Anne (1)
Chapitre 1 · ou comment j'ai découvert aimer être cocu
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Anne (1) — Chapitre 1 · ou comment j'ai découvert aimer être cocu

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Anne (1)

Chapitre 1 · ou comment j'ai découvert aimer être cocu

J'avais appris très tôt à mes dépens que j'étais candauliste, sans toutefois ni connaître ce terme, ni savoir ce que cela représentait. La première fois, j'avais vingt-deux ans, terminais mon cycle d'études supérieures et préparais ma thèse. Ma petite amie, qui avait enfin réussi sa première année de médecine, était allée rejoindre ses parents dans ce pays d'Afrique où nous nous étions connus et où nous avions passé notre adolescence.
Elle m'avait écrit une lettre dans laquelle elle m'expliquait sortir avec Théo, garçon plus jeune que nous, que j'avais entraîné comme joueur-coach de cette équipe. Elle expliquait coucher avec lui, qu'elle adorait cela et qu'elle voulait que je le sache, ne voulant rien me cacher. En lisant ces quelques mots, j'avais eu une érection immédiate, incontrôlable, le sexe dur comme du bois et tendu comme un arc et il n'avait fallu que quelques secondes pour que j'éjacule de longs jets contre le mur de ma chambre. J'avais été surpris. Je n'avais jamais connu autant de plaisir.
Immédiatement après, j'avais eu le contrecoup. Jalousie, incompréhension, tristesse immense, détresse, sentiment de trahison et finalement dépression. J'avais tout abandonné, le troisième cycle prometteur, copains, sport, tout. Et j'avais été impuissant pendant des mois. Je n'avais pas compris ce qui m'arrivait. Comment était-ce possible, avoir autant de plaisir sexuel et souffrir autant en même temps ? Cet événement avait marqué ma vie.
La deuxième fois, c'était quelques années plus tard. J'avais troqué mon service militaire pour un service civil en tant que coopérant technique au Zaïre, l'actuelle RDC. Sur le campus où nous résidions tous, je faisais partie du « clan » des célibataires malgré que j'avais une copine attitrée depuis dix-huit mois, Anne, cinq ans de moins que moi. J'étais le plus jeune du groupe.
Ce soir-là, Anne avait l'intention de passer la nuit avec moi et nous venions de terminer le repas lorsqu'on frappait à la porte. C'étaient Pierre et André. Pierre était le meneur du groupe, un mètre quatre-vingt-dix, presque deux mètres, cent à cent dix kilos. Un peu enrobé, mais bel homme qui plaisait aux femmes, de ce que j'avais pu comprendre. Une force de la nature. Je l'avais toujours admiré même s'il n'avait pas été mon meilleur ami. André était le contraire. Grand également, mais fin, pas sportif pour un sou, mais un humour décapant et une perversité qui ne déplaisait pas aux femmes. Ils s'installèrent à table, que nous débarrassâmes Anne et moi. Je sortis la poire William du congélateur et nous voilà partis dans des délires joyeux. Anne buvait de la bière, jamais d'alcool fort.
Vers vingt-deux heures, j'étais KO, fatigué, saoul. Je saluai les copains, leur dis qu'il y avait encore une bouteille de Mirabelle pleine dans le congélateur, embrassai ma chérie et après m'être déshabillé, m'écroulai sur le lit. (Les logements avaient été conçus pour répondre à la composition de famille des coopérants. Moi j'occupais comme tout célibataire un T2 dont la chambre donnait directement sur le living, salon-salle à manger en fonction de l'aménagement de chacun).
Un claquement sec me réveilla. J'émergeai d'une brume douloureuse. Je sentis une ambiance étrange, un silence persistant. La place à côté de moi était vide. Auraient-ils changé de crèche ? Je me levai pour aller chercher de l'eau. Arrivé à la porte de la chambre, fermée alors que je l'avais laissée entrebâillée, j'entendis des murmures, des rires étouffés et au lieu d'ouvrir franchement la porte, j'hésitai. Cette ambiance étrange m'inquiétait. J'ouvris lentement la porte. Le claquement du pêne me surprit, je crus entendre l'éclatement d'un ballon dans ce silence. Je retins un juron. J'écoutai. La conversation continuait en sourdine. Ils n'avaient rien entendu. Je m'enhardis et ouvris doucement la porte, assez pour avoir une vue d'ensemble de la pièce d'à côté. Ils étaient tous les trois toujours autour de la table, comme quand j'étais allé dormir, sauf que. Pierre qui me faisait face était torse nu, des cartes en main. De profil, Anne aussi était torse nu, elle avait abaissé le haut de sa robe et exhibait sa belle poitrine généreuse de jeune fille de dix-neuf ans. De dos, je voyais André, lui aussi torse nu. J'avais un pincement au ventre et une érection que je ne contrôlais pas. De nouveau.
Après quelques minutes, ils abattirent leur jeu. André avait perdu. Il se leva, monta sur sa chaise et commença à enlever son pantalon. Sur ce, Anne tourna la tête vers la porte de la chambre, je reculai, elle dit :
— Attends André.
Et elle remonta le haut de sa robe. Je fonçai vers le lit et m'installai dans la position que j'avais à mon réveil, yeux fermés. À travers mes paupières, je percevais une faible lumière. Je devinai Anne à l'entrée qui me regardait. Je ne bougeai pas. La lumière disparut et la chambre fut de nouveau dans le noir. Je retournai à ma place de guetteur et rouvris la porte, qui n'avait pas été fermée correctement. André demanda si tout allait bien et Anne répondit :
— Oui, pas de souci, il dort à poings fermés.
André acquiesça et reprit son déshabillage. Son pantalon tomba à terre, il était en slip, reprit sa place et le jeu reprit également.
Cette fois Anne perdit. J'étais de nouveau excité, la verge tendue et une douleur de jalousie dans le ventre. « Perturbant cette sensation ». Mais l'excitation était délicieuse. Que va-t-elle faire ? Elle monta sur sa chaise et descendit lentement sa robe qu'elle évacua à coups de pieds. La voilà nue, avec sa petite culotte de fille bien sage, blanche avec des dentelles décorées de petites fleurs roses. Elle était belle, incroyablement belle. Je me mis à me masturber, doucement. Anne reprit sa place et à ce moment, André tendit une main vers sa poitrine. Anne le repoussa, sévèrement.
— Holà, ce n'est pas prévu dans le jeu ça. Ne t'avise pas à recommencer ou on arrête tout.
Me voilà rassuré. Je suis curieux de voir comment le jeu va se terminer. Mon érection s'était calmée. Anne était bonne aux jeux de cartes, je dirais même douée. Les deux lascars risquaient fort d'être déçus.
Au tour suivant, le tout dans la bonne humeur et toujours en murmures et rires étouffés, Pierre devait à son tour un gage. Il monta sur sa chaise, il était en slip. Je ricanais. Pas de chance mon coco. Il retira son slip, doucement. Il avait un beau début d'érection. Impressionnant. Son sexe était à la mesure du bonhomme : gros, épais, large même et de belle taille. Ses testicules étaient volumineuses et pendaient lourdement entre ses cuisses. Silence. Et coup de poignard dans le ventre. Anne regardait ce sexe noueux, pointé légèrement vers le haut. Elle était visiblement surprise. Ma queue repartit à la verticale sans crier gare. J'avais mal au ventre, étais en colère et crevais en même temps de désir, de plaisir. Pierre, sans un mot, sans un geste reprit sa place. Le jeu reprit.
J'avais envie de vomir tellement j'avais mal au ventre et en même temps, je ne pouvais m'empêcher de me masturber.
Anne jeta ses cartes furieusement sur la table, Pierre et André ricanaient.
— Tu as été distraite ma petite, lui dit Pierre. Je ne te reconnais pas là. Allez, dernière pièce Anne.
Et de nouveau ma petite amie monta sur sa chaise, saisit la ceinture de sa culotte et commença à la descendre le long de ses jambes.
— Prends ton temps, dit Pierre.
Anne sourit et lui tira la langue. Quand elle voulut se défaire de son sous-vêtement à coups de pieds, André réagit.
— Non, non Anne, à la main, penche-toi et enlève ta culotte à la main.
Mon amie rougit, s'énerva et répondit :
— Non.
D'un ton sec.
— À la main Anne, cria André. C'est ça crie plus fort le con, tu vas complètement le réveiller. C'est malin.
— Bien oui, obéis, reprit Pierre qui s'était levé, sinon, sûr qu'il se réveillera et je doute qu'il appréciera ce qu'il verra.
Anne jeta un regard soucieux, inquiet vers la porte de la chambre, hésita.
Sur ce, je pensais à entrer dans la pièce, cela allait trop loin. D'accord je bandais, j'appréciais le spectacle mais voir traiter ma copine comme ça ne me plaisait pas. Pourtant je ne bougeai pas. Anne se pencha alors pour saisir sa culotte qui se trouvait à ses chevilles. Ses seins pendaient délicieusement vers le sol et se balançaient au gré de ses mouvements des mains et des jambes pour faire passer ce petit vêtement par-dessus ses pieds. Je n'en perdais pas une miette, les deux comparses non plus. Elle se redressa en regardant Pierre, comme si elle cherchait de sa part un mot de récompense. De nouveau son regard se dirigea et s'attarda sur la queue et les couilles de Pierre qui bandait sec maintenant. Moi j'étais sur le point d'éclater : mon sexe était raide, me suppliait de le caresser et tout mon corps était perclus de douleurs, de jalousie.
Pierre s'approcha d'Anne et tendit la main pour l'aider à descendre de la chaise. Elle jeta sa culotte sur la table et accepta la main tendue. André, le salaud, récupéra la petite culotte et la porta à son nez, à sa bouche.
— Dis donc, elle m'a l'air bien mouillée ta culotte Anne. Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
C'était bien du André ça.
À peine Anne était-elle descendue que Pierre l'entoura de ses bras, la retourna et la pressa sur son torse, son bas-ventre dans le creux de ses reins. Elle s'agrippa à ses bras puissants. Je pensais qu'elle allait le repousser, retirer ses bras, mais non, elle ferma les yeux et se laissa aller, la tête contre son torse. Pierre la caressait tendrement, les seins, le ventre, son pubis qu'elle avait proéminent, remontait vers ses seins qu'il malaxait, jouait avec ses tétons, les pinçait, les étirait, traçait des cercles autour provoquant un feulement doux d'Anne, puis repartait vers son ventre, son pubis et remontait, s'attardait encore sur ses seins. Un va-et-vient doux, sensuel. Anne soupirait, gémissait, les yeux fermés, les bras depuis un moment derrière le dos, palpant le sexe tendu de Pierre. De biais, je voyais tout. Moi, j'avais envie de pleurer en me retenant de jouir : ça y est, j'étais cocu. Encore une fois.
André s'approcha, toujours en slip. Il s'agenouilla devant Anne, agrippa ses hanches. Comme par réflexe, Anne écarta les cuisses, décolle son bassin, pousse son pubis en avant. André posa sa bouche sur le sexe de ma petite amie qui soupirait et haletait plus fort pendant que Pierre continuait à la caresser. Je n'y croyais pas. M'enfin, pourquoi faisait-elle ça ? Et moi ?
J'imaginais André sucer, pincer avec sa bouche les lèvres du sexe d'Anne, qu'elle avait grandes. Son clito aussi se gonflait fort quand elle était excitée. Moi j'adorais sa vulve, elle par contre ne la trouvait pas jolie.
Aux sons de succion que faisait André il n'était pas difficile d'imaginer ce qu'il se passait. J'étais en révolte mais n'osais pas toucher ma queue de peur de jouir. Et voilà qu'Anne se raidit, son corps tremble, elle pousse un petit cri que je connaissais bien. Elle jouissait, jouissait. Je pleurais de dépit, je bandais d'excitation.
Les deux copains continuaient leur jeu, Pierre embrassait Anne dans le cou, André enfonçait un, puis deux doigts dans le vagin de mon amie. Elle jouissait de nouveau. Plus fort encore. J'enrageais. Je bandais. Je mouillais malgré moi. Je me caressais la queue pendant que des larmes coulaient sur mes joues.
Sans crier gare, Pierre retourna Anne vers lui, lui roula un patin. Ils s'embrassaient longuement. Pour moi le summum du cocufiage, l'acte suprême de prise de possession. Ma petite amie n'était plus ma petite amie, elle appartenait à ces deux hommes que je pensais être de mes amis.
J'enrageais et mon sexe était prêt à exploser. Je n'osais plus le toucher. J'étais désorienté.
André enleva son slip. Il bandait lui aussi fort. Très fort. Voilà trois queues bien fièrement raides.
Pierre plaça ses mains sous les fesses d'Anne et d'un coup l'arracha du sol. Anne, la traîtresse, noua ses bras autour de son cou et aida à monter ; elle enlaça les hanches de Pierre avec ses jambes, bascula le bassin. Tout allait tellement vite. D'un coup de rein, un seul, le colosse enfonça sa queue en Anne qui cria. Elle ne se retenait plus. De nouveau, elle jeta un regard inquiet vers la porte mais ne réagit pas. Elle était trop loin dans son plaisir. Moi aussi je criais, silencieusement. Je ne voulais pas, si je voulais, non je ne voulais pas, si...
Anne bougeait son bassin, dansait, faisait des ronds, - j'avais toujours adoré qu'elle danse ainsi lorsqu'elle était sur moi - des huit avec son cul et poussait des gémissements atrocement excitants. Pour moi. André se rapprocha, la queue en main.
NON!!!!!!!
Il se plaça derrière elle et après avoir glissé sa queue plusieurs fois dans la raie de ma momentanément ex-copine, pointa celle-ci à l'entrée de son anus. Elle ou ils avaient compris et ne bougeaient plus. Pierre abaissa Anne légèrement et André en profita pour donner un coup de rein. Il était en elle. Anne se tendit. Ça y est elle jouissait de nouveau. Ça y est moi aussi. De longs jets de sperme fusèrent contre la porte, le mur. J'étais effondré. De jouissance. De peine.
Anne jouissait longuement - (malgré son jeune âge, c'était elle qui m'avait initié à la sodomie. Elle avait dix-neuf ans et elle adorait cela. À chaque fois, sur son initiative, elle jouissait plusieurs fois lorsque je la sodomisais).
Ensuite c'était la folie. Anne n'arrêterait pas de jouir. Jamais vu ça. Jamais pu l'imaginer. Malgré avoir joui, ma queue se raidit de nouveau. Pierre et André de concert labouraient « ma femme », un mouvement synchrone hallucinant, l'un devant, l'autre derrière, elle en sandwich, abandonnée aux mouvements de ces deux hommes. À son plus grand plaisir.
André fut le premier à jouir dans un grognement, les mains crispées sur les hanches d'Anne qui n'en finissait pas de crier sourdement. Il resta un moment sans bouger, puis se retira doucement, la queue encore raide.
De ses bras, Pierre continuait son voyage seul avec ma dame. Il la soulevait et la laissait tomber sur sa queue en un mouvement répétitif, de plus en plus rapide. Anne silencieuse depuis le retrait d'André repartit dans un gémissement profond. Re-pied. Pierre jouit, longuement, Anne jouit en tremblant de tout son corps, moi je me branlais de nouveau. Assommé.
Quand Pierre se retira et déposa Anne dans le petit sofa, je m'éloignai de la porte, la nettoyai rapidement ainsi que le sol et le mur et intégrai silencieusement mon lit. Je pleurais toutes les larmes de mon corps. J'étais cocu, sous mon propre toit ! J'arrêterai de pleurer lorsqu'Anne entrerait dans la chambre et irait prendre une douche.
Depuis, voir une séquence porno où une femme se fait prendre en sandwich me fait immédiatement bander. Et imaginer ma compagne me tromper provoque irrémédiablement une excitation sexuelle intense chez moi. Ce n'est que bien plus tard, une fois rentré en Europe, que j'ai découvert ce plaisir sexuel-jalousie-souffrance comme assimilable au candaulisme.
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