Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
J'ai couché avec mon ami d'enfance — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
J'ai couché avec mon ami d'enfance
Chapitre 1
Le marché du samedi matin animait la place centrale de cette petite ville du centre de la France, comme au temps de leur enfance. Olivier marchait d'un pas tranquille au rythme de sa mère, portant le panier en osier déjà bien rempli. À quarante-cinq ans, l'ancien athlète de la gendarmerie et de la police nationale avait gardé une carrure imposante de bel homme brun aux yeux noisette. Pourtant, le temps et les repas pris sur le pouce en région parisienne l'avaient un peu rattrapé, lui laissant un léger embonpoint au niveau du ventre. Revenu s'installer dans sa région natale avec sa femme et ses deux grands adolescents, il savourait ces moments simples.
Dans l'allée centrale, la foule était dense. Olivier croisa le regard d'un homme qui arrivait en sens inverse, accompagnant lui aussi une dame âgée. Les deux hommes passèrent à côté l'un de l'autre sans prêter attention, tant le temps avait fait son œuvre. S'ils s'étaient appelés de temps en temps et croisés rapidement au pays au tout début de leurs études, ils avaient fini par perdre totalement contact. Cela faisait maintenant plus de vingt ans qu'ils ne s'étaient pas vus.
— Oh, mais c'est Françoise ! s'exclama soudain la mère d'Olivier en s'arrêtant net.
La dame d'en face se retourna, un grand sourire aux lèvres. Les deux mères s'interpellèrent chaleureusement, ravies de se croiser. Derrière elles, les deux hommes se regardèrent à nouveau, intrigués.
— Olivier ? lança soudain l'inconnu, les yeux écarquillés.
— Christophe ? !
— Christophe ? !
Le choc de la surprise balaya instantanément les deux décennies d'absence. Olivier resta un instant interdit devant le « fil de fer » de ses souvenirs. Le gamin maigre, complexé et allergique au sport avait fait place à un homme mûr, brun aux yeux bleus, au teint frais et au ventre parfaitement plat. Parti faire ses études de santé à Toulouse, où il était désormais cadre de santé à l'hôpital, Christophe s'était métamorphosé à l'aube de la trentaine grâce à la salle de sport et à la course à pied, devenant un marathonien confirmé. De son côté, Christophe détailla la silhouette massive d'Olivier, souriant intérieurement en découvrant que le grand brun athlétique de l'époque avait pris les traits d'un père de famille un peu enveloppé.
Les deux hommes se serrèrent la main avec une franche camaraderie. Christophe, en réalité, n'était pas totalement ignorant de la vie de son ami : par le biais des discussions entre leurs mères, il savait qu'Olivier était revenu s'installer dans la région et qu'il avait deux enfants — un garçon et une fille, lui semblait-il, qui devaient être grands maintenant. En revanche, Olivier, lui, ignorait tout de la vie sentimentale de Christophe, et notamment du fait qu'il était gay.
— Écoute, j'ai pas mal de choses à faire avec ma mère ce matin, dit Christophe avec un sourire chaleureux. Mais je suis en ville pour le week-end. Ça te dirait qu'on se retrouve cet après-midi pour boire un verre et discuter tranquillement ?
— Carrément, acquiesça Olivier. On fait ça. Vers seize heures, au café de la place ?
— Parfait. À tout à l'heure, mon vieux.
— Carrément, acquiesça Olivier. On fait ça. Vers seize heures, au café de la place ?
— Parfait. À tout à l'heure, mon vieux.
À seize heures tapantes, Olivier poussa la porte du café. Pour l'occasion, il avait troqué sa tenue du matin pour un style très décontracté : un jean confortable et un polo qui dissimulait un peu ses rondeurs de quarantenaire. Christophe l'attendait déjà à une table en terrasse, confortablement installé. Lui aussi avait opté pour la décontraction, portant un short en toile et un t-shirt léger qui laissait deviner sa musculature sèche de coureur de fond.
— Installe-toi ! dit Christophe en lui tendant une chaise.
Olivier s'assit, un grand sourire aux lèvres. Le serveur prit leurs commandes. Il n'y avait aucune gêne entre eux, juste le plaisir brut de deux copains d'enfance qui se retrouvent.
— Bon, alors, commença Olivier en s'accoudant à la table, plus de vingt ans... Ma mère m'a dit que tu étais à Toulouse maintenant ?
— Oui, cadre de santé à l'hôpital, confirma Christophe. La vie toulousaine me va bien. Et toi, je sais par ma mère que tu as quitté Paris pour revenir dans le coin, et que tu as des enfants, c'est ça ? Un garçon et une fille ?
— C'est ça, un gars de dix-sept ans et une fille de quinze ans, sourit Olivier, une pointe de fierté dans la voix. Autant te dire qu'on est en plein dans les années lycée, ça grandit trop vite. Et ma femme est dans la gendarmerie. On a trouvé notre équilibre ici. Et toi alors, ta vie là-bas ? Toujours célibataire ou tu as trouvé quelqu'un ?
— Oui, cadre de santé à l'hôpital, confirma Christophe. La vie toulousaine me va bien. Et toi, je sais par ma mère que tu as quitté Paris pour revenir dans le coin, et que tu as des enfants, c'est ça ? Un garçon et une fille ?
— C'est ça, un gars de dix-sept ans et une fille de quinze ans, sourit Olivier, une pointe de fierté dans la voix. Autant te dire qu'on est en plein dans les années lycée, ça grandit trop vite. Et ma femme est dans la gendarmerie. On a trouvé notre équilibre ici. Et toi alors, ta vie là-bas ? Toujours célibataire ou tu as trouvé quelqu'un ?
Christophe sourit intérieurement, mesurant le fossé entre leurs deux mondes. Olivier ne se doutait de rien. Christophe repensa à ses années de célibat débridé à Toulouse, sautant d'un homme à un autre sans jamais se poser, une vie de liberté totale qui s'était un peu apaisée depuis deux ans grâce à un sex friend régulier.
— Disons que je suis un célibataire endurci, répondit Christophe d'un ton léger et amical. J'ai mes habitudes à Toulouse, quelqu'un que je vois régulièrement depuis deux ans, mais chacun chez soi. Je tiens trop à ma liberté.
Olivier hocha la tête, sans chercher à en savoir plus pour le moment, simplement heureux de voir son ami épanoui. Le ton était donné : une discussion fluide, complice et sans aucune ambiguïté pour ces retrouvailles.
Un court silence s'installa, meublé par le brouhaha de la terrasse et le tintement des verres, puis Olivier posa son regard sur les vieux bâtiments de la place, un sourire nostalgique aux lèvres. Revivre ces instants au pays, face au même visage qu'autrefois, brisa instantanément la glace des années pour les ramener à ce qu'ils savaient faire de mieux : se remémorer le passé.
— Tu te rappelles de l'école primaire Sainte-Marie ? lança Olivier, l'œil brillant de nostalgie. Avec les messes obligatoires à l'église catholique de la place et les sœurs qui nous surveillaient du coin de l'œil ?
Christophe éclata de rire, calant son dos contre le dossier de sa chaise.
— Si je m'en rappelle ! On passait notre temps à essayer de ne pas ricaner pendant les sermons. Nés le même mois de la même année, on était de vrais jumeaux terribles à l'époque.
— C'est vrai, acquiesça Olivier. C'est pour ça que le coup a été dur à l'arrivée au collège. Quand on s'est retrouvés séparés pendant deux ans, sans être dans la même classe en sixième et en cinquième... J'avais l'impression qu'il me manquait une boussole.
— Pareil pour moi, confia Christophe avec un sourire doux. Mais heureusement, il y a eu les grandes retrouvailles en quatrième. Même si, on ne va pas se mentir, on avait déjà commencé à changer.
— C'est vrai, acquiesça Olivier. C'est pour ça que le coup a été dur à l'arrivée au collège. Quand on s'est retrouvés séparés pendant deux ans, sans être dans la même classe en sixième et en cinquième... J'avais l'impression qu'il me manquait une boussole.
— Pareil pour moi, confia Christophe avec un sourire doux. Mais heureusement, il y a eu les grandes retrouvailles en quatrième. Même si, on ne va pas se mentir, on avait déjà commencé à changer.
Olivier posa ses mains sur la table, un grand sourire carnassier aux lèvres.
— Ah ça ! C'est l'année où je me suis inscrit au rugby et où j'ai commencé la muscu. Je prenais des épaules, je voulais absolument devenir un roc. Pendant ce temps-là, toi... tu avais une sainte horreur du sport. Tu étais toujours notre fil de fer national.
— Ne m'en parle pas, grimaça Christophe en levant les yeux au ciel, amusé. Le simple mot "endurance" me donnait de l'urticaire.
— Ne m'en parle pas, grimaça Christophe en levant les yeux au ciel, amusé. Le simple mot "endurance" me donnait de l'urticaire.
Olivier laissa échapper un énorme éclat de rire, attirant le regard de quelques clients de la terrasse.
— Attends, tu te souviens du match de rugby en cours d'EPS, cette année-là ? C'était une session d'évaluation. Par un miracle absolu, le ballon t'est tombé directement dans les bras. Tu as baissé les yeux, tu as regardé le cuir comme si c'était une bombe à retardement... et là, tu as vu toute la ligne adverse, des gros gabarits, qui fonçaient sur toi pour te plaquer.
Christophe commença à rire d'avance, devinant la suite.
— Oh non, tu ne vas pas ressortir ça !
— Si, obligé ! se marra le policier, mimant la scène avec ses mains. Paniqué, tu as balancé le ballon super haut en l'air, et tu as fait demi-tour pour courir le plus vite possible dans le sens inverse ! Même le prof d'EPS n'en revenait pas. Tu as couru vers tes propres poteaux pour leur échapper !
— C'était de l'instinct de survie, Olivier ! se défendit Christophe en riant aux larmes. Vingt brutes de quatorze ans qui me courent dessus, je n'allais pas faire le fier. Quand je pense qu'aujourd'hui, je cours des marathons... Si le prof de l'époque voyait ça, il ferait une crise cardiaque.
— C'est clair, le destin est ironique, conclut Olivier en reprenant son souffle, les yeux pétillants d'avoir partagé ce vieux morceau de leur complicité.
— Si, obligé ! se marra le policier, mimant la scène avec ses mains. Paniqué, tu as balancé le ballon super haut en l'air, et tu as fait demi-tour pour courir le plus vite possible dans le sens inverse ! Même le prof d'EPS n'en revenait pas. Tu as couru vers tes propres poteaux pour leur échapper !
— C'était de l'instinct de survie, Olivier ! se défendit Christophe en riant aux larmes. Vingt brutes de quatorze ans qui me courent dessus, je n'allais pas faire le fier. Quand je pense qu'aujourd'hui, je cours des marathons... Si le prof de l'époque voyait ça, il ferait une crise cardiaque.
— C'est clair, le destin est ironique, conclut Olivier en reprenant son souffle, les yeux pétillants d'avoir partagé ce vieux morceau de leur complicité.
Le rire s'apaisa doucement, laissant place à un silence chaleureux, bienveillant, où les vingt ans d'absence s'effaçaient un peu plus sous le soleil de l'après-midi.
— En parlant de sport... commença Christophe, son ton devenant soudainement un peu plus sérieux, bien que teinté d'une grande douceur. Je dois t'avouer quelque chose. Ta prise de masse pendant la fin du collège et nos années lycée... ça ne m'a pas laissé indifférent.
Olivier posa son verre, surpris. Christophe continua, le regard fixé dans le sien :
— J'aimais bien te regarder quand on allait se changer dans les vestiaires, ou lorsque nous faisions des soirées ensemble. Tu étais vraiment bien foutu.
Olivier sentit une vague de chaleur lui monter au visage. Il rougit légèrement, trahissant une certaine gêne face à cette confession totalement inattendue. Il digéra l'information pendant une seconde, assemblant les pièces d'un puzzle qu'il n'avait jamais vu jusqu'ici.
— Christophe... Tu es gay ? demanda-t-il doucement.
Christophe le regarda droit dans les yeux, serein et totalement assumé.
— Oui.
Un petit moment de silence s'installa entre eux. Le brouhaha du café sembla s'estomper le temps que la révélation trouve sa place. Olivier n'avait aucun jugement, juste une immense curiosité et un soupçon de regret.
— Pourquoi tu ne me l'as pas dit avant ? Pourquoi pas à l'époque ? demanda finalement Olivier.
Christophe laissa échapper un soupir nostalgique et secoua doucement la tête.
— Tu sais, c'était les années 90. Dans notre petite ville, je ne connaissais personne d'autre qui soit homosexuel. Il n'y avait personne pour m'aider à comprendre ce que je ressentais, aucun modèle. Et puis, tu te souviens de l'ambiance ? Les nombreux spots de prévention sur le SIDA à la télévision... À cette époque, cette maladie était synonyme de mort, et ça stigmatisait énormément les homosexuels. J'avais peur, Olivier. Il a fallu que je passe plusieurs années à Toulouse pour réussir à me défaire de cette culpabilité et de cette crainte.
Olivier hocha la tête, touché par la sincérité de son ami. Alors qu'un silence bienveillant s'installait, le smartphone de Christophe, posé sur la table, vibra bruyamment. Christophe y jeta un coup d'œil rapide, puis retourna calmement l'appareil face contre table.
— Je regarderai mes messages plus tard, dit-il d'un ton léger. Olivier sourit, voulant mettre son ami à l'aise.
— Mais non, vas-y, réponds à tes messages, t'inquiète pas ! On est entre amis, je ne t'en voudrai pas. Christophe eut un petit sourire en coin, une lueur espiègle dans les yeux.
— Disons que ce n'est pas tout à fait le genre de message auquel on répond en public... C'est une application de rencontre.
— Mais non, vas-y, réponds à tes messages, t'inquiète pas ! On est entre amis, je ne t'en voudrai pas. Christophe eut un petit sourire en coin, une lueur espiègle dans les yeux.
— Disons que ce n'est pas tout à fait le genre de message auquel on répond en public... C'est une application de rencontre.
Olivier le regarda, soudain intrigué. La curiosité prit le dessus.
— Ah ouais ? Attends, dans une petite ville comme la nôtre, il y a du monde là-dessus ? Je pensais qu'il n'y avait pas beaucoup d'homos dans le coin.
— Détrompe-toi, s'amusa Christophe en reprenant son téléphone. Tiens, là, c'est un couple d'hommes de la région qui est super intéressé par mon profil.
— Fais voir ? demanda Olivier, poussé par un intérêt qu'il ne s'expliquait pas tout à fait.
— Détrompe-toi, s'amusa Christophe en reprenant son téléphone. Tiens, là, c'est un couple d'hommes de la région qui est super intéressé par mon profil.
— Fais voir ? demanda Olivier, poussé par un intérêt qu'il ne s'expliquait pas tout à fait.
Christophe déverrouilla l'écran et lui tendit l'appareil. Olivier se pencha. Mais au moment exact où ses yeux se posèrent sur la discussion, les deux hommes venaient d'envoyer une nouvelle photo en direct. L'écran afficha en grand-angle et en gros plan leurs deux sexes vigoureusement bandés. Le choc fut immédiat. Une vague de chaleur subite pulsa aux tempes d'Olivier. Il devint rouge pivoine, les yeux fixés sur cette virilité brute exposée sans filtre. Il rendit le téléphone un peu trop vite, comme si l'appareil venait de lui brûler les doigts. En face de lui, Christophe éclata d'un rire franc et cristallin, savourant la réaction de son grand flic de copain.
— Eh oui, mon vieux, j'ai bien changé ! glissa le cadre de santé en rangeant son portable. Bon, on en était où ?
Olivier se racla la gorge, essayant de retrouver sa contenance, mais le cœur battant à tout rompre. L'image de ces deux sexes bandés venait de s'imprimer durablement dans son esprit.
La discussion se poursuivit ainsi, fluide, riche et profonde. Après deux heures d'un échange intense où ils rattrapèrent le temps perdu, l'après-midi commença à décliner. Les deux amis se levèrent, payèrent leurs consommations et sortirent du café. Sur le trottoir, ils échangèrent leurs numéros de téléphone avec la promesse ferme de ne plus se perdre de vue.
Une fois Olivier parti, Christophe ne put s'empêcher de sourire en repensant à la réaction de son ami d'enfance. Il s'installa sur un banc un peu plus loin, le sourire encore aux lèvres. L'image de la réaction gênée d'Olivier devant les photos du couple continuait à l'amuser — mais un détail s'attarda plus longtemps qu'il ne l'aurait voulu : ce rougissement soudain, cette carrure massive qui s'était brusquement raidie sur la chaise de la terrasse. Christophe se surprit à imaginer, l'espace d'une fraction de seconde, ce que cette gêne aurait pu cacher d'autre qu'une simple pudeur d'hétéro. L'idée le traversa comme une décharge, aussi absurde qu'électrique. Il secoua la tête, presque agacé contre lui-même — vingt ans d'amitié ne s'effaçaient pas parce qu'un vieux copain avait rougi devant une photo de bite. Pour chasser cette pensée incongrue, il reprit son téléphone et ouvrit à nouveau l'application pour regarder plus attentivement les messages du couple d'hommes.
Les profils étaient alléchants. C'était un couple d'actifs : l'un avait trente-cinq ans et l'autre quarante-huit ans. Tous deux affichaient fièrement les photos de leurs attributs, deux magnifiques sexes de dix-huit centimètres, non circoncis et vigoureux. En faisant défiler les clichés, Christophe s'attarda sur celui de l'homme de quarante-huit ans. À la base de son pénis, une tache de vitiligo créait une dépigmentation de la peau, un contraste saisissant que Christophe trouvait particulièrement excitant et unique.
Sentant une vague de désir le traverser, Christophe n'hésita pas une seconde. Il tapa une réponse rapide sur son clavier. L'échange fut immédiat, direct et sans fioritures. Après seulement quelques messages pour accorder leurs envies, le rendez-vous était pris pour le début de la soirée.
Le rendez-vous fut fixé directement chez eux, dans un appartement discret à quelques rues du centre. Lorsque Christophe arriva et que la porte s'ouvrit, il fut accueilli par les deux hommes, vêtus de manière très décontractée, short et t-shirt légers. L'ambiance était à la fois détendue et chargée d'une promesse électrique. Après les salutations d'usage, ils lui proposèrent un verre pour briser la glace.
Ils s'installèrent tous les trois sur le grand canapé du salon. Mais le jeu de séduction ne tarda pas à s'accélérer. Tandis qu'ils buvaient leurs verres, les premiers regards complices se muèrent en gestes concrets. Les mains commencèrent à se promener, d'abord timidement sur les cuisses, puis de façon plus audacieuse sous les vêtements. Les t-shirts furent rapidement soulevés, dévoilant la peau chaude des torses.
Christophe, guidé par son assurance et son désir, glissa ses mains dans les shorts de ses partenaires pour commencer à masser leurs verges déjà bien fermes. En réponse, les deux hommes se rapprochèrent, encadrant le marathonien. Leurs mains expertes lui retirèrent son propre t-shirt, tandis qu'ils se relayaient pour l'embrasser fougueusement sur la bouche et descendre mordiller ses tétons, le faisant frissonner de plaisir. Sentant l'excitation monter d'un coup en lui, Christophe décida de prendre les devants. Il glissa du canapé pour se mettre à genoux sur le tapis, juste devant l'homme le plus âgé, celui de quarante-huit ans. D'un geste fluide, il lui abaissa son short. Le sexe imposant se libéra. Christophe prit un instant pour admirer cette superbe verge bicolore, fasciné par la tache de vitiligo à sa base. Avec une immense sensualité, il déposa d'abord un baiser respectueux sur cette partie décolorée, savourant le contraste textuel, avant d'engouffrer le gland chaud dans sa bouche.
Pendant qu'il prodiguait sa fellation au premier, le second homme se leva pour se poster juste à côté d'eux. Christophe le vit du coin de l'œil. Sans interrompre ses va-et-vient sur le sexe du plus vieux, il tendit une main libre, agrippa l'élastique du short du trentenaire et l'abaissa d'un coup sec. Libérée de sa prison de toile, la deuxième bite, lourde et pulsante, jaillit et alla claquer hardiment contre le bas de son ventre. L'image de ces deux attributs de dix-huit centimètres dressés devant lui fit grimper l'excitation de Christophe à son paroxysme. Avec l'adresse et la gourmandise qui le caractérisaient, il commença alors à alterner les fellations, passant d'un homme à l'autre, se délectant de leurs gémissements synchronisés dans le salon baigné par la pénombre du début de soirée.
Après un long moment de fellation, l'homme le plus âgé passa derrière Christophe et l'incita à se relever doucement. Il le pencha en avant sur le bord du canapé, permettant à Christophe de continuer à prendre en bouche le sexe du trentenaire. À genoux derrière lui, l'aîné écarta fermement les fesses de Christophe. Il approcha ses lèvres de cette intimité offerte, déposant d'abord un baiser appuyé sur chaque fesse parfaitement épilée. Sa langue descendit ensuite le long du sillon interfessier lisse, savourant la peau, avant qu'il ne se mette à lui bouffer littéralement l'anus. Christophe ne put s'empêcher de pousser un long gémissement de plaisir, la bouche encore encombrée. Sentant le sphincter de son partenaire se détendre sous la chaleur de ses assauts, l'homme accentua la pression et fit pénétrer sa langue directement dans le conduit anal. Dans le salon, le silence avait fait place à une symphonie de râles et de bruits de succion partagés par les trois hommes.
L'aîné se redressa enfin. Il déballa un préservatif, l'enfila, puis enduisit généreusement sa verge et l'anus de Christophe de gel lubrifiant. D'un mouvement sûr, il le pénétra. Grâce à la préparation minutieuse, sa bite rentra sans le moindre problème, arrachant un râle plus aigu au marathonien. Une fois entièrement logé à l'intérieur, l'homme resta immobile quelques secondes pour savourer l'étreinte, puis entama des va-et-vient réguliers et profonds. Face à lui, le plus jeune, toujours sucé par Christophe, écarta un peu plus les fesses de ce dernier pour observer avec fascination le membre de son compagnon glisser et disparaître dans la chaleur du cul de Christophe. Au bout d'un moment, le plaisir monta d'un cran lorsqu'ils inversèrent les positions. Christophe prenait un pied monumental qu'il exprimait par des râles ininterrompus ; son excitation était telle que sa propre verge, qu'il ne touchait même pas, déversait déjà une quantité importante de présperme.
Après une vingtaine de minutes d'un rythme effréné, le plus jeune, qui possédait la verge la plus épaisse des deux, alla s'asseoir sur le canapé, son sexe toujours vigoureusement dressé et gainé de latex. Christophe comprit immédiatement le message. Il chevaucha ses cuisses et s'assit lourdement sur la queue, la laissant glisser au fond de son cul. Tournant le dos à son partenaire assis, Christophe ancra son regard droit dans les yeux du deuxième homme. Pour le chauffer à blanc, il se mordilla la lèvre inférieure, s'apprêtant à prendre cette deuxième virilité en bouche.
Mais l'aîné avait un autre plan. Il se mit à genoux devant le canapé, attrapa les jambes de Christophe pour les caler solidement sur ses épaules, et approcha sa propre queue encapuchonnée de l'anus du jeune homme, déjà bien occupé. Avec une infinie délicatesse et beaucoup de patience, il commença à forcer le passage aux côtés de la bite de son compagnon. Il fallut plusieurs tentatives, des ajustements millimétrés et quelques grognements d'effort pour que les deux bites soient enfin logées ensemble en Christophe.
Une fois l'ancrage réussi, les deux hommes synchronisèrent leurs mouvements pour commencer des va-et-vient en tandem. La sensation de plénitude absolue et le frottement des deux membres à l'intérieur de lui procurèrent un plaisir d'une violence inouïe à Christophe. Au bout de cinq minutes seulement, submergé par les décharges électriques qui lui traversaient le bassin, il explosa dans une éjaculation surpuissante, sans même avoir besoin de se branler. La contraction anale féroce consécutive à son orgasme enserra les deux pénis comme un étau, brisant les dernières retenues des deux actifs : ils jutèrent en même temps dans un ultime râle collectif.
Pendant de longues secondes, les trois hommes restèrent figés, flottant dans les affres d'un plaisir total. Puis, doucement, les bites sortirent du cul de Christophe. Après avoir repris leurs esprits et s'être nettoyés, ils se saluèrent chaleureusement, partageant l'espoir non dissimulé de recommencer très vite une telle expérience.
Alors que Christophe flottait encore dans la douce euphorie de sa soirée, le destin basculait d'un tout autre côté à quelques kilomètres de là pour Olivier.
Fin du chapitre 1
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