Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Il est parti… — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Il est parti…
Chapitre 1
Lundi, six heure du matin, quelque part dans la banlieue toulousaine.
— Bonne route mon chéri, appelle-moi quand tu es arrivé.
— Ne t'inquiète pas Céline. Je t'appelle.
— Ne t'inquiète pas Céline. Je t'appelle.
Un dernier bisou sur les lèvres et la voiture de mon mari s'éloigne.
Comme trop souvent les lundis, Paul part une semaine pour la revue des différentes agences dont il a la gestion. Depuis qu'il a été promu responsable régional il y a cinq ans, nous ne nous voyons presque plus. Quand il rentre le vendredi soir, fourbu, c'est à peine si il me touche. Et le reste du week-end, il passe son temps à préparer la semaine à venir. Mercredi, sera le jour des résultats du bac de Léa, notre fille. Il ne sera même pas là pour partager ce moment. Ce n'est pas faute de lui avoir demandé de prendre quelques jours. Il m'a répondu que le travail ne pouvait pas attendre. Il doit être à Cahors, le nouveau directeur d'agence ne fait pas l'affaire.
Est-ce que je lui en veux ? Même pas, depuis sa promotion, nous avons acquis une certaine aisance financière. Nous avons pu liquider le prêt de la maison beaucoup plus rapidement que prévu, ce qui m'a permis de monter ma propre affaire de conception de bijou que les stars locales s'arrachent. Les passages à la télé au cou et au poignet valent une certaine notoriété au connaisseur. Je peux donc faire ce que je veux, quand je veux. Mais souvent le soir après le repas avec ma fille, je me sens seule.
Alors qu'il vient de partir, je monte à la salle de bain. Je me regarde dans le miroir de la salle de bain. Pourquoi ne me touche-t-il plus ? Je ne suis pourtant pas vilaine. A quarante-deux ans, je fais du sport deux fois par semaine. Contrairement à la plupart de mes amies d'enfance, j'ai pu garder un ventre plat, enfin presque plat, et tonique. J'ai bien quelques ridules au coin des yeux. Certes, mes seins un peu lourds commencent à s'affaisser, mais ils restent fermes pour mon âge. Quelques cheveux blancs apparaissent dans mes cheveux châtains clairs, mais je passe tous les quinze jours chez ma coiffeuse pour les masquer.
x - x - x
Mardi matin, huit heure, dans la villa autour de Toulouse.
— Léa, ne soit pas si stressée. Tu vas être reçue.
Maman ne peut pas comprendre, elle a toujours réussi tout ce qu'elle a entrepris. Elle est mon modèle, celle à qui je voudrais ressembler plus tard. En plus elle est tellement belle, Théo mon copain n'arrête pas de me le dire, il espère que je ressemblerai à ma mère quand nous aurons son âge. Ce matin, j'ai peur. Et si je n'avais pas mon bac. Plus l'heure avance, plus mon cœur bat. J'ai même parfois l'impression de ne plus avoir de force. Je viens de déjeuner, c'est à peine si j'ai pu avaler mon chocolat. J'ai cru que j'allais vomir.
Je monte à la salle de bain. Je coiffe mes cheveux blonds. Mes deux tresses forment une couronne sur ma tête. Je passe mon rouge à lèvres. Je me regarde dans le miroir. Le reflet me renvoie mon image, mes yeux bleus. Eux, je les aime, pas comme les taches de rousseur que je tiens de mon père. Ah que j'aimerais avoir le visage de maman. Je redescends.
— Dépêche-toi maman, c'est l'heure !
— J'arrive ma chérie. Je prends les papiers.
— J'arrive ma chérie. Je prends les papiers.
Nous sommes devant le lycée Jean Jaurès. Bien sûr, nous sommes arrivées en retard. La voie rapide était encombrée comme tous les matins. Impossible d'accéder aux grilles. Je dois être la dernière. Je cherche Théo du regard. Je le vois près du tilleul. Il parle avec Oléane ma meilleure amie et Sarah. Elle, je ne l'aime pas, toujours à tourner autour de Théo. Je m'approche, je fais la bise aux deux filles avant d'embrasser Théo sur la bouche pour bien marquer mon territoire. Lui, il est à moi, hors de question que Sarah y mette la main dessus.
Les grilles s'ouvrent, nous avançons. Nous recherchons nos noms. Sarah saute de joie, elle l'a eu avec mention bien. Oléane évite le rattrapage de justesse, tandis que Théo se satisfait d'un douze et quelques pouillèmes de moyenne. Je cherche mon nom. Je ne le trouve pas. Le stress monte. Sarah est déjà à se pavaner devant Théo. J'ai peur, les larmes commencent à monter. Oléane m'aide à chercher mon nom. Trois fois que je relis la liste. Rien. Je dois me résoudre à l'évidence, je ne l'ai pas eu …
— Léa ! Viens !
Oléane qui s'était un peu éloignée m'appelle. J'arrive les yeux tout humides.
— Regarde, tu es là.
Ses yeux brillent en me disant cela. Je m'approche. Effectivement, je suis là. Les larmes coulent, pas de tristesse, non, de joie. Je décroche mon bac avec plus de dix-huit de moyenne générale dont un vingt en math, ma matière principale. Oléane me tombe dans les bras.
x - x - x
Mercredi, quinze heure, chez Esti-Fab.
Le soleil est haut dans le ciel. En ce début juillet, les températures sont presque caniculaires. Je me rends chez Fabienne, mon esthéticienne, une amie d'enfance. Je dois me faire épiler le maillot.
— Installe-toi Céline.
Je m'installe, relève ma robe, retire ma culotte.
— Alors Léa a eu son bac ?
— Oui avec mention très bien. Si tu savais comme je suis fière d'elle.
— Elle va faire quoi l'an prochain.
— Elle entre en prépa médecine.
— Elle doit être heureuse, depuis le temps. Elle a toujours voulu faire ça.
— Oui, elle déstresse avec ses amis.
— Et son copain … Théo … Il l'a eu ?
— Oui avec mention très bien. Si tu savais comme je suis fière d'elle.
— Elle va faire quoi l'an prochain.
— Elle entre en prépa médecine.
— Elle doit être heureuse, depuis le temps. Elle a toujours voulu faire ça.
— Oui, elle déstresse avec ses amis.
— Et son copain … Théo … Il l'a eu ?
Les deux amies discutent. L'esthéticienne s'applique à faire son œuvre. Elle passe ses doigts sur les lèvres légèrement humides de sa cliente. Céline doit parfois réprimer un frisson qui lui parcourt le corps.
— Tu as la peau très douce. Paul à beaucoup de chance.
Fabienne applique une huile apaisante. Au contact du liquide frais, Cécile laisse échapper un gémissement.
— Voilà, tu es parfaite comme toujours. Paul va te dévorer quand il rentrera.
A ces mots Céline rougit.
— Au fait, jeudi, ils font une soirée pour fêter les examens au lycée, je serai seule, tu ne veux pas qu'on se fasse un dîner entre filles ?
— Avec plaisir.
— Avec plaisir.
x - x - x
Jeudi, vingt-et-une heure, lycée Jean Jaurès.
Je me suis faite belle, un petit short et un crop top qui me fait comme une seconde peau sur ma poitrine. En descendant de la voiture, maman m'a même donné un préservatif. Bien sûr j'ai refusé, mais elle a insisté. “Au cas où, tu es majeur maintenant.” m'a-t-elle dit. alors je l'ai mis dans la poche de mon short.
Rapidement, j'ai retrouvé Oléane. Le son de la musique est fort. Quelques profs sont là. Ils nous félicitent, nous demandent ce que nous ferons l'an prochain. Ils passent tous me voir un par un. Je suis la fierté du lycée. C'est moi qui ai eu le meilleur résultat. Je cherche Théo. Personne ne l'a vu. Pourtant il m'avait assuré qu'il serait là. Un peu déçue, je danse avec mon amie. Moi qui voulais passer ma soirée avec mon amoureux, me voilà à faire des slows avec Oléane. L'heure tourne, vingt-trois heure. Un copain m'a dit qu'il a vu Théo, dans les vestiaires. Que diable fait-il là-bas ? Je m'y dirige accompagnée de mon amie. Les vestiaires sont allumés. A la porte deux amis de Théo regardent en filmant dedans. Oléane joue un peu des épaules et pousse un cri.
— Non, ne viens pas !
Je ne l'écoute pas, je passe la porte. D'un coup mon monde s'effondre. Alors que les copains de Théo rigolent, je fonds en larmes.
— Théo ! C'est quoi, ça ? … Connard, je ne veux plus te voir.
Son jean à ses pieds, Sarah était à genoux devant lui le sexe de mon petit ami dans sa bouche. Je pars en courant, les larmes coulant sur mes joues. Au loin je crois entendre Théo, mais je m'enfuis, suivi par Oléane.
x - x - x
Jeudi, minuit moins cinq à la villa.
J'entends la porte claquée. Ma tête me tourne un peu. Je n'aurai peut-être pas dû boire ce dernier verre de vin. Je tourne la tête. Je vois ma fille en pleur. Je la prends contre moi. Elle essaie de se dégager. Je la maintiens.
— Que t'arrive-t-il ?
— C'est Théo …
— C'est Théo …
Entre deux sanglots, elle me raconte ce qu'elle a vu. Je la rassure, lui caresse les cheveux. Que lui dire ? Qu'elle trouvera un garçon mieux ? Ce n'est pas le moment. Ses larmes détrempent mon chemisier. Un reniflement, elle lève la tête.
— Maman, pourquoi je ne suis pas belle comme toi ?
— Mais voyons Léa, tu es magnifique.
— Je crois pas non, sinon Théo il ne m'aurait jamais fait ça.
— Tu sais les garçons …
— Papa, lui, il t'a jamais fait ça ?
— Non …
— Tu vois. Regarde comment je suis. Mes taches de rousseur, ma poitrine, elle est trop petite.
— Mais voyons Léa, tu es magnifique.
— Je crois pas non, sinon Théo il ne m'aurait jamais fait ça.
— Tu sais les garçons …
— Papa, lui, il t'a jamais fait ça ?
— Non …
— Tu vois. Regarde comment je suis. Mes taches de rousseur, ma poitrine, elle est trop petite.
Je lui caresse le visage pour sécher ces larmes. Je la serre dans mes bras. Je la regarde. Elle est magnifique, encore plus quand elle pleure.
— Ne dis pas ça, tu es très belle, C'est Théo, c'est un con, c'est tout.
Elle relève la tête à nouveau. Elle touche ma poitrine, la compare à la sienne. J'ai un frisson. Je lui caresse la sienne par-dessus son top.
— Je suis sûre que beaucoup de garçons aimeraient la caresser.
Elle rougit, rigole. Ce contact avec ma fille m'excite. Sans savoir pourquoi, j'approche mon visage du sien. Ses lèvres se jettent sur les miennes. Ce contact m'électrise.
— Merci maman, je t'aime.
Je rapproche mes lèvres. Cette fois c'est moi qui l'embrasse. Je sens les mains de ma fille venir sur ma poitrine. Je frissonne. Elle s'écarte me regarde.
— Comme tu es belle maman , j'aimerais tant te ressembler.
Elle plaque ses mains dans mon décolleté et pétrit mes seins. Je gémis. Ses lèvres glissent le long de mon cou. Mon cœur bat la chamade. Depuis combien de temps n'ai-je pas eu ce ressenti. Des mains qui me caressent, des lèvres qui me gouttent. Nos lèvres se rencontrent à nouveau. J'ose enfin glisser mes mains sur sa poitrine. Elle est si ferme. Que donnerai-je pour en avoir une comme elle, qui tient fermement sans soutien-gorge. Nous nous asseyons sur le canapé. Mes mains découvrent ce corps que n'avait plus touché depuis bien longtemps. Nous frémissons, nous nous embrassons. Nos yeux brillent.
Sans savoir comment nous avons perdu nos hauts. Nos seins se frottent. Ce contact est extraordinaire, euphorisant. Je me lève, lui prends la main et l'entraine dans la chambre conjugale. Nous nous allongeons, l'une contre l'autre.
La nuit continue, parsemée de caresses et de baisers, avant que Morphée nous accueille dans son royaume.
x - x - x
Vendredi neuf heure, dans le lit conjugal.
J'ai mal à la tête. Je ne me souviens plus très bien de la soirée, à part que c'est la première fois que je ressentais un tel plaisir. Je regarde à côté de moi. Où suis-je ? Un visage féminin … Ses yeux s'ouvrent.
— Maman !
— Léa !
— Léa !
On se dévisage.
— Qu'avons-nous fait ?
Toutes les deux, nous n'avions jamais imaginé que nous pourrions avoir du plaisir entre filles, et encore plus entre mère et fille. Honteuses, mais avec un souvenir si agréable. Mais après tout, qu'avons nous fait de mal ? Ce n'est pas nous, c'est lui : il est parti …
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Commentaires ()
Merci, et j'ai ecrit le dernier paragraphe comme pouvant être le point de vue de celle que tu veux. J'espère que c'est réussi.
Je termine sa relecture ce soir avant de la proposer ici.
Je vous indiquezai la date des que je l'aurai.
Omme je l'ai indiqué, il était prevu pour un one shot,mais au vu de son succès je vais réfléchir pour voir si je peux faire une suite
Merci pour ce retour.
Oléane et Fabienne aussi d'ailleurs...
Merci pour ce retour, mais j'avais construit ce texte en permettant au lecteur de ne pas savoir qui seront les 2 protagonistes qui finiront ensemble (c'est pour ça que je ne l'ai pas mis dans la catégorie inceste). J'espère que j'y suis parvenu, c'était le challenge que je m'étais fixé. si j'écris une suite, je voudrais trouver une situation similaire, pour ne pas tomber dans une histoire "classique".
Merci pour ce retour.
Je vois que l'esthéticienne plait beaucoup. Je vais peut-être réfléchir à faire un spin-off avec elle.