Mon crush sur Onlyfans
Chapitre 1
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Mon crush sur Onlyfans — Chapitre 1

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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Gagou
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Le récit démarre comme une comédie romantique gay un peu décalée — un cadre LVMH accro à un rouquin d'OnlyFans pendant le confinement — et on est embarqué avant même d'avoir le temps de s'en rendre compte. Ce qui retient vraiment l'attention, c'est la voix du narrateur : autodérision constante, franchise un peu gênée, ce ton « je sais que c'est ridicule mais j'assume » qui rend Louis immédiatement attachant. Les échanges de messages retranscrits dans le texte sonnent aussi terriblement vrais, avec leurs emojis et leurs silences pesants — on y croit du premier au dernier mot.

Mon crush sur Onlyfans

Chapitre 1

Miami sent le sel et les agrumes, un parfum que Paris n'a jamais eu, même en plein été. La chaleur et la moiteur de la Floride me tombent dessus dès ma sortie de l'avion. Je suis censé être ici pour trois jours de séminaire dans cette filiale de LVMH qui produit des parfums. Stratégie et marketing au programme, avec des mecs premier degré qui ne s'habillent qu'en cravate et ne jurent que par leurs présentations PowerPoint et leurs indicateurs de performance.
Je n'ai donc pas encore eu le temps de profiter de Miami et de son exubérance. De ses palmiers, de ses voitures de luxe qui roulent sur un goudron chauffé à blanc par un terrible soleil. Pas eu le temps non plus de buller à South Beach, de me baigner ou de profiter de l'architecture colorée de la ville. Mais depuis que j'ai posé mon sac dans la chambre d'hôtel, une seule chose occupe mon esprit : dans deux heures, je vais sonner à la porte de Matthew.
Comment j'ai rencontré Matthew ? Vous allez vous foutre de moi, vous savez. Pour tout vous dire, ça pourrait être assez classique si je vous disais Meetic ou Tinder, mais la vérité c'est que j'ai craqué sur lui en surfant sur OnlyFans. Ça remonte à huit mois maintenant, alors que le gouvernement Macron avait décrété le premier confinement pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Paris était devenue une ville fantôme. Plus une voiture, plus un piéton dans les rues. Les uns avaient trop peur de l'épidémie, les autres ne souhaitaient pas s'emmerder à rédiger des attestations de sortie pour les présenter aux flics.
Dans mon vingt-cinq mètres carrés, la solitude me rongeait. Je n'avais plus assez de films, de jeux ou de livres pour passer le temps. Même mes visionnages à répétition de porno gay devenaient d'une grande lassitude. Pourtant j'avais flashé sur ce jeune modèle américain du nom de Matthew. Un jeune rouquin particulièrement bien sculpté, avec un petit cul blanc qui n’avait jamais vu le soleil, et délimité par les traces de bronzage de son speedo. Je me branlais tant et plus sur les photos et vidéos de ce beau gosse, faisant une fixette sur sa toison rousse de laquelle se dressait son sexe. Il avait le don de prendre des poses provoquantes mettant en valeur les courbes de ses fesses, et sa gueule d'ange, lui donnait un air innocent et malicieux.
C'était un performeur, un véritable baiseur dont j'avais admiré toutes les prestations en vidéo. Ses mouvements de hanches provoquaient en moi une envie insatiable. Il bougeait ses fesses blanches et rebondies dans un mouvement d'ondulation terriblement excitant qui faisait bander à en faire mal. De plus, Matthew était versatile, et dans les vidéos où il était passif, la plastique de ses pectoraux et de ses cuisses puissantes accaparait alors l'ensemble de mes fantasmes.
Alors que je cherchais des photos issues de séances solo de lui sur Google Images, je suis tombé sur le lien de sa page OnlyFans. Mon fantasme, ce garçon roux, vivait à Miami, en Floride. J'avais toujours eu pour doctrine de ne pas payer pour le sexe, mais je me faisais tellement chier dans mon appartement avec cette maudite pandémie, vous comprenez, j'espère ? L'abonnement à son profil était à prix cassé, seulement quatre dollars pour un mois.

☀️🌴 ◇ ---------------------------------- ◇ 🌴☀️
Je suis alors entré dans un sacré engrenage de masturbation compulsive, car j'avais désormais accès à plus de cent cinquante photos et soixante-dix vidéos, toutes exclusives à l’OnlyFans de Matthew. Mon minet se donnait dans des prestations que je n'avais encore jamais vues, des vidéos amateurs, filmées au téléphone, qui sonnaient terriblement vraies contrairement au porno classique. C'était donc ça, le site OnlyFans dont j'avais tant entendu parler ? Suivant mon abonnement, Matthew m'a envoyé un message de bienvenue.
[- - OnlyFans Private Message - -]
Matt
> Hi dude, welcome. Tell me what turns you on. I like guys who know exactly what they want. 🥵
Salut mec, bienvenue. Dis-moi ce qui te fait fantasmer. J'aime les garçons qui savent ce qu'ils veulent. 🥵
Louis
< Hey Matt, what I love is seeing a nice ass like yours in a jockstrap. 🍑
Hey Matt, ce que j'aime c'est mater un joli cul comme le tien dans un jockstrap. 🍑
Il m'a alors envoyé une photo que je devais déverrouiller en payant quatre dollars, ce que j'ai fait immédiatement tellement j'étais faible. Et là, spectacle ! Il se cambrait à l'extrême pour montrer ses fesses encadrées dans les élastiques rouges d’un jockstrap Calvin Klein. Son modèle économique était clairement celui d'un gigolo, mais j'aimais l’idée de pouvoir parler directement à ma pornstar gay préférée. Vous n'auriez pas kiffé, vous ?
Dans un premier temps, il m'a vendu beaucoup de photos dans toutes les positions. Puis nous avons commencé à réellement nous parler. De qui nous étions, où nous vivions, ce que nous faisions dans la vie. Le concernant, je connaissais déjà son taff, et il le faisait bien. Mais je n'étais pas dupe, je comprenais son jeu. Un jour, il m'a proposé une vidéo de lui, un show en jockstrap pour la modique somme de deux cents dollars. Vous n'auriez pas payé ? Ben moi si, fallait bien entretenir financièrement mon bébé d'amour.
Je n'ai pas regretté mon investissement, il s'est déhanché de ouf dans cette vidéo, avant de commencer à se doigter en m'interpellant.
— Is that what you wanted, Louis? Imagine putting your cock in my tight little ass.
C'est ça que tu voulais, Louis ? Imagine mettre ta queue dans mon petit cul.
Il m'a fait jouir comme jamais ce jour-là, si bien que j'ai décidé de me filmer en plein orgasme. Quand je lui ai envoyé la vidéo pour lui montrer dans quel état il me mettait, ce fut d'abord le silence radio pendant deux jours. Je commençais à me dire que j'avais fait une connerie, quand il a repris contact. Et à ma grande surprise, ce n'était plus le même garçon, il ne me parlait plus comme s'il souhaitait m'exciter pour me faire consommer. D'ailleurs, à partir de ce jour-là, il m'a envoyé des photos gratuites, et j'ai fait de même en retour.
Nos messages ont changé de nature. On ne parlait presque plus de fantasmes, ou alors seulement en passant, comme une private joke entre nous. Il me demandait comment s'était passée ma journée de télétravail, Covid oblige. En retour, je lui demandais avec quel modèle il avait tourné, et s'il l'avait baisé ou s'était fait baiser. Et on finissait toujours par dériver vers minuit, chacun dans son fuseau horaire, à s'appeler en visio pour se chauffer et se branler l’un devant l’autre face caméra, comme si nous étions en couple.
[- - OnlyFans Private Message - -]
Matt
> You're trouble, you know that? I'm not supposed to have favorites. 🤔
Tu es dangereux, tu sais ça ? Je ne suis pas censé avoir de chouchou. 🤔
Louis
< Mais moi j'aime être ton chouchou, lui ai-je répondu en lui envoyant une photo de moi dans une position très masculine, le membre dur et mis en valeur. 😘
Il a mis presque dix minutes à répondre, ce qui ne lui ressemblait pas. D'habitude les points de suspension apparaissaient sur l'écran en quelques secondes. Quand le message est enfin arrivé, il n'y avait plus la moindre trace de son ton pro habituel.
Matt
> I think you're bad for my business Louis. Seriously. I'm totally confused about you, and I don't know whether that's a good thing or a bad thing. You're such a cute French boy. 🫣
Je crois que tu es en train de devenir un vrai problème pour mon business, Louis. Sérieusement. Tu me fais complètement perdre la tête, et je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Tu es vraiment un adorable petit Français. 🫣
Louis
< Un mec qui vit de son corps devant des inconnus toute la journée, troublé par un petit Parisien qui bosse dans le marketing du luxe ? C'est possible, ça ? ���
Matt
> Not funny. I mean it. You don't act like a subscriber. You act like… I don't know. Like someone I'd actually want to meet. That never happens to me. 😒
Pas drôle. Je le pense vraiment. Tu n'agis pas comme un abonné. Tu agis comme… je sais pas. Comme quelqu'un que j'aurais vraiment envie de rencontrer. Ça ne m'arrive jamais. 😒
Je suis resté un long moment à fixer l'écran, le cœur qui cognait comme un adolescent, avant de répondre n'importe quoi pour dissiper la tension.
Louis
< Tu dis ça à tous tes clients pour les fidéliser ? Avoue. 😜
Matt
> Fuck you. Seriously dude, go fuck yourself ! I'm being honest and you're making fun of me? 🤬
Va te faire foutre. Sérieux mec, va te faire enculer. Je suis sincère et tu te moques de moi? 🤬
Louis
< Pardon. C'est juste que... moi aussi tu me troubles et je ne sais pas quoi faire. Et ça me fait un peu peur, si je suis honnête…
Il m'a envoyé un cœur, tout simplement, sans commentaire, et j'ai gardé cette capture d'écran pendant des semaines comme une preuve que je n'avais pas inventé cette histoire, que j’avais un crush avec une star du porno gay. Ce soir-là, il a changé de sujet:
[- - OnlyFans Private Message - -]
Matt
> You know what's funny? With that face and that body, you should open your own page. Guys would go crazy for you. Like, genuinely crazy. 🥵🍆💦
Tu sais ce qui est marrant ? Avec ta gueule et ton corps, tu devrais ouvrir ta propre page. Les mecs deviendraient dingues de toi. Genre, vraiment dingues. 🥵🍆💦
Louis
< Arrête, je bosse dans le marketing du luxe, pas dans le porno.
Matt
> I'm serious, Louis. I see hundreds of guys' bodies every week for my job, I know what sells. You'd make a killing. And it would mean I get to see you more often, even from Miami.
Je suis sérieux, Louis. Je vois des centaines de corps de mecs chaque semaine pour mon boulot, je sais ce qui plaît. Tu ferais un carton. Et ça voudrait dire que je pourrais te voir plus souvent, même depuis Miami.
Louis
< Tu veux surtout un abonnement gratuit à vie joli môme. 🤙😏
Matt
> Obviously. But also, I meant what I said. You're the first guy who made me forget I was supposed to be flirting for a living.
Évidemment. Mais aussi, je pensais ce que j'ai dit. Tu es le premier mec qui m'a fait oublier que je suis censé flirter pour gagner ma vie.
J'ai éteint mon téléphone ce soir-là avec ce sourire idiot qu'on n'arrive pas à effacer, celui qu'on a à quinze ans quand quelqu'un nous a dit qu'on lui plaisait. Sauf que j'avais vingt-neuf ans, un CDI chez LVMH, et j'étais visiblement en train de tomber amoureux d'un mec qui vendait son mignon petit cul rebondi en ligne à cinq mille kilomètres de chez moi. Et le pire, c'est que lui aussi, apparemment, était en train de tomber dans son propre piège.

☀️🌴 ◇ ---------------------------------- ◇ 🌴☀️
Huit mois de messages. Huit mois à me réveiller la nuit pour vérifier s'il m'a répondu, à connaître par cœur le grain de sa peau constellée de taches de rousseur avant même de connaître le son de sa vraie voix. Et maintenant je suis là, dans cette ville où il vit pour de vrai, debout devant sa porte à Miami, le cœur qui cogne plus fort qu'avant n'importe quel rendez-vous professionnel de ma vie.
Il ouvre torse nu, un jean bas sur les hanches, Dieu qu’il est beau. Pendant une seconde on reste plantés là tous les deux, incapables de dire quoi que ce soit d'intelligent. Ses cheveux roux sont plus clairs en vrai, presque cuivrés sous la lumière de l'entrée, et il a ce petit sourire en coin, gêné, que je n'ai jamais vu sur aucune de ses vidéos.
— Dude, you're hotter than any boys I fucked during my job. That's so not fair.
Mec, t'es encore plus beau que tous les garçons que j’ai baisé à mon boulot. C'est pas juste.
Je ne trouve rien à répondre. Je l'embrasse. Sa bouche a un goût de café Starbucks au moka, et ses mains trouvent mes reins naturellement, comme si nous nous étions toujours connus. Je sens que ça va partir très vite, très fort tellement je le sens à l’étroit dans son Levi's Strauss.
— Wait pretty boy, not right now, not yet. I wanna show you something first. You trust me?
Attends beau gosse, pas tout de suite, pas encore. J'ai un truc à te montrer avant. Tu me fais confiance ?
— J'ai traversé un océan pour toi, mon mignon.
Je réponds en anglais avec une aisance déconcertante. Matthew se met à rire. Ce rire un peu bête qui trahit qu'il est sous mon charme, puis il me tire par la main jusqu'au parking de son immeuble. Là, une décapotable bleu nuit parée de deux bandes blanches nous attend, capote baissée, sièges déjà brûlants de soleil.
C'est dans sa Chevrolet Camaro que nous filons le long de Collins Avenue, jusqu'à ce que South Beach nous enveloppe tout entière à mesure que nous avançons. Pas un masque en vue, pas une attestation, pas un flic planqué au coin d'une rue à vérifier qu'on a le droit de sortir. Les terrasses sont pleines, les gens se touchent, se prennent dans les bras sans y penser, et cette absence totale de contrainte me fait presque tourner la tête, comme un vertige après des semaines cloîtré dans mon appartement.
— Feels weird, right? Here it's like Covid barely exists. Bars, beaches, everything's open. People just live their lives.
Ça fait bizarre, hein ? me dit-il en me voyant regarder tout ça, un peu hébété. Ici c'est comme si le Covid existait à peine. Les bars, les plages, tout est ouvert. Les gens vivent leur vie, c'est tout.
— À Paris, on a l'impression que le monde s'est arrêté. Ici, on dirait qu'il continue sans nous.
— Well, you're here with me now. So it continues with you too.
Ben, t'es là maintenant, et avec moi. Donc il continue de tourner avec toi aussi.
— Welcome to South Beach, dude. Nobody wears clothes here past 10am.
Bienvenue à South Beach, mec. Ici personne ne porte de vêtements après dix heures du matin.
Je ne peux pas m'empêcher de regarder. Un mec torse nu s'étire devant une salle de sport, la peau luisante de sueur, les muscles tendus sous la lumière crue. Un autre, plus loin, porte juste un short de bain qui pend bas sur ses hanches, moulant ses fesses, un tatouage tribal sur le mollet. À une terrasse, deux mecs en débardeur rient en se donnant des tapes dans le dos. Après huit mois à ne fantasmer que sur un seul corps derrière un écran, et des mois entiers le visage caché par un masque chirurgical, la rue entière semble m'offrir ce défilé de pectoraux et d'abdominaux aux accents de liberté. Et pour être honnête, je bois littéralement chaque silhouette croisée. Matthew me surprend en train de tourner la tête pour la troisième fois et il éclate de rire.
— You're not very subtle, you know that?
T'es vraiment pas discret, hein ?
— Désolé, j'ai grandi à Paris, pas à Miami. On n'a pas ce niveau de choix habituellement. Et puis on a été enfermés pendant des mois, sois indulgent.
— Look all you want bro, as long as you're coming home with me tonight.
Mate autant que tu veux, mon pote, dit-il avec un clin d'œil, une main toujours posée sur ma cuisse. Tant que tu rentres avec moi ce soir.
La voiture bifurque dans une avenue bordée de palmiers royaux, plantés en rang si parfait qu'on dirait une haie d'honneur, leurs ombres balayant le capot en un clignotement régulier de lumière et d'ombre. À un feu rouge, un groupe de mecs torse nu, tous mieux gaulés les uns que les autres, traverse devant nous. Je bande fort, le regard insistant, et personne autour de nous ne semble s'en formaliser; ce qui, à Paris, aurait valu un rappel à l'ordre ou un regard de travers, est ici des plus normal. Matt suit mon regard, amusé plutôt que jaloux.
— You look like a kid in a candy store right now.
Tu as l'air d'un gamin devant une vitrine de bonbons, là.
— C'est un peu ça, ouais. T'as vu comme ils sont mignons en même temps ? En plus, tout le monde est à touche-touche malgré l’épidémie. 
— I love that about you. Most guys pretend not to look. You actually own it. And yeah, Florida's kind of its own thing right now, Covid-wise.
J'adore ça chez toi. La plupart des mecs font style de rien regarder. Toi t'assumes. Et ouais, la Floride c'est un peu à part en ce moment, niveau Covid.




☀️🌴 ◇ ---------------------------------- ◇ 🌴☀️
Peu à peu, en quittant South Beach, les foules et les terrasses cèdent la place à des routes plus tranquilles, toujours bordées de palmiers mais plus espacés, mêlés à des mangroves et des pins parasols, la mer réapparaissant par intermittence entre les branches. L'air devient plus salé, plus vif, chaque bouffée de vent débarrassée un peu plus du bitume chaud de la ville. Quand le pont vers Key Biscayne s'élève devant nous, l'océan apparaît des deux côtés à la fois, si turquoise qu'il en paraît presque irréel, et je ferme les yeux une seconde, juste pour sentir le soleil, le sel, sa main sur ma peau, et cette sensation étrange et grisante de liberté totale, comme si le monde entier avait rouvert rien que pour nous deux.
Je regarde Matt et ses beaux cheveux roux qui dansent au vent, ses traits juvéniles qui lui donnent cet air si innocent alors qu'il est une bête de sexe. Le phare blanc de Cape Florida finit par surgir au bout de l'allée, et Matthew gare la voiture dans un coin discret du parking, presque vide à cette heure.
— C'mon, follow me. I know this spot, tourists never find it.
Viens, suis-moi. Je connais un coin, les touristes le trouvent jamais.
On marche le long de la plage principale, on dépasse les familles et les parasols, jusqu'à ce que le sable blanc cède la place à une petite avancée rocheuse, deux affleurements de corail fossilisé qui forment une sorte d'alcôve naturelle, invisible depuis le sentier. L'eau y est plus calme, prisonnière entre les rochers, et le bruit du ressac se mêle aux cris lointains des mouettes.
— Nobody ever comes here. I wanted a magical place for us to fuck for the first time, what do you think?
Personne vient jamais ici, me murmure-t-il à l'oreille en laissant tomber le sac sur le sable. Je voulais un endroit magique pour notre première baise, qu'en penses-tu ?
Il m'embrasse avant de se débarrasser virilement de sa chemise hawaïenne. Pour la première fois je peux faire glisser mes doigts entre les poils de son torse, caressant tous les reliefs de cette belle tablette de chocolat. J'ai tellement fantasmé ce moment. Quand il retire son short, je vois son cul, celui que je connaissais si bien virtuellement. Il apparaît dans ce jockstrap rouge que j'aime tant. Il l’a mit pour moi. C'est vraiment une délicate attention de sa part.
Ses mains défont mon maillot pendant que les miennes s’accrochent à la pierre. Bien vite, je me retrouve allongé entre les deux récifs, la roche tiède contre mon dos, le ciel bleu écrasant au-dessus de nous. Il saisit mes chevilles pour relever mes jambes et exposer mon cul à sa vue. Sa langue percute avec gourmandise mon anus. Sa bouche baveuse prépare ma muqueuse avec soin. Il me mange les fesses avec appétit, raclant ma raie tout du long. Jamais je n'ai été si bien et si humidement préparé. C'est un anulingus de professionnel qu’il me prodigue.
— Are you ready for the next step cocky boy?
T'es prêt pour la prochaine étape, mon mignon, me dit-il en commençant à me branler.
— Can I film, like, just this once? Just for my fans. Damn, you're so hot. Let me show you how to become a gay model.
Je peux filmer, genre, juste cette fois ? Juste pour mes fans. Putain t'es trop sexy, laisse-moi te montrer comment devenir un sex-symbol gay.
— Vas-y, oui filme moi pour tes fans. Baise moi pour eux !
Je lui ai répondu d’instinct, mû par une excitation nouvelle et complètement en transe suite à son anulingus. Il cale son téléphone contre une anfractuosité de corail, l'objectif braqué sur nous, et il revient m'embrasser avant de saisir de nouveau mes mollets pour me faire relever les cuisses.
— Here we go sexy boy, a Florida dude fucks a little cocky frenchy.
C'est parti mon joli, dit-il pour faire le show devant la caméra. Un mec de Floride baise un petit Français bien monté.
Il me saisit par la nuque, collant son front contre le mien, l’aidant ainsi à faire entrer sa verge en force. Je sens son gland traverser ma corolle et je me met à gémir comme une folle. Les coups de reins qu'il m'assène sont à la hauteur de tout ce que j'attendais de son activité professionnelle. Mes jambes enlacent son bassin et mes mains agrippent ses fesses toutes blanches pour renforcer sa pénétration. Une star du porno gay est en train de me baiser, non pas parce que je l'ai payé, mais bien parce qu'on a commencé à se kiffer méchamment l'un l'autre.
Je sens sa bite me tasser de plus en plus violemment le cul, ses hanches claquent contre mes cuisses. Lorsque j'ouvre les yeux, je vois son visage rempli d'extase, concentré sur l’écran du smartphone pour mieux cadrer le point de pénétration. Ses muscles sont tendus par l'effort, ses pectoraux vibrent au rythme de ses coups de bite et ses tétons tous roses et dressés ne demandent qu'à être sucés. Ma verge coule, je mouille sans discontinuer.
Puis il me retourne pour me prendre en levrette. Il se filme en me donnant des claques sur les fesses. Sa pénétration est tellement brutale qu'elle me fait jouir du cul instantanément, ma bite libérant mon foutre sur la plage de Floride. 
— Oh fuck! Louis, I'm close.
Il me relève et me maintient contre lui, une main sur mes pectoraux, l’autre maintenant le téléphone devant nos deux visages, rouges d’excitation et d’efforts. Il se vide en moi en me mordillant le cou et finit par gémir sans discrétion, pleurant presque sous l'intensité de son orgasme. On reste là un long moment, emmêlés, en sueur, écrasés contre la roche tiède, son corps effondré sur mon dos, sa verge encore ancrée en moi, à écouter le ressac de l'océan reprendre ses droits sur le silence, avant qu'il ne récupère son téléphone en riant, essoufflé.
— Okay, that's officially the best vacation memory of my whole life, no contest.
Bon, c'est officiellement le meilleur souvenir de vacances de toute ma vie, sans conteste.

☀️🌴 ◇ ---------------------------------- ◇ 🌴☀️
Le lendemain matin, pendant que je bois mon café mocha caramel de chez Starbucks sur son balcon, face à l'océan, il me montre son téléphone juste avant de partir au travail. Son visage arbore un sourire fier et un peu inquiet.
— I posted it. Just... blurred your face out, didn't show you, I promise. But the rest of it… See you next time pretty boy, have a good flight.
Je l'ai posté, dit-il. Juste... flouté sur toi, pour cacher ton visage, promis. Mais le reste... ajoute-t-il en se mordillant la lèvre. À la prochaine beau gosse, bon vol, dit-il en quittant l’appartement. 
Le compteur de vues tourne déjà à une vitesse hallucinante. Des centaines de commentaires, des cœurs, des abonnés qui affluent. « Best video of the month », dit déjà un des premiers commentaires épinglés. J'aurais dû être gêné, mais j'étais surtout étrangement fier. Je revois notre vidéo avec intérêt et je me découvre sous un autre angle, celui d'un performeur qui se fait baiser avec résilience, et qui encaisse vachement bien. Je me trouve grave sexy alors que Matt me défonce sur ce rocher, mon visage flouté, mais avec des gémissements bien réels. Puis vient ce plan caméra resserré sur mon cul qui se fait élargir à grand coup de bite. Ma main descend le long de mon ventre sans que je la commande vraiment, se glisse dans mon boxer, et je me surprends déjà bien dur rien qu'à me regarder me faire tringler les cuisses écartées, complètement offert. Il avait peut-être raison finalement, je pouvais peut-être percer dans le porno gay.
Je fais défiler les commentaires un à un, et l'un d'eux me tire un sourire malgré moi : quelqu'un a écrit que le mec flouté avait un corps de rêve et qu'il donnerait cher pour me baiser à la place de Matt ce jour-là. Un autre, juste en dessous, dit simplement que mes gémissements de gros gay l’excite à mort et qu’il a envie de sucer ma grosse queue. 
Ce frisson particulier me traverse alors: quelque part, là maintenant, des inconnus par centaines sont en train de se caresser en me regardant me faire prendre. Cette idée aurait dû me terrifier, elle me fait bander à nouveau, alors que je suis pourtant seul sur ce balcon avec mon café. Des milliers de mecs, peut-être plus d'ici demain, la main sur leur queue, le regard rivé sur mon cul qui se fait butiner par mon rouquin, avec mes gémissements de chaudasse décomplexés. Je me branle franchement maintenant, le pouce sur le frein, en boucle sur le moment où Matt me retourne, où il me prend en levrette en me saisissant les pecs. Je me vois en train de jouir contre la roche en hurlant son prénom. J’éjacule seul sur le balcon, devant ma propre sextape, rien qu'à imaginer tous ces inconnus en train de se palucher et de jouir devant ma performance. 
Puis l'angoisse me rattrape par vagues, entre deux scrolls, le souffle encore court. Je pense à mon poste chez LVMH, aux mecs en cravate du séminaire, à ce que dirait mon boss s'il tombait un jour sur cette vidéo malgré le flou. Il y a aussi mes parents, et cette case que j’occupe et que je n'ai jamais réussi à leur expliquer. Tout ça pourrait devenir d’un coup très concret. Responsable marketing en cosmétiques et acteur porno gay, ça fait presque cliché, mais un cliché qui pourrait bien tout faire s'effondrer si jamais quelqu'un me reconnaissait. Et pourtant, je suis fier de nous, fier que ce moment volé à la routine de ma vie chiante et aux restrictions de lutte contre l’épidémie. 
Matt m'a envoyé un message juste avant que je ne quitte l'appartement : 
[- - SMS - -]
Matt
> Same time next flight? I'll wear the red one again.
Rien qu'à relire ces mots, ma queue durcit aussitôt. J'imagine déjà sa bouche autour de moi, ses mains qui écartent mes cuisses pour y enfoncer profondément sa queue. Me faire défoncer en me maintenant contre lui en force! L'envie de recommencer, de me donner en spectacle et de ne plus rien maitriser pendant qu’il me filme est presque plus forte que la peur de m'exposer.
Ce soir-là, dans ma chambre d'hôtel, avant de reprendre l'avion pour Paris, je rouvre l'application OnlyFans. Sur mon profil, je clique sur « devenir créateur ». Mon doigt reste suspendu une seconde au-dessus du bouton « confirmer », et je pense à tous ces mois où je suis resté de l'autre côté de l'écran, à regarder, à désirer, à attendre. Matthew m'a montré mon vrai potentiel. Je pense à mon CDI, à mon vingt-cinq mètres carrés parisien, à tout ce qui resterait pareil demain matin quoi que je décide ce soir. Et je dois bien admettre que l'idée de me faire mater par des milliers de mecs en train de se caresser me séduit terriblement.
Mon doigt reste là, suspendu, dans la lumière bleue de l'écran, pendant que dehors Miami continue de vivre sans se soucier de moi.
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lelivredejeremie
9 octobre 2026 à 13:34
Oooh, déjà un trop beau ginger sur la couverture, ensuite dans le chapitre 🥰 Il m'a fait penser à Zachary Starr, 'célébrité' du net, sauf que sur insta, et sauf que son exhibitionnisme plafonne à se montrer torse et pied nus (et parfaits)... La maladresse et la timidité (très relative au final) de Louis sont adorable 😊
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✦ chloé libertine L'histoire de Manon XSTORY
L'histoire de Manon
Chapitre 1
Par chloé libertine
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