdeur des remarques de son époux.
« Marc, tu pourrais arrêter de l'embêter cinq minutes ? »
« Oh là là, qu'est-ce qu'on est susceptibles aujourd'hui ! »
Moussa ne répondit pas, mais Johann remarqua son expression. Son ami avait parfaitement compris. Et cette simple constatation suffit à le mettre mal à l'aise. Une fois dans sa chambre, Johann referma la porte.
« Désolé pour mon père. »
Moussa posa son sac.
« Pourquoi tu t'excuses ? »
« Il est toujours comme ça. »
« Ouais. J'ai vu. »
« Il est toujours comme ça. »
« Ouais. J'ai vu. »
Johann s'assit à son bureau.
« Il pense que je suis nul en sport. »
Johann haussa les épaules.
« Je sais pas. »
Johann repensa à certaines images qu'il regardait secrètement sur son ordinateur. Elle avaient modifié sa manière de percevoir les hommes comme Moussa. À force de consommer des scénarios pornographiques construits autour de la domination raciale noire, il lui arrivait de projeter sur des inconnus des rôles imaginaires, presque caricaturaux.
Il savait pourtant que son ami était un être humain, pas un personnage de vidéo. Mais cette contradiction commençait à le troubler.
En bas, Fanny aidait sa mère à préparer le café, tentant de prendre la température auprès de sa mère.
« Il est sympa, son pote. »
« Oui, très poli. »
« Et plutôt beau garçon. »
« Oui, très poli. »
« Et plutôt beau garçon. »
Sophie tourna la tête, inconsciemment jalouse.
« Fanny ! »
« Quoi ? C'est interdit de le remarquer ? »
« Non, mais quand même... »
« Quand même quoi ? »
« Quoi ? C'est interdit de le remarquer ? »
« Non, mais quand même... »
« Quand même quoi ? »
Sophie ne trouva rien à répondre. Fanny sourit, amusée.
« T'inquiète, maman. Je sais me tenir. »
Elle prit deux tasses dans le placard.
« Puis, c'est surtout Johann qui me surprend. Je savais même pas qu'il avait un ami comme lui. »
Sophie regarda vers l'escalier.
« Tant mieux pour ton frère. Ça lui fera du bien. »
Elle le pensait réellement, mais elle repensa aussi à la manière dont Moussa avait répondu à Marc, sans arrogance et sans soumission.
Cette confiance tranquille avait quelque chose de rafraîchissant dans une maison où son mari cherchait constamment à rappeler qui décidait. L'autorité naturelle de ce grand mâle africain fit naître une tâche humide entre ses grosses cuisses obscenes. Elle fut choquée de cette réaction automatique chez elle.
Lorsque les garçons redescendirent, il était presque dix-huit heures. Moussa avait proposé de montrer quelques exercices à Johann dans le jardin. Fanny les rejoignit sur la terrasse.
« Vous faites quoi ? »
« Un peu de renforcement », répondit Moussa.
« Un peu de renforcement », répondit Moussa.
« Ah, ça m'intéresse. Je fais de la danse. »
« Quelle danse ? »
« Contemporaine. »
« Tu dois déjà avoir une bonne condition physique, alors. »
Moussa en profita pour admirer le corps de la jeune fille. Des formes comme sa mère mais plus ferme grâce au sport et à sa jeunesse.
« Quelle danse ? »
« Contemporaine. »
« Tu dois déjà avoir une bonne condition physique, alors. »
Moussa en profita pour admirer le corps de la jeune fille. Des formes comme sa mère mais plus ferme grâce au sport et à sa jeunesse.
« Pas mauvaise », répondit-elle avec un sourire, se mordant la lèvre inférieure afin de parader auprès de lui.
Johann soupira.
« Ça y est, elle va nous faire une démonstration. »
« Jaloux. »
« Jaloux. »
Moussa rit.
« Laisse-la tranquille, mec. »
Fanny lui lança un regard extrêmement révélateur.
« Merci ! Enfin quelqu'un de raisonnable dans cette maison. »
Depuis la baie vitrée, Marc observait la scène. Il était relativement agacé. Sophie vint se placer à côté de lui.
« Ils ont l'air de bien s'entendre. »
« Mouais. »
« Quoi encore ? »
« Rien. Ton fils invite un copain et ta fille passe son après-midi avec eux. »
« Et alors ? »
« Mouais. »
« Quoi encore ? »
« Rien. Ton fils invite un copain et ta fille passe son après-midi avec eux. »
« Et alors ? »
Marc haussa les épaules.
« Rien. »
Sophie le regarda quelques secondes. Elle connaissait cette attitude. Cette jalousie diffuse, jamais franchement assumée, qui apparaissait dès qu'un autre homme semblait attirer l'attention plus facilement que lui.
« Tu pourrais simplement être content que Johann se fasse des amis », répondit-elle.
Marc ne dit plus rien, son égo était trop meurtri.
La soirée se poursuivit sans incident.
Mais lorsque Moussa partit, vers vingt heures, chacun semblait garder une impression différente de cette première rencontre.
Fanny avait obtenu son numéro soi-disant pour lui demander quelques conseils d'entraînement. Sophie, quant à elle, avait insisté pour qu'il revienne dîner un soir.
Marc avait répondu par un vague grognement. Quant à Johann, il raccompagna son ami jusqu'au portail.
« Ça va, t'as survécu à ma famille ? »
« Carrément. Ils sont cool. »
« Même mon père ? »
« Carrément. Ils sont cool. »
« Même mon père ? »
Moussa sourit d'un air supérieur.
« Ton père, il a son caractère. »
Johann hésita.
« Et ma sœur ? »
« Quoi, ta sœur ? »
« Rien. »
« Quoi, ta sœur ? »
« Rien. »
Moussa le regarda avec amusement. Il savait très bien où voulait en venir Johann mais était amusé qu'il n'ose même pas répondre. Ils se serrèrent la main et Johann referma le portail.
En remontant l'allée, il aperçut sa sœur qui écrivait déjà un message sur son téléphone.
Au salon, Sophie rangeait les derniers verres tandis que Marc s'installait devant la télévision. Tout paraissait parfaitement ordinaire.
Mais pour Johann, cette journée avait révélé quelque chose d'inconfortable : l'homme qu'il admirait à la salle de sport semblait trouver naturellement sa place. Il ne savait pas encore si cela allait l'aider à grandir ou nourrir davantage ses complexes.
À l'étage, Fanny reçut une réponse de Moussa.
« Tiens toi prête pour les exercices. On s'organise la semaine prochaine. J'espère que tu as un bon cardio. Bonne soirée »
Elle sourit en se mordillant la lèvre juste avant de saisir son fidèle compagnon en plastique noir pour une séance d'entraînement. Bientôt la pièce était emplie d'une odeur obscene de jus vaginal et de cris étouffés par un oreiller.
Dans la chambre de Johann, les films interraciaux s'enchaînaient de plus belle au rythme des vas et viens sur son pitoyable sexe pâle. Il semblait encore plus avoir d'appétit que d'habitude. Il ne se doutait pas de la raison mais ce soir là il regardait uniquement des vidéos avec des jeunes femmes de l'âge de Fanny.
Quant à Sophie, elle se masturba toute la nuit afin de se soulager une fois encore de sa frustration.
Mais qui sait ce qui pourrait arriver ?
\[À SUIVRE\]
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