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Auto Stop direction Lyon — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Auto Stop direction Lyon
Chapitre 1
L’aire de Beaune-la-Rolande, fin octobre, vingt-trois heures passées. Le froid piquait comme un clou rouillé, les néons du resto-route grésillaient en crachant une lumière verdâtre sur le bitume trempé. Ça puait l’essence, la pisse de chat et les frites réchauffées trois fois. Une dizaine de bahuts étaient garés en épis, moteurs au ralenti, comme des bêtes qui ruminent leur gasoil. Dans le fond, le long des chiottes publiques, deux nanas grelottaient avec leurs sacs à dos : Manon et Céline, vingt et un piges toutes les deux, étudiantes en socio à Tours, en vadrouille pour le week-end prolongé. Elles avaient raté le dernier covoit, et depuis deux heures elles levaient le pouce sans succès. Mini-jupe en jean pour Manon, legging noir déchiré aux genoux pour Céline, baskets blanches déjà grises de boue, et des bonnets en laine enfoncés jusqu’aux yeux. Elles claquaient des dents, la goutte au nez.
À l’intérieur, cinq routiers finissaient leurs gamelles autour d’une table collante de bière. Le patron avait éteint la moitié des lumières, signe qu’il voulait fermer. Y avait Dédé, la cinquantaine, crâne rasé luisant de sueur, bras comme des cuisses ; Mimile, petit nerveux avec une moustache à la gauloise et des chicots noirs ; Paulo, gros Portugais qui puait l’ail et le pastis ; René, le plus vieux, voix rauque de clope, et enfin Gus, un Belge baraqué qui parlait à peine français mais rigolait tout le temps comme un con.
Dédé a jeté un œil par la vitre embuée.
« Regardez-moi ces deux petites merdeuses qui font du stop. Elles vont se les geler sévère. »
Mimile a ricané : « On va leur proposer le chauffage, chef. Y a de la place dans les cabines. »
Paulo a tapé sur la table : « Et si elles sont gentilles, on leur file même le dessert. »
René a toussé dans son poing. « Allez, on va voir si elles ont la langue bien pendue… ou autre chose. »
« Regardez-moi ces deux petites merdeuses qui font du stop. Elles vont se les geler sévère. »
Mimile a ricané : « On va leur proposer le chauffage, chef. Y a de la place dans les cabines. »
Paulo a tapé sur la table : « Et si elles sont gentilles, on leur file même le dessert. »
René a toussé dans son poing. « Allez, on va voir si elles ont la langue bien pendue… ou autre chose. »
Ils sont sortis en troupeau, blousons ouverts, haleine de bière. Les filles les ont vus arriver comme une meute. Manon a serré le bras de Céline.
« Merde, c’est quoi ces gros porcs ? »
« Chut, fais pas ta bourge, on a besoin d’un lift. »
« Merde, c’est quoi ces gros porcs ? »
« Chut, fais pas ta bourge, on a besoin d’un lift. »
Dédé s’est planté devant elles, mains dans les poches, un sourire de requin.
« Alors les étudiantes, on joue les aventurières ? Vous allez où comme ça ? »
Céline, la plus hardie, a répondu en grelottant : « Lyon, si possible. Ou au moins jusqu’à un hôtel pas cher. »
Mimile a sifflé entre ses dents. « Lyon ? On y va tous les cinq demain matin. Mais y a un péage avant : faut réchauffer les chauffeurs. »
Manon a froncé les sourcils. « Réchauffer comment ? »
Gus a éclaté de rire et a fait un geste de la main très explicite devant sa braguette.
Paulo a ajouté, la voix graisseuse : « Une petite pipe chacun, et après vous dormez au chaud dans une cabine. Sinon vous finissez en glaçons. »
« Alors les étudiantes, on joue les aventurières ? Vous allez où comme ça ? »
Céline, la plus hardie, a répondu en grelottant : « Lyon, si possible. Ou au moins jusqu’à un hôtel pas cher. »
Mimile a sifflé entre ses dents. « Lyon ? On y va tous les cinq demain matin. Mais y a un péage avant : faut réchauffer les chauffeurs. »
Manon a froncé les sourcils. « Réchauffer comment ? »
Gus a éclaté de rire et a fait un geste de la main très explicite devant sa braguette.
Paulo a ajouté, la voix graisseuse : « Une petite pipe chacun, et après vous dormez au chaud dans une cabine. Sinon vous finissez en glaçons. »
Le silence a claqué plus fort que le vent. Céline a regardé Manon. Manon a regardé le sol. Puis Céline a haussé les épaules.
« Cinq pipes… c’est rapide, non ? Et après on dort vraiment ? Pas de pénétration, hein ? »
Dédé a levé les mains, faux innocent. « Promis juré, juste la bouche. On est des gentlemen. Allez, on va derrière les camions, y a moins de vent. »
« Cinq pipes… c’est rapide, non ? Et après on dort vraiment ? Pas de pénétration, hein ? »
Dédé a levé les mains, faux innocent. « Promis juré, juste la bouche. On est des gentlemen. Allez, on va derrière les camions, y a moins de vent. »
Elles ont suivi, comme deux agnelles. Derrière la rangée de bahuts, l’ombre était plus noire, seule la lune faisait briller les flaques d’huile. Les cinq mecs se sont alignés, dos contre un semi-remorque, braguettes déjà ouvertes. L’odeur est arrivée d’un coup : mélange de sueur froide, de clope, de fromage de pied et de queues pas lavées depuis la dernière douche, trois jours plus tôt. Ça prenait à la gorge.
Dédé a sorti la première : une bite moyenne, épaisse, prépuce à moitié retroussé, gland violacé avec une croûte blanchâtre sur le bord.
« Allez, les parisiennes, à genoux. Le bitume est froid, mais vous allez vous réchauffer vite. »
« Allez, les parisiennes, à genoux. Le bitume est froid, mais vous allez vous réchauffer vite. »
Céline s’est agenouillée la première, Manon à côté, les genoux qui craquent sur le gravier. Céline a pris Dédé en bouche direct, sans chichis. Le goût l’a frappée comme une baffe : sel, pisse, vieux sperme. Elle a grimacé mais a continué, les lèvres bien serrées, la langue qui tournait. Dédé a grogné de plaisir.
Manon, elle, a hésité devant Mimile. Le mec avait une petite queue nerveuse, toute tordue, avec des poils jusqu’au nombril. Il puait le tabac brun.
« Vas-y princesse, ouvre grand, c’est pas du caviar mais c’est du frais. »
Elle a fermé les yeux, a englouti. Le gland a cogné direct contre son palais, elle a eu un haut-le-cœur, des larmes sont montées. Mimile a ri et lui a tenu la tête à deux mains.
« Vas-y princesse, ouvre grand, c’est pas du caviar mais c’est du frais. »
Elle a fermé les yeux, a englouti. Le gland a cogné direct contre son palais, elle a eu un haut-le-cœur, des larmes sont montées. Mimile a ri et lui a tenu la tête à deux mains.
Paulo, René et Gus se branlaient en attendant leur tour, la queue déjà luisante de précum. L’air était rempli de bruits obscènes : schlurps, gargouillis, souffles rauques, petits rires gras.
Ils ont commencé à tourner. Dédé a passé Céline à Paulo, qui avait une bite énorme, large comme une canette, peau très noire, gland rose. Céline a ouvert grand, les mâchoires douloureuses, la salive coulant en filets sur son menton. Paulo lui tenait les oreilles comme des poignées et baisait sa bouche doucement, sans brutalité, juste profond.
Manon, elle, s’est retrouvée avec René. Le vieux avait une queue molle au départ, toute ridée, mais dès qu’elle a commencé à pomper, ça s’est raidi. Il puait le vieux monsieur, une odeur de pisse séchée et de moisi. Il gémissait d’une voix cassée : « Oh oui ma petite… suce pépère… »
Gus a pris les deux en même temps, une main sur chaque nuque. Il parlait en flamand, on comprenait rien, mais il rigolait tout le temps. Sa bite était moyenne mais très dure, prépuce complètement retroussé, gland comme un champignon rouge. Il les faisait lécher à tour de rôle, puis les deux langues ensemble sur son frein. Les filles se retrouvaient parfois nez à nez, bouches ouvertes, langues qui se touchaient par accident sur la même queue.
Le jeu a duré vingt minutes. Ils les faisaient alterner, changeaient de position : à genoux, puis debout penchées en avant, puis assises sur un marchepied pour que les mecs puissent leur tenir la tête plus facilement. Les filles avaient les lèvres gonflées, la machoire en feu, la salive partout sur le menton, le cou, les seins sous les pulls.
À un moment, Mimile a sorti son portable.
« On va faire une petite vidéo souvenir, hein les gars ? »
Céline a protesté faiblement : « Non, pas de photos… »
Dédé a rigolé : « T’inquiète, c’est pour nous. Et puis t’as vu ta tête, t’es déjà une star du X. »
« On va faire une petite vidéo souvenir, hein les gars ? »
Céline a protesté faiblement : « Non, pas de photos… »
Dédé a rigolé : « T’inquiète, c’est pour nous. Et puis t’as vu ta tête, t’es déjà une star du X. »
Ils ont accéléré. Les cinq bites étaient au bord. Les mecs se branlaient maintenant à toute vitesse, alignés devant les deux nanas agenouillées côte à côte, bouches ouvertes, langues sorties comme à la communion. L’odeur de sperme était déjà dans l’air, âcre, forte.
Dédé a été le premier : un râle, les jambes qui tremblent, et le jet a giclé droit sur le visage de Manon, épais, chaud, collant, ça lui a tapissé la joue, coulé dans l’œil. Elle a cligné, aveuglée. Mimile a suivi, un cri aigu, et son jus plus liquide a arrosé Céline en plein front, dégoulinant sur son nez. Paulo a visé la bouche de Céline : trois gros jets puissants, elle a avalé par réflexe, toussé, le reste a débordé sur son menton. René, le vieux, a lâché une petite quantité, toute jaune, qui a atterri sur les lèvres de Manon, avec une odeur de médicament. Gus, enfin, a rugi comme un taureau et a tout envoyé sur les deux en même temps : des cordes blanches qui ont zébré leurs cheveux, leurs joues, leurs cous.
Elles étaient recouvertes. Le sperme coulait lentement, tiède d’abord, puis froid avec le vent. Ça puait le chlore et la merde de poisson. Elles restaient là, à genoux, haletantes, les yeux piquants, la bouche ouverte, des filets pendouillant de leurs mentons.
Les mecs ont remonté leurs braguettes, satisfaits, en se marrant.
« Putain, regardez-moi ces deux petites salopes… on dirait des glaces à la vanille qu’on a trop chargées. »
« Allez, essuyez-vous avec vos bonnets, y a des kleenex dans mon bahut. »
« Putain, regardez-moi ces deux petites salopes… on dirait des glaces à la vanille qu’on a trop chargées. »
« Allez, essuyez-vous avec vos bonnets, y a des kleenex dans mon bahut. »
Céline a attrapé un kleenex, a essuyé ses yeux, puis a regardé Manon. Elles se sont mises à rire, un rire nerveux, presque hystérique.
« On dirait des putes de film X des années 80 », a lâché Manon en crachant un caillot.
« Ouais, mais au moins on va dormir au chaud », a répondu Céline en se relevant, les genoux en sang.
« On dirait des putes de film X des années 80 », a lâché Manon en crachant un caillot.
« Ouais, mais au moins on va dormir au chaud », a répondu Céline en se relevant, les genoux en sang.
Dédé a ouvert la porte de sa cabine, un Mercedes flambant neuf.
« Y a deux couchettes. Vous dormez là. Demain matin, café et croissant, et on file sur Lyon. Et si vous êtes très très gentilles, on vous dépose même devant la fac. »
« Y a deux couchettes. Vous dormez là. Demain matin, café et croissant, et on file sur Lyon. Et si vous êtes très très gentilles, on vous dépose même devant la fac. »
Elles sont montées. L’intérieur sentait le pin et la clope, mais c’était chaud. Les mecs ont fermé la porte, tiré les rideaux. Dans la pénombre, Manon et Céline se sont allongées côte à côte sur la couchette du bas, encore poisseuses, l’odeur de sperme collée à la peau.
Céline a murmuré :
« T’as joui, toi ? »
Manon a pouffé dans l’oreiller. « Dans ma culotte, y a vingt minutes. Et toi ? »
« Pareil. C’est dégueulasse… mais putain, c’était intense. »
« T’as joui, toi ? »
Manon a pouffé dans l’oreiller. « Dans ma culotte, y a vingt minutes. Et toi ? »
« Pareil. C’est dégueulasse… mais putain, c’était intense. »
Le moteur a démarré. Le bahut s’est ébranlé doucement, direction l’autoroute. Dehors, la lune glissait sur le bitume mouillé. Dedans, deux étudiantes endormies, le visage encore barbouillé, rêvaient déjà du prochain arrêt.
Et la route continuait, longue, noire, pleine de promesses crades et de cafés tièdes.
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