00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Lito_FR Sissy Lucie (histoire vraie) XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Trans & QIA+ Orientation principale dans ce chapitre

Sissy Lucie (histoire vraie) — Chapitre 2

7 minutes
117
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Lito_FR
Lito_FR
Histoires publiées
2
Abonnés
0
J'aime cumulés
9

Sissy Lucie (histoire vraie)

Chapitre 2

Quelques années plus tard, je me retrouvai coincé dans des études de mécanique automobile que je détestais. Puis, en deux mille dix-neuf, la pandémie de Covid-19 éclata. Suite à un déménagement dans le centre de la France, il me fut impossible de poursuivre ma scolarité normalement. Reclus, je passais mes journées derrière l'écran de mon PC, jonglant entre YouTube, Twitter et Reddit. C'est durant cette période d'isolement que mon corps s'éveilla au désir, à l'excitation et au plaisir. J'avais pris l'habitude de me masturber en portant la lingerie que j'avais subtilisée, des pièces qui étaient désormais véritablement les miennes, leur disparition ayant fini par être oubliée.
Un jour, au détour de ces moments d'exploration intime, je tombai sur un site pour adultes qui m'ouvrit les portes d'un univers dont j'ignorais l'existence : celui des femmes transgenres. Jusqu'alors, je croyais que cela relevait du mythe ou de la légende. Mais soudain, l'écran me renvoyait l'image de femmes sublimes, parées de lingerie, et dotées d'une anatomie masculine. Le choc fut absolu. Ces femmes que je regardais... c'était moi.
Cette découverte déclencha en moi un besoin frénétique de comprendre. J'engloutis des quantités d'informations et de témoignages sur le sujet. L'évidence me frappa en plein cœur : j'étais trans. Je partageais exactement les mêmes doutes, les mêmes ressentis, les mêmes souffrances que ces personnes. Je n'étais pas né dans le bon corps, et le mal-être sourd qui m'habitait portait enfin un nom : je souffrais d'une terrible dysphorie de genre.
En deux mille vingt, l'étau s'était tellement resserré qu'il m'était devenu insoutenable de continuer à vivre sous cette façade d'homme. J'ai alors rassemblé tout mon courage pour faire mon coming out à ma mère. Un jour où nous étions seuls à la maison, je lui tendis une lettre. J'y avais couché sur le papier tout ce que je ressentais, affirmant ma certitude et mon désir profond de changer de corps. Nos échanges furent bouleversants, noyés sous un torrent de larmes. Ma mère réagit avec une bienveillance inespérée. Bien sûr, l'idée de "perdre" son fils aîné la heurta sur le moment, mais elle finit par comprendre et accepter mon choix.
Ironie du sort, deux semaines plus tard, elle perça accidentellement à jour mon autre jardin secret. En changeant ma taie d'oreiller — une corvée dont je me chargeais habituellement —, elle tomba sur ma cachette de lingerie. Loin de me juger, elle fit une nouvelle fois preuve de compréhension et me promit de garder le secret, comme je l'en avais suppliée.
Fin deux mille vingt, ressentant le besoin de voler de mes propres ailes, je pris une décision radicale : m'engager dans l'armée. Début deux mille vingt et un, j'entamai cette nouvelle route, seul, armé de mon courage et de mon lourd secret. Les débuts furent extrêmement rudes, mais je serrai les dents. Après six mois de classes d'une intensité folle, je devins officiellement militaire au sein de l'armée française. Conscient des risques, je louai immédiatement un appartement dans la région. C'était une nécessité vitale : il me fallait échapper aux revues de chambre du régiment, et surtout, me protéger de tout harcèlement si ma véritable identité venait à être découverte.
Me voilà donc fin deux mille vingt et un. J'avais quitté le cocon familial, je gagnais ma vie et j'avais enfin mon propre chez-moi. Dans l'intimité de mes murs, je pouvais enfin exprimer mon identité en toute liberté. Les mois qui suivirent, je rattrapai frénétiquement le temps perdu. J'achetai des quantités astronomiques de vêtements féminins — de la lingerie, des robes, des pantalons, des tops — à tel point qu'ils composent aujourd'hui quatre-vingt-dix pour cent de ma garde-robe.
Dès lors que je rentre chez moi, je passe automatiquement en Lucie. C'est en flânant sur Reddit que le hasard me fit découvrir le profil d'une « sissy » qui documentait son quotidien. Elle y dévoilait sans complexe son dressing, ses tenues, ses postures suggestives, mais aussi et surtout son obsession assumée pour les plaisirs anaux — une zone qu'elle appelait d'ailleurs familièrement « sa chatte ». C'est précisément à cet instant que germa ma propre fascination pour l'univers de la sissification.
Je voulais tellement lui ressembler. En la regardant, je voyais un reflet de moi-même, mais dans une version infiniment plus sexy, sensuelle et accomplie, sublimée par un maquillage soigné, de longs cheveux et des vêtements parfaitement choisis. J'éprouvais un besoin brûlant d'explorer mon propre potentiel de séduction et d'expérimenter de nouvelles facettes, plus intimes et charnelles, de mon secret.
Cependant, je ne voulais pas brûler les étapes. Je pris le temps de me documenter minutieusement : j'étudiai quels accessoires acheter, quelles techniques appréhender, et surtout, comment m'aventurer sur ce terrain en toute sécurité. Après trois ou quatre jours de recherches assidues, je finis par franchir le cap en validant ma toute première commande sur Amazon. Ce colis contenait les clés de ma nouvelle initiation : un gode rose de treize centimètres, un autre modèle plus réaliste de dix-sept centimètres, une cage de chasteté d'une taille adaptée pour un débutant, un assortiment de plugs anaux et, pour parfaire mon apparence, une perruque de cheveux bruns mi-longs et du maquillage.
La réception de ce fameux colis marqua un point de non-retour dans ma vie. Quand je déballai ces objets, mon cœur battait à tout rompre. Je bandais comme une folle rien qu'à l'idée de découvrir mes nouveaux objets. Je m'empressai d'enfiler la perruque brune. En croisant mon reflet dans le miroir, avec ces longues mèches encadrant mon visage, j'eus le souffle coupé : la femme qui sommeillait en moi prenait enfin vie. Ce soir-là, je commençai à explorer mon côté coquin. J'installai d'abord ma cage de chasteté sans succès la première fois, je réessayai donc avec quelques glaçons tellement l'excitation était intense. Sentir mon sexe ainsi enfermé, neutralisé, provoqua en moi un frisson psychologique intense. C'était une libération paradoxale : en renonçant au contrôle de mon anatomie masculine, je me sentais infiniment plus féminine, prête à m'ouvrir à de toutes nouvelles sensations.
Avec beaucoup de patience, je suivis les conseils glanés sur des forums pour utiliser les plugs et les godes. Les premières tentatives furent maladroites, un peu intimidantes, mais très vite, l'inconfort laissa place à un plaisir foudroyant, d'une profondeur vertigineuse. Allongée sur mon lit, maquillée comme je pouvais, parée de ma plus belle lingerie, je passais des heures à m'abandonner à ces vagues de désir. Mon corps ne demandait que ça, de la bite, mon esprit s'évadait. J'étais devenue cette créature sensuelle et vulnérable que j'admirais tant sur les réseaux.
Pourtant, au fil des mois, une forme de frustration s'installa. Le plastique et le silicone ne suffisaient plus. Mon reflet dans le miroir était de plus en plus abouti, mais il me manquait l'essentiel : le regard de l'autre. Je voulais être vue, dirigée, façonnée. Je voulais qu'une vraie personne prenne le contrôle de cette féminité naissante. Je commençai donc à m'inscrire sur des plateformes dédiées à la soumission et à la féminisation, sous mon nouveau pseudonyme, Sissy Lucie, la peur au ventre mais l'excitation au bord des lèvres.
Je cherchais une figure d'autorité, une femme capable de comprendre ma démarche et de la transformer en dévotion absolue. Après des semaines d'échanges stériles avec des profils qui ne me correspondaient pas, le miracle se produisit au détour d'un salon de discussion privé. C'est là que je croisai son chemin. Elle se faisait appeler Cynthia.
À suivre...
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
L'auteur n'a pas encore précisé si une suite est prévue.

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ JSoumise Stéphanie XSTORY
Stéphanie
Chapitre 1
Par JSoumise
59
7
22.9k
Trans & QIA+
✦ ClaraTV84 Myself XSTORY
Myself
Chapitre 1
Par ClaraTV84
24
3
4.1k
Trans & QIA+
✦ Irina Voyage vers le troisème sexe XSTORY
Voyage vers le troisème sexe
Chapitre unique
Par Irina
46
17
8.4k
Trans & QIA+
✦ yphos De Julien à Julie XSTORY
De Julien à Julie
Chapitre 1
Par yphos
179
6
42.6k
Trans & QIA+
✦ FleurGlamour Une Fleur soumise XSTORY
Une Fleur soumise
Chapitre 1
Par FleurGlamour
138
15
21.2k
Trans & QIA+
✦ hélène75 Clémentine ou l'éducation d'une jeune sissy. XSTORY
Clémentine ou l'éducation d'une jeune sissy.
Chapitre 1
Par hélène75
220
17
35.4k
Trans & QIA+
✦ Mlle_Helened Eric, Julie et moi XSTORY
Eric, Julie et moi
Chapitre 1
Par Mlle_Helened
76
2
11.1k
Trans & QIA+
✦ Utilisateur supprimé Ma première fois en femme XSTORY
Ma première fois en femme
Chapitre unique
Par
136
3
87.9k
Trans & QIA+
✦ Lydie Mon parcourt de travesti avec ma première expérience XSTORY
Mon parcourt de travesti avec ma première expérience
Chapitre unique
Par
118
1
29.6k
Trans & QIA+

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio